L’IA s’incruste partout, même dans les créations rétroludiques.

Je ne suis pas un hyper fan de l’IA, même si j’apprécie parfois ses capacités de synthèse pour quand j’ai la flemme de fouiller un peu partout sur la toile pour trouver des infos précises. Mais j’ai aussi remarqué que de plus en plus de créations sur le site indépendant itch.io incluait de l’IA soit pour coder les jeux, soit pour créer des images d’illustration par exemple.

Il est vrai que quand on est piètre dessinateur, on peut considérer l’utilisation de l’IA pour générer des images et des sprites au bon format, ça aide pas mal. Idem si on est piètre musicien. Cela peut dépanner, mais il faudrait quand même éviter les créations 100% IA… Surtout quand on demande une modique somme pour obtenir le jeu complet.

Par exemple, le jeu de réflexion « Sixies » annonce que de l’IA a été utilisé pour le code et les graphismes. C’est un peu dommage, mais au moins, l’honnêteté est respecté. Comme aucune somme n’est demandée, ça passe mieux.

Il y a des projets qui ont été épinglés et qui ont dû renoncer à demander de l’argent. Un exemple ? Le shoot’em’up « Nebula Vector ». Il est quand même inquiétant de voir que le vibe coding touche aussi le rétroludique. Si le résultat donne des jeux comme « Sixies », pourquoi pas. Mais des « Nebula Vector », bof, quoi.

On verra bien à l’usure, mais je crains le pire dans ce domaine. J’espère juste me tromper.

Vieux geek, épisode 421 : Ah, Gmail en 2004…

Oui, pour une fois, ce sera un article sans la moindre vidéo. J’ai envie d’évoquer un service qui est maintenant utilisé par des millions – milliards ? – de personnes dans le monde. Gmail n’a pas inventé le principe d’une boite de courriers électronique en ligne et donc joignable de partout ou presque.

Depuis la première bulle de l’internet – qui éclata en 2001-2002 – il y a eu des services de courriers en ligne. Caramail, Hotmail – racheté rapidement par Microsoft – et même Yahoo Mail. Autant dire que c’est un vieux concept, dont j’ai connu les premiers pas. À l’époque, on avait un ou plusieurs comptes de courriers électronique chez son fournisseur d’accès à Internet. Je me souviens encore de mon compte free ouvert en 1998… Même si celui-ci n’est plus disponible malheureusement.

Quand Gmail devient disponible le 1er avril 2004, il tape fort. Au lieu d’une poignée de Mo sur les courriers en ligne classique, on a directement droit à… 1 Go ! Oui, c’était énorme pour l’époque. Mais il y avait une contrepartie. Il fallait avoir une invitation pour créer un compte.

J’ai dû attendre le mois d’août ou de septembre 2005 pour qu’un générateur donateur ne me fasse le don d’une invitation. J’ai ensuite pu créer un compte, mon compte principal qui fête ses 25 ans en 2026. Côté fiabilité, je pense qu’aucune question ne se pose vraiment.

Mais il ressemblait à quoi Gmail en 2004 ? Sur un site qui s’appelle « Web Design Museum », on peut avoir l’aperçu de la page d’accueil de certains sites célèbres, dont Gmail. J’aurai bien utilisé la Wayback Machine d’Archive.org mais Gmail est indisponible. Et en 2004, c’était plutôt austère, mais fonctionnel !

L’inscription bêta du site disparaitra en 2008, 4 ans après le lancement du site. Quant à l’utilisation d’invitation, elle a du disparaître entre 2005 et 2008. Du moins si on en croit les captures d’écran. Cela me fait tout drôle de me dire que mon blog et mon adresse de courrier électronique principale sont du même âge !

Comme le temps passe vite !

Confession d’un rétro-joueur : les genres de jeux que je n’aime pas.

Plongé depuis plusieurs années dans le rétroludique, il y a des genres qui m’ont toujours donné de l’urticaire. Lesquels ? Les voici par ordre d’arrivée.

Premier genre, les jeux de plateformes au pixel près.

Encore les jeux de plateformes, ça peut aller. Je peux y toucher de temps à autres, mais quand on doit sauter au pixel près pour atteindre un autre étage ou éviter un ennemi qui veut vous transformer en chair à saucisse, c’est non, merci. Je laisse cela aux fans de ce genre.

Deuxième genre, le shoot’em’up.

Qu’ils soient en défilement horizontal ou vertical, les shmup – c’est plus rapide à écrire – ont rapidement tendance à me mettre des petits paquets sous le menton… Entre les vagues d’attaques plus ou moins vaches, les boulettes qui arrivent par dizaine et qui demande des réflexes inhumains pour les éviter, et les boss toujours plus gros, c’est un gentil non merci.

Troisième genre, les jeux en 3D isométrique.

Les jeux en 3D isométrique utilise une vue 3D, mais avec un angle de 45° ce qui donne une vue en cube. Dans ce genre de jeux, on trouve de nombreux titres dont « Crafton et Xunk », « Knight Lore », « Heads over Heels ». Voici un capture d’écran du mythique « Knight Lore » sur le ZX Spectrum.

C’est plus parlant qu’un long texte, non ?

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Vieux geek, épisode 420 : Multiplan, l’adversaire Microsoftien de Lotus 1-2-3.

Dans l’épisode 419 de la série Vieux geek, je parlais du tableur Lotus 1-2-3. Microsoft proposa aussi un tableur pour MS-DOS, Multiplan.

Sorti en 1982 d’abord pour le CP/M, il arrive rapidement sur MS-DOS / PC-DOS, ayant même une version pour le C64. Non, la capture d’écran ci-dessous n’est pas un photomontage. Bien qu’inspiré par Visicalc, la dénomination des cellules est assez spéciales. Au lieu des colonnes A, B, C, etc… On a R1C1 pour la cellule A1, R1C2 pour la cellule B1, ou encore R2C3 pour la cellule C2.

Multiplan sera développé pour de nombreuses plateformes, dont la première génération de Mac d’Apple, et même l’Apple II en utilisant la carte avec un Z80 pour lancer la version CP/M du tableur.

Plutôt rudimentaire, il a une ergonomie qui fait un peu penser à celle de Lotus-1-2-3 mais en moins bien terminée. En utilisant Dosbox-X, j’ai pu installer une des dernières versions du logiciel, la version 4.20 datant de 1990, mais uniquement en anglais.

Vous l’avez vu, il fallait être patient pour utiliser ce genre d’outils. Microsoft Excel, d’abord proposé pour le Mac avant d’arriver en même temps que MS-Windows 2.x seront les derniers clous du cercueil de ce vénérable ancêtre.

Vieux geek, épisode 419 : Lotus-1-2-3, la killer app qui a imposé le PC comme ordinateur sérieux.

Lotus 1‑2‑3, lancé en 1983, a été le logiciel qui a fait décoller le PC d’IBM. À une époque où MS‑DOS débutait et où la bureautique était encore primitive, ce tableur écrit en assembleur – excusez du peu, la réécriture en langage C ayant commencé avec sa version 3.0 – a apporté vitesse, stabilité et efficacité. Les entreprises achetaient des PC pour l’utiliser, tout simplement. Comme jadis quelques années auparavant, les Apple II se vendaient pour faire tourner Visicalc, le premier tableur.

L’interface était minimale : écran texte, menus accessibles via /, navigation 100 % clavier. Pas de souris, pas de fioritures. Lotus proposait trois fonctions essentielles : un tableur solide, une petite base de données, et des graphiques simples mais suffisants pour les besoins professionnels de l’époque.

Les versions DOS se sont succédé — 1.0, 2.x, 3.x, puis 4.x — en améliorant les macros, la gestion mémoire et la compatibilité vidéo, tout en conservant la même philosophie : aller droit au but et exploiter au maximum le 8088. Il y a eu même deux versions pour OS/2, en 1990 puis en 1993, c’est dire l’influence du logiciel.

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