En vrac’ de fin de semaine…

Petit en vrac’ en ce quatrième vendredi du mois de mai 2026.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • Après OpenSuSE, au tour de Fedora de virer le Deepin Desktop Environment de sa logithèque.
  • Dans la série « Vous allez foutre la paix à Debian, oui ? », je demande la Shadowfetch Linux, orientée création de contenu.
  • Dans la série « Vous allez laisser Archlinux tranquille, oui ? », je demande la Solara Linux. Une base Archlinux avec KDE, un noyau personnalisé non installable par défaut et un installateur un peu bizarre et à moitié cassé 🙁
  • Attention, jeu qui envoie du lourd. La suite des classiques « Impossible Mission » 1 et 2 pour le Commodore 64 vient d’être publié par Psytronik sous le nom de « Impossible Mission III ».
  • Bien qu’il soit encore en plein développement, un rogue-like du nom de « Mazes of Malice » vise les capacités du C64 ultimate, surtout l’option de mettre un CPU « overclocké » par rapport au CPU original pour avoir le maximum de fluidité.

Côté culture ?

Rien cette fois-ci.

Pour finir, une vidéo « C’est trolldi, c’est permis » un brin rétroludique 🙂

Sur ce, bonne fin de week-end !

Confession d’un rétroludiste : les ordinosaures 16 bits, ça me laisse froid…

Ça me laisse froid de nos jours. Mais je me souviens qu’à l’époque, fin des années 1980, début des années 1990, je bavais sur les publicités de jeux qui proposaient des captures d’écran des versions pour le duo / duel Atari ST et Commodore Amiga. Je voyais des graphismes que je ne pourrai jamais avoir sur mon vieil Amstrad CPC.

Je me souviens ensuite des enfants de couples aisés – quand j’étais au lycée – qui s’échangeaient durant la pause de 10 heures des disquettes dans un premier temps pour pirater des jeux pour l’Atari ST, puis un ou deux ans plus tard, pour le Commodore Amiga. J’avoue que j’étais un peu jaloux. Les machines dont je révais étaient inabordables pour le budget familial.

On parlait de machine à au moins 3000 francs en 1989, soit environ 848€ de nos jours. Une somme non négligeable à sortir. Quant au coup des disquettes vierges en 3 pouces et demi, je ne m’en souviens pas. Mais ça devait être toujours plus abordable que la disquette 3 pouces pour mon Amstrad CPC qui coûtait 20 francs en 1989 soit 5,66€ de nos jours.

Pour mémoire, le SMIC net en 1989 était de 5000 francs environ, soit 1413€ de nos jours. On s’aperçoit facilement de l’investissement d’un ordinateur à l’époque, pire s’il était de la génération 16 bits.

Je ne nie pas que les capacités du duo Atari ST et Commodore Amiga explosaient la concurrence. Mais ils étaient inabordables pour nombre de passionnés d’informatique. Et à l’époque être passionné d’informatique, ça vous laissait une drôle d’étiquettes sur le dos.

Mais de nos jours, ces machines – j’ai eu un Commodore Amiga 1200 en 1993 – ne m’attirent plus autant. Leur scène homebrew bien qu’actives semblent l’être moins que celle du Commodore 64 par exemple. Et quand des nouveaux jeux homebrew sortent pour l’Amiga, c’est souvent pour des ordinateurs gonflés à grand coup de mémoire et de carte accélératrice.

Quant à la scène de l’Atari ST, j’avoue ne pas la connaître, donc je resterai muet ici. Et vous, les ordinosaures 16 bits vous laissent de marbre ?

NuTyX en machine virtuelle, bilan final de l’expérience.

Le mois est donc passé, à deux jours près étant trop occupé le 22 mai pour publier le billet ce jour-là, et je dois dire que j’ai été plus qu’agréablement surpris par son déroulement. Il n’y a eu qu’une grosse mise à jour, celle du passage de Plasma 6.6.4 vers la version 6.6.5. Une grosse centaine de paquets qui ont pris une petite dizaine de minutes, le goulot d’étranglement étant la vitesse de récupération des paquets.

Comme je l’avais dit dans le billet bilan intermédiaire, j’ai utilisé Discover pour installer les flatpaks de Vice et de Dosbox-X. J’ai bien tenté la création de paquets natifs dans un chroot pour être certain de leurs compilations, mais je suis face à un bug à la con avec VMWare qui me casse l’outil rsync. Or celui-ci est utilisé pour les pré-requis de la construction ou la création de paquets.

L’expérience a été agréablement ennuyeuse. Aucun problème de mises à jour, aucun logiciel ne se lançant plus après une mise à jour. Le suivi noyau – qui a été mouvementé récemment avec des failles se suivant à la queue-leu-leu – est plus que correct.

Le projet est solide, plus que dans mes souvenirs qui sont assez anciens. Et maintenant que c’est devenu une rolling release, mis à part la sortie d’images ISO plus à jour de temps à autres, rien ne vient casser le train-train routinier qui s’installe avec la distribution.

C’est un projet qui donne des leçons aux dernières pourritures sorties et qui sont sur la liste d’attente de Distrowatch. En un mot comme en cent : reposant.

En vrac’ de milieu de semaine…

En vrac’ moyen en ce troisième mercredi de mai 2026.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • La distribution basée sur Debian GNU/Linux de la semaine. La polonaise CookieOS avec au choix des sessions personnalisées de Gnome, Plasma et Xfce.
  • La distribution basée sur Linux Mint de la semaine. La viet-namienne CaramOS.
  • Debian vers de sortir la cinquième révision de la Debian GNU/Linux Trixie alias 13.5.
  • Le projet Mageia vient d’annoncer la sortie de la version release candidate 1 de la Mageia 10. Pour les utilisateurs et utilisatrices de Mageia, l’attente de la version 10 touche à sa fin. Notes de publication.
  • Ainsi que la sortie de la quatorzième révision de la Debian GNU/Linux Bookworm alias la Debian GNU/Linux 12.14.
  • Fan de BSDs libres ? Alors la sortie de la OpenBSD 7.9 vous ravira.
  • Si vous aimez les jeux de gestion de cités en tour par tour, la suite de l’excellent jeu « Rise of Babylon » pourle Commodore 64 vient de sortir sous le nom de « Pharaoh’s Legacy » toujours sur l’ordinosaure de Commodore. En plus de la ville, vous devrez gérer votre héritage et votre pyramide. Bonne chance !

Côté culture ?

Rien cette fois.

Sur ce, bonne fin de semaine !

Souvenir d’un vioque, épisode 4 : Le tableau noir et la craie, incontournable dans les années 1980.

Le tableau noir, c’était un bloc de bois et d’ardoise, un peu cabossé, un peu terne, mais diablement vivant. On y écrivait avec de la craie, cette petite baguette blanche qui se cassait dès qu’on appuyait trop fort. Elle crissait parfois, faisant grincer des dents des générations d’écoliers. Mais elle avait ce charme tactile que les écrans n’auront jamais.

La poussière de craie, c’était presque un personnage à part entière. Elle s’accrochait aux doigts, aux manches, aux cheveux. Elle formait un petit nuage quand on effaçait trop vite, un nuage qui sentait l’école, le sérieux, l’effort. Sans oublier les séances de frappe avec les brosses à effacer sur les murs et les troncs d’arbres. Gare aux personnes allergiques à la dite poussière, c’était une arme de destruction massive à elle-seule.

Maintenant, on a des tableaux interactifs, des stylets numériques, des surfaces qui brillent plus que les yeux d’un élève le dernier jour avant les vacances. C’est pratique, oui. C’est propre, oui. C’est moderne, évidemment.

Mais c’est froid. Ça ne crisse pas, encore heureux ! Ça ne laisse pas de traces sur les doigts.

On a troqué la poussière contre des pixels, la craie contre des menus déroulants. Et on a perdu ce contact physique avec les tableaux noirs, et notre peur qui torturait les intestins quand on était appelé à corriger un exercice de maths en direct avec le ou la prof qui semblait dégager une dose de sadisme. Voir souffrir l’élève, c’était un plaisir de fin gourmet à l’époque.

Et un lâche soulagement quand on n’était pas appelé. Il fallait juste le cacher, rester discret.

Aujourd’hui, tout est propre, net, calibré. Mais parfois, juste parfois, on aimerait réentendre ce petit tchik-tchik de la craie qui court sur l’ardoise… Ou pas !