Chronique d’un ex‑enfant de la télé : comment j’ai largué le petit écran sans même m’en rendre compte…

Il fut un temps — oui, je sais, ça fait vieux con et je l’assume — où le téléviseur était le centre de gravité de mes journées. Pas seulement un meuble, pas seulement un écran. Le truc autour duquel on organisait les soirées, les repas, parfois même les devoirs. J’étais un enfant de la télé, un vrai, un pur, un qui connaissait les grilles de programmes par cœur – ou presque – et qui attendait le générique de fin comme d’autres attendent la messe du dimanche.

Et puis, comme souvent, ce qui semblait éternel a commencé à se fissurer. La rupture n’a pas été brutale. Pas de scène dramatique, pas un larmoyant « c’est fini, je te quitte ». Non. Juste une érosion, lente mais irrévocable : D’abord, j’ai commencé à rater des émissions. Ensuite, ne plus savoir le programme de la soirée. Ne plus reconnaître les animateurs et animatrices interchangeables. Et passer un ou plusieurs jours sans allumer le petit écran.

Et un matin, en passant devant l’écran éteint, j’ai réalisé que je n’avais plus changer les piles de la télécommande depuis une éternité. Le divorce était officialisé, consommé. Au profil du grand nain ternet. Quand le web est arrivé, j’ai compris qu’il allait changer pas mal de chose…

Loin du formatage du petit écran, le choix et la pluralité d’opinions revenait en force, même s’il fallait faire du tri. On était loin avec la toile de ces émissions de variété clonées les unes sur les autres. Plus de rires en boite, plus d’animateur qui pour faire rire fout des nouilles dans le slip d’un chroniqueur. Un vent de fraîcheur donc.

Continuer la lecture de « Chronique d’un ex‑enfant de la télé : comment j’ai largué le petit écran sans même m’en rendre compte… »

NuTyX en machine virtuelle, bilan à la mi-chemin de l’expérience.

Il y a deux semaines, je me lançais dans une expérience en machine virtuelle avec la NuTyX KDE. L’article arrive légèrement en retard par rapport à la date prévue à l’origine, la vraie vie ayant pris le dessus !

Je dois dire que l’expérience a été agréablement ennuyeuse. Les mises à jour bi-quotidienne passent crème. Cards est toujours aussi agréable à l’utilisation.

J’aurai bien voulu compiler depuis le code source Vice, mais en voyant la documentation parfois touffue de NuTyX dans ce domaine, j’ai perdu courage et je me suis replié vers les flatpak.

Idem pour Dosbox-X. Je sais, c’est pas bien, mais c’est une option proposée avec Discover installé par défaut avec KDE. Alors pourquoi me prendre la tête ? 🙂

Donc tout s’est bien passé, et pourvu que ça dure, ai-je tendance à dire. Le seul bug que j’ai rencontré, c’est la surexposition de l’affichage dans Plasma Login, mais c’est inhérent à ma machine virtuelle, si j’en crois les recherches que j’ai effectué pour disséquer ce bug.

Donc du tout bon. On verra bien aux alentours du 22 mai pour le billet bilan final, mais je pense que je vais – heureusement – copieusement me faire chier.

Sur ce, bonne journée !

NixOS en machine virtuelle, bilan au bout de cinq mois.

Voici donc 5 mois, à un jour près, que j’ai lancé l’expérience de faire vivre une NixOS unstable en machine virtuelle.

Le mois s’est déroulée presque sans la moindre casse. En effet, un des mainteneurs a eu la riche idée de faire une mise à jour à compiler. Normalement, c’est pas ennuyeux… Sauf que c’est un moteur javascript du nom de Deno… Ce qui a entrainé une mise à jour de plus d’une heure et une consommation disque d’une cinquantaine de Go. Les points marquants du mois écoulé ?

  • La mise à jour sans fin, merci la compilation sans fin et bouffe ressources comme c’est pas permis.
  • La migration vers un noyau linux 7.0.x.

Donc, ce billet pourrait siffler la fin de l’expérience. Mais je me suis dit que ce serait con de m’arrêter avant la migration vers la nouvelle version instable, la 26.11. Donc la fin officielle de l’expérience sera donc pour fin mai – début juin 2026.

En vrac’ de milieu de semaine…

Petit en vrac’ en ce premier mercredi de mai 2026.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Rien cette fois.

Sur ce, bonne fin de semaine !

LXDE : le bureau léger qui en a encore sous la pédale en 2026.

On pensait que LXDE allait disparaître, entraîné dans la tombe avec la fin de vie de GTK2. Et puis, il y a LXQt, fusion de LXDE et RazorQT qui a pris son envol depuis. D’ailleurs, le « KDE du pauvre » continue son bonhomme de chemin sans problèmes, ni fanfare. Eh bien non.

LXDE, ce bureau léger increvable, a migré vers GTK3 et continué sa vie, comme si de rien n’était. Toujours dans l’ombre du petit-frère LXQt, mais silencieusement. Nombre de personnes l’ont d’ailleurs « enterré ».

Le projet qui connait un développement – bien que ralenti – continue de sortir des versions de ses composants. Par exemple, PCManFM, le gestionnaire de fichiers a connu sa dernière version en date sortie en mars 2025, la 1.4.0.

La longévité de LXDE tient en plusieurs points :

  • Il est léger, vraiment léger, pas « léger mais avec 12 services systemd » pour activer toutes les fonctionnalités.
  • Il est stable, GTK3 est mature, donc rien ne casse.
  • Il est complet et minimal à la fois, un panel, un gestionnaire de fichiers, un gestionnaire de sessions, et basta.

Il est toujours empaqueté — parce que les distributions savent qu’il y a toujours un vieux ThinkPad quelque part qui en a besoin. D’ailleurs sur Archlinux, en ce 4 mai 2026, il est toujours dans le dépôt extra de la distribution.

Le passage à GTK3 n’a pas transformé LXDE, tout en restant lui-même, et c’est le principal !

LXDE, c’est l’environnement de bureau qui refuse de mourir, même quand tout le monde lui dit que son successeur est déjà là. C’est le bureau qui regarde LXQt droit dans les yeux et dit : « Tu es peut‑être l’avenir, mais moi, je suis le présent. »

Continuer la lecture de « LXDE : le bureau léger qui en a encore sous la pédale en 2026. »