« Dua Min » de BIRTAWIL, du bon drone industriel.

J’ai pris connaissance de cet album après avoir été contacté par Watts Next?, un label qui m’avait déjà fait connaître le groupe « Pôle Nord » et leur EP Archipel.

Cette fois on se plonge dans du drone industriel – qui sauf erreur de ma part – a des liens de parenté avec le metal industriel avec des groupes phares comme Nine Inch Nails. Autant dire que cet album avait déjà de quoi me séduire.

L’album est constitué de 6 pistes et dépasse de peu les 42 minutes. Une moyenne de 6 minutes par piste, c’est plutôt honorable.

Dès la première piste, « Sento », on entre dans le vif du sujet. Une ambiance un peu lourde, oppressante, mais sans tomber dans l’excès. Il y a une espèce de dialogue entre une guitare solo et un ensemble de percussions qui donne son rythme à la piste. On retrouve le même dialogue dans la deuxième piste « Ceesto », bien que la guitare joue un peu plus sur une sensation de détresse.

La transition avec la troisième piste « Malpleno » se fait en douceur, et on a droit à un petit peu de piano. Sans oublier une guitare bien seule par moment, mais qui domine les pistes.

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Vieux geek, épisode 411 : Ah la grande époque des jeux vidéo qui ne sortaient qu’une fois finis…

Quand j’ai commencé l’informatique personnelle, en 1988, j’avais acheté quelques logiciels – ludiques ou pas – pour mon Amstrad CPC 6128. Bien entendu, il y avait les limitations des ordinateurs 8 bits, mais pour une personne qui ne connaissait presque rien en informatique à l’époque, c’était de la magie à l’état pur.

Et surtout, il y avait quelque chose de complètement différent avec les jeux des années 2020. Les équipes de développement devaient se sortir les doigts du cul pour pondre des jeux à la fois plaisant et esthétique. Mais il y a une espèce de peste, c’était les ports en provenance du ZX Spectrum sans rien modifier ou presque.

J’avais parlé des Speccy ports en janvier 2017. Et je ne sais combien de jeux ont été ainsi porté à la va-vite, juste histoire de sortir quelque chose.

En clair, les jeux sortaient quand ils étaient terminés, peu importe que ce soit de sombres merdes ou des réalisations de qualité. L’arrivée des premiers jeux à correctifs post publication, ça remonte au jeu vidéo sur le PC, vers 1992-1993. En effet, quand Doom est sorti fin 1993, il connaitra les versions 1.0, 1.1, 1.2, 1.25 (si, si c’est possible), 1.666 (en synchronisation avec Doom II), 1.7, 1.8 et 1.9. Le tout entre 1993 et 1995.

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En vrac’ de milieu de semaine…

Petit en vrac’ en ce dernier mercredi de février 2026.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • La base Debian de la semaine, avec Openbox et Tint2. Son nom « Deadbang ». Le plus marrant ? Sur la page du projet, on lit cela : « Please do not submit this project to DistroWatch »… Devinez où je l’ai trouvé 😀
  • Si vous aimez les jeux à la difficulté punitive, alors le port pour ordinateurs Commodore Aga (1200 et 4000) de « Ghosts’n’Goblins » sera pour vous.
  • Si vous aimez les jeux à la Sokoban, alors « Tony Do It » pour les ordinateurs Atari 8 bits sera pour vous.

Côté culture ?

Rien cette fois-ci.

Une vidéo des « Tutos à la con de Tonton Fred », consacrée à Archlinux et Plasma…

Sur ce, bonne fin de semaine !

De Gnome vers KDE, récit d’une migration sans trop de casse.

D’aussi loin que je puisse me souvenir, j’ai toujours utilisé des environnements utilisant GTK, que ce soit Gnome 2.x, 3.x, 40 et suivants, Xfce ou encore Mate. J’avais bien fait une escapade de quelques semaines sous KDE 4.3 en 2009. Donc, ça faisait 17 ans – en arrondissant – que j’étais resté dans la même famille.

Mais pourquoi migrer après tant d’années ? D’un côté, la lassitude de Gnome, la trop grande légereté de Xfce et le développement ralenti de Mate ont été des facteurs qui sont entrer en ligne de compte. Pas que je n’aime plus Gnome, mais son ergonomie commence à me lasser. Les restrictions constamment appliquées, les limites de Nautilus, ou encore le fait qu’il faille jouer des extensions pour avoir quelque chose de vraiment utilisable – quoique je n’abusais pas des extensions justement ! – m’ont lassé.

Autre point, sur les machines virtuelles que je garde pour des expériences plus ou moins long terme, que ce soit la NixOS unstable, la Mageia 10 alpha ou encore la Chimera Linux, dans les trois cas je me suis dirigé vers KDE. Et pour les images ISO que je teste, dans 75% des cas, c’est Plasma qui est installé.

Donc il était logique que je passe mon portable un peu poussif à cause d’un disque dur mécanique – j’ai bien un SSD, mais après avoir démonté 16 vis, j’ai été coincé par le lecteur optique qui se mettait en travers de mon chemin – de Gnome vers Plasma.

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Vieux geek, épisode 410 : Clearview de Wang, un demi MS-Windows 3.0 ?

Il est bien connu que MS-Windows n’a commencé à avoir du succès qu’avec sa version 3.0 sorti en 1990. MS-Windows 2.x dont j’ai parlé en mars 2019 avait connu quelques évolutions intéressantes, dont le fait d’avoir des fenêtres flottantes et superposables, ce qui vaudra un procès intenté par Apple.

Cependant, cela n’a pas empêché des éditeurs tiers de proposer des surcouches pour rendre l’utilisation de MS-Windows plus agréable. Parmi eux, il y a Wang qui proposa entre 1989 et 1990 son Clearview qui se rapproche vraiment de l’ergonomie générale de MS-Windows 3.0. Peut-être que des captures d’écrans avaient fuité dans des articles et Wang s’en est inspiré.

Clearview vient sur une disquette et l’installation se fait en mode graphique. D’ailleurs, dans la vidéo ci-dessous, je n’ai pas hésité à vous montrer l’installation de la surcouche qui claquait pas mal pour l’époque. Sans oublier une interface qui reprend pas mal d’éléments graphiques de ce qui fera le succès de MS-Windows 3.0 quelques mois plus tard.

Vous l’avez vu, modulo le fait que ce soit en monochrome, on retrouve des éléments intéressants. Mais on est loin par endroit de ce qui fera le succès de MS-Windows 3.0. Peut-on parler d’un MS-Windows 2.5 ? On peut le dire ainsi 🙂