Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 40 : La petite merveille.

Il y a des séries qui vous marquent et d’autres moins. Cependant, il arrive parfois qu’une compilation de génériques d’une période donnée ravive votre mémoire, et ce fut mon cas.

Je vais donc parler rapidement d’une série qui a duré 4 saisons dans les années 1980, « Small Wonder » alias « La petite merveille ». On y vit les aventures d’une famille classique, les Lawson. Le père, Ted est ingénieur pour une entreprise du nom de United Robotronics. Dans le but de créer un robot gynoïde pour aider des personnes handicapées, Ted ramène Vicky – le robot en question – pour lui permettre de se perfectionner.

Avec sa femme Joan et leur fils Jamie, Vicky devient partie intégrante de la famille. Bien entendu, il y a la fillette de la maison d’à côté qui joue le rôle de la trouble fête. les situations lié à une interprétation au pied de la lettre de certaines expressions idiomatiques, les supers pouvoirs de Vicky sont des sources de gags sans fin.

Le générique est mièvre à souhait.

La série fut tournée et diffusée entre 1985 et 1989. Je ne me souviens pas que la série ait été rediffusée après son passage sur Canal + en 1985, puis sur Antenne 2 entre 1989 et 1991. Rien que pour le côté kitsch de l’ensemble, ça devrait le faire 🙂

Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 39 : La Princesse insensible.

Nous sommes en 1983. Sur ce qui s’appellait encore Antenne 2, une courte série d’animation de 13 épisodes de 4 minutes est diffusée – si mes souvenirs sont bons – dans le cadre de l’émission Récré A2.

C’est une série qui mélange l’animation classique et le papier découpé. L’histoire est simple :

« La fille du roi est indifférente à tout. Le roi promet de donner sa main au prince qui saura l’émerveiller. Treize prétendants défilent devant la princesse, installée dans un théâtre, et tentent de l’étonner par toutes sortes de tours. »

Une série assez spéciale qui m’est surtout resté en mémoire pour l’introduction chantée par une fillette de 8 ou 9 ans – qui doit donc avoir maintenant une bonne quarantaine bien tassée – avec une voix qui irrite vraiment les oreilles.

Durant les 13 épisodes, on voit en ombre chinoise le chambellan du roi qui annonce quel prince va tenter sa chance pour faire enfin réagir cette princesse que rien ne déride.

Voici donc le premier épisode. Et oui, la mini-chansonnette de début tape rapidement sur les nerfs.

Le réalisateur de la série, Michel Ocelot, est aussi la voix du narrateur. Une série que j’avais oubliée jusqu’à récemment par une association d’idées.

Si vous ne connaissez pas cette série qui fait quand même son âge, n’hésitez pas à la découvrir, en passant en accélérer l’insupportable générique.

Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 38 : Captain Future alias Capitaine Flam… Que cela fait son âge !

Je dois dire que cet article va être assez acide. J’ai eu envie de revoir les épisodes de la série Captain Future alias Capitaine Flam produit entre 1978 et 1979 par la Toei d’après l’oeuvre d’Edmond Hamilton après cet historique bien ficelé de Séries Cultes :

Sur les 13 voyages de la série, je dois dire que j’ai laissé tombé après deux. Le premier « L’Empereur de l’Espace », que j’ai vu en version française et le deuxième « Les cinq mines de Gravium » que j’ai eu le bonheur de voir en version originale sous-titrée.

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Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 37 : Téléchat.

Cette série a traumatisé mon enfance, en duo avec l’énigmatique et flippant « Tripods ». Nous sommes en 1983, et Roland Topor décide de proposer une émission satirique sur la télévision où les animateurs sont des animaux et les objets vivants.

Rien que le générique, dépressif à souhait, donne le bourdon.

Le tout passait en même temps qu’une émission célèbre, Récré A2. Il est vrai que ce sont des épisodes de 5 minutes, donc c’était juste une pastille à l’humour décalé. Entre Grouchat et son éternel plâtre, Lola l’autruche qui co-présente l’émission, les objets plus ou moins bizarres comme l’huissier de justice qui est aussi un fer à repasser, les gluons des objets, Mic-Mac le micro de Grouchat, on est dans le grand délire.

Tout y est caricaturé, spécialement les publicités avec le pauvre singe Pub-Pub qui se fait traiter de tous les noms par une voix off, peut-être le responsable des produits Nul ?

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Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 36 : Candy (1978)

Il y a deux dessins animés d’origine nippone qui ont marqué l’année 1978 : UFO Robot Grendizer (alias Goldorak) et Candy Candy (alias Candy). Les deux ont été produits par la TOEI Animation. D’un côté des robots géants qui se tapent sur la tronche durant 74 épisodes, de l’autre une romance historique de 115 ou 116 épisodes.

Tiré du manga de Kyoko Mizuki, nom de plume de Keiko Nagita, publié en 1975, la série sort en 1976 au Japon. On y suit les aventures d’une orpheline Candy recueilli par les directrices de la Maison Pony. Durant une centaine d’épisodes, on suit ses mésaventures : elle manque de se noyer et est sauvé par un personnage important, Monsieur Albert. Elle part ensuite en Angleterre, revient aux États Unis pour devenir infirmière et s’occuper de Monsieur Albert blessé durant le premier conflit mondial en Italie dans un accident de train.

Il y a d’autres personnes comme les trois frères (ou cousins, je ne suis plus trop sûr) Anthony, Archibald et Alistair, Neils et Eliza qu’on a envie de baffer à chaque apparition. Et surtout le mystérieux Grand Oncle William qui gère le destinée de Candy selon ses propres volontés.

Il faut attendre l’ultime épisode pour avoir de nombreuses révélérations, et on peut dire que pour une fois, une série ne se termine pas en queue de poisson. Même si c’est un Shojo Manga, donc à destination des jeunes adolescentes, il est emprunt de cruauté.

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Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 35 : Galactica (1978)

Il y a des séries qui vous marquent étant petit. J’ai déjà parlé des « Maitres de l’Univers« , de « Il était une fois l’homme » ou encore des « Années coup de coeur« .

Mais il y en a une – avec Buck Rogers au 25e siècle – qui m’a marqué dans mes jeunes années, c’est Battlestar Galactica sortie en 1978. Oui, je parle bien de la première avec Dirk Benedit dans le rôle de Starbuck, Richard Hatch dans le rôle d’Apollo, Lorne Greene dans le rôle d’Adama, Maren Jensen dans le rôle d’Athena et le méchant de l’histoire, John Colicos dans le rôle du comte Baltar.

Je m’en suis souvenu quand j’ai enregistré la vidéo suivante dans ma série « C’est trolldi, c’est permis ».

Le générique de la série de 1978, c’était ça :

Outre le fait qu’on sent l’inspiration de Star Wars dont le premier film était sorti un an plus tôt, on est dans la revisite des histoires bibliques : les 12 colonies, l’exode, la recherche d’une planète promise.

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Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 34 : Les maitres de l’Univers.

Vous êtes un éditeur de jouet au début des années 1980 et vous voulez les vendre facilement votre dernière création ? Pourquoi ne pas faire un dessin animé ? C’est le raisonnement de Mattel avec « Les maitres de l’Univers ».

La gamme est sortie en 1981 et c’est un studio créé pour l’occasion, « Filmation » qui produira les 130 épisodes des deux saisons des « Maitres de l’Univers » entre 1983 et 1984.

Voici donc le générique français :

Et la version originale :

On est loin de la qualité d’une série comme « Ulysse 31 ». Les animations sont raides, les réutilisations de scènes fréquentes. On est plus dans la production à la chaine qu’autre chose. Faut bien vendre des jouets après tout, non ?

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Où est passé l’an 2000 de l’enfance des gosses des années 1970 ?

Je suis né au milieu des années 1970, près de deux ans après la fin des missions lunaire Apollo. À l’époque, j’ai été bercé par des séries comme Space 1999 plus connu en France sous le nom de Cosmos 1999.

J’ai été aussi bercé par des séries comme Uchūkaizoku Kyaputen Hārokku alias Albator 78, Uchū Kara No Messeji : Ginga taisen alias San Ku Kai ou un peu plus tard par Uchū Keiji Gavan alias X-OR.

Un peu plus tard, j’ai connu au début de mon adolescence la diffusion partielle de Buck Rogers in the 25th Century. Un de mes films culte « Blade Runner » est aussi sorti quand j’étais à l’école primaire, avec son ambiance plus que trahie par sa suite moisie.

Dans toutes les séries que j’ai cité, que ce soit des animés ou en images réelles, on avait des voitures volantes, on se déplaçait sur des distances incroyables.

J’ai aussi été biberonné par Temps-X animé par les frères Igor et Grishka – j’ai le menton surdimensionné – Bogdanoff. On ne rêvait pas de se déplacer en trotinette classique ou électrique, plutôt en vaisseau spatial… Quelle dégringolade en terme de véhicule.

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Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 33 : Thé Dansant…

J’ai déjà eu l’occasion de parler dans l’épisode 26 de la série en novembre 2016 de la mythique émission qu’était l’École des Fans. Sans oublier « Benny Hill » qui signait la fin de mon week-end dans un billet de décembre 2015.

Il y a cependant un autre souvenir qui me faisait dire que le dimanche touchait à sa fin : l’émission « Thé Dansant » qui a été diffusé le dimanche après-midi entre 1980 et 1985 sur Antenne 2 dans le cadre de « Dimanche Martin ».

Dès que j’entendais les premières notes du générique, je pouvais me dire qu’il était déjà 17 h 00, et qu’une des journées que je détestais le plus allait bientôt pointer le bout de son nez : le lundi.

Cette émission reprenait un principe simple : quelques titres joués par un orchestre et des couples qui dansaient dessus. Même si je n’en avais rien à faire des couples, je savais que Benny Hill arriverait dans les heures qui suivraient et que je devais dire adieu à mon week-end.

Un extrait pour donner l’ambiance ? Mais il suffit de demander, voyons !

Rien que d’avoir écrit cet article, cela m’a fait revivre mes années d’école…

Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 32 : l’épopée de « Que deviendront-ils ? »

S’il y a une série documentaire qui m’a marqué étant mome, c’était bien « Que deviendront-ils ? » Ce fut un projet de longue haleine, commencé en 1983 et terminé en 1992. Le synopsis de la série était simple : suivre la vie de cinq élèves d’une classe de sixième sur 10 ans.

Chaque année, Antenne 2 – qui devint France 2 – proposait un épisode d’une heure environ résumant l’année passée. Les enfants ne participaient pas forcément à chaque année, mais on avait des informations sur eux.

Le concept avait été développé par le duo Michel Fresnel (à la caméra) et Hélène Delebecque comme interlocutrice. Outre le côté un brin voyeuriste, c’était pour les enfants des années 1970 la possibilité de voir des personnes de leurs âges s’exprimer ouvertement.

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En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac… Un peu court, désolé !

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

  • Emma Fee, la chanteuse des Happy Endings vient de sortir son nouvel EP, « The Anachronist ». Miam ! Un article à venir bientôt.
  • Dans le domaine de la musique électronique tendance Krautrock, le groupe Cosmic Ground vient de sortir sa nouvelle galette, sobrement intitulée « Cosmic Ground IV », officiellement disponible à partir du 21 mai 2018.
  • La cagnotte de Péhä pour l’aider à financer des travaux liés à la maladie de son fils, souffrant d’un syndrome cérébelleux se termine au 30 mai 2018. 37% de la somme espérée a été récoltée. Plus d’infos sur la page Leetchi.
  • Un tout petit peu de publicité pour mon dernier bébé scriptural, un court roman policier, « Le Tueur au manchot », disponible sans DRMs sur Atramenta et sur Amazon (en papier et numérique sans DRM).

Bon week-end 🙂

Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 31 : Porte-bonheur, l’émission voyeuriste qui donne « bonne conscience »

Nous sommes en 1984. La première chaine qui n’est pas encore privatisée propose une émission qui nous paraîtrait bien contemporaine sur certains plans.

Même si certaines personnes considèrent que la télé réalité qui pollue « les ondes » date de l’époque de Loft Story en 2001, c’est se tromper largement.

Je disais que nous étions en 1984. Le genre idéal de l’époque, Patrick Sabatier lance une émission qui a un but simple : apporter du bonheur en direct à des personnes qui n’ont pas été vraiment chouchouté par la vie. Les personnes sont sélectionnées sur proposition de leur proche et suite à l’envoi d’une lettre. Et oui, on utilise encore pas mal de papier à l’époque 🙂

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Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 29 : un des premiers feuilletons interactifs pour enfants, Télétactica !

Nous sommes en 1982. Récré A2 est l’émission incontournable pour les gamins et gamines. Dorothée qui n’est pas encore partie fonder son Club sur une chaine concurrente, propose dans l’émission qu’elle anime avec sa bande une série d’animation interactive, « Télétactica ».

Mais le plus simple, c’est de visionner cette archive de l’INA où Dorothée explique le fonctionnement du feuilleton.

En utilisant l’électricité statique que dégageait l’écran cathodique, on collait un morceau de plastique sur l’écran, histoire de faire interagir les gamin(e)s derrière leur téléviseur.

La série compta 120 ou 130 (??) épisodes de 5 minutes. Je me souviens que je n’avais pas eu le droit à l’époque d’acheter le kit de formes plastifiées car on craignait que cela n’abime l’écran.

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Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 28 : Cocoshaker et Chapi Chapo, les plaisirs régressifs ;)

Il est de bon ton de casser les émissions pour enfant que l’on aime à dire pis que pendre : c’est du lavage de cerveau, ça n’a ni queue ni tête, bref c’est de la merde.

Comme je l’ai précisé dans l’épisode 27, il y avait des pastilles vraiment intelligentes comme avec « Mes mains ont la parole », mais il y a toujours eu des plaisirs régressifs… Je vais en citer deux, à savoir Cocoshaker et Chapi Chapo.

Commençons par le dessin animé le plus bizarre que j’ai pu voir durant mon enfance. C’est une courte série d’une à deux minutes de seulement 21 épisodes. Série créée par Jean-Charles Meunier et diffusée pour la première fois en 1981, on y voit deux personnages et plus rarement plusieurs personnages se disputer comme des chiffonniers un cocotier en plein désert.

Mais le plus simple, c’est de prendre un épisode. Oui, c’est franchement du WTF de compétition 🙂

Mais on peut encore tomber dans un WTF plus important. Chapi Chapo série d’animation en image par image en est la preuve.

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Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 27 : Mes mains ont la parole.

En août 2013, je parlais des émissions pour la jeunesse qui ont bercé l’enfance des gamin(e)s des années 1970.

Il y a une « pastille » qui m’en revenu en mémoire. Une émission qui était intégré à Récré A2, qui durait environ cinq minutes qui permettait aux enfants sourds et malentendants de prendre un peu de plaisir avec la télévision.

Je parle de l’émission « Mes mains ont la parole ». J’ai toujours gardé en mémoire l’introduction au piano, la présentatrice assise comme une judoka, racontant en langue des signes une histoire ou un conte. Une voix off permettait aux enfants entendant d’apprécier aussi l’histoire.

L’émission a existé entre 1979 et 1988. Je m’en souviens car c’était une capsule de douceur dans ma vie d’élève d’école primaire…

Il y avait bien entendu d’autres courtes émissions intégrées à Récré A2 ou à l’Ile aux Enfants. Mais c’est celle qui m’a laissé le meilleur souvenir 🙂