Les projets basés sur Archlinux ? On a atteint la limite du grotesque.

C’est ici l’archlinuxien qui parle. En septembre 2025, je critiquais déjà le nombre de projets – distribution est désormais un terme galvaudé – basés sur Archlinux. Je cite :

[…]
J’ai alors fait une recherche sur le nombre de distributions basées sur Archlinux en dehors d’Archlinux. Et je n’ai pas été déçu du voyage. En effet, en ce 4 septembre 2025, il y a très exactement 39 distributions listées. Sans oublier celles sur liste d’attente.
[…]

Je parle bien sûr de l’index de Distrowatch. Et en ce mois d’octobre, selon l’outil de recherche ? 94 ! Oui, vous avez bien lu, 94 projets listés.

Ce qui ne fait qu’une augmentation de seulement… 141,02% ! C’est franchement absurde. Et sur le nombre total de projets listés au 19 octobre 2026 à savoir 538 ? 17,47%. Et tout cela en l’espace d’une grosse année. On a vraiment atteint les limites de l’absurde.

Mais ce serait oublier les projets en liste d’attente. Dans le billet en vrac’ de milieu de semaine du 21 octobre, j’en liste 3 : ErgenOS Linux, Alnix et SpectrumOS.

Il doit y avoir d’autres projets utilisant Archlinux d’une manière ou d’une autre. Mais arriver à près de 100 projets en partant de la maison mère Archlinux, c’est effrayant. Et on dira ensuite qu’il n’y a pas de dispersion dans le monde des distributions GNU/Linux.

Et les projets qui ne sont plus actifs ? Pour les projets dormants, on a 5 réponses. Pour les projets abandonnés, 27 réponses.

Quand on sait qu’au 21 octobre, il y a 1267 projets listés, la part d’Archlinux – y compris elle-même – ça fait 94+5+27 soit 12 projets. Sur 1267, ça donne 9,94% du total. Ce sont des chiffres bruts, et on dit souvent qu’on fait dire ce qu’on veut aux chiffres. Mais de tels résultats, ça ne laisse pas indifférent…

En vrac’ de milieu de semaine…

En vrac’ en ce troisième mercredi d’octobre 2026.

Côté logiciel libre, (rétro)informatique et internet.

  • La distribution basée sur Archlinux de la semaine : prenez une base avec Gnome, quelques outils personnalisés, un menu déroulant à la Cinnamon, un noyau linux zen et l’installateur Calamares. Secouez-le tout, vous aurez la ErgenOS Linux.
  • La deuxième distribution basée sur Archlinux de la semaine : prenez une base avec KDE et des snapshots automatisés. Vous aurez la Alnix. Sans oublier un fork de Discover qui n’apporte rien au final.
  • Et de trois. Toujours Archlinux, mais cette fois avec Hyperland et une configuration maison. Son nom ? SpectrumOS.
  • Côté implémentation libre des fonctionnalités de MS-Windows, un fork de ReactOS a été annoncé. Son nom ? LiberNT.
  • Dans le genre « les ports de l’impossible », je demande un port de Quake pour le Commodore 64. Ok, avec des niveaux simplifiés et des graphismes en 3D fil de fer, mais c’est quand même impressionnant.
  • Vous aimez le jeu type sudoku ? Alors pourquoi pas remplacer les nombres par des chats. C’est le but dans « Meodoku » pour le Commodore 64.
  • Vous aimez Bubble Bobble ? Alors ce clone pour le Commodore 64 créé avec de l’IA – aux graphismes un peu trop grossier pourrait vous plaire. Son nom ? « Giggle-Buggle ».
  • Vous aimez les livres-jeux dont vous êtes le héros ? Alors « La citadelle des brumes » pour le C64 de Commodore64mania sera pour vous. 22 lieux, 9 fins différentes, bref de quoi voir venir !

Côté culture ?

Rien cette fois.

Une vidéo avec l’impressionnant Quake pour Commodore 64, le premier niveau.

Et les 5 premiers niveaux – sur 165 – de Meodoku.

Sans oublier Giggle Buggle, les 10 premiers niveaux sur 99.

Sur ce, bonne fin de semaine !

L’installation à la main d’une Archlinux, une histoire ancienne ?

je dois dire que je suis la vie d’Archinstall depuis son introduction en avril 2021, soit 5 ans et demi au moment où je rédige cet article, le 7 octobre 2026. Au fil du temps, c’est devenu un outil des plus puissants et d’une fiabilité qui s’est largement améliorée. Par exemple, pour mon ordinateur portable qui avait passé deux mois et demi sur Fedora avant de revenir sur Archlinux, j’avais utilisé Archinstall en conservant une connexion filaire pour l’installation.

Et le rendu était magnifique : partitionnement en btrfs avec des points de montages, grub configuré aux petits oignons. Il ne me restait plus qu’à m’attaquer aux finitions. Bref, je m’étais économisé une bonne demi-heure pour l’installation de l’ensemble… Même si j’ai du me refaire une installation entre temps pour je ne sais plus quelle raison. En tout cas, ça tourne très bien, aussi bien qu’une installation classique à la main.

Depuis, j’ai utilisé l’installateur pour créer le guide de ma FredoOS dont les finitions commencent à être nombreuses. J’ai par acquis de conscience et avec une bonne dose de geekerie pure et dure récupéré le guide d’installation à la main en utilisant les scripts d’installation, reprenant le travail de Chennux qui avait pris mon relai il y a plusieurs années. Oui, c’est un brin compliqué cette histoire.

J’ignore combien de temps je vais conserver la maintenance du guide, et j’avoue que je n’en ai pas la moindre idée au moment où je rédige cet article. J’avoue que j’aime bien les deux options, mais que par facilité, je reste avec Archinstall quand j’ai besoin ponctuellement d’une machine virtuelle sur Archlinux.

Évidemment, ce n’est pas un outil parfait, mais je n’ai que rarement eu à m’en plaindre. Je dois dire que je n’ai pas encore testé une installation avec des partitions chiffrées, mais ce sera pour la prochaine étape ! Et vous ? Plus Archinstall ou installation à la main ?

FredoOS sur 6 mois, bilan au bout d’un mois.

Bon, j’ai deux jours d’avance sur la fin du premier mois, mais comme dans ma vie réelle, j’ai pas mal d’occupations en ce moment, je rédige le billet tandis que j’ai un peu de temps libre. Ce premier mois a été plutôt rempli.

Au niveau des ajouts, j’ai installé pas mal d’émulateurs, tous en provenance d’AUR :

  • applewin-git – pour l’Apple II
  • atari800-git – pour les Atari 8 bits
  • dosbox-x-sdl2-git – pour le MS-DOS
  • retrovirtualmachine – pour les Amstrad CPC/CPC+
  • vice-svn – pour les Commodore 8 bits
  • zesarux-git – pour les Sinclair ZX80/ZX81/Spectrum

Qui sont tous des paquets que je maintiens. Donc… 🙂

C’est surtout au niveau du guide de construction de la distribution et des finitions que ça a pas mal bougé.

J’ai rajouté aux finitions :

  • Un thème personnalisé pour SDDM
  • Des outils de bureautique de base en complément de LibreOffice
  • Zsh pour les personnes aimant ce shell
  • FeatherNotes pour ne rien oublier
  • VirtMachineManager pour l’émulateur graphique avec Qemu

Et je dois dire que la double virtualisation, ça rame du cul comme c’est pas permis !

Enfin côté consommation, l’ensemble pourrait tourner avec 1 ou 2 Go de mémoire sans problème. La preuve avec fastfetch.

Prochain bilan d’étapes ? Aux alentours du 28-29 octobre. Sur ce, bonne journée !