En vrac’ de fin de semaine…

Petit en vrac’ en ce dernier vendredi du mois de mai 2026.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • La distribution basée sur la Debian GNU/Linux de la semaine : la KazamOS, une base Xfce retravaillée pour attirer les utilisateurs de MS-Windows. Ce n’est que la 450e sur ce marché 🙂
  • La distribution pour les h4ck3rs de la semaine. Une base BlackArch retravaillée du nom d’Archanoxy OS. Parce que pourquoi pas ?
  • Pour les utilisateurs de tablettes orientées lecture, le couteau suisse des bouquins électroniques, Calibre vient de sortir en version 9.9.
  • Fan des rogue-like sur les ordinosaures ? Alors Gloom Keep pour le C64 sera pour vous. Et il n’y a que 10 niveaux à franchir pour atteindre le boss final et lui régler son compte. Dommage par contre qu’il soit payant, mais toute peine mérite salaire, non ?
  • Le Commodore Plus/4 est une machine chère à votre cœur ? Si c’est le cas, vous serez heureux d’apprendre l’arrivée de Yape 1.3.0. Personnellement, je préfère l’émulateur contenu dans la collection qu’est Vice, mais chacun voit midi à sa porte 🙂

Côté culture ?

Rien cette fois-ci.

Pour finir, un petit message de service. Je serai en live avec Baba Orhum sur mon instance peertube mercredi 3 juin à compter de 21 heures 30 à l’adresse : https://peertube.pcservice46.fr/w/iwXBZ9KtqSL6Niz9jiq92D. Au menu libreries et rétroludique entre autres choses.

Et n’oublions pas la dernière vidéo DGLFI consacrée à la 500e base Archlinux et une personnalisation un peu spéciale 😉

Sur ce, bonne fin de week-end !

Vieux geek, épisode 415 : Kazaa, Limewire et compagnie…

… Ou les débuts mouvementés du partage de fichiers en pair à pair. Ici, on repart dans les années 2000 à 2010. Une époque où Internet n’était pas encore devenu une vitrine commerciale géante.

Dans cette première décennie du 21e siècle, les logiciels de peer-to-peer – ou pair à pair en bon français – se multiplie. Il y a des noms célèbres, comme Kazaa, edonkey2000, emule ou encore Limewire. Ces noms parleront aux personnes qui ont connu le réseau des réseaux à cette époque. Je m’en souviens presque comme si c’était hier. Le temps passe trop vite à mon goût dans ce domaine.

Mais tous les réseaux – ou presque – dépendaient de serveurs centralisés. Ce qui était leur talon d’Achille. Ce qui a poussé à la naissance de protocoles comme Bittorrent devenu pour beaucoup de personnes synonyme d’échange de pair à pair. Ce qui a poussé aussi à la disparition de ces réseaux historiques, en parallèle de saisies de serveurs, c’est l’arrivée de loi comme celle qui a donné naissance à l’usine à spams qu’est fondamentalement Hadopi.

Il y a bien eu la saga de ThePirateBay, mais nombre de portails pour les bittorrents existent de nos jours, même si certains d’entre eux ont connu des fins en feux d’artifice. Oui, YggTorrent, je parle de toi.

Je dois dire que pour moi, Bittorrent n’est pas synonyme de partage de contenu sous droits d’auteurs, mais un protocole qui permet de récupérer des images ISO de distributions GNU/Linux pour faire mumuse avec elle par la suite en machine virtuelles.

Et vous, avez-vous connu cette période « glorieuse » des débuts du peer-to-peer ? J’avoue qu’avec le torrent, elle ne me manque pas plus que cela.

Vieux geek, épisode 414 : Ah, la mémoire vive et son évolution depuis mes premiers pas dans les années 1980…

Je l’ai précisé plusieurs fois, au fil des années, j’ai commencé l’informatique assez tôt, vers l’âge de 14 ans pour noël 1988 avec mon premier ordinateur, un Amstrad CPC 6128. Il avait des avantages comme être un ensemble tout-en-un, avec son écran, son lecteur de disquette intégré – avec un format pourri, le 3 pouces dont chaque disquettes coutaient 20 francs, soit dans les 3 € pièce – un Basic évolué, et quelques manques comme l’absence d’un port cartouche et de sprites matériels.

Mais je n’avais pas l’option de faire la fine gueule. C’était mon cadeau de noël. J’y ai fait mes premières armes. La mémoire se comptait alors en Ko. Je conservais cet ordinateur durant plus de 5 ans.

C’est quand j’ai changé d’ordinateur en 1993 que je passais au Mo de mémoire vive. L’unité de compte suivante. Avec un Amiga 1200 et ses pauvres 2 Mo par défaut. C’était pas grand-chose au final, mais j’étais ébloui d’avoir autant de mémoire avec laquelle faire mumuse.

Je conservais mon Amiga 1200 dans les 18 mois avant de migrer sur PC avec un gros PC au format de bureau à l’horizontale. Et je passais à 4 Mo de mémoire, que j’étendis rapidement à 12… Tout cela pour faire fonctionner l’ogresque MS-Windows 95…

Le passage au Go ? Je crois l’avoir fait vers 2003-2004. En pleine période MS-Windows XP. Je me souviens que j’étais étonné d’avoir l’opportunité de gérer autant de mémoire dans un ordinateur. Puis j’ai connu les 4, 8, 16 et enfin 32 Go en standard.

128ko, c’est 1/8 de Mo. Donc 8 fois la capacité pour 1 Mo. 1 Go, c’est 1024 Mo. Soit 8192 fois la taille de la mémoire de mon CPC. Et 32 fois ça ? 262 144 fois la taille de la mémoire de mon CPC… Sacrée évolution en moins de 40 ans. Je pense que je ne verrai pas l’étape suivante, celle du To… Qui vaut 1024 Go.

Oui, je sais que j’aurais du employer les KiB, MiB, GiB et autre TiB. Mais étant un vieux con, je suis attaché aux anciennes appellations qui sont plus pratique à manipuler.

Et vous, c’était quoi la capacité mémoire de votre premier ordinateur ?

Vieux geek, épisode 413 : Le guide de survie sous Linux, l’archive d’une époque révolue.

Il y a des sites qui comme le « dA tRoU dU cULz’ hiDEouT » marque une période précise de la longue vie de la toile. J’avoue qu’il m’arrive par nostalgie d’aller sur ce site pour rire un bon coup et me souvenir de mes débuts avec Linux dans les années 1997-2002.

Un autre, qui m’a été utile lors de mes premières années de mono-démarrage linuxien (2006 à 2025), c’est « Le Guide de survie sous Linux » développé durant de nombreuses années par Gérard Delafond. C’est via LinuxFR – et un commentaire sur un billet en vrac’ – que j’ai appris que Gérard nous avait malheureusement quitté en mars 2026.

Même si l’ultime mis à jour remonte à fin mars 2010, c’est l’archive d’une époque où il fallait se sortir les doigts du cul pour utiliser Linux. Car les distributions étaient encore bien rugueuses, malgré la présence d’Ubuntu qui avait à l’époque 6 ans.

Époque où il fallait demander à Lilo de détecter la totalité de la mémoire, où on apprenait à configurer cette saloperie de modem usb bleu en forme de raie manta pour avoir une connexion ADSL fonctionnelle, savoir comment lancer Xorg à la main et tellement d’autres trucs et astuces. J’en avais oublié une bonne partie je dois l’avouer.

Si vous voulez lire les informations du site – et retrouver Linux dans un étrange état, celui de 2010 qui n’a rien à voir le linux moderne – passez en mode lecture, ça vous évitera de vous arracher la rétine avec le fond d’écran.

Allez, bonnes (re)découvertes !

Vieux geek, épisode 412 : 1989 et Tetris pour la Gameboy…

Oui, j’ai écrit la Gameboy, car je sous entend la console portable. En 1989, j’avais 15 ans, les hormones en furie et un caractère pourri. Je passais mes débuts d’après-midi dans la maison des jeunes de la ville où se trouvait mon lycée, et j’ai pu découvrir là-bas la joie des bornes d’arcade, avec le jeu qui m’a le plus marqué à l’époque, à savoir la version de Tetris…

J’ai développé alors pas mal d’atomes crochus avec ce jeu. Cette même année, Nintendo frappe un coup de maître dans le domaine des consoles de jeux portables avec la Gameboy, son écran vert et gris et surtout Tetris proposé par défaut comme cartouche de jeu.

Je dois dire qu’il a fallu que j’attende 2026, soit 37 longues années pour enfin vivre l’expérience de Tetris sur la console de Nintendo. Et j’avais compris pourquoi j’étais tombé amoureux de ce genre de jeux. Principes assez simples, la maîtrise nécessitant des mois, voire des années pour y arriver.

J’avais parlé en août 2021 du Tetris originel, celui développé par Alexei Pajitnov sur l’Electronica 60.

Ayant pu mettre la main récemment sur la rom de Tetris pour la Gameboy. J’en ai profité pour faire une vidéo avec l’émulateur qui va bien. Oui, ça fout un coup sur la nuque.

Je dois dire que j’ai particulièrement aimé la présence d’un deuxième mode de jeu, le niveau unique avec l’option de rajouter des lignes partiellement remplies. Sans oublier l’existence de deux musiques en supplément de la classique qu’on entend tout le temps.