La chimère de la vérification de l’âge dans les OS, où en est-on fin mars 2026 ?

Il y a plus de deux semaines, je me fendais d’un article qui se moquait ouvertement des lois sur la vérification de l’âge dans les OS. C’est surtout un problème pour les OS libres, à savoir les distributions GNU/Linux, les BSDs libres ou encore FreeDOS.

Je concluais l’article ainsi :

Un coup d’épée dans l’eau qui ne fera que rendre la situation encore plus imbuvable qu’elle ne l’est maintenant. Il est vrai qu’on ne peut pas accéder à du contenu pour personnes averties en utilisant un VPN ou encore le navigateur TOR… Bref, au nom de bons sentiments, des usines à gaz seront mises en place… Avant d’être abandonnées au bout de combien de temps ?

En tout cas, il n’est strictement pas question que je donne ma carte d’identité pour prouver mon âge. Et puis quoi encore ?

Depuis les annonces se sont accumulés. Dans une page de wiki sur GitHub, le détesté – par certaines communautés comme celle de Gnome ? – Brian Lunduke compile les déclarations.

Et mis à part quelques discussions pour l’implémenter du côté de Canonical, System76 (créateur de Pop!_OS et Cosmic Desktop Environment), ElementaryOS (vous savez la copie de l’os fruité) et Fedora, c’est que du non en grande pompe.

Un projet que l’on peut penser humoristique, dénommé Ageless Linux propose un script pour modifier une Debian pré-installée pour faire un doigt d’honneur aux lois concernant la vérification de l’âge.

D’ailleurs, le slogan de la Ageless Linux est bien envoyé : Software for humans of indeterminate age.

Pas besoin de traduire je pense 🙂

Les plus vénères dans l’histoire ? Archlinux32, dixit le fil twitter, pardon X de Bryan Lunduke. Et la capture d’écran qui va bien 🙂

Autant dire que c’est un vrai plaisir de voir comment le monde du libre combat à sa façon des lois discriminatoires qui seront détournées en quelques jours, au pire quelques semaines.

Bientôt 29 ans sur Internet… Quel voyage !

Si de nos jours avoir un accès internet est devenu la norme, j’ai fait parti de la première génération d’internautes en France. Celle des années 1995 à 2000. C’est en août 1997 que nous recevons dans la boite aux lettres un courrier un peu épais. Il contient un CD pour un fournisseur d’accès à Internet. De mémoire, il s’appelait France Explorer. Aucun abonnement à payer, juste les communications, comme fera Free à partir de 1998.

Je me souviens que le premier site internet que j’ai visité, c’était celui d’Id Software qui travaillait alors sur le futur Quake 2. Ensuite, c’est assez flou. Cependant à l’époque les FAI purs ont moins de succès qu’AOL, Compuserve, MSN ou encore le français Infonie. Ce sont des services en ligne avec accès à la toile. Je me souviens encore d’AOL – popularisé par le film de Nora Ephron « You’ve got m@il », « Vous avez un mess@ge » avec Tom Hanks et Meg Ryan – et aussi de Compuserve où les utilisateurs étaient connus sous la forme d’une série de chiffres.

Ensuite, entre les rachats de FAI entre eux, l’arrivée du troublion Free et son accès gratuit à Internet – j’ai encore le courrier reçu courant 1998 dans mes archives – et d’autres comme Liberty Surf par exemple – pour les autres, ma mémoire me joue des tours – la bulle internet et ses sites mythiques comme MultiMania, Altern.org, Kelkoo, ou encore le fameux boo.com qui fut la première faillite dans le monde de ce qu’on appelait alors la Nouvelle économie, la naissance de Google comme moteur de recherche épuré, surtout aux grands noms de l’époque comme Yahoo ou Altavista, tellement de choses sont passées.

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En vrac’ de fin de semaine…

Petit en vrac’ en ce troisième vendredi du mois de mars 2026.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • La première bêta de Mageia 10 vient de sortir avec cinq semaines de retard sur le planning d’origine. Ce sont les aléas du développement d’une distribution GNU/Linux.
  • La base Archlinux avec Hyprland de la semaine. La HyprFlux, comme si Omarchy ne suffisait pas…
  • Dans la série « Parce que pourquoi pas », GitHub vient de lancer son store à l’image du Play Store de Google. Pourquoi pas ? 🙂
  • Dans le rétroludique, je demande le dernier casse-tête de Haplo, tiré du jeu « Insync » du nom de « Unison » pour le Commodore 64. Il faut déplacer deux bonhommes en parallèle en restant dans la même zone de couleur. Sinon, on recommence. Simple à comprendre, mais rapidement difficile, la vache !
  • Jason Cook, créateur du dungeon crawler pour Commodore Pet « Tower and Dragon » a lancé une campagne Kickstarter pour la version 4.0 du jeu, prévue pour octobre 2026. J’avais bêta testé la bêta 4 en août 2025.

Côté culture ?

Rien cette fois.

Pour finir, la solution des 8 premiers niveaux de « Unison ».

Et un aperçu de la version 4.0 bêta 4 du jeu « Tower and Dragon » que j’ai bêta testé en août 2025, en relation avec la campagne Kickstarter évoquée plus haut :

Sur ce, bonne fin de week-end !

Katana Desktop Environment, une continuation « castrée » de KDE 4 ?

Si KDE 3.5.x a le Trinity Desktop Environment comme continuation, KDE SC 4, donc la dernière version fut la 4.14.3 en novembre 2014.

Depuis, un développeur au pseudo de Fluxer a décidé de reprendre le code de QT4 et de KDE SC 4 pour le faire survivre. Comme c’est précisé sur la page GitHub officielle, « Katana is fork of KDE Software Distribution with emphasis on efficiency. »

Traduction rapide : « Katana est un fork du KDE Software Distribution avec une orientation sur l’efficience ». Car il faut dire que les logiciels empaquetés – que ce soit pour Debian, Archlinux ou FreeBSD offre une expérience plutôt fruste de l’ensemble.

De plus, les traductions ne sont supportées que pour Debian. Ce qui est un peu ennuyeux. La compilation ? Je l’ai effectué dans mon instance WSL2 qui fonctionne avec une Archlinux. Les paquets et l’ordre de compilation ?

  1. katie-git, la continuation de QT4
  2. Ariya Icons
  3. Katalibs
  4. Katana Workspace
  5. Katana ExtraApps

Le tout a demandé un petit quart d’heure. Ensuite, j’ai mis les paquets créés sur une clé USB. En partant d’une Archlinux avec Xfce, j’ai fait recopier l’ensemble et fait installer le tout avec un petit sudo pacman -U *.

Après avoir purgé Xfce 4 et ses dépendances, j’ai fait redémarrer l’ensemble pour que le Katana Desktop Environment puisse être le seul installé.

Vous l’avez vu, c’est vraiment une version en cours de développement. Il y a parfois des crashes, et il est dommage que les traductions soient incomplètes. Mais c’est un projet qu’il sera intéressant de suivre pour savoir où il va, et dans quel état il se trouve.

Sur ce, bonne journée !

Sonic DE, la « dewaylandisation » de Plasma ?

Jusqu’à récemment, je n’avais jamais entendu parlé de Sonic DE. Autant que je connaissais la continuation du code de KDE 3.5 sous le nom de Trinity Desktop Environment, celle de KDE 4 avec le projet Katana DE qui semble encore être actif en ce 19 mars 2026 où je rédige ce billet, autant Sonic DE m’était complètement inconnu.

Son but est simple : préserver et améliorer le code de KDE pour X11, que ce soit avec le vieillissant Xorg ou le fringant XLibre. Et il ne forke qu’une partie des programmes, à savoir Kwin (sous le nom de Sonic Win), des composants Plasma Workspace, et propose un thème spécifique pour l’environnement et SDDM.

Et comme pour de nombreux projets libres, on peut en trouver des traces sur le dépôt communautaire AUR.

Sonic DE, ordre de compilation, en se basant sur le métapaquet sonicde-meta pour la liste.

  1. sonic-screen-Library
  2. sonic-win
  3. sonic-workspace
  4. sonic-x11-session
  5. sonic-desktop-interface
  6. sonic-silver-sddm
  7. sonic-silver-theme
  8. sonic-system-info

On part d’une base Archlinux, avec pacman-contrib, base-devel, Xorg et yay pour se simplifier la vie lors de la récupération des recettes d’AUR.

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