En vrac’ de fin de semaine

Petit en vrac’ en cette fin d’été 2021.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

La vidéo officielle du titre « Pantha Rei » d’Aephanemer, ça dépote.

Bon week-end 🙂

Vieux Geek, épisode 308 : Quand Sierra dominait le jeu d’aventure, première partie, King Quest.

Dans l’épisode 259 de la série Vieux Geek, je parlais du premier jeu d’aventure graphique, Mystery House développé par Ken et Roberta Williams, sorti en 1980 sur Apple II.

Les jeux d’aventures proposant des graphismes pour montrer les emplacements commencèrent donc à se développer. Cela donna les jeux de Scott Adams par exemple.

Avec l’arrivée du PC Jr en 1984 et de son clone le Tandy 1000, Sierra Online proposa le premier jeu d’une longue lignée, « King Quest: Quest for the Crown ».

On y joue le rôle du Lord Graham qui doit récupérer des trésors répartit dans le royaume de Daventry. C’est la première fois qu’on dirige le personnage avec les touches fléchées et qu’on peut rentrer des ordres au clavier.

Cependant, il n’y a pas de barre de statut en haut de l’écran, et il faut se souvenir des touches pour sauver ou recharger une partie en cours, comment nager et bien d’autres choses. Il y aura en 1987 une version « améliorée » en EGA (mais au niveau sonore, ça pique !) mais qui propose enfin la barre de taches en haut qui permet de faire certaines actions et d’avoir son score en temps réel. Une version améliorée sortira en 1990 et sera entièrement pilotée à la souris.

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En vrac de milieu de semaine…

Un court billet, en ce milieu de mois de septembre 2021.

Côté informatique :

Côté culture :

Un exemple des reprises de Sershen & Zaritskaya, « Soldier of Fortune », une ballade qui m’arrache toujours une petite larme.

Bonne fin de semaine 🙂

Vieux Geek, épisode 307 : Temple of Apshai, l’autre ancêtre des jeux de rôles informatisés.

Dans l’épisode 300 de la série « Vieux Geek », je parlais du jeu développé en 1979 et publié en 1980 par Richard Garriot, « Akalabeth : World of Doom » renommé par la suite « Ultima 0 ».

Cependant, le titre fut précédé d’un autre jeu de rôle en vue de dessus – comme les rogue-like – à une différence près : seule l’apparition des ennemis est aléatoire, la présentation des donjons étant identique.

Développé par Automated Solutions qui deviendra par la suite Epyx, « Temple of Apshai » est programmé en Basic (comme nombre de jeux de l’époque) et sort en 1979 sur TRS-80 et peu après sur Commodore Pet.

Le succès est au rendez-vous et les ports se multiplient : Apple II, Commodore Vic20/C64, Atari 8 Bits entre autres. Deux extensions verront le jour, « Upper Reaches of Apshai » (septembre 1981) et « The Curse of Ra » (1982).

D’ailleurs, le titre « Temple of Apshai » est le premier d’une dizaine de la collection « Dunjonquest » :

  1. Temple of Apshai (août 1979)
  2. The Datestones of Ryn (novembre 1979)
  3. Morloc’s Tower (janvier 1980)
  4. Hellfire Warrior (septembre 1980)
  5. Upper Reaches of Apshai (septembre 1981)
  6. The keys of Acheron (septembre 1981)
  7. Sorcerer of Siva (décembre 1981)
  8. Curse of Ra (1982)
  9. Danger in Drindisti (1982)
  10. Gateway to Apshai (1983)

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Un petit point sur l’activité du blog en septembre 2021.

J’avais envie de rédiger ce petit article pour expliquer l’activité du blog depuis le début du mois de septembre 2021.

En ce moment, pour des raisons d’ordre pratique et par plaisir, je produis de nombreuses vidéos et articles « vieux geek ». Au moment où je poste cette bafouille, depuis le 1er septembre, il y a eu :

Déjà 6 épisodes. Il y en a autant prévus jusqu’à la fin du mois de septembre. mais ce ne sera pas du 100% ludique 🙂

Je parle de moins en moins du logiciel libre, car j’ai déjà abordé tous les sujets qui m’intéressaient. Je constate l’enfermement d’une partie du monde du logiciel libre dans un geekisme fanatisé.

Quant aux rares chaines youtube orientées linux dans le monde francophone, j’ai l’impression de voir un milieu qui stagne et qui ne sait plus quoi dire et qui cherche des portes de sortie, en essayant un peu de tout.

Les chaines en question arrivent enfin à prendre conscience – plus ou moins volontairement ? – que le bilan que je dressais dès novembre 2018 quand j’ai quitté Youtube se vérifie. Comme je disais en novembre 2018, les distributions ont atteint un stade de maturité avancé.

Idem pour les environnements de bureau, avec l’exemple de Mate-Desktop 1.26 qui n’apporte rien de bien visible au final, comme je le disais dans un article d’août 2021.

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Vieux Geek, épisode 306 : OS/2 1.1, le premier OS graphique pour PC.

En mai 2017, j’évoquais la dernière version d’OS/2 publiée par Microsoft, la 1.30, sortie en 1991.

Cependant, 3 ans plus tôt, fin 1988, IBM et OS/2 propose la première version graphique de l’OS qui devait prendre le relai du DOS, du moins dans les souhaits d’IBM, OS/2 1.1.

L’interface graphique, appelée Presentation Manager est franchement inspirée de celle de MS-Windows 2.x dont j’ai parlé en mars 2019.

Il y a un point noir : c’est que l’OS en question est très gourmand, pour les normes de l’époque. Il demande au minimum un 286 et 2 Mo de mémoire vive ! Grace à WinworldPC, j’ai pu récupéré OS/2 1.1 à la sauce IBM et Microsoft. Mais aucun des deux n’acceptaient de démarrer avec moins de 2 Mo de mémoire vive.

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Vieux Geek, épisode 305 : ah, la bonne vieille époque de la protection des jeux par codes…

Un épisode de la série vieux geek un peu spécial, car je vais évoquer la course à l’armement contre les copies illicites de jeux vidéos. C’est un sujet brûlant depuis les premiers jeux vidéos.

Au tout début, les jeux étaient proposés sur cartouches, donc la copie illicite, on s’en fichait un peu. À partir de 1977 et de la trinité informatique (Commodore Pet, Apple II et TRS 80), les jeux devinrent disponibles en cassettes.

Autant dire que la copie était facilitée. Il suffisait d’avoir une chaîne hifi avec deux emplacements pour les lecteurs de cassettes. Dans un emplacement, on mettait la cassette d’origine, dans l’autre une cassette vierge et on lançait la copie.

Une demi-douzaine d’années plus tard, c’était au tour des disquettes d’être copiées. Bien entendu, les développeurs de jeux se débrouillèrent pour rendre les copies complexes voirent impossibles. Tant pis si cela déréglait des lecteurs de disquettes, ça évitait la copie.

Bien évidemment, il suffisait de quelques jours, voire de quelques semaines pour la protection contre la copie saute. Des studios comme FTL, à l’origine de « Dungeon Master » protège la disquette du jeu contre la copie, puis rajoute des bugs qui tuent la jouabilité sur une copie illicite.

Je vous renvoie à l’excellente vidéo de Modern Vintage Gamer sur ce sujet.

Il y avait d’autres méthodes plus physiques, comme l’utilisation d’un texte précis fourni avec le manuel. Par exemple, « The Pawn », un jeu d’aventure textuel proposé sur Atari 8 bits, Atari ST, Commodore 64, Apple II (entre autres) par Magnetic Scrolls proposait au bout d’une centaine de commandes entrées de taper un mot en provenance d’un petit roman fourni avec le jeu d’une cinquantaine de pages.

Vous aviez trois essais… En cas de triple échec, le jeu se bloquait et s’était terminé. Vous deviez reprendre à la sauvegarde la plus récente possible.

La version Atari 8 bits de la protection :

La version Commodore 64 :

Cette protection n’était pas des plus solides, et des groupes de cracker trouvait le code incriminé et le désactivait.

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En vrac’ de fin de semaine

Petit en vrac’ en ce vendredi maussade de septembre 2021.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • Ça faisait longtemps que Manjaro n’avait pas fait un partenariat étrange. Cette fois, c’est l’inclusion de Vivaldi (la surcouche de Chromium ayant le vent en poupe) dans la version Cinnamon qui est communautaire. Plus d’infos sur le communiqué de presse de Vivaldi.
  • Pour les fans de FreeBSD, GhostBSD 21.09.06 arrive avec une nouveauté majeure : l’abandon d’OpenRC au profit du rc.d natif à FreeBSD. Tiens donc… Une technologie native fonctionne mieux qu’une importée ? Comme c’est étrange !
  • Pour naviguer en toute tranquillité, Tails 4.22 est sorti.

Côté culture ?

Pour finir, voici le clip du premier extrait du deuxième album d’Altesia, « Mouth of the Sky ». Et oui, ça dépote pas mal !

Bon week-end 🙂

Vieux Geek, épisode 304 : Scott Adams, grand nom des jeux d’aventures textuels des années 1980.

Ce sera sûrement l’ultime épisode de la série Vieux Geek consacrés aux jeux d’aventures textuels. Après Microsoft Adventure et Zork I, il serait dommage de ne pas parler d’un grand nom du domaine, Scott Adams.

Comme pour les créateurs de Zork, Scott Adams découvre « Colossal Cave Adventure » en 1978. Conquis par ce genre de jeu, il est déçu que ce dernier ne soit jouable que sur un ordinateur central et non pas sur la débutante informatique personnelle.

Il décide de développer sur son TRS80 son premier jeu d’aventure entièrement textuel, « Adventureland ». Codé en BASIC, il n’est pas foudre de guerre, mais il a le mérite d’exister. Vendant d’abord son jeu par correspondance via des annonces dans les magazines dédiés, il finira par fonder avec son épouse Adventure International.

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Vieux Geek, épisode 303 : Ultima I sur Apple II, le premier d’une longue lignée.

Dans un épisode précédent, je parlais d’Akalabeth, World of Doom, développé en 1979 et publié en 1980 par Richard Garriot sur Apple II.

Richard Garriot se lança dans le développement d’un nouveau jeu, vu le succès rencontré par le premier, et ce fut « Ultima I : The First Age of Darkness ». Comme son prédécesseur, le jeu est développé en Apple Basic avec un peu d’assembleur pour avoir un rendu plus rapide.

Publié par California Pacific Computer Co., le jeu tenait sur une disquette 5,25 pouces. La face A contenait le jeu, tandis que la face B était celle où était stocké les données du joueur. D’ailleurs, il était conseillé de faire une copie de la face B et de l’utiliser comme disquette à part.

Le jeu a encore pas mal en commun avec Akalabeth. Les niveaux d’explorations reprennent les bases d’affichage fil de fer. On a des villes et des chateaux que l’on peut explorer. La première chose à faire quand on commence une partie, c’est d’aller dans le chateau de Lord British, lui demander la quête à effectuer, et aller dans le village voisin pour s’équiper pour se protéger et se défendre.

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L’installateur automatisé d’Archlinux ? Si vous n’êtes pas anglophone…

Passez votre chemin. Depuis le mois d’avril 2021 – et non ce n’était pas un poisson d’avril – l’équipe d’Archlinux propose un installateur automatisé, basé sur Python. Il y a quelques jours, je parlais des installateurs automatisés pour Archlinux. Il ne manquait qu’Archinstall à l’appel.

J’ai pu le tester, et il souffre de plusieurs petits problèmes :

  1. Il est assez rigide au niveau du partitionnement.
  2. Les locales définies ne sont pas prises en compte à l’installation
  3. Le fuseau horaire entré n’est pas pris en compte par défaut

L’outil est intéressant mis à part cela, mais je dois dire que ce genre de limitations, inhérentes à des outils automatisées, sont un brin irritante. Surtout quand on doit les corriger en post-installation.

Mais le mieux, c’est une vidéo d’une vingtaine de minutes où je montre l’installateur en action… La vidéo aurait pu être plus longue, mais comme j’ai accès à la fibre optique, ça permet de limiter le temps d’installation 🙂

Que dire pour conclure : c’est pratique pour une installation à l’emporte-pièce, mais il lui manque la souplesse des autres installateurs dont j’avais parlé dans l’autre article. Ce sera sans moi pour le moment, en cas d’une installation à faire sur du matériel récupéré.

Vieux Geek, épisode 302 : Zork I, titre mythique des jeux d’aventures textuel.

Dans l’épisode précédent de la série vieux geek, j’ai abordé le port de Colossal Cave Adventure par Microsoft sous le nom de Microsoft Adventure.

Colossal Cave Adventure lors de sa sortie inspira 4 personnes au MIT : Tim Anderson, Marc Blank, Bruce Daniels et Dave Lebling. Ils eurent envie de développer leur propre version du jeu, en améliorant l’analyseur syntaxique mais aussi en proposant un monde énorme, avec son uniovers à part entière.

En gros, Zork se déroule dans un univers où un empire souterrain est l’élément principal. Le joueur prend le rôle d’un aventurier qui entre dans ce monde à la recherche de richesse et d’aventures. Il faut explorer le jeu et récupérer tous les trésors pour arriver à la fin de l’histoire.

Développé entre 1977 et 1979, le jeu est très vaste, prenant 1 Mo, soit des dizaines voire des centaines de fois la capacité en mémoire vive des ordinateurs de l’époque. Les créateurs veulent le publier via leur studio Infocom, ils sont obligés de diviser l’histoire en trois parties :

  1. Zork I : The Great Underground Empire (1980)
  2. Zork II : The Wizard of Frobozz (1981)
  3. Zork III : The Dungeon Master (1982)

La portabilité est assurée par le fait que le jeu se compose d’un interpréteur. Tout le scénario, les pièges, les emplacements, les objets sont stockés dans un fichier en ZIL (Zork Implementation Language).

Ainsi durant les années 1980, le jeu sera posté sur :

  1. Amiga
  2. Amstrad CPC
  3. Apple II
  4. Apple Macintosh
  5. Atari 8 bits
  6. Atari ST
  7. Commodore 64 et Plus/4
  8. CP/M
  9. MS-Dos
  10. TRS-80

J’ai dû en oublier au passage… 😉

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Vieux Geek, épisode 301 : Microsoft Adventure, les premiers pas de Microsoft dans le ludique.

Les années 1970 ont vu naître les premiers titres d’un certain nombre de genres de jeux vidéos. Que ce soit les shoot’em’up avec Space Invaders et Galaxian, les casse-briques avec Breakout, Akalabeth pour les jeux de rôles.

Il y a un genre qui a débuté sur les mainframes à cause de l’interface texte qui permettaient de contrôler les dits ordinateurs via un terminal. Ce genre, c’est le jeu d’aventure textuel. Le point de départ d’un genre qui verra au fil des années et des décennies des versions toujours plus immersives, toujours plus complexe comme l’arrivée de graphisme avec Mystery House, puis d’interfaces en pointer-cliquer, etc.

Entre 1975 et 1977, deux programmeurs Will Crowther et Don Woods vont développer sur PDP-10 ce qui est resté comme le premier jeu d’aventure du nom de « Colossal Cave Adventure ».

En 1979, une toute petite entreprise à l’époque du nom de Microsoft – qui devaient être une grosse quinzaine de personnes – était surtout connu pour son Basic qu’elle vendait à quasiment tous les fabricants d’ordinateurs, que ce soit Commodore (avec quelques petites bisbilles au passage), Atari ou encore Tandy. Et bien d’autres encore 🙂

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Que sont devenues les distributions GNU/Linux de 2016, huitième épisode, septembre 2016.

Après un mois d’août 2016 dans les clous, quel va être le bilan de septembre 2016 ?

Bilan : trois projets, tous en vie bien que Frugalware ne bouge plus trop. Comme pour le mois d’avril, on est dans un mois très creux. Facile d’arriver à 100% de survie dans ce cas.