Oh, merdre alors… 2026 serait enfin le démarrage du Linux bureautique ?

C’est la question qu’on peut se poser en regardant les statistiques mondiales du bureau utilisateur de StatCounter. Pour le mois d’août 2026, on a :

  • MS-Windows : 62,67%
  • MacOS + MacOS-X : 26,91% – Oui, je sais, on ne peut pas additionner les pourcentages, mais c’est pour une vue d’ensemble
  • Linux : 8,88%

Le reste compte pour l’épaisseur du trait du graphique sur l’évolution de parts de marché. Deux enseignements peuvent être tiré : Un, Linux commence à atteindre une audience intéressante et deux, le vrai concurrent de MS-Windows c’est Apple avec son MacOS, malgré les prix parfois horrible des machines à la pomme.

Et pour la France ?

  • MS-Windows : 70,79%
  • MacOS + MacOS-X : 22,98%
  • Linux : 5,15%

Ce qui est tout de même honorable. Le Windowso-linuxien que je suis est bien content d’un tel score. Mais, que ce soit au niveau mondial ou au niveau local, la question qui se pose est : quel sera le niveau de rétention des personnes nouvellement arrivées dans le monde du manchot ?

Je pense qu’une partie de ce score est liée à la folie furieuse des prix dans le domaine de composants électroniques pour tout ce qui est mémoire vive ou ssd. L’alternative linuxienne qui est souvent moins gourmande en ressources permet d’éviter l’achat d’un PC neuf qui couterait la peau du cul.

Ce n’est qu’une hypothèse que j’émets… Mais quand je suis passé devant une célèbre franchise de montage de PC, j’ai pu voir un PC gamer monstrueux à seulement… 4999€ !

Je suis bien content d’avoir tenté ma chance avec la mémoire vive en novembre dernier pour passer de 16 à 32 Go. Le kit pour 32 Go en DDR4 se négocie dans les 190 à 220€. Pour de la DDR5, juste dans les 400 à 450€ ! Du moins sur Amazon 🙂

Donc, on verra bien en fin d’années si les parts de marché se sont stabilisées, auront monté ou descendus. Je suis impatient de le savoir.

Ah, le cycle de publication des navigateurs internet…

Utilisateur très long terme de Mozilla Firefox – j’ai connu des versions alpha et bêta vers 2002/2003 – j’ai vu son rythme de publication s’accélérer au fil des années.

J’ai connu la longue maturation de Mozilla Firefox 4 (2011 !) – j’ai encore le t-shirt m’incluant dans l’équipe des bêta testeurs – et maintenant, on a une nouvelle version majeure toutes les deux semaines. Utilisateur des versions de développement, ma version du navigateur est de deux unités en avance sur la version stable.

Deux semaines pour le canal classique et toujours la version long terme pour les personnes et structures ayant besoin d’une relative stabilité.

Pour l’échéancier de publication jusqu’à début 2027, je vous renvoie à la capture d’écran ci-dessous de la page calendrier de publication. Mis à part une coupure pour Noël 2026, le rythme est de deux semaines.

Google a annoncé suivre le même rythme à compter de Google Chrome 153. Cf cet article qui rapporte la nouvelle.

On est presque à un rythme de publication type rolling release… Ça pique quelque part…

À quand une version par semaine ? Je trouve tout cela complètement frappadingue… Et vous ?!

L’IA s’incruste partout, même dans les créations rétroludiques.

Je ne suis pas un hyper fan de l’IA, même si j’apprécie parfois ses capacités de synthèse pour quand j’ai la flemme de fouiller un peu partout sur la toile pour trouver des infos précises. Mais j’ai aussi remarqué que de plus en plus de créations sur le site indépendant itch.io incluait de l’IA soit pour coder les jeux, soit pour créer des images d’illustration par exemple.

Il est vrai que quand on est piètre dessinateur, on peut considérer l’utilisation de l’IA pour générer des images et des sprites au bon format, ça aide pas mal. Idem si on est piètre musicien. Cela peut dépanner, mais il faudrait quand même éviter les créations 100% IA… Surtout quand on demande une modique somme pour obtenir le jeu complet.

Par exemple, le jeu de réflexion « Sixies » annonce que de l’IA a été utilisé pour le code et les graphismes. C’est un peu dommage, mais au moins, l’honnêteté est respecté. Comme aucune somme n’est demandée, ça passe mieux.

Il y a des projets qui ont été épinglés et qui ont dû renoncer à demander de l’argent. Un exemple ? Le shoot’em’up « Nebula Vector ». Il est quand même inquiétant de voir que le vibe coding touche aussi le rétroludique. Si le résultat donne des jeux comme « Sixies », pourquoi pas. Mais des « Nebula Vector », bof, quoi.

On verra bien à l’usure, mais je crains le pire dans ce domaine. J’espère juste me tromper.

Ah, les archlinuxeries :)

J’adore Archlinux, vous le savez. On ne passe pas une quinzaine d’années avec une distribution GNU/Linux si on ne peut pas la voir en peinture. Malgré la migration de mon PC fixe sous Windows 11, mon ordinateur portable, un Toshiba Satellite C70D remontant à l’époque de MS-Windows Vista (ou 7 ?) tourne avec une installation d’Archlinux. La base de ma DGLFI à moi, la FredoOS. Les différences ? Utilisation de Zsh au lieu de Bash et les dépôts de tests activés.

Mais il y a surtout un point bien chiant, qu’on trouve sur tout PC portable linuxisé, le circuit WiFi. Dans le cas de mon ordinateur portable, c’est un circuit Broadcom dixit inxi -N :

fred@fredo-arch-lxqt ~ % inxi -N
Network:
Device-1: Realtek RTL810xE PCI Express Fast Ethernet driver: r8169
Device-2: Broadcom BCM43142 802.11b/g/n driver: wl

Donc j’utilisais le paquet broadcom-wl… Cependant, récemment, le module noyau précompilé a été remplacée par une version en dkms qui recompile à la volée le module noyau à chaque mise à jour du noyau. À une seule condition : que le paquet linux-headers soit installé.

Et vous l’avez deviné, après la mise à jour du pilote pour le circuit réseau, pas de connexion. J’avais oublié d’installer le paquet linux-headers, n’en ayant pas eu besoin auparavant. Heureusement j’ai pu me connecter en filaire, recompiler le module et tout est reparti comme si de rien n’était. Bref, une modification qui aurait dû être publiée sur la page d’accueil de la distribution.

Un problème rapidement réglé, mais pour le principe, ça facilite le transit intestinal !

Allez, sur ce, bonne journée 🙂

Y a de quoi éprouver de la lassitude…

… En observant le monde des distributions GNU/Linux. Il ne se passe pas une semaine sans qu’un billet en vrac’ de milieu ou de fin de semaine n’aie une entrée du genre :

« La distribution GNU/Linux basée sur [insérer une des distributions majeures] de la semaine… »

Ce qui nous donne la liste – par ordre alphabétique – suivante :

  • Archlinux ou sa variante Artix
  • Debian ou sa variante Devuan
  • Fedora
  • Ubuntu

Il suffit d’aller sur le détesté Distrowatch pour se plonger dans l’interminable liste d’attente et tomber sur des projets qui vivront peut-être 6 mois, peut-être plus, peut-être moins.

Je disais ceci dans mon billet de prédiction pour l’année 2026 :

[…]
J’allais oublier le projet AerynOS (anciennement SerpentOS) qui connaitra son heure de gloire en 2026. Ni toutes les DGLFI qui s’ajouteront à la liste d’attente de Distrowatch.
[…]

Pas que toute soient des DGLFI, mais quand on voit pour la 8e fois un projet qui s’annonce immuable avec des mises à jour atomiques, y a de quoi être lassé. Mais laissons le temps faire son œuvre et que des projets créés par des adolescents en mal de sensations fortes disparaissent.

Sur ce, je vous laisse et je vous souhaite une bonne journée.