« Chrome Horizon » pour le Commodore 64, jeu ou grosse démo technique ?

Pour commencer, un aveu : je ne suis pas à la base un amoureux des shmups. Il faut dire que j’ai été traumatisé par des jeux comme « 1942 » ou encore « Slap Fight » sur mon Amstrad CPC à la fin des années 1980.

C’est quand j’ai entendu parlé d’un shmup en développement et développé en langage C via l’outil Oscar64 que j’ai levé un sourcil de curiosité.

Le nom du jeu ? « Chrome Horizon ». Outre des ennemis plutôt massifs, et un scrolling parallaxe de toute beauté, c’est le genre de production que l’on s’attend à voir être codé en assembleur plutôt que dans un langage de plus haut niveau. Certains jeux pour C64 sont même développés en basic, comme certains jeux d’aventures textuels qui n’ont pas besoin non plus d’une vélocité extrême.

La version finale est sortie en cette fin juin 2026. J’ai profité de l’offre à prix réduit pour récupérer le jeu. Il est assez court, avec 4 niveaux, mais comme c’est le travail d’une personne seule, aussi bien pour le code, que pour les graphismes et la musique, on ne va pas faire la fine gueule.

C’est un jeu assez court, mais il reste néanmoins agréable à jouer. Si vous ne l’avez pas encore testé, alors ne regardez pas la vidéo d’une partie complète du jeu.

Évidemment, on est loin de titres plus monstrueux comme « R-Type », mais la prouesse mérite d’être souligné. Et au final, est-ce un jeu complet ou une grosse démo technique ? J’hésite vraiment entre les deux options.

L’IA a encore pas mal de progrès à faire, surtout dans le domaine musical.

Par curiosité, il y a une poignée de semaines, je me suis inscrit sur le service « Suno » qui permet de générer via IA musiques et paroles. J’en suis à 5 titres créés, que ce soit du métal progressif, du rock progressif ou plus simplement du heavy metal inspirées années 1980. Voici ma page.

Autant la musique est au point, autant les paroles… C’est surtout le cas sur la piste « Empty Chair River » (orienté rock progressif) où il est question de plantation de haricots… Si, si, je cite :  » Your mother still plants / Two rows of beans ».

Ce n’est pas pire que la plupart des chansons anglaises qui n’ont pas grand sens une fois traduite en français. Une grosse plateforme comme Bandcamp déclare en toute simplicité que les « musiques et audios générés partiellement ou complètement par de l’IA sont interdites ».

Je ne suis qu’un utilisateur de base de Suno et je n’ai nullement l’intention de publier un album avec les pistes générées par Suno. Mais l’expérience est intéressante à effectuer.

Vieux geek, épisode 418 : Juin 1996, mois de sortie du mythique « Quake » d’Id Software.

Fin juin 1996 publie la première version stable du FPS qui a succédé au duo Doom et Doom II sorti deux ans plus tôt. On est encore à l’époque à faire tout le rendu en passant par le microprocesseur. Les premières cartes d’accélération 3D comme la mythique Voodoo de 3Dfx n’arriveront que fin 1996, début 1997.

Quake est un FPS important, car c’est le premier en vraie 3D. Ici, il n’y a plus de sprites pour les ennemis, les objets ou encore les ressources. Tout est en objet 3D. Il demande une machine plutôt costaude, un Pentium 90 voire 120 Mhz avec 16 Mo de mémoire vive est indispensable.

C’est le dernier FPS pur MS-DOS, en dehors des ports qui existèrent par la suite, comme celui pour Linux par exemple. Tout est marquant.

Les zombies qui s’arrachent des morceaux pour vous blesser, les fiends qui veulent vous étriper, les ogres qui vous font goûter au duo improbable tronçonneuse et lance grenade. Les poissons qui vous mordent. Les scrags, les torses volants, qui vous crachent dessus… Sans oublier l’impitoyable shambler – devenu lourdaud en VF ? – qui vous donne des baffes et vous balance des éclairs en pleine poire.

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En vrac’ de milieu de semaine…

Petit en vrac’ en ce dernier mercredi de juin 2026.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • La distribution basée sur Debian de la semaine. Prenez une Debian 12 (pourquoi ?!) avec Plasma. Vous aurez la brésilienne tflinux. Parce que pourquoi pas ?
  • La distribution basée sur Archlinux de la semaine. C’est la Velox Linux qui propose une session KDE, le dépôt chaotic-aur et des dépôts tiers. Voila, voila, voila…
  • Attention ça va faire mal. La Steam Machine de Valve est annoncée avec un prix de départ de… 1039€, dixit Next… Merci la bulle de l’IA pour le prix imbécilement élevé des composants mémoires.
  • Le jeu rétro mignon de la semaine. Prenez le principe du snake où on doit récupérer des récompenses qui font grandir le serpent. Ajoutez-y un peu de stratégie pour récupérer la bonne récompense au bon moment pour éviter de se bloquer et vous aurez « Gravity Snake » pour le Commodore 64.

Côté culture ?

Fan de black metal instrumental et un brin atmosphérique ? L’album « Bipolarium » de NORMANDIE DEPRESSION sera pour vous. Sympa, mais à éviter en cas de passage à vide.

Sur ce, bonne fin de semaine !

Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 54 : « Les jeux de 20 heures »

Même si je n’ai pas connu les tous débuts de l’émission – commencée en 1976 et qui dura près de 11 ans – où se mélangeait la culture générale, l’improvisation, l’humour. Il y avait un trio de comédiens, d’humoristes ou d’autres personnes ayant la langue bien pendue.

Chaque émission se déroulait aussi bien en studio qu’à distance dans une ville où des personnes complètement standards tentaient leurs chances à divers jeux. Un qui m’est resté en mémoire, c’est le « Ni oui, ni non » qui est devenu par la suite un classique.

Les sommes pouvaient paraître modestes, mais à l’époque, le franc est une monnaie plutôt forte. Donc les 50 francs reçus pour avoir été selectionné pour le jeu de la fin de l’émission donne quelque chose comme 37€. Ce qui n’est pas négligeable. Quant aux 1000 francs de la phrase de Maitre Capelo – le regretté Jacques Capelovici – cela donne 755 € environ. Autant dire que ce n’était pas des petites sommes pour l’époque.

C’était une époque de jeux intelligents, loin des mascarades que seront le juste cri… Euh, je voulais dire le juste prix. Une autre époque et un autre niveau dans tous les domaines.

Et à quoi ressemblait-elle en 1976 ? Kitsch sur le plan des inscrustations vidéos, mais pas si mal que cela au final.

Il y avait le classique « Je mets 100 francs dans le nourrain » de Maitre Capelo à chaque bonne réponse à son énigme. Je regrette presque d’être né un peu trop tôt pour en profiter pleinement. Mais c’est la vie.