Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 55 : L’épopée de la Cinquième.

Bien que je ne regarde plus la télévision depuis des années – peut-être une dizaine d’années ? – et que je suis coupé de toute l’actualité – pour le plus grand bien de mon système nerveux – il y a une chaîne à l’existence éphémère qui m’a marqué. La Cinquième, qui a fait la liaison entre la Cinq (morte en 1992) et dont j’ai parlé en mai 2015 et la chaine France 5 actuelle (née en 2002).

Je n’ai gardé que peu de souvenirs de cette chaine qui a cependant eu le rôle ingrat de servir de transition. Pour tout dire, si on me dit La Cinquième, je répondrai par une série pour adolescents et jeunes adultes, « Les Enfants de John ». J’ai eu beau chercher, et même sur le site de l’INA, impossible de mettre la souris sur le générique de cette émission diffusée entre 1994 et 1996.

C’était surtout la musique du générique qui m’avait frappé. C’est « Revolution » des Beatles, face B d’un 45 tours qui avait un titre peu connu… « Hey Jude » ! Du moins si les informations que j’ai pu trouvé sont correctes.

Si vous trouvez le générique, je suis preneur. Chaîne à la durée de vie éphémère mais qui traça le chemin suivi par France 5 de nos jours.

Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 54 : « Les jeux de 20 heures »

Même si je n’ai pas connu les tous débuts de l’émission – commencée en 1976 et qui dura près de 11 ans – où se mélangeait la culture générale, l’improvisation, l’humour. Il y avait un trio de comédiens, d’humoristes ou d’autres personnes ayant la langue bien pendue.

Chaque émission se déroulait aussi bien en studio qu’à distance dans une ville où des personnes complètement standards tentaient leurs chances à divers jeux. Un qui m’est resté en mémoire, c’est le « Ni oui, ni non » qui est devenu par la suite un classique.

Les sommes pouvaient paraître modestes, mais à l’époque, le franc est une monnaie plutôt forte. Donc les 50 francs reçus pour avoir été selectionné pour le jeu de la fin de l’émission donne quelque chose comme 37€. Ce qui n’est pas négligeable. Quant aux 1000 francs de la phrase de Maitre Capelo – le regretté Jacques Capelovici – cela donne 755 € environ. Autant dire que ce n’était pas des petites sommes pour l’époque.

C’était une époque de jeux intelligents, loin des mascarades que seront le juste cri… Euh, je voulais dire le juste prix. Une autre époque et un autre niveau dans tous les domaines.

Et à quoi ressemblait-elle en 1976 ? Kitsch sur le plan des inscrustations vidéos, mais pas si mal que cela au final.

Il y avait le classique « Je mets 100 francs dans le nourrain » de Maitre Capelo à chaque bonne réponse à son énigme. Je regrette presque d’être né un peu trop tôt pour en profiter pleinement. Mais c’est la vie.

Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 53 : « Croque Vacances »

Dans un autre article de cette série, publié en août 2013, j’avais abordé quelques émissions mythiques des années 1980 et consacré à la jeunesse : « Récré A2 », « Les visiteurs du mercredi », « Vitamine » ou encore « Croque-Vacances ».

Je dois dire que celle qui m’a laissé le plus de souvenirs, c’est « Croque Vacances » qui comme son nom l’indique n’était diffusée que durant les vacances scolaires, contrairement aux autres émissions qui étaient diffusées toute l’année.

Comme je l’avais dit en 2013, et je me cite :

[…]
Animée par Claude Pierrard et le duo de marionnette infernales Isidore et Clémentine, elle proposait des séries, mais aussi des parties découvertes, sans oublier des invités récurrents qui proposaient quelques bricolages plus ou moins complexes.

Côté séries et dessins animés ? « Maya l’abeille », « Pole Position », « Vic le Viking », « Holmes & Yoyo », « Punky Brewster » ou encore « Les Tripodes ».

Je dois dire que les Tripodes, dont j’ai parlé en 2011, m’ont fait cauchemarder durant des mois après la diffusion de la première saison.

Mais je me souviens surtout de l’impertinence des marionnettes qui faisait que Claude Pierrard ne finissait pas une émission sans avoir eu de fou-rire.

Il est vrai que l’émission a pas mal duré, de 1980 à 1987, même si sur la fin, ayant atteint l’adolescence, l’émission ne m’intéressait plus trop.

Petite information en passant. Au moment où je rédige ce billet, le 14 août 2025, une campagne Ulule consacrée à « Croque Vacances » est en cours et se termine le 31 août 2025. Financement participatif indispensable aux nostalgiques qui veulent revivre une partie de leur enfance 🙂

Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 52 : Victor, la méthode d’apprentissage de l’anglais à la télévision.

Apprendre l’anglais n’a jamais été une tâche facile. J’ai commencé à apprendre l’anglais en classe de 6e en 1985, pour continuer jusqu’en terminale en 1993. Et je dois dire que mon anglais n’était pas des meilleurs. Il a fallu que j’arrive sur Internet en 1997-1998 pour devoir le travailler chaque jour, les ressources francophones à l’époque n’étant pas légion.

En 1987, FR3 – devenu France 3 en 1992, commença à diffuser une série éducative, « Victor » qui avait pour but d’apprendre l’anglais en s’amusant. Le personnage principal, c’est Victor, un bonhomme blanc comme un fantôme qui veut apprendre l’anglais. Il est guidé par une voix off dans son apprentissage.

Il y avait des manuels en relation avec l’émission, et parfois notre prof d’anglais nous passait un épisode pour nous faire apprendre du vocabulaire ou une tournure de phrase qu’il aurait été difficile d’assimiler autrement.

Mais à quoi ça ressemblait ? Voici un extrait de 5 minutes environ que j’ai pu trouver sur Youtube.

Vous avez pu le voir, le personnage fout un peu la trouille la première fois qu’on le voit. Depuis, il a été remplacé par un personnage blondinet qui a fait perdre une partie de son charme à cette émission aux effets spéciaux digne des débuts de l’informatique personnelle.

J’ai gardé au fond de moi un peu d’amour pour cette émission, car quand on nous la passait, on savait qu’on était tranquille pour une bonne demi-heure.

Et vous, l’avez-vous connu ?

Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 51 : La guerre des soucoupes volantes, prototype d’UFO Robot Grendizer.

Nous sommes en 1975, et les séries Mazinger Z et Great Mazinger ont été diffusées avec succès au Japon. C’est pour surfer sur la vague des méga-robots que Go Nagai en collaboration avec la Toei Animation qu’un court métrage de 30 minutes est créé. Son nom ? « Uchuu Enban Dai-Sensou » devenu en français « La guerre des soucoupes volantes ».

Le sypnosis ? Après la destruction de sa planète, Duke Fleed s’enfuit à bord de Gattaiger, une arme constituée d’une soucoupe porteuse et d’un robot transformable, Roboizer. Il trouve refuge auprès d’un scientifique et travaille incognito dans un ranch jusqu’au jour où les forces démoniaques ayant détruit sa planète menace la Terre… Et cherche à récupérer Gattaiger au passage.

Ça vous est familier ? Et pour cause, ça ne peut que l’être. C’est le pilote de la troisième série de méga-robots, UFO Robot Grendizer devenu Goldorak pour la France. Série qui dura 3 saisons de 1975 à 1977. Mais revenons au court métrage.

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