Vieux geek, épisode 422 : Ah les télécartes !

Une fois n’est pas coutume, je ne vais pas parler d’informatique dans la série vieux geek, mais plutôt d’un élément qui a fait partie de la vie courante des enfants de la génération X, et aussi peut-être de la génération Y. Cet élément n’est pas très grand, de la même taille que les cartes bleues ou encore nos cartes vitale. C’était les télécartes.

Comme le nom l’indique, c’était des cartes qu’on utilisait avec les cabines de téléphone publiques en remplacement de la monnaie que l’on gardait précieusement pour téléphoner depuis l’extérieur. Indispensable quand on ne voulait pas être espionné par le reste de la famille quand on contactait un être proche.

Avant l’époque des téléphones portables qui ne devinrent abordables sur le plan des forfaits qu’avec l’arrivée de Free Mobile qui révolutionna les factures d’avant 2012. Je me souviens encore des forfaits avec une heure de communication par mois et une trentaines de SMS pour une trentaine d’euros. Oui, c’était une douille monumentale au final.

Mais revenons à nos cartes plastifiées. Le temps était décompté en unités. Soit 50, soit 120. On pourrait penser que l’unité correspondait à une minute de communication. Mais non. Cela dépendait de la distance du coup de fil, du fait qu’on soit en heures creuses ou pleines principalement. On regardait alors sur l’écran à cristaux liquides le solde d’unités restantes.

Qui n’a jamais écourté une conversation en disant « Je suis obligé de te quitter, j’ai bientôt plus d’unités », même si c’était faux ? Ou encore se faire rappeler au numéro indiqué au dessus du téléphone public, histoire de conserver les unités un peu plus longtemps ?

C’est finalement l’arrivée des téléphones portables – qu’ils soient à touches et clapets ou tactiles – qui a mis fin à l’épopée des télécartes. Toute une partie de la fin de mon adolescence et celle de mes premières années en tant qu’adulte. Et oui, ça commence à piquer maintenant !

Bientôt 29 ans sur Internet… Quel voyage !

Si de nos jours avoir un accès internet est devenu la norme, j’ai fait parti de la première génération d’internautes en France. Celle des années 1995 à 2000. C’est en août 1997 que nous recevons dans la boite aux lettres un courrier un peu épais. Il contient un CD pour un fournisseur d’accès à Internet. De mémoire, il s’appelait France Explorer. Aucun abonnement à payer, juste les communications, comme fera Free à partir de 1998.

Je me souviens que le premier site internet que j’ai visité, c’était celui d’Id Software qui travaillait alors sur le futur Quake 2. Ensuite, c’est assez flou. Cependant à l’époque les FAI purs ont moins de succès qu’AOL, Compuserve, MSN ou encore le français Infonie. Ce sont des services en ligne avec accès à la toile. Je me souviens encore d’AOL – popularisé par le film de Nora Ephron « You’ve got m@il », « Vous avez un mess@ge » avec Tom Hanks et Meg Ryan – et aussi de Compuserve où les utilisateurs étaient connus sous la forme d’une série de chiffres.

Ensuite, entre les rachats de FAI entre eux, l’arrivée du troublion Free et son accès gratuit à Internet – j’ai encore le courrier reçu courant 1998 dans mes archives – et d’autres comme Liberty Surf par exemple – pour les autres, ma mémoire me joue des tours – la bulle internet et ses sites mythiques comme MultiMania, Altern.org, Kelkoo, ou encore le fameux boo.com qui fut la première faillite dans le monde de ce qu’on appelait alors la Nouvelle économie, la naissance de Google comme moteur de recherche épuré, surtout aux grands noms de l’époque comme Yahoo ou Altavista, tellement de choses sont passées.

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Vieux geek, épisode 407 : Visual Basic pour MS-DOS, la version oubliée…

Si je vous dis Visual Basic, vous allez tout de suite vous représenter un environnement de développement pour MS-Windows, avec son interface qui permettait de créer rapidement des fenêtres remplies de boutons, de zone de saisie, de cases à cocher, etc.

Même si le premier Visual Basic est né pour MS-Windows 3.0 en 1991, l’année d’après Microsoft sortira un ovni, Visual Basic pour MS-DOS.

Oui, un environnement de développement pour créer rapidement des applications pour MS-DOS. Cela vous paraît bizarre ? Ne vous inquiétez pas, ce fut aussi mon cas quand j’ai commencé à m’intéresser à l’histoire de ce langage de développement.

La version standard tenait sur deux disquettes 3 pouces et demi. Par chance, le langage était fourni avec de nombreux exemples, ce qui permettait de goûter à sa puissance. Mais le mieux, c’est de vous montrer rapidement à quoi cela ressemblait.

Vous l’avez vu, c’était quand même complet, et même si je suis une bille en programmation, même en Basic… Et oui, on est programmeur dans l’âme ou on ne ne l’est pas 🙂

Vieux geek, épisode 397 : « Raptor : Call of the Shadows », un excellent shoot’em’up de 1994.

Je suis arrivé sur PC en 1995, et j’avais à l’époque collectionné les versions partagicielles de jeux d’éditeurs connus, que ce soit Apogee (devenu 3D Realms) ou d’Epic Megagames (devenu Epic). Dans ma collection, il y a eu un shoot’em’up de 1994, développé par Cygnus Studio et publié par Apogee, « Raptor : Call of the Shadows ».

Comme tous les shoot’em »up, on s’en fout de l’histoire, ce qui compte, ce sont les poussées d’adrénaline. Car ce jeu est d’un bon niveau, même au niveau de difficulté le plus simple. Je suis tellement moyen dans ce genre de jeu que je m’étais fait éclater la tronche par le boss du premier niveau !

J’ai donc pris le niveau de difficulté le plus simple pour vous montrer les deux premiers niveaux du premier épisode. Par contre je n’ai pas trouvé l’endroit qui permet de sauvegarder après chaque mission… Ouille !

Le jeu a été réédité en 1999 pour MS-Windows, puis en 2015 sur Steam. Autant dire qu’il a eu une longue vie, même si je préfère la version de 1994, celle qui m’a étrillé dans la vidéo. Un shoot’em’up qui en vaut la peine, surtout pour un jeu qui a 31 ans en cette année 2025.

Vieux geek, épisode 388 : Iceweasel, le Mozilla Firefox des Debian GNU/Linux 4 à 7.

Alors que Debian a viré près de 30 années d’histoire du projet, j’ai eu envie de me replonger sur une partie de l’histoire du projet à la spirale rouge.

Entre Debian et la Fondation Mozilla, cela n’a pas été qu’une longue histoire d’amour. Entre 2006 et 2016, en gros entre les Debian GNU/Linux Etch (2007) à Jessie (2015), la distribution pour respecter les marques déposées de la Fondation Mozilla décida de renommer les projets.

Cela donnait :

  • Mozilla Firefox devenant Iceweasel
  • Mozilla Thunderbird devenant Icedove
  • Seamonkey devenant Iceape

Jusqu’en 2013, le renommage fut la règle, puis il fut décidé de repartir sur une base plus pratique, la version ESR de Mozilla Firefox. Dans un bug de 2016, il fut reconnu que les modifications apportées par Debian n’impactait pas sur le logiciel en particulier.

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