Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 54 : « Les jeux de 20 heures »

Même si je n’ai pas connu les tous débuts de l’émission – commencée en 1976 et qui dura près de 11 ans – où se mélangeait la culture générale, l’improvisation, l’humour. Il y avait un trio de comédiens, d’humoristes ou d’autres personnes ayant la langue bien pendue.

Chaque émission se déroulait aussi bien en studio qu’à distance dans une ville où des personnes complètement standards tentaient leurs chances à divers jeux. Un qui m’est resté en mémoire, c’est le « Ni oui, ni non » qui est devenu par la suite un classique.

Les sommes pouvaient paraître modestes, mais à l’époque, le franc est une monnaie plutôt forte. Donc les 50 francs reçus pour avoir été selectionné pour le jeu de la fin de l’émission donne quelque chose comme 37€. Ce qui n’est pas négligeable. Quant aux 1000 francs de la phrase de Maitre Capelo – le regretté Jacques Capelovici – cela donne 755 € environ. Autant dire que ce n’était pas des petites sommes pour l’époque.

C’était une époque de jeux intelligents, loin des mascarades que seront le juste cri… Euh, je voulais dire le juste prix. Une autre époque et un autre niveau dans tous les domaines.

Et à quoi ressemblait-elle en 1976 ? Kitsch sur le plan des inscrustations vidéos, mais pas si mal que cela au final.

Il y avait le classique « Je mets 100 francs dans le nourrain » de Maitre Capelo à chaque bonne réponse à son énigme. Je regrette presque d’être né un peu trop tôt pour en profiter pleinement. Mais c’est la vie.

Vieux geek, épisode 417 : VisiOn, la première interface graphique pour l’IBM PC.

Certaines personnes pensent que la première interface graphique pour l’IBM PC a été MS-Windows 1.0.1 en 1985, dont j’ai parlé dans un article vieux geek en mars 2019.

Cependant, Microsoft avait été devancé par une entreprise du nom de VisiCorp qui a sorti dès 1983 avec un produit du nom de Visi On. Cependant l’ensemble est gourmand : il faut au minimum 512 Ko de mémoire vive et un disque dur de 5 Mo minimum. Pour mémoire, MS-Windows 1.0.1 ne réclamera que 320 Ko de mémoire et 720 Ko d’espace disque.

Une légende veut qu’un jour Bill Gates tomba sur Visi On lors du Comdex de 1982 et eut une trouille monstrueuse : il n’avait pas de produit concurrent à proposer. C’est ainsi que naitra le projet « Interface Manager » devenu par la suite MS-Windows.

On est au début de l’interface graphique pour PC. Le premier Amiga ne sortit qu’en 1985, tout comme le premier Atari ST. La seule interface graphique « grand public », c’est le horriblement couteux Lisa d’Apple. Le MacIntosh ne sortira que début 1984.

L’ergonomie est spéciale. Les menus d’actions sont en bas des fenêtres et non en haut. Pour éviter un procès de la part d’Apple ? On peut utiliser une souris à deux boutons. Le bouton gauche pour sélectionner, le bouton droit pour faire défiler les textes non lisibles autrement.

J’ai donc fait chauffer mon ami OBS Studio et j’ai capturé Visi On 1.x que j’ai récupéré chez WinWorldPC.

Vous l’avez vu, sur certains plans, on a déjà des bonnes bases. Il est cependant dommage que l’on ne puisse pas contrôler à la souris l’emplacement des fenêtres, même si la fonctionnalité de redimensionnement est intéressante. Cependant, c’est une GUI gourmande. J’ai apprécié le tutoriel, les options plutôt complètes et l’aide en ligne toujours disponible. Sans oublier la puissance du Visi On Word qui pave le chemin de mastodonte comme MS-Word ou WordPerfect. Un peu primitif, mais tellement prometteur.

« SINCE », le deuxième album des Missing Waves.

La première fois que j’avais parlé de ce groupe, c’était en 2018 pour leur premier album « Post-crash ». Huit années sont passées et voici donc le deuxième opus. Il dure 43 minutes et propose 8 pistes.

Dès la première piste, on est envoyé dans une ambiance électronique avec des influences d’électro fin années 1970, début années 1980. La voix de la chanteuse nous entraîne dans les différentes pistes, avec des passages parfois un peu inattendu, comme dans la deuxième piste où on peut entendre en fond des propos des astronautes des missions Apollo.

On retrouve des ballades, comme dans la piste « Heaven’s Joy » ou encore dans la piste « Mojito ». Les influences jazzy n’ont pas complètement disparu. Il suffit d’une piste comme « Koko » pour les retrouver. Des influences plus orientées pop se font entendre, comme dans la piste « The other side » ou encore « The word is time ».

Pour résumer, un album aux influences multiples et maitrisées. Cela valait l’attente.

Ah, Jiffy Dos, indispensable pour éviter d’exploser dans des colères noires…

Quand j’ai commencé à m’intéresser au rétroludique et au Commodore 64, je connaissais la réputation de lenteur du lecteur de disquettes. Il y a eu quelques cartouches dédiées comme la Epyx Fast Load ou encore la Final Cartridge 3. Je possède les deux, l’Epyx Fast Load passant par ma cartouche Kung Fu Flash 2.

Ce qui m’a permis d’apprécier des temps de chargement raccourci, même si certains rares jeux cassent les couilles si on utilise pas le kernal officiel du lecteur de disquettes. Et non, je n’ai pas fait de faute de frappe en saisissant kernal. Mais passons.

Sur les conseils de qui vous savez, j’ai fait migrer mon lecteur 1541, puis mon ordinosaure vers Jiffy Dos, les deux étant indispensables pour avoir l’accélération à son summum.

J’ai donc ensuite pris comme image disquette / disquette réelle de « Pharaoh’s Legacy » comme base de test. J’ai commencé par charger le jeu dans Vice sans la moindre aide comme l’utilisation du « warp » pour accélérer le chargement. On atteint les deux minutes. Quant à l’utilisation de la disquette officielle, la division est assez frappante. Je ne vous en dis pas plus, la vidéo ci-dessous – allez à 03:52 pour la séquence avec le vrai matériel, 05:35 pour la conclusion – parle d’elle-même.

Je dois dire que j’étais un brin dubitatif sur le gain par rapport à une Epyx Fastload… Maintenant, je ne le suis plus !

À vous de voir, mais je suis satisfait de l’amélioration en terme de temps de chargement 🙂

GentleOS/32, un hobbyOS un peu jeune mais plutôt puissant.

Je dois dire que j’ai toujours aimé les hobbyOS, ces systèmes d’exploitation développé par une ou deux personnes sur du temps libre pour créer des OS souvent sympathiques. Cela servira sûrement à certaines personnes d’intégrer des projets plus « gros » et courants que leurs créations personnelles.

J’ai connu SkyOS ou encore Syllable, mais j’ai appris récemment l’existence d’un autre hobbyOS – peut-être via OSNews, je ne suis plus trop certain – du nom de GentleOS/32.

Très gourmand – la base minimale étant un i386 et 2 Mo de mémoire vive avec un circuit VGA et une souris en port série ou ps2 – il démarre assez rapidement. On peut récupérer sur le dépôt GitHub du projet une image disque de… 8 Mo !

J’ai donc créé un PC virtuel dans 86-Box pour faire un peu mumuse avec cet OS. Sans oublier d’utiliser mon ami OBS Studio pour enregistrer une vidéo de GentleOS/32 en action.

Le projet est encore jeune. Il y a les grands classiques ludiques, ce qui est déjà un excellent point le concernant. Un émulateur de terminal serait le bienvenu, opinion purement personnelle 🙂

Me reste une question en suspend : vous avez réussi à gagner une partie avec le jeu de solitaire fourni ? Je m’y suis cassé les dents une bonne douzaine de fois 🙁