Quand le monde du logiciel libre s’attaque à l’émulation, ça donne de beaux résultats.

Depuis quelques mois, je me suis plongé dans les délices de l’émulation d’ordinosaures qui sont effroyablement chers et surcôtés à cause de la mode du « vintage informatique » qui continue en ce mois de septembre 2021.

Donc, au lieu de m’encombrer d’ordinosaures qui ont leurs places dans des musées de l’informatique – même si je voudrais bien en posséder un ou deux – voici donc les logiciels libres dans le monde de l’émulation qui sont pour moi des références incontournables ou presque.

Je tiens à préciser que je vais rester dans le monde des ordinateurs, car les consoles, ce n’est pas ma tasse de thé, ni de café d’ailleurs.

Il faut dire que le jeu « Attack of the Petscii Robots » m’a permis de découvrir – via le bêta-test de certains ports – des univers que je n’avais pas vraiment abordé auparavant. Allons-y par ordre alphabétique et commençons par l’Amstrad CPC.

Ici, il me vient à l’esprit un émulateur développé en Java, j’ai nommé JavaCPC. Il y a aussi Caprice32, mais il est moins abouti.

Continuons avec l’Apple II/II+/IIc et IIe.

Ici, la messe est rapidement dite, AppleWin – dont un port existe pour Linux – est la référence incontournable pour cet ordinateur mythique de la Pomme.

Après Apple, autant parler d’Atari. Pour sa gamme de machines 8 bits (400/800/600XL/1200XL/130XE), la référence, c’est Atari800. Il serait dommage d’oublier Altirra, même s’il ne fonctionne que sous MS-Windows.

Pour l’Atari ST, je vous conseille de voir du côté d’Hatari. Très bon émulateur des ST/STE/STF/TT et Falcon.

Parlons donc d’un constructeur mythique, Commodore.

Pour les ordinateurs 8 bits, à savoir les Commodore PET, Vic20, C64, Plus4 et C128, rien ne vaut la Rolls Royce, c’est bien entendu Vice. Une sortie par an, mais à chaque fois, ça vaut le détour.

Pour les Commodore Amiga, rien ne vaut le duo WinUAE (MS-Windows) et FS-UAE (MS-Windows, Linux, Mac). Sans oublier l’excellent Amiga Inside de Titan pour se simplifier la vie 🙂

Passons maintenant à Sinclair. Pour tout ce qui est émulation du ZX80, ZX81 et autre Spectrum, je ne puis que conseiller Zesarux.

Pour finir, on va parler du monde PC + MS-DOS. Deux projets me viennent à l’esprit : PCem (orienté matériel) et qui semble au point mort, ainsi que l’excellentissime fork de Dosbox, Dosbox-X.

Ce sont pour le moment les émulateurs d’ordinateurs que j’ai le plus utilisé. Je n’ai pas eu l’occasion de me plonger dans le monde des TRS80 ou encore de Thomson (les MO5/MO6 et autres TO7).

Si vous avez des références, je suis preneur.

J’espère que cette petite liste vous sera utile si un jour vous avez envie de découvrir l’informatique d’avant le PC.

Dosbox-X ou PCEm pour les vieux jeux MS-DOS et MS-Windows 1.x à 3.x ?

Dans la cadre de ma série de billets « Vieux Geeks », j’utilise très régulièrement des jeux sous MS-DOS, voire parfois des vieux MS-Windows de la génération 1.x à 3.x. Cependant, il existe au moins deux outils qui peuvent s’avérer utile : Dosbox-X (un des meilleurs forks de Dosbox sur le plan ergonomie) et PCEm qui est plus orienté émulation de vieux PC (comme l’IBM PC 5150, le Tandy 1000 par exemple).

Dans l’épisode 83 de ma série de vidéos « C’est trolldi, c’est permis », j’avais utilisé Dosbox-X pour émuler l’environnement matériel et logiciel minimal requis pour lancer Doom… J’ai bien dit lancer, pas jouer 🙂

Je me suis demandé si les résultats obtenus étaient réalistes. J’ai donc pris PCEm et j’ai reproduit l’expérience en prenant un PC émulé avec un 386SX, 4 Mo de mémoire vie, un MS-DOS 3.3, etc… J’ai enregistré l’ensemble même si j’ai un brin galéré dans la dernière partie de la vidéo.

Ma conclusion est assez pragmatique : les deux se complètent. PCEm sera vraiment pratique si j’ai besoin d’un vieux MS-Windows ou d’utiliser un matériel émulé uniquement par PCEm, comme une carte vidéo Plantronics par exemple.

D’un autre côté, des jeux bien ennuyeux à lancer et qui demandait de créer des disquettes de démarrage pour avoir la bonne quantité de mémoire vive conventielle, de mémoire paginée (EMS) de mémoire étendue (XMS) passeront mieux avec Dosbox-X.

C’est donc souvent du « cas par cas » en fonction du logiciel à faire fonctionner. On est ici plus dans la complémentarité que dans la concurrence frontale.

Applewin-git, le port linux d’AppleWin empaqueté pour le monde Archlinux.

Dans un article de début mai 2021, je faisais un bilan assez triste de l’émulation Apple II sous Linux.

Je concluais l’article ainsi en parlant du port effectué de main de maître par Andrea Oddetti du logiciel AppleWin :

Le port est plus que fonctionnel, dommage que la version QT – qui serait apprécier par la plupart des utilisateurs potentiels – souffre d’une telle latence. Dommage aussi qu’en mode fenêtré, les touches fléchées soient parfois non prises en compte.

Néanmoins, cela laisse un mince espoir de pouvoir se passer à terme du duo Wine et AppleWin à terme.

Le beau temps de ce mois mai – qui est franchement pourri, à peine 12° avec de la pluie – m’a donné envie de me pencher sur la possibilité d’avoir une version empaquetée de l’émulateur pour le monde Archlinuxien.

Et comme je l’avais dit :

Pour le moment, il n’y a pas de paquets sur AUR et c’est aussi bien comme cela, vu qu’il doit être bien laxatif à empaqueter comme logiciel.

Et je confirme cela. La partie la plus ennuyeuse a été de gérer les trois dépots github tiers pour qu’ils soient reconnus à la compilation. Mais j’y suis arrivé. J’ai réussi à faire fonctionner l’ensemble, aussi bien avec l’interface QT que SDL2 sous Gnome. Mes essais pour l’interface SDL2 ont échoué dans une machine virtuelle avec Xfce. Je ne sais pas pourquoi.

Mais le principal est d’avoir un port. Je l’ai donc capturé en action pour montrer qu’il y a de l’espoir pour l’émulation Apple II, même si le port QT est effroyablement lent en ce qui concerne le rendu audio via la carte Mockingboard.

Oui, le paquet n’est pas très propre, mais je ne désespère pas de faire fonctionner les sous-modules git dans la recette de compilation de l’émulateur. En tout cas, maintenant, je peux me passer du duo Wine et AppleWin pour mes besoins en émulation d’ordinosaure de la génération Apple II.

Avoir un émulateur potable pour les ordinateurs Apple II sous Linux, quelle galère !

C’est un petit billet que j’avais envie d’écrire après mon expérience de bêta-testeur pour le port du jeu « Attack of the PETSCII Robots » pour les ordinateurs Apple II.

Dans un billet du 24 avril 2021, j’écrivais ceci :

[…]
Cependant, j’étais déjà au courant de ce port, étant donné que je suis un des bêta-testeurs du jeu. J’avais déjà bêta-testé des préversions du jeu pour Commodore PET avec l’audio activé.

David Murray m’a donc contacté fin mars – début avril pour des bêtas tests. J’ai ainsi pu tester et torturer les versions beta 7.0, 7.1 et 7.3.
[…]

Il y a eu un problème de taille : faire fonctionner un émulateur qui ne me donne pas une infame bouillie de pixels à l’écran. J’avais donc commencé par LinApple en utilisant le paquet AUR qui va bien.

Mais j’avais quelque chose de plutôt moche au final, à savoir ceci :

Ce qui est plutôt moche, vous en conviendrez. J’ai donc essayé avec un code source plus récent, celui disponible sur la page github du projet.

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Émulation des ordinateurs Commodore 8 bits : en dehors de Vice, point de salut ?

Commodore a été un des grands acteurs de la micro-informatique personnelle des années 1975-1995. En dehors du tout premier ordinateur 8-bits de la marque qui a fait partie de la « trinité de 1977 ». Trinité qui regroupe trois ordinateurs qui marquèrent les esprits à l’époque : l’Apple II, le Commodore PET et le TRS-80.

Par la suite, Commodore proposera en 1980 le Vic20 et en 1982 l’ordinateur 8 bits le plus vendu (car produit jusqu’en 1994) à savoir le Commodore 64 alias C64, puis la série des Amiga.

La scène rétroludique concernant les Commodore 8 bits est très active et régulièrement des bons jeux sortent pour un de ses trois modèles mythiques. Je vous renvoie aux créations proposées par le site Double Sided Games : par exemple le très bon et très dur « L’Abbaye des morts ».

Ou encore le site Protovision et le sublime « Sams’s Journey » ou encore la version deluxe du jeu « Planet X2 » alias « Planet X2.1 ».

Pour en profiter, il y a soit l’option d’avoir un ordinateur d’origine fiabilisé avec un outil de lecture de carte SD qui simulent un lecteur de disquette – ce qui peut rapidement monter jusqu’à 250 voire 300€ – soit un émulateur grandeur nature comme le C64 Maxi – et compter une bonne centaine d’euros au minimum – soit passer par un émulateur.

Solution qui ne coûte rien au final, si ce n’est un peu de place sur votre disque dur / SSD / nvme.

Dans ce domaine, au fil des années, il y a un émulateur qui s’est taillé la part du lion, c’est Vice. Et pour cause. Il émule – plus ou moins bien – les Commodore PET, Vic20, C64 et 128, mais aussi la série des Plus/4 ou encore l’extension SuperCPU.

D’ailleurs, c’est via l’extension SuperCPU que j’ai pu faire un épisode un peu bizarre de ma série « C’est trolldi, c’est permis ».

Non seulement on le trouve pour MS-Windows, Linux et MacOS, mais aussi pour d’autres plateformes comme l’Amiga, ou le Raspberry PI via le projet Retropie. C’est aussi un ensemble très puissant d’émulateur. Même si parfois utiliser sa version de développement permet quelques « miracles »… Surtout pour l’émulation audio du Commodore PET :

Je me suis demandé si la concurrence existait encore dans ce domaine et si oui, à quel niveau.

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Après Planet-X3, au tour de Planet-X2 :)

Je dois dire que j’ai mis du temps à me procurer le père de l’excellent RTS « Planet-X3 » que j’ai déjà évoqué dans un article du 13 juin 2020. Puis je me suis dit, pourquoi ne pas proposer quelques longplays pour faire connaitre ce jeu sorti début 2019 ? C’est ainsi que je me suis lancé dans cette tâche, désormais terminée et dont les 2 derniers paraitront d’ici au 8 juillet 2020.

Mais, rassurez-vous, il n’y aura aucune série de longplays comme pour Planet-X3 en ce qui concerne Planet-X2. Pour plusieurs raisons :

  1. L’obligation de passer par Vice, qui respecte malheureusement – sauf à fouiller les options avancées – la lenteur irritante du lecteur de disquette 1541 du Commodore 64.
  2. Le jeu est largement plus dur, car on ne peut gérer que 10 unités mobiles, les usines sont « bêtes », les ponts doivent être construits pièce après pièce. Pour tout dire, sur les 13 cartes (dont les 3 cartes bonus sorties en novembre 2018), j’en ai vaincu 4… Ça donne une idée du niveau de difficulté de l’ensemble.
  3. Les Protoids dans cette version sont plus brutaux que dans la suite, et ils sont d’autant plus vaches !
  4. J’ai tendance à me mélanger les raccourcis claviers entre les deux jeux. Ce qui peut être rapidement ennuyeux.

Cependant, je me suis dit que vous montrer ce qu’est arrivé à faire David Murray en 2016-2017 pour le Commodore 64 laissait présager une suite de très bonne qualité dont j’ai dépassé les 30 à 35 heures de jeu le soir pour me détendre 🙂

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Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 27 : DosEmu 2

Si je vous dis émulation pour MS-DOS sous Linux, vous allez me répondre DOSBox ou encore DOSBox-X (sa version améliorée) et je serai partiellement d’accord. Car il existe la reprise de l’ancestral Dosemu du doux nom de DosEmu 2… Pourquoi se compliquer la vie ? 🙂

DosEmu fut historiquement le premier émulateur pour MS-DOS, ce qui était plus qu’important quand Linux est né en 1993. La dernière version du projet DosEmu est la 1.4.0 sorti en 2012.

Quelques années plus tard, des développeurs ont décidé de reprendre l’outil, en utilisant un coeur FreeDOS, pour proposer DosEmu 2. Au moment où j’écris cet article, le 2 juillet 2020, la version en date est une 2.0-pre8, sortie en novembre 2017.

Après avoir récupéré la version git sur AUR et l’avoir fait compilé, j’ai voulu voir ce que donnait ce projet. Pour rajouter des logiciels, il faut aller dans ~./dosemu/drive_c/ et y copier ce qu’on veut lancer.

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Vieux Geek, épisode 215 : PC-Task, l’émulateur de PC pour Amiga.

Quand j’étais utilisateur d’un Amiga 1200 dans les années 1993-1995, il y avait un logiciel qui était un peu spécial, car il permettait d’émuler un PC. Son nom ? PC-Task. Cependant, il ne fallait pas s’attendre à des miracles.

La différence des microprocesseurs étaient telles qu’émuler un 8088 à 4,77 Mhz – en gros celui du premier IBM PC – tenait presque du miracle sur un Amiga 1200 sans aucune accélération matérielle. Quant à faire fonctionner MS-Windows 3.1, il fallait sortir la très grosse artillerie, du genre l’Amiga 4000 gonflé au maximum en mémoire vive, et encore, je ne suis pas certain 🙂

Il y avait d’autres facteurs qui rentraient en compte : l’incompatibilité des disquettes sur le plan du formatage… Bref, il fallait vraiment avoir besoin d’un logiciel n’existant pas sous Amiga. La dernière version, la 4.4 est sortie en 1997. En recherchant l’outil pour l’article, j’ai appris qu’en 2010, l’auteur l’avait libéré sous la forme d’un freeware.

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Vieux Geek, épisode 148 : Le Workplace Shell pour Windows 3.1, un avant goût d’OS/2 Warp.

Quand OS/2 3.0 alias Warp est sorti en 1994, il a tout pour plaire sur le plan technique : OS entièrement 32 bits – il faudra attendre MS-Windows XP pour avoir l’équivalent chez Microsoft – compatibilité avec MS-Windows 3.1… Cependant, IBM n’a pas la force de frappe nécessaire pour imposer en vente liée son OS comme le fait Microsoft avec le duo MS-DOS et MS-Windows 3.1.

Des développeurs d’IBM décident de développer un petit logiciel pour initier les utilisateurs de MS-Windows 3.1 à l’ergonomie un brin spéciale d’OS/2. Son interface est orientée objets et surtout elle utilise le bouton droit de la souris pour pas mal d’actions.

Il faut se souvenir que MS-Windows 3.1 est orienté utilisation du clic avec le bouton gauche. Il fallait avoir MS-Word pour un début d’utilisation du clic droit…

C’est grâce à Win3x.org que j’ai pu remettre la main sur cet émulateur d’interface d’OS/2 Warp et que je peux vous en faire une démonstration rapide en vidéo.

Comme vous avez pu le voir, l’ergonomie était complètement différente. L’arrivée de MS-Windows 95 qui rendra enfin utile le bouton droit marquera le début de la fin pour OS/2, ce qui sur certains plans est assez dommage 🙁

Installer et utiliser Gnome Boxes sur Archlinux.

La présence de Gnome Boxes (alias Machines) sur la version béta de la Fedora Linux 18, j’ai voulu tester le logiciel sur Archlinux. Cela a nécessité la compilation et l’installation de : celt0.5.1, cegui-0.6, libcacard, spice-protocol, spice, usb-redir, spice-gtk3, libvirt-glib, libosinfo, gnome-boxes

Sans oublier le paquet qemu-kvm-spice pour l’émulation. Une fois tout installé, il est simple de configurer une nouvelle machine virtuelle. Les disques virtuels OS sont stockés dans ~/.local/share/gnome-boxes/images.

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L’Amstrad CPC (28 ans au compteur) en a encore dans les tripes ;)

Je vous parle d’un temps que le moins de trente-cinq ans ne peuvent pas connaitre…

Je dois faire un aveu : j’ai claqué un nombre monstrueux de pièces de 5 francs dans la borne d’arcade « Bubble Bobble »… Et quand j’ai entendu parler d’une version refaite pour l’honorable ordinateur Amstrad CPC (28 ans cette année), je me suis précipité pour la tester, en utilisant Arnold.

Et y a pas à dire, c’est très beau. Pas aussi fin que les graphismes de la borne d’arcade d’origine, mais assez proche… Deux captures d’écran suffiront pour montrer la qualité de la réalisation…

bb4cpc001

bb4cpc002

Le jeu est aussi dur que l’original, et j’avoue que je n’ai pas réussi à dépasser le 10ième niveau à cause de ces saletés de baleines fantômes… Pas juste !!!

En tout cas, cela m’a fait me replonger en 1989-1990 quand j’allais à la Maison des Jeunes d’Arcachon… Pourquoi j’ai l’impression d’avoir pris un coup derrière la nuque ? 🙂

Comme quoi, pas besoin d’avoir des graphismes photoréalistes pour s’amuser ! 🙂

Hors de VirtualBox, point de salut dans le domaine de l’émulation ?

Voulant tester « PureOS Light« , j’ai été étonné de voir un message étrange m’annonçant que la machine vraiment virtuelle que j’utilisais n’était pas une machine virtuelle, car je n’utilisais pas VirtualBox.

Or, jusqu’à preuve du contraire, Qemu permet de faire l’émulation / virtualisation sans aucun problème.

En plus de Qemu 0.12.4, j’ai installé en parallèle VirtualBox 3.1.8.

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Petit truc pour faire fonctionner un Xorg Server 1.8 dans une machine virtuelle Qemu / KVM

Grand « testeur » de distributions linux devant l’éternel, je suis souvent confronté à un problème récurrent : avoir une résolution exploitable avec Xorg-Server, en clair du 1024×768 au lieu du 800×600 habituel.

Même si dans un article récent, j’ai eu une partie de la solution au problème, c’est en lisant le wiki d’Archlinux que j’ai eu la réponse : voici le fichier 50-monitor.conf à insérer dans /etc/X11/xorg.conf :

Section "Monitor"
Identifier "Monitor0"
VendorName "Unknown"
HorizSync 30-70
VertRefresh 50-160
EndSection


Section "Screen"
Identifier "Screen0"
Device "Device0"
Monitor "Monitor0"
DefaultDepth 24
SubSection "Display"
Depth 24
Modes "1280x1024" "1024x768" "800x600"
EndSubSection
EndSection

Et au prochain démarrage de Xorg, une résolution en 1024×768 est disponible. Un petit truc à connaitre, surtout pour le logiciel de virtualisation libre qu’est Qemu / Kvm.

En vrac’ dans le logiciel libre.

Quelques sorties dans le domaine du logiciel libre :

Voila, c’est tout pour aujourd’hui 🙂

Virtual Box 2.0 : que va-t-il rester à kvm ?

Hier est sortie la version 2.0 de Virtual Box. En dehors du passage de QT3 à QT4, une des grandes nouveautés est l’arrivée du support des OS en 64 bits sur les CPU 64 bits. L’un des rares points bloquants qui me faisait préférer kvm à Virtual Box vient de disparaître.

La liste des modifications de VirtualBox 2.0 est disponible sur cette page.

Ayant récupérer le bon paquet pour mon Ubuntu 8.04.1 LTS, l’installation a été des plus simples, et elle est décrite dans la documentation d’ubuntu-fr.org.

Installation de virtual box 2.0

Comme exemple, j’ai pris une version de développement récente d’Ubuntu Intrepid Ibex en 64 bits.

Ubuntu Intrepid Ibex AMD64 sous Virtual Box 2.0

Cela me fait plaisir, car je dois avouer que je ne comptais pas voir un jour VirtualBox supporter l’émulation des OS en 64bits.