Ah, la peuplade dans les TER de la SNCF…

La semaine dernière, pour dépanner une amie en Gironde (mon département de naissance), j’ai pris des TER sur plusieurs centaines de kilomètres au total. Le tout en partant le vendredi matin et en repartant le samedi matin.

J’ai eu sûrement droit à la peuplade typique des voyageurs en train. Entre les TER qui sont pleins comme des oeufs dès le départ comme le Bordeaux-Arcachon qui pour éviter que l’on soit entassé comme dans un métro de Tokyo met en place deux rames collées l’une à l’autre.

Pour faire plusieurs centaines de kilomètres en aller-retour et accumuler environ 8 heures et 30 minutes de trajet sur une journée, il faut le vouloir et en avoir l’obligation.

Car j’ai eu la chance d’être tranquille la plupart du temps, sauf dans une correspondance qui se remplit au fur et à mesure des passages en gare successifs.

Entre la fan de séries téléchargées sur la toile sur l’écran de son portable 15 pouces – via Bittorrent ? – en VOSTF car il faut quand même se la jouer un peu, les personnes qui prennent des bouquins pour donner l’impression de lire – je n’ai jamais réussi à me concentrer pour lire dans le train, ça bouge trop – le dernier roman à la mode, j’ai eu droit à tout.

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C’est officiel pour certaines personnes : utiliser un bloqueur de publicités, c’est la même chose que pirater.

Leo Techmaker, un youtubeur influent de 675 000 abonnés nous été un peu loin dans un tweet où il affirme que, capture d’écran à l’appui :

Je dois dire que le fil qui suit m’a permis de découvrir un outil dont j’ignorais l’existence et qui permet de combattre le deuxième fléau sur youtube que sont les sponsors et autres placements de produit. J’ai testé, et ça fait du bien 🙂

À vrai dire, cette lutte sans fin contre la pollution publicitaire ne date pas d’hier. Il y a 8 ans et 2 mois, donc en avril 2014 – à l’époque Google Plus existait encore – j’ai écrit un article qui parlait du côté « suicidaire » de se financer via les publicités, que ce soit sur Youtube ou ailleurs.

Rien que le titre : « Le financement publicitaire : c’est comme mettre sa tête sous le couperet de la guillotine en espérant qu’il ne tombe pas ? » vous permettra de voir qu’à l’époque les pro-publicité nous sortaient un message étrangement semblable à celui qu’on a l’habitude d’entendre de nos jours…

Je cite :

[…]
Selon moi, AdBlock Plus et la centaines d’autres plugins/addons disponibles représentent une nuisance grandissante pour les éditeurs de sites web, dans la mesure où la publicité est le seul financement réaliste et efficace existant pour eux; et si les éditeurs sont en danger, ce sont au final les internautes qui en pâtiront.
[…]
Le financement par la publicité est aujourd’hui incontournable. Les usages du web gratuit sont tellement ancrés dans les habitudes de consommation que c’est le seul modèle efficace et réaliste. Il a par ailleurs au moins trois grandes vertus:

– premièrement, il permet de faire connaitre sans aucune friction des services et des contenus. La barrière du payant ou du « freemium » rendrait l’accès à ces services nettement moins évident;
– deuxièmement, la publicité permet une démocratisation du web dans la mesure où elle permet l’accès aux contenus gratuit;
– enfin, Internet étant global, les budgets publicité des pays développés financent aussi l’accès des utilisateurs aux contenus dans les pays en développement. Une forme de redistribution qu’on oublie trop souvent !
[…]

On nous sert en gros le même discours depuis une décennie, avec des variantes en parlant carrément de piratage pour faire mieux passer le message. Continuer la lecture de « C’est officiel pour certaines personnes : utiliser un bloqueur de publicités, c’est la même chose que pirater. »

On ne peut pas mentir sur sa popularité, spécialement dans le monde des distributions GNU/Linux…

J’aime bien distrowatch pour son côté indexation et actualité des distributions GNU/Linux. C’est en ce jeudi de l’ascension que j’ai été faire mon tour quotidien sur le site. Et dans les dernières nouvelles, je tombe sur une entrée qui me semble étrange : « Linuxfx exposes its small database of users » ce qui donne traduit : « Linuxfx expose sa petite base de données d’utilisateurs »

Linuxfx est une des dérivées d’Ubuntu reprenant l’apparence générale de MS-Windows 11, sachant que sur les 271 distributions indexées et en vie, on a 52 entrées listées, soit 19,18% du total. Donc en gros, une distribution sur 5 est liée plus ou moins directement à Ubuntu. Ce qui est énorme.

Linuxfx annonce des chiffres mirobolants sur son site : 1 million d’utilisateurs et 15 000 téléchargements par semaine. Des hackers du site kernal.eu ont pu vérifier ces affirmations un brin optimistes.

Dans un premier article intitulé « Dumping Linuxfx customers – A Windows-like distro including the spyware and activation » qu’on peut traduire par « Récupération des clients Linuxfx – Une distro semblable à Windows, y compris le logiciel espion et l’activation », le groupe de hackers est parti du logiciel espion qui permet d’effectuer de la télémétrie en douce ou presque 🙂

En partant de ce logiciel espion, ils ont pu remonter jusqu’à la base de données des installations réelles. En copiant la base de données, la surprise a été assez énorme. Environ 20 000 entrées, donc autant d’installations effectuées depuis le début du traçage. Soit 50 fois moins d’utilisateurs réels (si tant est qu’une installation effectuée soit conservée) qu’annoncé sur le site, capture d’écran à l’appui.

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Gnome 42 sur Archlinux testing ? Une migration avec la casse habituelle :)

Ce matin, lors de la recherche matinale de mises à jour, j’ai eu droit à un pavé avec Gnome 42 dans le lot. Je me suis dit que j’allais avoir la casse habituelle, celle des extensions que j’utilise à savoir :

  • L’icone de notification de Pamac
  • La météo affichée à côté de l’heure
  • L’extension qui propose la zone de notification
  • L’extension gsconnect, même si je ne l’utilise pas actuellement.

Et en effet, ce furent les éléments qui ont explosés en vol, même si j’ai résolu deux problèmes, l’extension gsconnect n’étant pas une trop grosse perte pour le moment. Pour la zone de notification, j’ai juste récupéré le PKGBUILD du paquet gnome-shell-extension-appindicator.

J’ai ensuite modifié le PKGBUILD pour qu’il compile sa version 42. Une installation et un duo déconnexion et reconnexion plus tard, la zone de notification fonctionnait à nouveau.

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Et si la cause principale de la non-démocratisation du logiciel libre était lié à autre chose qu’au logiciel ?

J’ai déjà eu l’occasion d’exprimer mon point de vue sur la maturité des distributions GNU/Linux (deux parmi les plus vieilles fêteront leur 30 ans en juillet et août 2023 à savoir Slackware et Debian) ou encore sur celle des environnements de bureau, les deux principaux ayant au minimum 24 à 25 ans en cette année 2022. Oui, je parle bien du duo Gnome et Plasma.

Si on reste dans les grands noms, avec un noyau Linux récent, dans 90% des cas installer un environnement linuxien se passe sans trop de problèmes, mis à part avec Nvidia et ses pilotes qui sont parfois sources de calvitie précoce.

Avec le projet Steam Deck, Valve veut pousser à l’adoption d’une console basée sur une distribution GNU/Linux avec le support du magasin en ligne Steam. Je leur envoie tous mes voeux de réussite, mais je crains que le projet ne soit parasité par des projets pour utiliser une distribution alternative à celle proposée par défaut et ne rendent les efforts vains.

Le logiciel manque de maturité au niveau de l’ergonomie. Évidemment, travailler dans un secteur qui définit les grandes lignes d’un logiciel, comment placer les icones, que mettre dans la barre de titres, c’est pas franchement sexy.

Le monde du libre a d’excellents logiciels, mais ceux-ci parfois sont moins utilisés car l’ergonomie générale est plutôt moyenne. En dehors des gros projets comme LibreOffice par exemple, l’ergonomie, elle passe à la trappe au pire ou au mieux elle est considérée comme la cinquième roue du carrosse.

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On a atteint la version 100 pour les compilations nocturnes de Mozilla Firefox… Et maintenant ?

J’écris ce billet le 8 mars 2022, jour où le tronc qui est la base de développement de Mozilla Firefox (qui est dans les 4% de parts de marché, selon statcounter) a atteint une borne symbolique, celle de la version à 3 chiffres.

Chromium et ses dérivées comme Edge sont en version 99. Autant dire que dans les semaines qui viennent, Chromium, Chrome et Edge auront eu aussi atteint cette borne symbolique.

Une capture d’écran de Chromium 99 sur mon Archlinux :

Désormais – et c’est le cas pour Mozilla Firefox – mensuellement une nouvelle version sort. Bien que la version 100 pour les utilisateurs classiques tombera en mai 2022, il y aura des conséquences et c’est pour cela qu’aussi bien que Google que Mozilla ont préparé le terrain pour limiter la casse.

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De l’ultracrépidarianisme dans le monde linuxien…

L’ultracrépidarianisme, c’est « un comportement consistant à donner son avis sur des sujets à propos desquels on n’a pas de compétence crédible ou démontrée ». Merci wikipedia 🙂

Dans le monde linuxien, c’est assez répandu. L’exemple le plus fréquent est de parler d’une famille de logiciels, comme une distribution GNU/Linux, la pratiquer au quotidien depuis X ou Y années et considérer que l’on est à même de critiquer une autre famille.

Prenons mon propre exemple. 16 ans de mono-démarrage linuxien, dont 13 en tant qu’Archlinuxien, après 3 années dans le monde de la « debian pour être humain », j’ai nommé Ubuntu 🙂

Oui, je fais exprès de prendre cette vanne usée jusqu’à la corde concernant le duo Debian / Ubuntu. Cependant, il ne me viendrait pas à l’esprit de m’exprimer de manière hautaine sur la politique de découpage des logiciels de Debian.

J’ai horreur des logiciels découpés en plusieurs paquets du genre : binaires, documentation, en-têtes de développement, etc. Il est plus logique pour moi d’avoir un paquet tout en un.

Ce n’est pas pour autant que je vais vouer aux gémonies la Debian. Simplement, du point de vue d’une personne qui est habitué à l’absence de saucissonnage, cela est bizarre.

Peut-être que ce comportement de saucissonnage remonte à l’origine de la distribution et des connexions réseaux bien pourries des années 1990, qui obligeait à réduire au strict minimum la taille des paquets logiciels à récupérer. Pour des raisons de vitesse et de débit.

Qui n’a jamais connu le cri du modem ne pourra pas comprendre. Ce n’est bien entendu qu’une hypothèse et rien d’autre.

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La blogosphère linuxienne francophone, une machine à voyager dans le temps ?

J’ai déjà eu l’occasion de me moquer de la blogosphère et de la youtubosphère linuxienne francophone qui s’est réduite à peau de chagrin ces dernières années.

Mais je dois dire qu’en suivant certains articles récents de blogs classiques ou participatifs de voyager dans le temps et de revenir une poignée d’années en arrière. En 2018 et en 2021, j’ai écrit des articles pour se demander comment on pouvait encore justifier le saut de distributions en distributions… Surtout quand elles se ressemblent toutes plus ou moins au final.

Outre l’insatisfaction chronique qui est une des causes du distro-hopping, quand je visite les blogs que je suis via une instance de freshrss, c’est aussi une façon de voyager dans le temps. Car on retrouve la plupart du temps les mêmes distributions, installées dans une espèce de boucle sans fin : MXLinux, Ubuntu  (ou une de ses saveurs officielles), Debian, Fedora, OpenSuSE ou encore LinuxMint.

Des distributions qui pour la plupart existe depuis au moins une bonne dizaine d’années, voire plus. Debian étant la plus ancienne dans la liste et fêtant en 2022 les 28 ans de sa version 1.01. Et oui, ça remonte à 1994…

Je dois faire partie des rares personnes qui se sont stabilisées sur une distribution GNU/Linux donnée depuis plus de 10 ans. J’ai trouvé mon bonheur et mes marques sur l’élitiste ArchLinux. D’ailleurs, d’ici trois semaines – je rédige ce billet le 4 février dans la matinée – mon installation actuelle d’Archlinux soufflera sa quatrième bougie.

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En vrac’ de fin de semaine…

Minuscule en vrac’ en cette fin du mois de janvier 2022.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Alwaid, groupe de metal progressif français est dans la dernière ligne pour le financement participatif de son troisième album sur Ulule. Le financement s’arrêtera le 29 janvier 2022.

Sur ce, bon dimanche !

Depuis 16 ans sous Linux, j’ai du mal à utiliser MS-Windows.

Un des premier billets consacré à du mono-démarrage linuxien remonte à l’année 2006. Fin mai, où je publiais un article depuis une Ubuntu et après une expérience non concluente envers l’utilisation de l’OpenSuSE de l’époque en dur.

Bref, à un gros trimestre près au moment où je rédige cet article, cela fait 16 ans que je n’ai plus fait démarrer le moindre ordinateur type PC avec le MS-Windows correspondant. Sur le plan pratique, depuis septembre 2011, je n’ai plus toucher techniquement à un PC sous MS-Windows. Les quelques rares connaissances que j’ai sont désormais soit sous Mac, soit avec une distribution GNU/Linux installée par mes soins.

2011 ? À l’époque, MS-Windows 7 entame sa deuxième année commerciale, ignorant que sa durée de vie serait prolongée jusqu’à 2020 à cause des catastrophiques MS-Windows 8.x et leur ergonomie à la ramasse.

Quand j’ai besoin d’un MS-Windows, je prends 95% du temps un MS-Windows 7. Pas MS-Windows 10 ou 10.5 pardon, je voulais dire MS-Windows 11.

Pourquoi ? Moins lourd, moins d’options dans tous les sens. Pas de Cortana, pas de navigateur qui se résume à une surcouche maison à Chromium tout comme Brave, Opera, Vivaldi, bref, tout ce qui n’est pas Mozilla Firefox, ou des forks à la c.. comme PaleMoon ou encore Waterfox.

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Les jeux rétro-ludique, supérieurs sur bien des points aux jeux vidéo modernes ?

Je sais ici que certaines personnes vont froncer les sourcils en se demandant si je n’ai pas abusé de substances plus ou moins illicites. En quoi des jeux sortis dans les années 1980-1990 ou beaucoup plus récemment comme le port de « Sonic the Hedgehog » – version Sega Master System – sur Commodore 64 avec une extension mémoire de 256 Ko, ou encore l’excellent clone de Zelda (avec des combats à la Final Fantasy), j’ai nommé « Briley Witch Chronicles » (transférable sur le format Easy Flash 3) sont supérieurs à un jeu sorti sur les dernières consoles à la mode ou le dernier PC de la mort qui tue ?

Je pourrais aussi citer les scènes Atari 8 bits avec le port de « Prince Of Persia », Amstrad CPC avec un port réussi de Puzzle Bobble.

Il est vrai que je cite le haut du panier et que toutes les productions ne sont pas aussi avancées. Ce genre de jeux ont un avantage : fonctionner soit sur un émulateur, soit sur le vrai matériel modulo quelques extensions par moment. Pour les jeux tournant sous MS-DOS, rien ne vaut – si on a pas un vieux PC sous la main – l’excellent Dosbox-X dont la version 0.83.22 qui sera – ou aura été – celle de février 2022 apporte le support du Pentium 3 !

La preuve en image.

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Je sais que je vais me mettre à dos la blogosphère linuxienne francophone…

…Mais je m’en bats la bijouterie familiale à un point. Quand le plus méchant prof de maths français avait son blog, il crachait volontiers sur le logiciel libre sur le plan bureautique et il avait parfaitement raison.

Du peu que je peux lire de la blogosphère linuxienne francophone, en dehors des articles qui intéressent trois pelés et un tondu fondus de technique – avec du vent dans le dos – sur l’agrégateur qu’est le journal du Hacker, ou le zombiesque Planet-Libre (du moins quand il sera de nouveau en fonctionnement), c’est d’un ennui mortel.

On voit des articles qui sont des recyclages de textes qui auraient pu être écrits en 2015-2016. On ressort ad nauseam les mêmes arguments, les mêmes auto-congratulations dans les commentaires, etc…

Comme si le monde du libre bureautique n’avait pas changé d’un iota en 5 ans. Comme si entre temps des projets n’étaient pas morts, d’autre n’étaient pas nés.

Comme si rester dans des recettes qui font que le monde du libre bureautique restera dans les 2% de parts de marché jusqu’à la fin des temps en pensant qu’un jour cela fonctionnera, ça faisait avancer le schmilblick.

Comme si croire qu’on pourrait avoir la même interface avec des écrans de 6 pouces (téléphones portables), 15 à 24 (ordinateurs) voire 30 à 35 (télévisions connectées) alors que tous les acteurs qui l’ont tenté ont fait marche arrière…

J’ai jadis critiqué les libristes puristes qui ne voyaient l’informatique qu’avec des oeillères et en psalmodiant « liberté, liberté, liberté » et peu importe si la moitié du matériel n’était pas fonctionnel.

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Le fantasme du « c’était mieux avant »…

J’ai sorti récemment le 318e épisode ma série de billets « vieux geek ». Oui, 318 en l’espace de 9 ans environ. Le premier billet a été publié en août 2012.

Même si j’ai dû accidentellement sauter un ou deux épisodes dans la série, cela fait plusieurs centaines de billets que je parle de l’informatique d’avant. Qui n’était pas meilleure – car les temps de chargements de logiciels depuis une cassette ou une disquette, c’était looooooooong ! – juste différente.

Je ne regrette pas l’époque des jeux sur disquettes pour mon Amstrad CPC qui valait environ 150 francs au début des années 1990. Ajustée pour l’inflation, cela donne environ 35,50€ trois décennies plus tard.

Bref, c’était pas donné à l’époque non plus. Je suis aussi désormais à environ 810 jours – au 18 novembre 2021 – de mon cinquantième anniversaire, le 10 février 2024. Autant dire que cela va arriver très vite.

De mon surnom « Tonton Fred », il va falloir que je le change par « Vieux Fred » à un moment ou à un autre. Cependant, même si je regarde avec un brin de nostalgie les années passées – même si s’en regrette certaines – je ne suis pas enfermé dans un « c’était mieux avant » fantasmé.

Je n’ai que peu de souvenirs des années 1970 et des années 1980 jusqu’en 1982. De la première diffusion d’un certain UFO Robot Grendizer (alias Goldorak), de Captain Future (alias Capitaine Flamme), de Uchūkaizoku Kyaputen Hārokku (alias Albator 78) ou de Kyandi Kyandi (Candy) et de Ie naki ko (alias Rémy sans Famille). Même si les deux dernières séries à la suite aurait donné des envies de suicide à la personne la plus résistante mentalement, je n’en ai gardé que des bribes de souvenirs, et c’est tant mieux.

J’en ai revu certaines en tant qu’adulte – merci les réseaux de pair à pair – et je dois dire que je ne pouvais que remercier ma mémoire d’avoir fait un tri sélectif.

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Ah, le distro-hopping… Quelles justifications peut-on lui apporter en 2021?

Octobre 2018. À quelques jours de mon départ de Youtube, j’ai rédigé un article assez long sur le distro-hopping et la difficulté de le justifier, surtout avec un niveau de maturité plutôt poussé dans le monde des distributions GNU/Linux.

J’écrivais ceci en 2018 :

[…]
Depuis le milieu des années 2010, les distributions « grand public » sont arrivées à un degré de perfectionnement et de ressemblance qui justifie de moins en moins le fait de sauter d’une distribution à une autre au moindre « pet de travers ».

J’ai depuis rajouté les environnements de bureau dans la liste des logiciels à la maturité certaine, même si en ce moment dans quelques milieux bien informés, cracher sur Gnome est tendance. J’ai eu aussi une période où j’ai craché sur Gnome, critiquant la tabletisation de l’interface. Mais la lenteur de l’évolution de Mate-Desktop à laquelle se rajoutent des manques criants comme un outil de renommage de masse m’a fait retourner sur Gnome.

Début novembre 2021, je parlais de ce qui restait d’intéressant au niveau de la sphère linuxienne francophone sur Youtube. C’est en suivant d’un oeil et d’une oreille distraite que j’ai appris qu’un des grands noms de la dite sphère avait fait une espèce de distro-hopping. En effet, pour diverses raisons qu’il a expliqué, Adrien a quitté Calculate Linux pour revenir sur Gentoo. Pas un distro-hopping monstre, mais pour celui qui a défendu durant des années la Gentoo précompilée qu’est Calculate, ce n’est pas anodin.

Cela m’a étonné et m’a fait me dire qu’il était parfois difficile à justifier de sauter d’une distribution à une autre.

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Quand les clichés ont la vie dure : l’archlinuxien élitiste.

Vous me permettrez de laisser le terme archlinuxien au masculin singulier. Nulle volonté d’invisibiliser la moitié de l’humanité – certains mouvements se déclarant progressistes le font très bien – mais il serait étonnant que beaucoup de personnes dit du beau sexe s’intéresse à une distribution GNU/Linux qui est un gigantesque jeu de mécano ou de légo pour les personnes peu adepte du bricolage.

Car s’il y a une image qui colle à la peau de la personne dont l’ordinateur est motorisé par une Archlinux, c’est celle de l’élitiste qui se prend pour le nombril du monde après avoir réussi à installer Archlinux.

Car ce genre de petits cons – désolé, le clavier est en mode automatique dans ce cas – ça existe. C’est le même genre qu’on pourra trouver dans le monde des distributions à compiler comme une Gentoo ou une Funtoo. C’est le genre de personnes qui roule des mécaniques et qui chialent toutes les larmes de son corps dès qu’une opération de maintenance demandant un petit peu de concentration arrive.

Certaines personnes considèrent la position des archlinuxiens comme élitistes quand des critiques sont émises sur des projets comme EndeavourOS, Anarchy Installer ou encore ArchlinuxGUI. Le problème, ce n’est pas d’installer une Archlinux – à la main ou en mode automatisé – c’est de maintenir l’installation en vie.

Car Archlinux est une distribution exigeante en terme de maintenance parfois. Les développeurs font tout pour que les mises à jour majeures du genre bibliothèque C, compilateurs comme GCC ou encore Mesa passe sans problème. Mais parfois, il faut faire une intervention manuelle. Ce qui peut nécessiter d’avoir un minimum de connaissance technique. Si les connaissances manquent, les personnes qui ont installé Archlinux pour se la péter, ils sont dans la mouise jusqu’au cou et ce n’est pas suffisant.

Vous allez me dire que je suis méchant, mais désolé. Je ne fais qu’exprimer une vérité. Si la ligne de commande fait peur, foutez-moi le camp d’Archlinux.

J’avais jadis sur ma chaine youtube, puis importé sur Peertube.fr une vidéo concernant 5 questions à se poser par rapport à l’installation d’une archlinux.

Un point qui revient souvent dans les critiques, c’est AUR. C’est un énorme livre de cuisine. Après, il peut très bien y avoir des recettes dégueulasses. Mais il ne faut pas oublier que la modération est faite par l’équipe des Trusted Users pour trier le bon grain de l’ivraie.

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