Chronique d’un ex‑enfant de la télé : comment j’ai largué le petit écran sans même m’en rendre compte…

Il fut un temps — oui, je sais, ça fait vieux con et je l’assume — où le téléviseur était le centre de gravité de mes journées. Pas seulement un meuble, pas seulement un écran. Le truc autour duquel on organisait les soirées, les repas, parfois même les devoirs. J’étais un enfant de la télé, un vrai, un pur, un qui connaissait les grilles de programmes par cœur – ou presque – et qui attendait le générique de fin comme d’autres attendent la messe du dimanche.

Et puis, comme souvent, ce qui semblait éternel a commencé à se fissurer. La rupture n’a pas été brutale. Pas de scène dramatique, pas un larmoyant « c’est fini, je te quitte ». Non. Juste une érosion, lente mais irrévocable : D’abord, j’ai commencé à rater des émissions. Ensuite, ne plus savoir le programme de la soirée. Ne plus reconnaître les animateurs et animatrices interchangeables. Et passer un ou plusieurs jours sans allumer le petit écran.

Et un matin, en passant devant l’écran éteint, j’ai réalisé que je n’avais plus changer les piles de la télécommande depuis une éternité. Le divorce était officialisé, consommé. Au profil du grand nain ternet. Quand le web est arrivé, j’ai compris qu’il allait changer pas mal de chose…

Loin du formatage du petit écran, le choix et la pluralité d’opinions revenait en force, même s’il fallait faire du tri. On était loin avec la toile de ces émissions de variété clonées les unes sur les autres. Plus de rires en boite, plus d’animateur qui pour faire rire fout des nouilles dans le slip d’un chroniqueur. Un vent de fraîcheur donc.

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Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 54 : « Il était une fois, l’espace »

En février 2016, je parlais de deux séries d’Albert Barillé, « Il était une fois l’homme et il était une fois la vie », sorties respectivement en 1978 et en 1986.

Créée en 1981, diffusé à partir de 1982 sur FR3 (ancêtre de France 3), on se retrouve dans le futur, à un moment où l’humanité s’est répandu un peu partout dans l’espace. On suite les aventures des lieutenants Pierrot et Psi (connu pour ses dons télépathiques) et le robot métro qui ressemble étrangement à Maestro !

On y retrouve la panoplie des personnages avec Maestro, le lieutenant Petit-Gros, le général Le Teigneux et le consul Le Nabot. Sans oublier diverses races extra-terrestres qui seront abordés au fil des 26 épisodes de la série.

Ce qui m’a marqué, c’est le générique, aussi mémorable que celui d’Il était une fois l’homme.

C’est une série que j’aurai du plaisir à revoir, même si les dessins font leur âge. Mais cela reste un souvenir d’enfance que je chéris énormément. Si vous avez des enfants qui ont dans les 6 à 8 ans, faites-leur découvrir cette série. Elle leur plaira sûrement !

Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 49 : La classe

Dans cet article, je vais parler d’une émission qui donnait la part belle à l’humour plus ou moins recherché, j’ai nommé « La classe » produite par Guy Lux et animé par Fabrice.

L’émission remonte à 1987 et sera diffusée jusqu’en 1994. Elle passait tous les jours à 20 h 00 sur FR3 qui devint France 3 en 1992. Dans l’émission, des humoristes plus ou moins connus rivalisaient pour faire rire les élèves bien perturbateurs de la classe. Parmi eux, le fayot de la classe, Olivier Lejeune. Le maître des calembours plus que tirés par la perruque, Pompon. La preuve en vidéo 🙂

Le chanteur de charme, El Chato qui faisait une imitation très spéciale de Julio Iglesias qui entrainait un rire aux larmes pour Fabrice et les élèves. Ce sera aussi l’émission qui fera découvrir un certain… Lagaffe ! Sans oublier un certain… Jean Marie Bigard, preuve vidéo à l’appui.

Mais l’émission est resté célèbre pour son générique chanté par Bézu avec son inamovible béret.

Je pense qu’on manque d’émissions de ce style de nos jours… En tout cas, je la regrette par moment. Au moins, l’humour était sans filtre et certains sketchs ne passeraient plus dans notre époque de serrés du fion qui veulent tout régenter.

Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 48 : Les Mondes Engloutis.

S’il y a bien deux dessins animés qui m’ont marqué dans le milieu des années 1980, ce fut d’abord « Les Mystérieuses Cités d’Or » vers 1982-1983 et surtout « Les Mondes Engloutis » de 1985.

On suit les aventures d’un frère Bob, de sa soeur Rebecca, du solitaire Spartakus et de la créature à forme humaine Arkana. Ils doivent retourner au centre de la terre à bord de Shag-shag pour sauver le Soleil des arcadiens, le Shagma qui se meurt.

Les personnages sont truculents comme les deux pangolins jaunes, Bic et Bac. Sans oublier les pirates aux crêtes punk, et quelques personnages historiques que croiseront les personnages principaux.

La série se décompose en deux saisons de 26 épisodes. Je n’ai vu que la première moitié de la série cependant. Peut-être étais-je devenu trop vieux pour la deuxième moitié des aventures ?

La bande son est assuré par les Ministars qui ont connu leur période de gloire dans les années 1983 à 1986.

Note technique dont tout le monde se fout:

J’ai trouvé la vidéo sur Dailymotion, mais la vidéo encastrée dans l’article était inutilisable : le même son de départ en boucle. C’est pour celà que je l’ai importé sur Ourtube pour l’intégrer dans la vidéo.

Oui, le dessin peut paraître vieillot mais on est plus ici dans la qualité que la quantité. Cela changeait au peu des dessins animés anglo-américains et japonais qui monopolisaient les programmes jeunesses.

Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 47 : la purge des sitcoms AB production (1989-1997)

Dans l’épisode 46 de la série des « mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970 », je parlais de la première sitcom française, « Maguy ».

5 ans plus tard, dans les années 1990-1991, les premières sitcom d’AB Productions – qui produisait aussi sauf erreur de ma part le Club Dorothée – arrivent. Que ce soit « Salut les Musclés » (1989-1994) ou « Premiers Baisers » (1991-1995), ou encore le cultissime « Hélène et les garçons » (1992-1994), les sitcoms AB pullulent.

Liste non exaustive ?

  • « Le miel et les abeilles » avec Désiré Bastaraud (Giant Coocoo) qui a été un acteur de films pour adultes
  • « Les (nouvelles) filles d’à côté »
  • « La croisière Foll’Amour »
  • « La philo selon Philippe »
  • « Pour être libre » avec les « 2Be3 », groupe iconique de l’époque des boys band.

Il doit en manquer pas mal, vu que les séries en question étaient produites à la chaîne. Cependant se dire que la série la plus connue n’a connue que 3 saisons, ça fait bizarre. Et soyez honnêtes… Pour les personnes ayant connu cette période, cela ne vous est jamais arrivé de tomber sur un épisode par hasard ?

J’ai bien ma petite réponse, mais je la garde par devers moi 🙂