Ah, Jiffy Dos, indispensable pour éviter d’exploser dans des colères noires…

Quand j’ai commencé à m’intéresser au rétroludique et au Commodore 64, je connaissais la réputation de lenteur du lecteur de disquettes. Il y a eu quelques cartouches dédiées comme la Epyx Fast Load ou encore la Final Cartridge 3. Je possède les deux, l’Epyx Fast Load passant par ma cartouche Kung Fu Flash 2.

Ce qui m’a permis d’apprécier des temps de chargement raccourci, même si certains rares jeux cassent les couilles si on utilise pas le kernal officiel du lecteur de disquettes. Et non, je n’ai pas fait de faute de frappe en saisissant kernal. Mais passons.

Sur les conseils de qui vous savez, j’ai fait migrer mon lecteur 1541, puis mon ordinosaure vers Jiffy Dos, les deux étant indispensables pour avoir l’accélération à son summum.

J’ai donc ensuite pris comme image disquette / disquette réelle de « Pharaoh’s Legacy » comme base de test. J’ai commencé par charger le jeu dans Vice sans la moindre aide comme l’utilisation du « warp » pour accélérer le chargement. On atteint les deux minutes. Quant à l’utilisation de la disquette officielle, la division est assez frappante. Je ne vous en dis pas plus, la vidéo ci-dessous – allez à 03:52 pour la séquence avec le vrai matériel, 05:35 pour la conclusion – parle d’elle-même.

Je dois dire que j’étais un brin dubitatif sur le gain par rapport à une Epyx Fastload… Maintenant, je ne le suis plus !

À vous de voir, mais je suis satisfait de l’amélioration en terme de temps de chargement 🙂

GentleOS/32, un hobbyOS un peu jeune mais plutôt puissant.

Je dois dire que j’ai toujours aimé les hobbyOS, ces systèmes d’exploitation développé par une ou deux personnes sur du temps libre pour créer des OS souvent sympathiques. Cela servira sûrement à certaines personnes d’intégrer des projets plus « gros » et courants que leurs créations personnelles.

J’ai connu SkyOS ou encore Syllable, mais j’ai appris récemment l’existence d’un autre hobbyOS – peut-être via OSNews, je ne suis plus trop certain – du nom de GentleOS/32.

Très gourmand – la base minimale étant un i386 et 2 Mo de mémoire vive avec un circuit VGA et une souris en port série ou ps2 – il démarre assez rapidement. On peut récupérer sur le dépôt GitHub du projet une image disque de… 8 Mo !

J’ai donc créé un PC virtuel dans 86-Box pour faire un peu mumuse avec cet OS. Sans oublier d’utiliser mon ami OBS Studio pour enregistrer une vidéo de GentleOS/32 en action.

Le projet est encore jeune. Il y a les grands classiques ludiques, ce qui est déjà un excellent point le concernant. Un émulateur de terminal serait le bienvenu, opinion purement personnelle 🙂

Me reste une question en suspend : vous avez réussi à gagner une partie avec le jeu de solitaire fourni ? Je m’y suis cassé les dents une bonne douzaine de fois 🙁

En vrac’ de milieu de semaine…

Petit en vrac’ en ce troisième mercredi de juin 2026.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • Pour vous gaver encore plus d’IA, cette fois-ci en local, prenez la Logilocky AI Linux, basée sur la Debian GNU/Linux.
  • Mieux vaut tard que jamais. KDE 6.x vient d’arriver dans la version de développement de l’ancestrale Slackware Linux. À quand la sortie d’une nouvelle version stable ? Ça ne fait que 3 ans depuis la précédente 😉
  • La distribution basée sur Archlinux de la semaine. C’est la KibaOS qui propose un Budgie personnalisé. Et c’est à peu près tout.
  • Le jeu trop mignon de la semaine. Vous êtes un caneton qui doit retrouver ses frères et soeurs sur plusieurs écrans et les ramener au papa canard, en évitant les coccinelles et d’autres pièges. Le nom ? « Duckling Rescue » pour le C64.
  • La baffe technique de la semaine ? « Zevious Seven » un shoot’em’up pour le ZX81 avec son extension mémoire de 16 Ko. Vous aurez aussi du son avec l’extension qui va bien.

Côté culture ?

  • Missing Waves vient de publier son deuxième album, 8 ans après le précédent. Il s’appelle « SINCE » et aura droit à son article très bientôt.
  • On dit que l’IA peut tout faire. J’ai voulu vérifier cela avec Suno orienté musique et chanson. J’en ai généré deux que vous trouverez sur mon profil. Le résultat est impressionnant !

Sur ce, bonne fin de semaine !

L’IA sert à tout, même à proposer des commentaires pourris…

Sur les blogs. En effet – et c’est une tendance actuellement – à se retrouver avec des spams en bon français écrit, même parfois meilleur que celui des francophones qui échappe au détecteur de spam comme par exemple Akismet sur les blogs basés sur WordPress.

J’ai commencé à constater cela il y a environ 3 semaines. Les commentaires reprennent des infos via les articles pour pondre un commentaire souvent hors sujet, mais restant tout de même plutôt cohérent. Mais ce qui met la puce à l’oreille, c’est que c’est souvent la même adresse IP qui ressort avec des noms de domaines différents. La preuve en capture d’écran avec une IP qui serait originaire de… Singapour ! Si mes recherches sont correctes, bien entendu !


Oui, je n’ai rien masqué, pour une simple et bonne raison : c’est un robot derrière, pas des humains. Et puis, est-ce que la boite à spam me menacerait d’un procès pour une simple capture d’écran montrant leurs activités malicieuses ?

Bref, je voulais vous en parler pour montrer qu’il devient de plus en plus difficile de trier les vrais commentaires de ceux générés par une IA. Et cela, ça commence à devenir dangereux… Et plutôt chiant !

Ah, les détecteurs de textes générés par IA…

Il en existe une tripotée. Avec l’utilisation massive de l’IA pour pondre des textes de qualité croissante, il est souvent difficile de savoir ce qui a été généré par IA ou écrit par un humain qui se serait un peu excité sur son clavier. En recherchant sur Google l’expression « détecteur de texte généré par IA », j’en ai pris cinq sur la première page des résultats.

À savoir :

Le protocole de test est simple. J’ai fait générer un court article – moins de 700 mots – à Copilot en lui disant d’utiliser mon style habituel. Mais voyons ce que cela donne en vidéo.

Vous l’avez vu, la détection est partiellement dans les choux… Entre les détecteurs et les IA génératives, c’est un peu un jeu du chat et de la souris, chacun des deux camps essayant d’avancer plus vite que l’autre.

Pour conclure ? On peut dire que l’on a pas le cul sorti des ronces pour le moment. Bien entendu un test avec une douzaine de sites différents aurait été plus scientifiquement correct, mais déjà avec ce rapide test, on s’aperçoit que la détection a beaucoup de chemin à parcourir.