Les apprentis sorciers peuvent partir, pamac est enfin compatible avec pacman 6.x.

Dans un article du 4 juin 2021, je parlais des apprentis sorciers qui étaient de retour sur Archlinux – qui n’avait rien demandé la pauvre bête – par rapport à la non compatibilité de pamac avec pacman 6.x.

La solution a été affichée pièce par pièce sur le rapport de bug que j’avais ouvert. Il y a eu la création d’une libpamac – qui contient la tuyauterie nécessaire au fonctionnement du logiciel – séparé de l’interface pour alléger le code.

J’ai donc profité de l’occasion pour empaqueter libpamac en version « allégée » et en version « complète » (avec le support de snap et de flatpak).

L’installation est assez simple, du moins pour les paquets que je maintiens, à savoir pamac-aur-git, pamac-all ou pamac-all-git.

Il y a un paquet en commun, archlinux-appstream-data-pamac. Ensuite, pour pamac-aur-git :

  1. libpamac
  2. pamac-aur-git

Et pour pamac-all-git, pamac-all :

  1. snapd
  2. snapd-glib
  3. libpamac-full
  4. pamac-all ou pamac-all-git

J’ai enregistré la vidéo ci-dessous pour les personnes préférant du visuel à de l’écrit.

On dit souvent que « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage » pour citer la moralité de la fable du Lion et du rat de La Fontaine.

On en a une nouvelle preuve ici.

Pacman 6.0, un coup de pied dans les « roustons » des ArchJaro ?

Comme en moyenne une fois par an – même si la dernière fois remonte à octobre 2019 – le gestionnaire de paquets d’Archlinux du doux nom de pacman, connaît une mise à jour majeure.

Dans l’article, je parlais des problèmes de compatibilité avec un outil de « haut niveau », pamac. En effet, la migration de la version 5.1 avec la 5.2 avait mené à l’ouverture de deux bugs.

[…]
Cela a été aussi un passage douloureux pour l’excellent pamac. Après deux rapports de bug, un concernant la compilation, l’autre concernant l’utilisation, le gestionnaire de logiciels est compatible avec pacman 5.2.

Autant dire que grâce à la grande gueule que je suis et qui est détesté par une partie du monde libre francophone, certaines des personnes en question pourront continuer à utiliser une manjaro ou une base archlinux avec pamac sans prise de tête. Du moins, à la prochaine version stable, le paquet pamac-aur-git que je maintiens étant fonctionnel 🙂
[…]

Cette fois la migration est un peu plus douloureuse. Sur le rapport de bug que j’ai ouvert, le développeur qui répond au pseudonyme de Guinux est assez clair, je le cite :

The port to libalpm 13 is not trivial and I don’t have a time ATM to do it. Be patient.

On peut traduire ainsi :

Le port vers libalpm 13 n’est pas trivial et je n’ai pas de temps en ce moment pour le faire. Soyez patients.

Continuer la lecture de « Pacman 6.0, un coup de pied dans les « roustons » des ArchJaro ? »

Soyons geek : compilons des paquets AUR dans un chroot dédié.

Sur le service AUR, je maintiens un sacré paquet de logiciels. Un sacré paquet serais-je tenté de dire.

Oui, elle était facile celle-ci. Il faut dire que le mercredi soir, je n’ai pas trop d’idées pour les jeux de mots de qualité.

Alors que j’enregistrais cette vidéo sur l’excellent « Dehumanizer » de Black Sabbath, j’ai eu l’idée de parler d’un truc de geek archlinuxien.

Quand on a besoin de compiler un paquet en provenance d’AUR, le mieux est de passer par un chroot pour compiler proprement un logiciel. Le wiki d’Archlinux est assez clair sur ce sujet.

J’ai donc une rapide vidéo sur le sujet :

Oui, c’est du geek pur jus, et ça fait plaisir, ça change un peu 🙂

En vrac’ de fin de semaine

Petit en vrac’ en ce samedi férié du mois de mai. Le strict minimum syndical…

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Rien pour cette fois. Il y a des périodes creuses… Et en ce moment, c’est particulièrement creux…

Bon week-end 🙂

En vrac de milieu de semaine…

Un court billet, en ce milieu de semaine…

Côté informatique :

Côté culture :

Altesia, groupe de rock progressif bordelais, continue le financement participatif pour son deuxième album, prévu pour septembre 2021. Le financement s’arrêtera le 9 mai 2021.

J’ai parlé dans un article précédent du projet de rétro-ordinateur, le Commander X16. Voici donc les deux niveaux de la version shareware du port en cours du jeu « Attack of the Petscii Robots ».

Et le deuxième niveau :

C’est tout pour aujourd’hui.

Bonne fin de semaine 🙂

Mate-Desktop 1.25 : un an de développement pour si peu en apparence ?

Il y a 15 mois, au moment où je rédige cet article, le 12 avril 2021, que je parlais de Mate-Desktop 1.23.

J’ai pu remarqué le retard pris dans la publication de la version 1.26.0 du projet qui continue de faire vivre Gnome 2.x et son ergonomie générale. Depuis 4 versions, le projet sortait sa nouvelle version annuelle entre début février et mi-mars.

Cependant, en ce 12 avril 2021, le site officiel reste bloqué sur la génération 1.24.x de l’environnement. Si on va sur le dépot du code source de la version 1.25, on s’aperçoit que le premier paquet proposé fût Mate-common 1.25.0 le 2 avril 2020. Le dernier en date du 12 avril 2021 ? Atril 1.25.1 en date du 29 mars 2021.

Autant dire que pour les personnes qui espéraient utiliser Mate-Desktop 1.26 avec Ubuntu Mate 21.04 en seront pour une attente de 6 mois.

Dans l’article de janvier 2020, je terminais en disant :

Comme je l’ai dit dans la vidéo, c’est une version de paufinage et je dois dire que j’ai apprécié l’arrivée de l’outil de montage d’image disque. Il ne manque vraiment qu’un outil de renommage de masse de fichiers pour combler mon bonheur.

J’ai donc pris une machine virtuelle avec EndeavourOS à l’intérieur, et j’ai fait recompiler les composants des méta-paquets de mate et mate-extras.

Continuer la lecture de « Mate-Desktop 1.25 : un an de développement pour si peu en apparence ? »

Grace à Green Recorder, une utilisation constante de Gnome avec Wayland est possible.

Je suis revenu sous Gnome en juin 2020, il y a donc 10 mois déjà. Cela m’a permis de commencer à utiliser Wayland de plus en plus souvent. Pour tout dire, lors de mon utilisation quotidienne de Gnome, que ce soit la 3.36.x, la 3.38.x ou actuellement la version 40, j’arrive à une utilisation qui doit frôler les 90 à 95% du temps de Wayland.

Le seul moment où* je bascule dans une session X11, c’est quand j’enregistre des vidéos avec l’outil Simple Screen Recorder. Mais j’étais à la recherche d’un outil pour magnétoscoper mon écran sous Wayland.

J’avais utilisé une extension pour Gnome du nom d’EasyScreenCast, mais malheureusement celle-ci est incompatible avec Gnome 40.0.

Après quelques recherches, j’étais tombé sur Green-Recorder, abandonné par son précédent développeur et forké – et oui, des forks utiles ça existe et ça fait plaisir – par Danila Vershinin sur Github. J’avais rapporté un bug sur l’impossibilité d’enregistrer en mp4, bug qui a été corrigé dans la version 3.2.9.

Le logiciel en question est disponible sur AUR dans sa version stable et sa version git. J’ai donc pris la version stable que j’ai adapté pour lui faire prendre en compte la mise à jour vers la version 3.2.9.

J’ai fait une minuscule vidéo pour montrer les réglages de l’outil. Enregistrer un enregistreur par lui même, ce n’est pas un peu récursif ? 🙂

L’outil est assez simple d’emploi et surtout cela répond à un besoin que j’avais à combler : enregistrer des vidéos tout en restant sous Wayland. Ce qui me fait franchement plaisir, est-il besoin de le préciser 🙂

Le seul problème est la non-compression du flux mp4 qui fait que la petite vidéo de moins de 3 minutes pesait quelques 376 Mo avant d’être montée dans KDEnlive… La vidéo montée et disponible au-dessus ne pesant que 15 Mo…

Mis à part ça, ce n’est que du bonheur, faut en profiter 🙂

Gnome 40, une migration presque en douceur.

C’est via une information relayée par un ami au pseudonyme patissier que j’ai appris que la Manjaro Linux qui fait fonctionner mon vieil ordinateur portable – un Toshiba à base de processeur Intel T4200 qui remonte à l’époque de la transition de MS-Windows Vista vers MS-Windows 7 – que Gnome 40 était disponible.

La Manjaro Linux en question est une Tux’n’Vape Mate migrée il y a environ six mois vers Gnome. Elle est sur le canal unstable, en clair celui qui est la version de développement de la Manjaro Linux stable.

La migration ne s’est pas trop mal passée, mais j’ai perdu quelques extensions au passage :

  1. OpenWeather qui affiche la météo dans la barre supérieure. Un bug est ouvert en ce qui concerne le passage vers Gnome 40.
  2. Dash-to-dock pour avoir le dash toujours visible, avec un bug ouvert lui aussi.

Le reste ne s’est pas trop mal passé. J’ai pu avoir un support de Gnome 40 dans Pamac via l’utilisation de mon paquet AUR pamac-aur-git qui est désormais étiquetté – du moins au moment où je rédige cet article comme une version 10.1.0beta dont une des principales nouveautés est le support de Gnome 40 justement.

Je me suis demandé ce que donnait la préversion de Gnome 40 disponible – au moment où je rédige l’article, le 28 mars 2021 – dans le dépôt Gnome Unstable. Étant déjà utilisateur d’Archlinux testing – avec les hauts et les bas que cela implique – j’ai franchis le pas.

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Il ne faudrait jamais tomber sur un bug un dimanche… Jamais !

Un billet d’humeur et d’humour qui risque de s’étaler un peu. Prenez donc un café ou un thé et dégustez les mésaventures de ma journée du 21 mars 2021. Vous allez comprendre pourquoi le dimanche est sûrement la pire journée pour avoir droit à un bug assez casse-bonbons.

Comme tous les matins, je mets à jour mon installation d’Archlinux. Dans le lot, je constate l’arrivée de la dernière révision en date du noyau Linux 5.11, le 5.11.8. Il y a d’autres mises à jour dans le lot, comme les premiers éléments de Gnome 40, comme la calculatrice et le moniteur système.

J’en profite pour en parler sur mes réseaux asociaux… euh, je voulais dire sociaux, comme Mastodon par exemple avec la capture d’écran à l’appui qui va bien.

Tout content, je redémarre. Puis je me dis qu’avec l’arrivée de ces éléments, il serait bien de voir ce que donne l’environnement sur sa distribution mère, la Fedora Linux. Je récupère donc une image d’une pré-bêta de la Fedora Linux 34. Je l’installe tranquillement dans une machine virtuelle Qemu dédiée en utilisant Virt-Manager.

Je décide donc de l’explorer un, histoire de prendre des notes pour un potentiel article. Comme j’aime travailler en musique, je lance Quodlibet et pas moins de 5 secondes plus tard, j’ai droit à un superbe plantage de ma session Gnome. Je récupère la main, un peu secoué par une telle mauvaise surprise.

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Les installateurs facilitants pour Archlinux… Mieux vaut en rire qu’en pleurer, surtout en cas de pépins…

Je dois vous raconter mes petites mésaventures matinales pour vous faire mieux comprendre le pourquoi du comment de ce billet. Mais commençons par un peu de contexte.

Hier soir, le 22 novembre, je suis allé sur le forum d’EndeavourOS et je suis tombé sur un fil concernant une modification concernant le logiciel CUPS qui est l’outil de gestion des imprimantes dans le monde linuxien.

En effet, Apple qui a maintenu durant des années le code de CUPS l’a laissé pourrir toute l’année 2020. Si on regarde au niveau des modifications de code en ce 23 novembre 2020, une seule entrée le 27 avril pour dire que CUPS 2.3.3 était sorti. Je ne sais pas pourquoi, mais ce code en train de se dessécher à l’air libre, ça me rappelle les conditions de naissance d’un certain LibreOffice.

Un fork – plus qu’utile pour une fois – a été lancé par l’organisation OpenPrinting. Sur le fil du forum d’EndeavourOS, j’ai appris qu’il fallait modifier le service pour lancer cups. En effet, on est passé du service org.cups.cupsd à cups.service. Ce qui est ennuyeux pour les installations automatisées.

Autant dire que la plupart des installateurs facilitant sont impactés jusqu’à la sortie d’une nouvelle version et si on utilise un d’entre eux actuellement, comme Anarchy, EndeavourOS, RebornOS ou encore Calam Arch Installer, c’est mal barré pour avoir le service CUPS fonctionnel au démarrage si le besoin s’en fait sentir.

J’en ai profité pour prévenir Chennux qui maintient un « fork » de mon guide d’installation pour Archlinux sur github. Ainsi qu’Anarchy pour qu’il corrige le code touché par la modification du service utilisé.

Imaginez donc la bonne surprise avec un installateur non à jour en ce qui concerne CUPS. Bienvenue dans les joies de l’administration d’une base Archlinux.

J’ai fini la parenthèse du contexte. Ce matin, je vais sur youtube et je tombe sur une vidéo promouvant Calam Arch Installer (qui ressemble étrangement à EndeavourOS sur le plan des principes utilisés). Je me suis dit que la vidéo en question tombait bien mal.

Une nouvelle fois, ce n’est pas l’installation d’une Archlinux qui est complexe, il suffit de savoir lire et d’avoir de bonnes bases en anglais. C’est la maintenance sur le long terme, et quand ce petit genre de pépin arrive, nombre de personnes qui ne se doutaient pas de la difficulté d’administrer une installation d’Archlinux bazarderont le tout.

Mais il est vrai que ce n’est que la quinzième fois que je parle de ce problème… Mais comme on dit : il n’y a pas pire sourd que la personne qui se bouche les oreilles. Sur ce, bonne journée 🙂

Mais qu’il est bon de se faire chier dans le monde du libre :)

Ce billet est la suite du billet « Mais qu’est-ce qu’on se fait chier dans le monde du libre actuellement ! ». Je dois dire qu’avoir lu le billet de Seb sur sa énième version de blog statique – dont il change une fois par trimestre – et qui fait qu’il n’a aucune archive sur le long terme, donc je suppose que le lien que j’ai inséré sera mort d’ici début 2021, mais ce n’est pas grave.

Je ne reviendrai pas sur nos points de désaccord dont on a longuement discuté dans des commentaires. Je peux faire mes prédictions pour lui dire que la Debian 11 sera proposée avec Gnome 3.38.x, le noyau LTS 5.9 ou 5.10 (je penche pour le 5.10 mais on verra), le Firefox ESR 78.x.y, LibreOffice 7.0.x qui seront contemporains du gel de Debian testing pour donner Debian 11 pour la mi-2021, gel prévu pour janvier 2021.

Il aura ainsi sa dose de nouveautés qui sera limite des anciennetés pour moi, car comme il l’a précisé dans son article, je cite :

« Peut être que cette sensation de manque de nouveautés, est dû en partie au modèle de publication utilisé, je prend comme exemple Fred et son Archlinux, il n’y a pas de gros changement car il a les versions qui se suivent, choses qu’à l’époque où il était sous Ubuntu, les nouveautés venaient par pavé. Dans mon cas et mon utilisation de Debian, en passant de version en version, je vois bien les changements, c’est marquant. »

Continuer la lecture de « Mais qu’il est bon de se faire chier dans le monde du libre 🙂 »

En vrac’ de fin de semaine

Un court billet rédigé en ce 10 octobre 2020, histoire d’alimenter le blog qui souffre un peu d’attention en ce moment 🙁

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • Pour les fans d’ArchJaro (mélange d’Archlinux et des outils systèmes de Manjaro), la nouvelle série d’images ISO de la Garuda Linux est disponible.
  • Pour les amateurs de diablotin, je demande la 2ème release candidate de FreeBSD 12.2.
  • La DGLFI de la semaine, la AllegianceOS, une base Slackware Current retravaillée avec Xfce 4.14.

Côté culture ?

Yaima vient de sortir son nouvel album, « C E R E M O N I A ». Si vous aimez les musiques planantes, foncez, c’est de la bonne !

Bon week-end 🙂

Tiens, une migration de Gnome qui s’est passée sans trop de casse :)

En ce 3 octobre 2020, Gnome 3.38 est enfin arrivé sur les dépots de test d’Archlinux. Je craignais que la migration ne fasse exploser en vol mon installation, mais finalement, je n’ai eu que peu de casse. J’avais gardé des souvenirs douloureux de migration par le passé, ce qui laisse penser que l’environnement Gnome 3.x a atteint sa maturité. Tout comme l’ont déjà fait KDE, Xfce ou encore Mate Desktop.

Les seuls changements ?

  1. Remplacement de la version de dash-to-dock utilisée pour prendre en compte Gnome 3.38
  2. Retrait de l’extension easy-screencast qui me permet d’enregistrer des vidéos d’écran

En gros, quasiment rien par rapport à ce que je craignais. Pour la vidéo, en attendant que l’extension screncast soit corrigée, je ferais mes vidéos en changeant de session en passant de Wayland à X11 en utilisant OBS ou Simple Screen Recorder. Pas des plus ennuyeux au final 🙂

En tout cas, cela montre que les environnements de bureau ont atteint une telle maturité qu’en créer de nouveau tient plus de la masturbation intellectuelle que d’un vrai besoin à assouvir.

C’est comme de parler des sorties de la dernière bêta en date de telle distribution qui n’a plus rien à prouver vu son âge. Oui, je parle de vous Ubuntu et Fedora. Mais si cela permet de faire du remplissage de chaines sur Youtube, pourquoi pas 🙂

Si on sort les incessantes querelles de clocher (Gnome contre KDE, Systemd contre les autres inits, Vi contre Emacs, distribution fixed contre rolling, etc.), le monde du libre est devenu d’un ennui plus que laxatif.

Je vais donc vous laisser, je vais essayer de voir quelles sont les révolutions de cette énième version de Gnome 3.x… Si j’arrive à les trouver 🙂

En vrac’ de fin de semaine

Un court billet rédigé le dernier samedi du mois de septembre.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Karen Vogt, chanteuse du groupe Heligoland annonce pour le 2 octobre la sortie de son nouvel album, « I Just Want to Feel » chez Coriolis Sounds.

Pour finir, un petit tuto à la con qui laisse penser que vouloir fabriquer une ArchJaro, c’est pas une bonne idée 🙁

Bon week-end 🙂

Plus ça va, moins je comprends le monde du logiciel libre.

Cela fait environ 14 ans que j’utilise en mono-démarrage des distributions GNU/Linux (Ubuntu, puis ArchLinux et ponctuellement Frugalware Linux), et je me demande parfois si une partie du monde du libre n’est pas bloqué avec des réflexes qui datent de l’époque des premières Ubuntu, en gros vers 2004-2005.

Je vois toujours autant de distro-hopping alors que près de la moitié des distributions à destination bureautique sont soit dérivées de Debian ou d’Ubuntu ou soit d’une base RPM (principalement Fedora, OpenSuSE et les deux soeurs ennemies nées de la mort de Mandriva).

Comme si une distribution basée sur la dernière Debian stable ne ressemblait pas comme deux gouttes d’eau à une autre dérivée de Debian stable, modulo l’environnement de bureau ou encore la logithèque. Ou comme si une base Ubuntu changeait du tout au tout entre deux distributions qui en sont dérivées.

Il y a aussi dans le monde archlinuxien une incongruité : les ArchJaro. En gros des distributions qui partent d’une base Archlinux en forkant les outils les plus intimes de Manjaro (tout ce qui est lié à la gestion des noyaux ou des pilotes non libres).

Cela a donné feu la SwagArch, l’abandonnée Namib GNU/Linux et récemment le projet Garuda Linux qui a fait une énorme erreur en mettant sur AUR ses paquets spécifiques. J’aurais pu en parler en vidéo, mais le principe même d’une ArchJaro est casse gueule au possible. Je ne donne pas cher de la survie des dits paquets si un trusted user tombe dessus.

Non seulement, je pense que Garuda connaîtra le même sort que SwagArch et la Namib GNU/Linux, mais que cela ne fera que jeter de l’huile sur le feu entre le monde Archlinux – dont les plus extrémistes conchient allègrement Manjaro Linux – et la communauté de cette dernière.

Est-il normal qu’en 2020 les distributions toutes moins utiles les unes que les autres – car dans le domaine des distributions la maturité a été atteinte – se multiplient comme des bactéries dans un bouillon de culture ?

Ce qui est vrai pour les distributions l’est aussi pour les environnments de bureau : le besoin en nouvel environnement de bureau est-il si prégnant ? Ne serait-ce pas mieux que des environnements non terminés le soit ? Comme LXQt pour ne pas le citer par exemple.

Des personnes me répondront par pure idéologie que c’est normal, qu’il n’y aura jamais assez de choix. Ah, l’argument du choix. Combien de fois cet argument fallacieux a-t-il dispersé les efforts qui auraient permis de ne pas réduire le Linux bureautique à 2% du grand public ?

Ou encore les parangons du « ça pue, c’est pas libre » qui font les distributions 100% libre sont des projets qui sont si caricaturaux que cela donne la honte aux personnes un tant soit peu pragmatiques ?

Je sais bien que la prose que je déroule ici sera illisible pour certaines personnes, et je dois dire que je m’en contrefiche. Comme disait un certaine Vladimir Illitch Oulianov : « Les faits sont têtus ». Mais en cette période de post-vérité où même la pire intoxication sera considéré comme recevable, je ne m’étonne plus de rien.

Comme disait feu mon grand-pềre qui aurait eu 111 ans cette année : « tu ne feras jamais boire un âne qui n’a pas soif ». Méditez cette simple phrase, du moins si vous en avez envie !