Les DGLFI en recrudescence ou simplement plus visibles ?

Quand j’ai commencé vers 2017 ou 2018 à parler des DGLFI, à savoir les Distributions GNU/Linux Franchement Inutiles, je ne pensais pas que la série de vidéos que je leur dédierai atteindra la cinquantaine, voire la dépasserait légèrement.

Pour m’alimenter dans ce genre de distributions qu’il serait suicidaire de mettre sur un PC en dur, je me basais souvent sur la liste d’attente de Distrowatch.

C’est ainsi que j’ai alimenté régulièrement cette série de vidéos. C’est ainsi que j’ai pu faire l’épisode 51, visible ci-dessous.

Cependant, j’ai parfois utilisé les nouveautés côté distributions pour me servir. Comme cela a été le cas pour l’épisode 52 des DGLFI.

D’où débouche une question existentielle ? Les DGLFI sont-elles en retour ou simplement sont-elles plus visibles ?

J’espère simplement que je n’atteindrai jamais – ou le plus tard possible – l’épisode 100 de cette série.

L’espoir fait vivre après tout 🙂

Pérenniser une DGLFI, pourquoi pas ? :)

Normalement, je laisse les DGLFI pourrir sur pied.

Mais dans le cas de la SDesk (cf vidéo ci-dessous), j’ai laissé ma bonté s’exprimer.

Voici les étapes de pérennisation mises en place :

  1. Remplacer le fond d’écran
  2. Modifier le fichier /etc/mkinitcpio.conf pour virer plymouth des hooks
  3. Générer une image noyau avec minitcpio -p linux
  4. Installer lsb-release
  5. Nettoyer le /etc/pacman.conf pour virer le dépôt tiers
  6. Modifier le /etc/default/grub pour récupérer les 5 secondes au niveau du grub, sans oublier le splash
  7. Régéner le grub.cfg avec grub-mkconfig -o /boot/grub/grub.cfg
  8. Optionnel : modifier le fichier /etc/hostname pour refléter la pérennisation de l’ensemble

J’ai donc enregistré la courte vidéo ci-dessous pour montrer l’ensemble en action.

Je suis sûrement un peu trop bon sur le coup, mais j’avais envie de m’amuser un peu avec la SDesk qui aura peut-être disparue dans les mois qui viennent.

En vrac’ de fin de semaine…

Minuscule en vrac’ en ce premier samedi de mars 2023.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Carline Van Roos, surtout connue pour son projet Aythis, vient de publier son premier EP de musique électronique sous le pseudonyme d’Electra Lore. L’EP s’appelle « Alignements ».

Sur ce, bon week-end !

Tiens, les rolling releases sont revenues à la mode ?!

Cela fait longtemps que je ne commente plus l’actualité des distributions, mis à part en parlant dans les billets « en vrac' » de la dernière éja… mentale, euh la dernière production inutile qui tiendra 6 mois avant d’être abandonnée en rase campagne.

La mode est cyclique et le meilleur moyen d’être à la mode est d’aller en contre sens de celle-ci. Dans l’univers des distributions GNU/Linux, il y a deux mondes : celui des fixed releases et celui des rolling releases.

Dans le premier, des versions qui se veulent stables sortent à intervalles réguliers, avec un cycle allant de 3 mois à 2 ans. Dans le second, on installe la distribution et elle se met à jour au fil du temps. C’est ainsi que mon installation d’Archlinux mise en place avec feu Anarchy Linux approche doucement de ses 5 ans.

Le monde des rolling est déjà assez chargé. On trouve, liste non exhaustive :

Le monde Archlinux

Le monde Gentoo

Le monde OpenSuSE

Le fourre-tout

Soit un total de 15 projets. Rien que cela. Mais une annonce récente sur Distrowatch va permettre de faire gonfler ce total. C’est l’arrivée de la OpenMandriva ROME, pour Rolling OpenMandriva Edition ?

Encore une rolling release me direz-vous… Mais elle est différente, car elle utilise des paquets au format RPM – comme le duo OpenSuSE Tumbleweed et Gecko Linux Rolling – mais elle emploie aussi le compilateur Clang au lieu de gcc pour compiler tous les logiciels, noyau compris.

Est-ce que cela justifie une nouvelle rolling release ? Est-ce que les mainteneurs de la distributions préfère ce modèle pour ne plus s’encombrer d’une publication en fixed release qui est assez chronophage ?

Je dois dire que je n’ai pas installé le projet dans une machine virtuelle, n’étant pas fan d’OpenMandriva à la base. Mais pour les quelques dizaines de personnes – avec du vent dans le dos ? – qui seront intéressées, ce projet en vaut la peine.

Décidément, l’espoir de ne plus voir les projets de distributions se multiplier comme des bactéries dans un milieu de culture est et restera vain… Dommage.

Que sont devenues les distributions de 2017, 5 ans après, partie 4 : Novembre et décembre 2017.

Dernier billet de la série pour 2022, et je pense que je ne ferai pas le même genre de billets en 2023. Du moins jusqu’à preuve du contraire.

Novembre 2017 :

Décembre 2017 :

Au final, 4 projets, 3 étant encore actifs, la Frugalware Linux semblant être dans le coma depuis quelques mois. Aucune nouvelle image ISO n’étant disponible depuis la sortie de la Frugalware Linux 2.1 en septembre 2016. 6 ans, ça commence à faire très long !

Et le bilan de l’année ?

Septembre et octobre 2017 : 4 distributions, toutes en vie.

Juillet et août 2017 : 4 distributions, 3 en vie.

Janvier à Juin 2017 : 13 distributions sur 16 en vie. Enfin 12, depuis la mort d’Anarchy Linux.

Un total de 28 billets. 23 concernant des projets encore en activité, ce qui fait un bilan de survie de 22/28e soit 78,57%. Ce qui n’est pas si mal, même si en 2017 j’ai eu du mal à pondre des billets sur les distributions GNU/Linux.

Ce qui présageait l’abandon de ce genre de billets, car je l’ai déjà dit plusieurs fois, aussi bien les environnements de bureau que les distributions ont atteint une certaine maturité qui ne justifie plus trop le fait de pondre de nouvelles distributions.

Les distributions mères (Archlinux, Debian, Fedora, OpenSuSE ou encore Slackware) et leurs filles (Manjaro, Ubuntu et Linux Mint, ou encore SalixOS) suffisent largement pour 98% des utilisateurs bureautiques. Je me dois d’inclure des projets tiers comme Emmabuntüs ou encore Primtux, histoire de ne pas être traité de tous les noms dans les commentaires 🙂