Vieux geek, épisode 418 : Juin 1996, mois de sortie du mythique « Quake » d’Id Software.

Fin juin 1996 publie la première version stable du FPS qui a succédé au duo Doom et Doom II sorti deux ans plus tôt. On est encore à l’époque à faire tout le rendu en passant par le microprocesseur. Les premières cartes d’accélération 3D comme la mythique Voodoo de 3Dfx n’arriveront que fin 1996, début 1997.

Quake est un FPS important, car c’est le premier en vraie 3D. Ici, il n’y a plus de sprites pour les ennemis, les objets ou encore les ressources. Tout est en objet 3D. Il demande une machine plutôt costaude, un Pentium 90 voire 120 Mhz avec 16 Mo de mémoire vive est indispensable.

C’est le dernier FPS pur MS-DOS, en dehors des ports qui existèrent par la suite, comme celui pour Linux par exemple. Tout est marquant.

Les zombies qui s’arrachent des morceaux pour vous blesser, les fiends qui veulent vous étriper, les ogres qui vous font goûter au duo improbable tronçonneuse et lance grenade. Les poissons qui vous mordent. Les scrags, les torses volants, qui vous crachent dessus… Sans oublier l’impitoyable shambler – devenu lourdaud en VF ? – qui vous donne des baffes et vous balance des éclairs en pleine poire.

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En vrac’ de milieu de semaine…

Petit en vrac’ en ce dernier mercredi de juin 2026.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • La distribution basée sur Debian de la semaine. Prenez une Debian 12 (pourquoi ?!) avec Plasma. Vous aurez la brésilienne tflinux. Parce que pourquoi pas ?
  • La distribution basée sur Archlinux de la semaine. C’est la Velox Linux qui propose une session KDE, le dépôt chaotic-aur et des dépôts tiers. Voila, voila, voila…
  • Attention ça va faire mal. La Steam Machine de Valve est annoncée avec un prix de départ de… 1039€, dixit Next… Merci la bulle de l’IA pour le prix imbécilement élevé des composants mémoires.
  • Le jeu rétro mignon de la semaine. Prenez le principe du snake où on doit récupérer des récompenses qui font grandir le serpent. Ajoutez-y un peu de stratégie pour récupérer la bonne récompense au bon moment pour éviter de se bloquer et vous aurez « Gravity Snake » pour le Commodore 64.

Côté culture ?

Fan de black metal instrumental et un brin atmosphérique ? L’album « Bipolarium » de NORMANDIE DEPRESSION sera pour vous. Sympa, mais à éviter en cas de passage à vide.

Sur ce, bonne fin de semaine !

Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 54 : « Les jeux de 20 heures »

Même si je n’ai pas connu les tous débuts de l’émission – commencée en 1976 et qui dura près de 11 ans – où se mélangeait la culture générale, l’improvisation, l’humour. Il y avait un trio de comédiens, d’humoristes ou d’autres personnes ayant la langue bien pendue.

Chaque émission se déroulait aussi bien en studio qu’à distance dans une ville où des personnes complètement standards tentaient leurs chances à divers jeux. Un qui m’est resté en mémoire, c’est le « Ni oui, ni non » qui est devenu par la suite un classique.

Les sommes pouvaient paraître modestes, mais à l’époque, le franc est une monnaie plutôt forte. Donc les 50 francs reçus pour avoir été selectionné pour le jeu de la fin de l’émission donne quelque chose comme 37€. Ce qui n’est pas négligeable. Quant aux 1000 francs de la phrase de Maitre Capelo – le regretté Jacques Capelovici – cela donne 755 € environ. Autant dire que ce n’était pas des petites sommes pour l’époque.

C’était une époque de jeux intelligents, loin des mascarades que seront le juste cri… Euh, je voulais dire le juste prix. Une autre époque et un autre niveau dans tous les domaines.

Et à quoi ressemblait-elle en 1976 ? Kitsch sur le plan des inscrustations vidéos, mais pas si mal que cela au final.

Il y avait le classique « Je mets 100 francs dans le nourrain » de Maitre Capelo à chaque bonne réponse à son énigme. Je regrette presque d’être né un peu trop tôt pour en profiter pleinement. Mais c’est la vie.

Vieux geek, épisode 417 : VisiOn, la première interface graphique pour l’IBM PC.

Certaines personnes pensent que la première interface graphique pour l’IBM PC a été MS-Windows 1.0.1 en 1985, dont j’ai parlé dans un article vieux geek en mars 2019.

Cependant, Microsoft avait été devancé par une entreprise du nom de VisiCorp qui a sorti dès 1983 avec un produit du nom de Visi On. Cependant l’ensemble est gourmand : il faut au minimum 512 Ko de mémoire vive et un disque dur de 5 Mo minimum. Pour mémoire, MS-Windows 1.0.1 ne réclamera que 320 Ko de mémoire et 720 Ko d’espace disque.

Une légende veut qu’un jour Bill Gates tomba sur Visi On lors du Comdex de 1982 et eut une trouille monstrueuse : il n’avait pas de produit concurrent à proposer. C’est ainsi que naitra le projet « Interface Manager » devenu par la suite MS-Windows.

On est au début de l’interface graphique pour PC. Le premier Amiga ne sortit qu’en 1985, tout comme le premier Atari ST. La seule interface graphique « grand public », c’est le horriblement couteux Lisa d’Apple. Le MacIntosh ne sortira que début 1984.

L’ergonomie est spéciale. Les menus d’actions sont en bas des fenêtres et non en haut. Pour éviter un procès de la part d’Apple ? On peut utiliser une souris à deux boutons. Le bouton gauche pour sélectionner, le bouton droit pour faire défiler les textes non lisibles autrement.

J’ai donc fait chauffer mon ami OBS Studio et j’ai capturé Visi On 1.x que j’ai récupéré chez WinWorldPC.

Vous l’avez vu, sur certains plans, on a déjà des bonnes bases. Il est cependant dommage que l’on ne puisse pas contrôler à la souris l’emplacement des fenêtres, même si la fonctionnalité de redimensionnement est intéressante. Cependant, c’est une GUI gourmande. J’ai apprécié le tutoriel, les options plutôt complètes et l’aide en ligne toujours disponible. Sans oublier la puissance du Visi On Word qui pave le chemin de mastodonte comme MS-Word ou WordPerfect. Un peu primitif, mais tellement prometteur.

« SINCE », le deuxième album des Missing Waves.

La première fois que j’avais parlé de ce groupe, c’était en 2018 pour leur premier album « Post-crash ». Huit années sont passées et voici donc le deuxième opus. Il dure 43 minutes et propose 8 pistes.

Dès la première piste, on est envoyé dans une ambiance électronique avec des influences d’électro fin années 1970, début années 1980. La voix de la chanteuse nous entraîne dans les différentes pistes, avec des passages parfois un peu inattendu, comme dans la deuxième piste où on peut entendre en fond des propos des astronautes des missions Apollo.

On retrouve des ballades, comme dans la piste « Heaven’s Joy » ou encore dans la piste « Mojito ». Les influences jazzy n’ont pas complètement disparu. Il suffit d’une piste comme « Koko » pour les retrouver. Des influences plus orientées pop se font entendre, comme dans la piste « The other side » ou encore « The word is time ».

Pour résumer, un album aux influences multiples et maitrisées. Cela valait l’attente.