Vieux Geek, épisode 283 : « L’Ile » d’Alain Massoumipour… Jeu d’aventure mythique du monde CPC français.

J’ai déjà eu l’occasion de l’évoquer régulièrement sur le blog, l’Amstrad CPC a été l’ordinateur qui m’a permis de débuter l’informatique personnelle.

Dans plusieurs épisodes, j’ai évoqué les jeux d’aventures et de rôles sous plusieurs aspects :

La liste est tout sauf exhaustive. Mais je n’ai pas parlé d’un titre qui est mythique dans le monde des jeux d’aventures francophones sur Amstrad CPC, « L’ile » développé par un certain Alain Massoumipour qui participa durant des années au mythique magazine Amstrad 100%.

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Vieux Geek, épisode 282 : MenuetOS, l’OS écrit en assembleur qui tenait sur une disquette.

Cet article est en quelque sorte la suite de l’épisode 29 des projets un peu fou du logiciel libre, et aussi de l’épisode 281 de la série Vieux Geeks.

MenuetOS est un projet d’OS écrit en assembleur dont la première version remonte au début des années 2000. Tout comme pour la disquette de démo de QNX, l’ensemble tient sur une disquette, soit sur un espace de seulement 1,44 Mo.

Le projet est toujours développé en 2021. Mais il faut se replonger en l’an 2000 pour comprendre quelle claque technique cela fut. Pour l’énorme majorité des personnes équipées en informatique, l’OS, c’est MS-Windows 98 voire 98Se. Il y a bien l’épaisseur du trait comprenant le monde linux et BSD libre. Pas franchement différent de la situation en 2021, mais passons.

Imaginer qu’un OS démarre en mode graphique depuis une disquette, c’est une claque puissance 1000. Et c’est pourtant ce qu’arrivait à faire à l’époque Ville Turjanmaa.

La première version, celle en 32 bits est publiée sous license GPLv2 classique. À partir de 2005, une version en assembleur en 64 bits est proposée, mais sous une license qui n’est pas ouverte. En effet, celle-ci interdit la décompilation, le désassemblage ou la rétro-ingéniérie sauf autorisation des auteurs.

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Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 29 : KolibriOS, un OS entièrement écrit en assembleur.

Dans un article vieux geek daté du 24 juillet 2021, je parlais de la démo de QNX qui tenait sur une disquette.

Dans un commentaire, Mic a parlé d’un projet d’OS qui est dérivé de MenuetOS (qui fera sûrement l’objet d’un article vieux geek dédié) qui s’appelle KalibriOS. Il a depuis longtemps dépassé la symbolique disquette en terme de taille, mais il est très complet et surtout il est d’une rapidité sans équivalent dans le monde des OS.

Ce projet est disponible sous la license GPLv2, et a une logithèque des plus fournies, même pour une version « live » qu’il est très dur d’installer sur un disque dur. Je pense même que l’installation d’une des premières Debian (celle de l’époque 1993-1996) est moins laxative.

Mais peu importe. Un OS entièrement écrit en assembleur, ça dépote pas mal, même s’il y a des ralentissement liés au côté « live » de l’ensemble.

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Vieux Geek, épisode 281 : Quand QNX proposait une démo de son OS qui tenait sur une disquette…

De nos jours, il est fréquent d’avoir des OS qui démarrent sur des clés USB, après des versions sur DVD et sur CD auparavant, tout cela remontant à l’époque glorieuse de DemoLinux, dont j’ai parlé dans l’épisode 18 de la série en août 2013.

On était en 1999, et ce ne fut pas l’un des premiers projets à proposer des versions d’essai. QNX, connu pour l’OS éponyme qui est un des grands noms de l’informatique embarquée décide de pousser le bouchon et de proposer une démo qui ne tenait pas sur un CD (600 Mo), mais sur le support qui l’avait précédé, la disquette.

Oui, une image disquette à copier sur une disquette en bonne et due forme d’une capacité de 1,44 Mo.

Même si la démo était limitée en terme de support matériel, on pouvait avec un peu de chance se connecter à l’internet… Car sur la disquette, il y avait l’OS, mais aussi l’interface graphique et un navigateur web compatible HTML 3.2, la norme en cours à l’époque, en 1999.

J’ai donc récupéré l’image sur Winworld PC et avec Dosbox-X, j’ai réussi à créer une disquette démarrable que j’ai utilisé dans PCEm… J’ai décidé de vous montrer la création de l’image de la disquette en direct avec le reste. Voici donc une vidéo du résultat, que ce soit la création de l’image de la disquette ou de la démo en action.

Il n’y a pas à dire, c’est franchement impressionnant. Surtout pour un OS qui date de 1999. Dommage que je n’avais pas le support du circuit réseau sinon j’aurais bien rigolé 5 minutes avec les sites modernes sur QNX.

Il y a pas à dire, les développeurs de QNX savaient ce qu’optimiser du code signifie…

Heureusement qu’il y a des personnes sérieuses dans le monde du logiciel libre :)

J’ai l’habitude de me moquer des travers du monde du logiciel libre, avec les dérives comme la dictature du choix, les distributions GNU/Linux redondantes et / ou inutiles, certains forks à la con comme pour Audacity.

Il y a une dizaine de jours – au moment où je rédige cet article – je parlais d’une série de bugs que j’avais rapporté. La semaine était tellement orientée bugs, qu’un deuxième article avait vu le jour.

J’ai pu apprécier le sérieux de certains développeurs ou d’équipes de développement qui ne prennent pas les problèmes par dessus la jambe. Ça fait toujours plaisir.

Prenons donc les bugs un par un.

Le bug avec Xorg 1.20.12 ? Il est en cours de résolution. Il y avait plusieurs couches à appliquer. Autant dire que le bug est virtuellement corrigé.

Le bug de compilation dans Qemu ? Corrigé lui aussi, même si un autre bug rend l’utilisation du duo qemu 6.1 en cours de finition et VirtualManager un brin laxatif 🙁

Pour finir le premier billet qui parlait de la semaine à bug, le problème rencontré pour la compilation de Vice semble être lié à gcc 11.1.x. Heureusement que clang existe pour le remplacer !

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Après 43 épisodes consacrés aux distributions GNU/Linux Franchement Inutiles, quel bilan ?

Il y a environ 5 ans, durant l’été 2016, devant le nombre toujours plus important de distributions dont l’intérêt était proche de zéro, je lançais quand j’étais encore youtubeur, la série des DGLFI. J’ai depuis migré l’ensemble sur mon compte peertube.fr.

Depuis, en comptant les épisodes bilans et les épisodes réguliers, je suis arrivé le 19 juillet 2021 au 43ème épisode que vous trouverez ci-dessous.

Dans l’épisode qui faisait le bilan de la première « saison », sur 11 distributions, il en restait 8 en vie, cf la capture d’écran ci-après.

Depuis, la SwagArch et la Cubuntu nous ont quitté. Donc 6 sur les 11 de la première « saison » des DGLFI.

Pour la saison 2, allant de l’épisode 13 au 25, bien que la vidéo bilan se limitait à l’époque à l’épisode 21, à cause d’un recul trop faible pour les épisodes 22 à 24.

Sur les 9, 2 étaient mortes. Depuis, la CondresOS, la NetRunner Rolling, la RareOS nous ont quitté. Ce qui ne fait plus que 5 projets qui ont survécu.

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Un peu plus de dé-GAFAM-isation : Funkwhale pour héberger sa musique.

Fin mai 2021, je faisais un bilan de ma dé-GAFAM-isation. Ce n’était pas trop mal : agenda auto-hébergé (plus de Google Agenda) sur un Raspberry Pi 2, serveur pour héberger le blog et l’instance peertube (Youtube uniquement en tant que « spectateur »).

Je disais aussi ceci :

[…]
Le reste n’a pas bougé, même si j’envisage fortement – j’ai un serveur qui héberge le blog et qui peut me laisser entrevoir l’hébergement d’une copie de ma musique en ligne en utilisant un service comme Funkwhale.
[…]

Ce dernier point a été traité. Depuis la mi-juin 2021, j’ai une instance privée FunkWhale qui héberge mes quelques 100 Go de musique. Étant donné que j’étais encore à l’époque avec une connexion VDSL2, cela m’a pris une petite semaine pour tout envoyer. Avec la fibre ? Une après-midi aurait été suffisante je pense, même si le traitement des fichiers était un peu long.

Mais c’est fait. On dit souvent que l’informatique est l’école de la patience, c’est le cas. J’avais été franchement déçu par Youtube Music qui ne permettait de réduire l’application dédiée que si on s’abonnait auprès de Google. Autant dire que quand j’ai purgé la bibliothèque importée, j’ai senti un grand ouf de soulagement.

Voici donc un aperçu de la vue albums de mon instance Funkwhale. Vous remarquerez que j’ai caché l’adresse. Même si vous pouviez la deviner, vous ne pourriez pas y accéder. L’ami qui a mis en place l’instance l’a bien sécurisée. Sans rentrer trop dans les détails, seules certaines adresses IPs sont admises… Les miennes, ce qui est logique après tout 🙂

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La semaine à bug continue… Quand il n’y en a plus, il y en a encore !

Dans un précédent article, je disais que je passais une semaine où je rapportais chaque jour – ou presque – un nouveau bug.

Le 14 juillet n’a pas été exempt d’un rapport d’un bug. Cette fois, concernant Dosbox-X et le support des modes graphiques des machines Amstrad PC1512/1640. Tout est parti d’une remarque postée par Benedikt Freisen sur les modes graphiques de l’Amstrad PC1512/1640dont j’ai parlé dans un article vieux geek en août 2020 – qui parlait d’une étrangeté avec un mode CGA pseudo-monochrome.

J’ai donc voulu vérifier et quand je lançais Dosbox-X avec comme option machine=amstrad, j’avais droit à un plantage en beauté.

J’ai donc rapporté le bug, et je me suis aperçu que cette régression fut introduite entre Dosbox-X 0.83.13 (sorti début mai 2021) et la version 0.83.14 (sortie en juin 2021).

Après quelques conseils pour pouvoir détecter le jour de la régression – et soyons fous – l’ajout de code responsable de celle-ci, je me suis mis à la longue recherche. Après un faux départ, j’ai décidé de prendre les choses de manière plus méthodique. J’ai pris la référence de la dernière modification de chaque jour.

Pour retrouver le code, j’ai utilisé la commande : git checkout référence

Ensuite, j’utilisais le script de compilation build, puis j’allais dans le répertoire src pour lancer le dosbox-x obtenu. Si ça plantait, je passais au jour précédent, sans nettoyer l’ensemble auparavant avec un make distclean, en réinitialisant le dépot git (pour ne pas avoir de problème de branche orpheline) avec la commande git switch -.

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Vieux Geek, épisode 280 : et si on était un peu hors série ?

C’est en discutant avec une personne sur le réseau (a)social Mastodon que je me suis souvenu d’un site que j’avais créé et maintenu entre fin 1998 et fin 2002. Un site où je regroupais des easter eggs, des petites parodies rapidement faites sous GIMP.

À l’époque, j’étais encore en connexion RTC puis RNIS (dont le nom commercial était Numéris). Il est vrai que je me fournissais en matière sur le site « The Easter Egg Archive ».

À l’époque j’avais acheté un nom de domaine qui transitait via un hébergeur qui a disparu dans l’explosion de la bulle Internet et qui s’appelait citeweb.net.

J’avais tout codé à la main – quand ce genre d’activité était encore possible – en utilisant les frames qui ont disparu dans les années 2005-2010. Je pensais que tout le contenu était perdu à jamais, mais via l’Internet Wayback Machine, j’ai pu retomber sur des captures du site plus ou moins complète, plus ou moins utilisables.

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Tenacity et Sneedacity, les deux forks principaux d’Audacity 3.x.

Quand Audacity 3 est sorti, un scandale est arrivé avec lui. Après son rachat par Muse Group, une télémétrie que l’on peut qualifier d’agressive a été rajoutée. Avec une politique de confidentialité assez bizarre. En effet, en recherchant des informations, je suis tombé sur cet article du Monde Informatique du 5 juillet 2021.

Je cite :

Cette politique de confidentialité interdit également aux personnes de moins de 13 ans d’utiliser le logiciel, ce qui, comme le précise FOSS Post, constitue une violation de la licence GPL utilisée par Audacity.

Il n’en fallait pas moins pour que le code source d’origine soit recopié pour être purgé de la partie télémétrie. Deux projets sont apparemment les plus vivaces : Tenacity et Sneedacity. Le premier étant la suite du fork lancé par un développeur au pseudo de Cookie Engineer, l’autre par la communauté de 4chan.

Il s’en serait suivi une campagne de harcèlement à cause du nom du logiciel, allant apparemment jusqu’à des menaces au couteau… Pour l’instant, tout ceci est à prendre avec des pincettes.

Plus d’infos sur ce bug de github et sur un fil reddit.

Pour tout dire, je ne sais pas quoi penser d’une telle déclaration. J’ai voulu voir si les deux forks en question étaient disponibles sur le grand livre de recettes qu’est AUR. Au 13 juillet, je n’ai pu trouver qu’une recette pour Tenacity. Le fork Sneedacity semblant être ignoré pour le moment.

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« First Blood », premier et meilleur film de la saga John Rambo ?

J’ai toujours considéré la série John Rambo comme un ensemble de films d’action ressemblant à des films de commande pour la propagande de l’époque de Ronald Reagan, combattant les méchants viet-namiens ou encore les méchants afghans et soviétiques. Rambo 2 est sorti en 1985 et le 3 en 1988.

C’est en écoutant la pluie tomber en ce 13 juillet – ou octobre en avance ? – que j’ai eu envie de voir le premier film de la saga John Rambo, celui sorti en 1982. Car j’avais entendu dire que ce n’était pas un bête film d’action.

Je dois dire que j’ai adoré le film, bien que n’étant pas franchement amateur de ce genre cinématographique.

Replaçons-nous dans le contexte de l’époque. Silvester Stallone sort tout juste du succès du deuxième film de la saga Rocky Balboa qu’il intègre le film basé sur le roman de David Morell sorti près de 10 ans plus tôt en 1972.

John Rambo est un ancien béret vert, vétéran du conflit qui secoua la péninsule indochinoise entre 1961 et 1975. Le film commence alors qu’il est à la recherche d’un de ses camarades de combat. Il apprend que ce dernier est mort quelques mois plus tôt d’un cancer lié à l’agent orange.

Il repart donc sur la route, et arrive dans la petite ville de Hope où le shérif Teasle, incarné par Brian Dehenny – le prend pour un vagabond. Il l’emmene jusqu’à la sortie de la ville. John Rambo étant écoeuré décide de faire demi-tour et il est arrêté assez violemment. Il est par la suite maltraité par les hommes du shérif ce qui refait monter en lui les souvenirs douloureux des maltraitances subies.

Il s’évade et s’ensuit une chasse à l’homme qui est le thème principal du film. On n’est pas face à un soldat entraîné à tuer mais face à un vétéran qui se fit cracher dessus dès son retour par les mouvements pacifistes qui rejettait aussi bien la guerre au Viet-Nam – à raison vu comment la chute de Saigon s’est déroulée – mais aussi les vétérans qui ne revenait pas complètement intacts.

Il faut se souvenir qu’en 1982, la guerre du Viet-Nam est à peine fini depuis un peu plus de 6 ans. Autant dire que cela a été un film – surtout avec le dénouement qui arracherait des larmes au coeur le plus dur – qui a marqué et qu’il faut revoir, même si sur certains plans, il fait son âge.

Y a pas à dire… Il y a des semaines à bugs…

Il y a des semaines qui commencent en fanfare sur le plan informatique. Celle qui a commencé le 12 juillet est une semaine qui va être bien chargée côté bugs rapportés sur les différents projets que j’utilise au quotidien.

Aveu préliminaire : j’utilise pas mal de logiciels en version de développement, il est donc normal que je sois face à des bugs. Pour être plus clair, oui, je cherche la merde.

Tout a commencé dimanche 11 juillet dans l’après-midi. En voulant mettre en place une machine virtuelle avec EndeavourOS à l’intérieur, je m’aperçois de la présence de plantages avec LightDM. En fouillant sur l’outil de suivi de bugs d’Archlinux, je tombe sur une entrée qui colle à mon problème.

Je finis par trouver le bug correspondant sur l’outil de suivi de Xorg, et après avoir recherché le code responsable, je trouve l’ajout qui semble être responsable du merdier.

Premier bug de la semaine en voie d’avancement pour la correction. Le deuxième est plus marrant, car on pourrait parler de bug en cascade. Je m’explique.

Je suis utilisateur et mainteneur sur AUR de qemu-git, la version de développement de Qemu qui est un peu la version 100% libre de VirtualBox. Oui, je sais que les puristes vont sortir les torches et préparer le bûcher pour m’y faire cuire comme une merguez, mais c’est pour l’image.

Aux alentours du 7 juillet, j’avais rapporté un bug de compilation qui faisait que le processus s’arrêtait très tôt. Un correctif a été créé et ajouté dans un lot d’autres correctifs. Pour le moment, tout allait bien. Mais non.

Je tente donc lundi après-midi de faire compiler une nouvelle version de développement pour voir si le code ajouté est correct. C’est le cas, mais j’ai droit à un nouveau plantage plutôt tardif du processus de compilation.

J’ai donc ouvert un autre bug dans la foulée… On parie que le correctif pour ce problème fera exploser en vol une nouvelle fois la compilation ?

J’ai aussi parlé rapidement d’un bug que j’ai découvert dans la version de développement de Dosbox-X, mais je vous renvoie à l’article correspondant.

Déjà 4 bugs, et on est que mardi matin… Mais quand on aime, on ne compte pas.

Ce matin, je voulais faire compiler le code de développement de l’émulateur Vice (Commodore PET, Vic20, C64/128, Plus4) et j’ai eu droit à un autre bug de compilation.

Un cinquième bug, le quatrième que j’ai ouvert en l’espace de moins de 36 heures, rédigeant ce billet vers 10 h 00 du matin.

Sur le forum d’EndeavourOS, j’ai pris comme « surnom » sur ma fiche un humoristique « Bugman approved! ». À croire qu’en ce moment, ça me colle bien à la peau !

Sans rejouabilité digne de ce nom, quel intérêt pour les jeux vidéos ?

J’adore les jeux vidéo. J’ai commencé avec les Game & Watch, puis j’ai continué sur diverses plateformes, même si le plan des titres commerciaux pour le monde du PC, je me suis arrêté à l’époque de Doom 3 / Quake 4, donc vers 2004-2005. C’est pour moi l’époque qui a marqué le début de la course à l’esthétique au dépend de la jouabilité et du plaisir qu’on pouvait tirer d’un jeu donné.

Dans la liste des jeux que je relance avec toujours autant de plaisir, il y a des classiques qui ont marqué leurs époques respectives, liste non exhaustive bien entendue :

  • Dans le monde des FPS : Wolfenstein 3D, Doom/Doom II, Quake ou encore Unreal Tournament premier du nom
  • Dans le monde des jeux de stratégie temps réel : Starcraft premier du nom, même si je me fais très vite éclater en beauté
  • Dans le monde des jeux d’aventures : les trois premiers Monkey Island, The Dig ou encore Flight of the Amazon Queen
  • Pour les jeux d’arcades via Mame : Dragon Ninja, Shinobi, Shadow Dancer, Tetris, Final Fight.

Si on parle du monde « homebrew » (celui des jeux développés par des particuliers pour une architecture donnée, que ce soit un ordinosaure ou une consolosaure comme la NES), il y a quelques titres qui m’ont marqué ces dernières années pour leur qualité et leur possibilité d’y revenir après avoir fini une première fois le jeu.

Après avoir passé près de 4 ou 5 mois sans faire la moindre partie de Planet-X3 (que j’ai rincé en mode facile), j’ai eu envie de voir si la rejouabilité était au rendez-vous. Et c’est le cas. Plus d’un an après l’avoir acheté et après plusieurs mois de pause, j’ai pris à nouveau du plaisir à parcourir les cartes du jeu. J’ai même poussé le vice à utiliser un port expérimental du jeu qui propose le support du MIDI.

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Dosbox-X ou PCEm pour les vieux jeux MS-DOS et MS-Windows 1.x à 3.x ?

Dans la cadre de ma série de billets « Vieux Geeks », j’utilise très régulièrement des jeux sous MS-DOS, voire parfois des vieux MS-Windows de la génération 1.x à 3.x. Cependant, il existe au moins deux outils qui peuvent s’avérer utile : Dosbox-X (un des meilleurs forks de Dosbox sur le plan ergonomie) et PCEm qui est plus orienté émulation de vieux PC (comme l’IBM PC 5150, le Tandy 1000 par exemple).

Dans l’épisode 83 de ma série de vidéos « C’est trolldi, c’est permis », j’avais utilisé Dosbox-X pour émuler l’environnement matériel et logiciel minimal requis pour lancer Doom… J’ai bien dit lancer, pas jouer 🙂

Je me suis demandé si les résultats obtenus étaient réalistes. J’ai donc pris PCEm et j’ai reproduit l’expérience en prenant un PC émulé avec un 386SX, 4 Mo de mémoire vie, un MS-DOS 3.3, etc… J’ai enregistré l’ensemble même si j’ai un brin galéré dans la dernière partie de la vidéo.

Ma conclusion est assez pragmatique : les deux se complètent. PCEm sera vraiment pratique si j’ai besoin d’un vieux MS-Windows ou d’utiliser un matériel émulé uniquement par PCEm, comme une carte vidéo Plantronics par exemple.

D’un autre côté, des jeux bien ennuyeux à lancer et qui demandait de créer des disquettes de démarrage pour avoir la bonne quantité de mémoire vive conventielle, de mémoire paginée (EMS) de mémoire étendue (XMS) passeront mieux avec Dosbox-X.

C’est donc souvent du « cas par cas » en fonction du logiciel à faire fonctionner. On est ici plus dans la complémentarité que dans la concurrence frontale.

Vieux Geek, épisode 279 : Bastet, le Tetris qui vous fera détester Tetris.

Je dois l’avouer, il y a deux genres que j’aime beaucoup : les FPS et les Tetris. J’ai claqué des sommes folles quand j’étais lycéen dans la borne d’arcade de la maison des jeunes d’Arcachon.

Même si cela remonte à 30 ans, j’ai encore honte d’avouer la somme faramineuse qui a été dévorée par la borne d’arcade.

Quand je suis arrivé sur Linux, j’ai recherché des clones de Tetris et je suis tombé sur l’excellent LTris que j’ai évoqué dans l’épisode 164 de la série Vieux Geek en septembre 2019.

Dans la série des clones de Tetris, il y en a un qui se distinguait de part son principe : proposer la pire pièce à chaque fois. Son petit nom « Bastet » pour « Bastard Tetris ». Et je peux vous confirmer qu’il est spécialement vicieux dans ce domaine. Je tiens à remercier SuperMarioS de l’avoir évoqué au détour d’une conversation.

C’est un jeu en ncurses qui se joue dans un terminal. Il a connu son heure de gloire du début des années 2000 jusqu’au milieu des années 2010. Le site officiel annonce comme dernière version la 0.43.1 datant de 2014.

Cependant, si on va sur le dépôt github, la dernière version date de 2017, la 0.43.2.

Mais le plus simple est de vous montrer cette purge en action.

Oui, j’ai rapidement perdu et encore j’étais au niveau de difficulté normale. C’est un Tetris qui se mérite, même si vous aurez souvent envie de l’envoyer à la corbeille.

Bonne découverte !