Faisons le point sur l’attaque subie par le service AUR d’Archlinux.

Depuis deux ou trois jours – en ce 14 juin 2026 – le service communautaire AUR subit une attaque assez puissant. On est passé d’environ 400 à plus de 1500 (en l’espace d’une journée) à environ 1900 si on en croit un des commentaires sur la vidéo du Lunduke Journal :

Il y a une adoption massive de paquets orphelins et dans le fichier install fourni, une ligne exécute une commande npm pour installer une charge malveillante, comme un keylogger ou un info stealer. Toujours selon la vidéo du Lunduke Journal, ce serait un outil codé en rust qui automatiserait l’attaque.

J’ignore où il a trouvé l’information, mais si c’est le cas, ça prouve qu’on peut tout faire avec du Rust, même une implémentation baclée et incomplète du protocole X11. Mais je m’éloigne du cœur du sujet, revenons-y donc.

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Ah, la mode des tiling windows manager

S’il y a bien une mode qui me passe au-dessus de la tête, mais vraiment au-dessus, c’est celle des gestionnaires de fenêtres pavant, les tiling windows manager en bon anglais. Que ce soit i3 ou Sway (sa version waylandesque), Hyprland, Awesome ou encore bspwm – pour ne citer que ceux qui me viennent en mémoire immédiatement, on a l’impression de voir une multiplication des projets comme des champignons sur un bouillon de culture. J’avais déjà abordé cette course au minimalisme dans un autre article que celui-ci complète.

Autant je peux comprendre que ce sont des gestionnaires de fenêtres dont la légèreté n’est plus à prouver, autant les voir utilisés sur le dernier Ryzen 7 ou 9, core i7 ou 9, ça me fait dire qu’il y a un sacré gâchis de ressources. Du moins toute la puissance brute semble ne pas être utilisé de manière efficiente. Si cela permet de faire mieux tourner certains ogres comme Blender, pourquoi pas ?

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Y en a marre du rust !

Oui, ça faisait longtemps que Méchant Fred n’avait pas poussé une gueulante. Avouez que cela vous a manqué. Cette fois, on va parler du langage qui fait tout mieux que les autres et on finit par se demander s’il ne guérit pas des écrouelles au passage.

Oui, je sais la référence des écrouelles ne parlera pas à tout le monde, mais en gros, c’est un langage miraculeux au sens religieux du terme.

Il ne se passe pas une semaine sans qu’un projet de réécriture d’outils fondamentaux des systèmes unix et apparentés soit annoncé. Il y a bien entendu l’imposition des rust-coreutils dans la Ubuntu 26.04 LTS, des surcouches à pacman écrites en rust, que ce soit paru ou pacsea par exemple.

Mais il y a des projets ambitieux, comme le projet Servo qui veut être une réécriture complète du moteur de rendu Gecko uniquement en rust. Même s’il y a du code rust dans le coeur du navigateur Mozilla Firefox, on passe à l’étape au dessus. Et la dernière version en date – en cette fin mai début juin 2026 – c’est une 0.2 qui n’implémente pas encore correctement le Javascript. Avec une version 0.2, c’est pas étonnant, mais sans support même partiel de Javascript, on fait comment sur la toile moderne ?

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Confession d’un rétroludiste : les ordinosaures 16 bits, ça me laisse froid…

Ça me laisse froid de nos jours. Mais je me souviens qu’à l’époque, fin des années 1980, début des années 1990, je bavais sur les publicités de jeux qui proposaient des captures d’écran des versions pour le duo / duel Atari ST et Commodore Amiga. Je voyais des graphismes que je ne pourrai jamais avoir sur mon vieil Amstrad CPC.

Je me souviens ensuite des enfants de couples aisés – quand j’étais au lycée – qui s’échangeaient durant la pause de 10 heures des disquettes dans un premier temps pour pirater des jeux pour l’Atari ST, puis un ou deux ans plus tard, pour le Commodore Amiga. J’avoue que j’étais un peu jaloux. Les machines dont je révais étaient inabordables pour le budget familial.

On parlait de machine à au moins 3000 francs en 1989, soit environ 848€ de nos jours. Une somme non négligeable à sortir. Quant au coup des disquettes vierges en 3 pouces et demi, je ne m’en souviens pas. Mais ça devait être toujours plus abordable que la disquette 3 pouces pour mon Amstrad CPC qui coûtait 20 francs en 1989 soit 5,66€ de nos jours.

Pour mémoire, le SMIC net en 1989 était de 5000 francs environ, soit 1413€ de nos jours. On s’aperçoit facilement de l’investissement d’un ordinateur à l’époque, pire s’il était de la génération 16 bits.

Je ne nie pas que les capacités du duo Atari ST et Commodore Amiga explosaient la concurrence. Mais ils étaient inabordables pour nombre de passionnés d’informatique. Et à l’époque être passionné d’informatique, ça vous laissait une drôle d’étiquettes sur le dos.

Mais de nos jours, ces machines – j’ai eu un Commodore Amiga 1200 en 1993 – ne m’attirent plus autant. Leur scène homebrew bien qu’actives semblent l’être moins que celle du Commodore 64 par exemple. Et quand des nouveaux jeux homebrew sortent pour l’Amiga, c’est souvent pour des ordinateurs gonflés à grand coup de mémoire et de carte accélératrice.

Quant à la scène de l’Atari ST, j’avoue ne pas la connaître, donc je resterai muet ici. Et vous, les ordinosaures 16 bits vous laissent de marbre ?

Chronique d’un ex‑enfant de la télé : comment j’ai largué le petit écran sans même m’en rendre compte…

Il fut un temps — oui, je sais, ça fait vieux con et je l’assume — où le téléviseur était le centre de gravité de mes journées. Pas seulement un meuble, pas seulement un écran. Le truc autour duquel on organisait les soirées, les repas, parfois même les devoirs. J’étais un enfant de la télé, un vrai, un pur, un qui connaissait les grilles de programmes par cœur – ou presque – et qui attendait le générique de fin comme d’autres attendent la messe du dimanche.

Et puis, comme souvent, ce qui semblait éternel a commencé à se fissurer. La rupture n’a pas été brutale. Pas de scène dramatique, pas un larmoyant « c’est fini, je te quitte ». Non. Juste une érosion, lente mais irrévocable : D’abord, j’ai commencé à rater des émissions. Ensuite, ne plus savoir le programme de la soirée. Ne plus reconnaître les animateurs et animatrices interchangeables. Et passer un ou plusieurs jours sans allumer le petit écran.

Et un matin, en passant devant l’écran éteint, j’ai réalisé que je n’avais plus changer les piles de la télécommande depuis une éternité. Le divorce était officialisé, consommé. Au profil du grand nain ternet. Quand le web est arrivé, j’ai compris qu’il allait changer pas mal de chose…

Loin du formatage du petit écran, le choix et la pluralité d’opinions revenait en force, même s’il fallait faire du tri. On était loin avec la toile de ces émissions de variété clonées les unes sur les autres. Plus de rires en boite, plus d’animateur qui pour faire rire fout des nouilles dans le slip d’un chroniqueur. Un vent de fraîcheur donc.

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