Vieux geek, épisode 415 : Kazaa, Limewire et compagnie…

… Ou les débuts mouvementés du partage de fichiers en pair à pair. Ici, on repart dans les années 2000 à 2010. Une époque où Internet n’était pas encore devenu une vitrine commerciale géante.

Dans cette première décennie du 21e siècle, les logiciels de peer-to-peer – ou pair à pair en bon français – se multiplie. Il y a des noms célèbres, comme Kazaa, edonkey2000, emule ou encore Limewire. Ces noms parleront aux personnes qui ont connu le réseau des réseaux à cette époque. Je m’en souviens presque comme si c’était hier. Le temps passe trop vite à mon goût dans ce domaine.

Mais tous les réseaux – ou presque – dépendaient de serveurs centralisés. Ce qui était leur talon d’Achille. Ce qui a poussé à la naissance de protocoles comme Bittorrent devenu pour beaucoup de personnes synonyme d’échange de pair à pair. Ce qui a poussé aussi à la disparition de ces réseaux historiques, en parallèle de saisies de serveurs, c’est l’arrivée de loi comme celle qui a donné naissance à l’usine à spams qu’est fondamentalement Hadopi.

Il y a bien eu la saga de ThePirateBay, mais nombre de portails pour les bittorrents existent de nos jours, même si certains d’entre eux ont connu des fins en feux d’artifice. Oui, YggTorrent, je parle de toi.

Je dois dire que pour moi, Bittorrent n’est pas synonyme de partage de contenu sous droits d’auteurs, mais un protocole qui permet de récupérer des images ISO de distributions GNU/Linux pour faire mumuse avec elle par la suite en machine virtuelles.

Et vous, avez-vous connu cette période « glorieuse » des débuts du peer-to-peer ? J’avoue qu’avec le torrent, elle ne me manque pas plus que cela.

Confession d’un rétroludiste : les ordinosaures 16 bits, ça me laisse froid…

Ça me laisse froid de nos jours. Mais je me souviens qu’à l’époque, fin des années 1980, début des années 1990, je bavais sur les publicités de jeux qui proposaient des captures d’écran des versions pour le duo / duel Atari ST et Commodore Amiga. Je voyais des graphismes que je ne pourrai jamais avoir sur mon vieil Amstrad CPC.

Je me souviens ensuite des enfants de couples aisés – quand j’étais au lycée – qui s’échangeaient durant la pause de 10 heures des disquettes dans un premier temps pour pirater des jeux pour l’Atari ST, puis un ou deux ans plus tard, pour le Commodore Amiga. J’avoue que j’étais un peu jaloux. Les machines dont je révais étaient inabordables pour le budget familial.

On parlait de machine à au moins 3000 francs en 1989, soit environ 848€ de nos jours. Une somme non négligeable à sortir. Quant au coup des disquettes vierges en 3 pouces et demi, je ne m’en souviens pas. Mais ça devait être toujours plus abordable que la disquette 3 pouces pour mon Amstrad CPC qui coûtait 20 francs en 1989 soit 5,66€ de nos jours.

Pour mémoire, le SMIC net en 1989 était de 5000 francs environ, soit 1413€ de nos jours. On s’aperçoit facilement de l’investissement d’un ordinateur à l’époque, pire s’il était de la génération 16 bits.

Je ne nie pas que les capacités du duo Atari ST et Commodore Amiga explosaient la concurrence. Mais ils étaient inabordables pour nombre de passionnés d’informatique. Et à l’époque être passionné d’informatique, ça vous laissait une drôle d’étiquettes sur le dos.

Mais de nos jours, ces machines – j’ai eu un Commodore Amiga 1200 en 1993 – ne m’attirent plus autant. Leur scène homebrew bien qu’actives semblent l’être moins que celle du Commodore 64 par exemple. Et quand des nouveaux jeux homebrew sortent pour l’Amiga, c’est souvent pour des ordinateurs gonflés à grand coup de mémoire et de carte accélératrice.

Quant à la scène de l’Atari ST, j’avoue ne pas la connaître, donc je resterai muet ici. Et vous, les ordinosaures 16 bits vous laissent de marbre ?

Vieux geek, épisode 413 : Le guide de survie sous Linux, l’archive d’une époque révolue.

Il y a des sites qui comme le « dA tRoU dU cULz’ hiDEouT » marque une période précise de la longue vie de la toile. J’avoue qu’il m’arrive par nostalgie d’aller sur ce site pour rire un bon coup et me souvenir de mes débuts avec Linux dans les années 1997-2002.

Un autre, qui m’a été utile lors de mes premières années de mono-démarrage linuxien (2006 à 2025), c’est « Le Guide de survie sous Linux » développé durant de nombreuses années par Gérard Delafond. C’est via LinuxFR – et un commentaire sur un billet en vrac’ – que j’ai appris que Gérard nous avait malheureusement quitté en mars 2026.

Même si l’ultime mis à jour remonte à fin mars 2010, c’est l’archive d’une époque où il fallait se sortir les doigts du cul pour utiliser Linux. Car les distributions étaient encore bien rugueuses, malgré la présence d’Ubuntu qui avait à l’époque 6 ans.

Époque où il fallait demander à Lilo de détecter la totalité de la mémoire, où on apprenait à configurer cette saloperie de modem usb bleu en forme de raie manta pour avoir une connexion ADSL fonctionnelle, savoir comment lancer Xorg à la main et tellement d’autres trucs et astuces. J’en avais oublié une bonne partie je dois l’avouer.

Si vous voulez lire les informations du site – et retrouver Linux dans un étrange état, celui de 2010 qui n’a rien à voir le linux moderne – passez en mode lecture, ça vous évitera de vous arracher la rétine avec le fond d’écran.

Allez, bonnes (re)découvertes !

Bientôt 29 ans sur Internet… Quel voyage !

Si de nos jours avoir un accès internet est devenu la norme, j’ai fait parti de la première génération d’internautes en France. Celle des années 1995 à 2000. C’est en août 1997 que nous recevons dans la boite aux lettres un courrier un peu épais. Il contient un CD pour un fournisseur d’accès à Internet. De mémoire, il s’appelait France Explorer. Aucun abonnement à payer, juste les communications, comme fera Free à partir de 1998.

Je me souviens que le premier site internet que j’ai visité, c’était celui d’Id Software qui travaillait alors sur le futur Quake 2. Ensuite, c’est assez flou. Cependant à l’époque les FAI purs ont moins de succès qu’AOL, Compuserve, MSN ou encore le français Infonie. Ce sont des services en ligne avec accès à la toile. Je me souviens encore d’AOL – popularisé par le film de Nora Ephron « You’ve got m@il », « Vous avez un mess@ge » avec Tom Hanks et Meg Ryan – et aussi de Compuserve où les utilisateurs étaient connus sous la forme d’une série de chiffres.

Ensuite, entre les rachats de FAI entre eux, l’arrivée du troublion Free et son accès gratuit à Internet – j’ai encore le courrier reçu courant 1998 dans mes archives – et d’autres comme Liberty Surf par exemple – pour les autres, ma mémoire me joue des tours – la bulle internet et ses sites mythiques comme MultiMania, Altern.org, Kelkoo, ou encore le fameux boo.com qui fut la première faillite dans le monde de ce qu’on appelait alors la Nouvelle économie, la naissance de Google comme moteur de recherche épuré, surtout aux grands noms de l’époque comme Yahoo ou Altavista, tellement de choses sont passées.

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Vieux geek, épisode 412 : 1989 et Tetris pour la Gameboy…

Oui, j’ai écrit la Gameboy, car je sous entend la console portable. En 1989, j’avais 15 ans, les hormones en furie et un caractère pourri. Je passais mes débuts d’après-midi dans la maison des jeunes de la ville où se trouvait mon lycée, et j’ai pu découvrir là-bas la joie des bornes d’arcade, avec le jeu qui m’a le plus marqué à l’époque, à savoir la version de Tetris…

J’ai développé alors pas mal d’atomes crochus avec ce jeu. Cette même année, Nintendo frappe un coup de maître dans le domaine des consoles de jeux portables avec la Gameboy, son écran vert et gris et surtout Tetris proposé par défaut comme cartouche de jeu.

Je dois dire qu’il a fallu que j’attende 2026, soit 37 longues années pour enfin vivre l’expérience de Tetris sur la console de Nintendo. Et j’avais compris pourquoi j’étais tombé amoureux de ce genre de jeux. Principes assez simples, la maîtrise nécessitant des mois, voire des années pour y arriver.

J’avais parlé en août 2021 du Tetris originel, celui développé par Alexei Pajitnov sur l’Electronica 60.

Ayant pu mettre la main récemment sur la rom de Tetris pour la Gameboy. J’en ai profité pour faire une vidéo avec l’émulateur qui va bien. Oui, ça fout un coup sur la nuque.

Je dois dire que j’ai particulièrement aimé la présence d’un deuxième mode de jeu, le niveau unique avec l’option de rajouter des lignes partiellement remplies. Sans oublier l’existence de deux musiques en supplément de la classique qu’on entend tout le temps.