Mon épopée informatique. Quelle évolution en 38 ans…

Je l’ai déjà abordé plusieurs fois, mais j’ai commencé à m’intéresser à l’informatique plutôt jeune, même s’il a fallu que j’attende le Noël de 1988 pour avoir mon premier ordinateur. Un Amstrad CPC 6128 avec un processeur Z80 à 3,33 Mhz et 128 Ko de mémoire vive avec son écran couleur de 14 pouces. C’est l’ordinateur que j’ai gardé le plus longtemps avant de commencer un long chemin. Et je suis revenu sur les ordinateurs 8 bits pour le rétroludique, spécialement avec un Commodore 64 de 1985.

J’ai connu la génération des ordinateurs 16 bits avec l’Amiga 1200 et son 68EC20 – une version castrée du 68020 – à 14 Mhz et une mémoire royale de 2 Mo. Soit 16 fois plus que plus que mon premier ordinateur. Pas de disque dur à l’époque.

Je passe ensuite sur PC avec un Cyrix 486DX2 à 66 Mhz et 4 Mo de mémoire avec un disque dur de 250 ou 300 Mo. Bien que le processeur soit un 32 bits, je me trimballe durant un an le duo MS-DOS 6.22 et MS-Windows 3.11 avant de gonfler mon 486 à 12 Mo pour y installer MS-Windows 95.

Les années qui suivent me voit utiliser des Pentium classiques, puis MMX. Même un Athlon XP 1700+ en 2001-2002. Je continue avec un Pentium 4 à 2,6 Ghz de mémoire vers 2003-2004 de mémoire. Quant à la capacité de mémoire, je ne m’en souviens plus, mais ça devait tourner dans les 512 Mo. Vous me corrigerez en commentaire si je me trompe.

S’en suit une période avec le MacMini première génération avec son PowerPC G4 à 1,42 Ghz… Et 512 Mo de mémoire vive, le tout sous MacOS-X 10.4 alias Tiger. Je retourne ensuite sur PC et au fil des années je passe aux processeurs 64 bits, et je me souviens d’avoir installer Ubuntu 6.10 en février 2007. C’est vieux tout ça !

Et depuis octobre 2024, j’utilise un PC basé sur un Ryzen7 5700g à 3,8 Ghz et 32 Go de mémoire vive. La vitesse d’horloge a été en gros multipliée par mille. Quant à la taille de la mémoire vive ? Sachant qu’un Mo, c’était 8 fois la taille de la mémoire de mon premier ordinateur. Pour le Go, on multiplie par 1024. Soit 8192 fois la taille de la mémoire de l’Amstrad CPC. Et si on multiplie par 32, cela donne 262144 fois plus de mémoire. C’est un chiffre tellement énorme qu’on a du mal à imaginer une telle progression.

Ça me file le vertige. Et vous ? Sur quel ordinateur avez-vous commencé ? Dites-le en commentaire. Merci !

En vrac’ de milieu de semaine…

En vrac’ en ce deuxième mercredi d’août 2026.

Côté logiciel libre, (rétro)informatique et internet.

  • Incroyable mais vrai. Le code source de Microsoft Word 1.1a a été porté pour les MS-Windows modernes. Par contre, il faut jouer du compilateur pour l’avoir.
  • La CachyOS annonce sa version 260809 avec un sacré paquet de nouveautés et de réécriture d’outils. Impressionnant !
  • La distribution basée sur Archlinux de la semaine. La ChurrOS, hispanophone encore dans ses langes, la dernière publication au 12 août 2026 est la 0.1.1. L’environnement utilisateur est Niri.
  • La distribution basée sur OpenSuSE de la semaine. La brésilienne LyraOS. Parce que pourquoi pas ?
  • La distribution immuable de la semaine. La BlossomOS qui propose Plasma. Une base Fedora Kinoite ? Pas impossible !
  • Sûrement le nom le plus étrange de distribution GNU/Linux que j’ai croisé depuis plusieurs années : SweetPotatOS. Oui, l’OS à la patate douce !
  • Si vous pratiquez les rogue-like, Moria vous dira quelque chose. Il a été porté sur Commodore 64/128, Plus/4 et Apple II. Plus d’infos sur la page Github dédiée.

Côté culture ?

  • Une découverte un peu tardive, le deuxième album d’Errantia, « La Complainte Muette » qui date d’octobre 2025. Du « métal hanté » avec une voix féminine un peu glaçante. Spécial, mais ça vaut la découverte.
  • J’ai rajouté sur mon espace Atramenta un petit roman en cours d’écriture, « Dis Papa Fred » qui est de la pure invention. Non, mais !

Sur ce, bonne fin de semaine !

Vers une pérénisation d’AUR et la fin des attaques automatisées ?

Le dépôt de recettes communautaire d’Archlinux, AUR a subi deux attaques automatisées. Une première dont j’avais parlé en juin 2026, et une autre en juillet qui rajoutait des insultes aux charges malicieuses. Cela avait entraîné un gel de l’envoi de modifications pour éviter qu’un paquet fraîchement adopté ne soit vérolé.

Finalement, des mesures plutôt restrictives et nécessaires ont été prises. Selon le message posté le 11 août 2026 sur la liste de publication aur-general :

1) Les créations de nouveaux comptes sont encore bloqués.
2) Toute adoption de paquets ne sera plus automatique et demandera une vérification manuelle. Je cite :

Package adoption now requires review. Adopting an orphan, whether from
the web interface or via `ssh aur@aur.archlinux.org adopt `, files an adoption request rather than transferring maintainership immediately. A Package Maintainer must grant it. Only one request can be
pending per package base, and requests nobody acts on are rejected automatically after 14 days.

Ce qui donne traduit :

L’adoption d’un paquet doit désormais faire l’objet d’un examen. L’adoption d’un paquet orphelin, que ce soit depuis l’interface web ou via la commande `ssh aur@aur.archlinux.org adopt `, déclenche une demande d’adoption plutôt qu’un transfert immédiat de la responsabilité de maintenance. Un responsable de paquet doit donner son accord. Une seule demande peut être en attente par base de paquets, et les demandes pour lesquelles personne ne réagit sont rejetées
automatiquement au bout de 14 jours.

En gros, ce sont les anciens « trusted users » qui prendront en charge cette vérification. Autant dire que c’est la meilleure réponse à apporter aux adoptions automatisées de paquets. Il est certains que certains emmerdeurs vont multiplier les demandes d’adoption pour gripper la machine. Mais c’est de bonne guerre pour conserver un AUR sain et ne contenant que peu ou pas de recettes vérolées.

On verra à l’usage, mais c’est un pas dans la bonne direction. Et c’est peu que de le dire.

Vieux geek, épisode 420 : Multiplan, l’adversaire Microsoftien de Lotus 1-2-3.

Dans l’épisode 419 de la série Vieux geek, je parlais du tableur Lotus 1-2-3. Microsoft proposa aussi un tableur pour MS-DOS, Multiplan.

Sorti en 1982 d’abord pour le CP/M, il arrive rapidement sur MS-DOS / PC-DOS, ayant même une version pour le C64. Non, la capture d’écran ci-dessous n’est pas un photomontage. Bien qu’inspiré par Visicalc, la dénomination des cellules est assez spéciales. Au lieu des colonnes A, B, C, etc… On a R1C1 pour la cellule A1, R1C2 pour la cellule B1, ou encore R2C3 pour la cellule C2.

Multiplan sera développé pour de nombreuses plateformes, dont la première génération de Mac d’Apple, et même l’Apple II en utilisant la carte avec un Z80 pour lancer la version CP/M du tableur.

Plutôt rudimentaire, il a une ergonomie qui fait un peu penser à celle de Lotus-1-2-3 mais en moins bien terminée. En utilisant Dosbox-X, j’ai pu installer une des dernières versions du logiciel, la version 4.20 datant de 1990, mais uniquement en anglais.

Vous l’avez vu, il fallait être patient pour utiliser ce genre d’outils. Microsoft Excel, d’abord proposé pour le Mac avant d’arriver en même temps que MS-Windows 2.x seront les derniers clous du cercueil de ce vénérable ancêtre.

En vrac’ de fin de semaine…

Petit en vrac’ en ce deuxième samedi du mois d’août 2026…

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • La distribution basée sur Archlinux de la semaine. Ajoutez Niri et le Dank Material Shell basé sur Wayland. Vous aurez la UrsaOS.
  • La deuxième distribution basée sur Archlinux de la semaine. Cette fois, c’est une base Archlinux avec Plasma, orientée vie privée, ça faisait longtemps. Son nom ? EnigmarsOS.
  • Enfin un projet honnête pour le nom d’un OS libre. C’est OnemanBSD, un BSD libre plus ou moins basé sur OpenBSD à ce que j’ai compris.
  • Le jeu « Quarx » de David Murray est sorti pour la Sega MegaDrive. Pour l’acheter, en attendant la version shareware, rendez-vous sur la page dédiée du magasin en ligne.

Côté culture ?

Rien pour cette fois.

Et une vidéo de « Quarx » pour la Sega MegaDrive en mode normal. C’est moins évident qu’il n’y parait 🙂

Sur ce, bonne fin de week-end !