Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 34 : Costa, une GUI pour MS-DOS.

Il y a eu de nombreux projets de GUI pour MS-DOS, en commençant par le MS-DOS Manager, ancêtre du DosShell introduit avec MS-DOS 4.x.

Ensuite MS-Windows 3.x prendra le relai et on connait la suite de l’histoire. Mais cela n’a pas empêché un développeur danois du nom de Jacob Palm de proposer sa propre GUI pour MS-DOS, Costa. Le projet est né en 2004 et la dernière version en date, la 1.8.0 est disponible depuis 2024.

C’est un projet sous licence MIT. Côté prérequis ? Un 8088 au minimum, mais un 386 est conseillé, MS-DOS 4.x ou supérieur, 200 Ko de mémoire vive, une carte EGA ou VGA. Bref, des prérequis qui ressemble à ceux de MS-Windows 3.x.

L’ensemble a été créé avec Visual Basic pour MS-DOS, bien qu’une réécriture en pascal soit en cours si l’on en croit le dépôt du code source du logiciel.

J’ai donc récupéré la version 1.8.0. Après avoir extrait le contenu du fichier zip, tout a été transféré dans un répertoire à l’endroit où pointe mon Dosbox-X pour retrouver ses jeux. Pour la suite, tout est expliqué dans la vidéo ci-dessous.

Vous l’avez vu, c’est quand même un projet plutôt sympa. L’ergonomie est facilement compréhensible et est rapidement prise en main. Je ne l’ai pas testé avec FreeDOS, donc j’ignore le niveau de compatibilité. Mais un tel projet est vraiment un peu fou, vu la base de PC sous MS-DOS qui se réduit d’années en années.

Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 33 : Bochs, l’émulateur x86 multiplateforme.

Dans le monde de l’émulation, il y a deux clans : d’un côté la virtualisation avec des projets comme Qemu, VirtualBox ou encore VMWare qui utilise les capacités des processeurs pour pouvoir faire fonctionner des machines virtuelles avec la même architecture matérielle. C’est ainsi que l’on peut faire fonctionner une distribution GNU/Linux, un BSD libre ou encore un MS-Windows dans une machine virtuelle à une vitesse proche du CPU réel.

Et il y a le camp de l’émulation. La plupart du temps, c’est pour traduire des instructions d’un processeur comme le célébrissime MOS 6502 qui a équipé bon nombre d’ordinosaures (Apple II, Commodore 8 bits, Atari 8 Bits, etc…) sur un processeur incompatible. C’est ainsi que fonctionne tous les émulateurs pour les ordinosaures que j’affectionne particulièrement.

Il y a cependant un autre émulateur dont le but est d’émuler au mieux le monde des processeurs x86, c’est Bochs. Un très vieux projet dont les origines remontent à 2001, si en croit les crédits en bas de la page.

Un peu à l’image d’un PCem qui émule des PCs de différentes époques en utilisant des dizaines de roms différentes. Sauf que contrairement à PCem, la configuration de Bochs est une vraie torture. Il faut passer par des menus déroulants et un fichier texte qu’il faut parfois éditer à la main.

J’ai pris le paquet AUR bochs que j’ai légèrement modifié. J’ai rajouté une option au configure, un --enable-sb16 qui comme son nom l’indique permet d’avoir un support de la Sound Blaster 16. J’ai aussi désactivé le débogueur pour ne pas être coincé au moment de l’utilisation.

Le plus gros problème avec Bochs, c’est que si on ne modifie pas le type de CPU émulé, on se retrouve avec une tortue rhumatisante à trois pattes.

Si on y va un peu trop fort, on a droit à des effets secondaires… Comme l’émulation SB16 qui pète un câble… Et l’horloge qui devient complètement folle ! Mais le mieux est de montrer le tout en action.

Vous avez pu l’entendre, si le support SB16 est désactivé par défaut, ce n’est pas pour rien. L’installation du FreeDOS 1.3 a été assez rapide, surtout que j’ai pris l’installation minimale. Bochs est sûrement un très bon projet si on a pas besoin du support du son… Mais comme j’en ai besoin, PCem continuera de remplir mes besoins pour de l’émulation de compatibles PCs ordinosauresques.

Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 31 : Le navigateur web Arachne.

S’il existe bien deux douzaines de navigateurs web en mode graphique (Mozilla Firefox, Google Chrome, Opera, Vivaldi, Brave, Gnome Web, Konqueror, Falcon, Microsoft Edge, Safari, etc.), le monde des navigateurs web en ligne de commande est assez réduit. En gros – et en simplifiant largement – c’est le duo links / elinks qui mène la danse.

Cependant, ce serait oublier un autre navigateur, dédié à MS-DOS (et son clone libre FreeDOS), c’est Arachne Web Browser.

La version 1.99 est sorti fin 2021, uniquement pour MS-DOS, les versions plus anciennes étant disponibles pour le monde linuxien.

À l’image des navigateurs web modernes, il propose un système d’extensions avec des entrées plus ou moins variées.

Cependant, le mieux, c’est de le montrer en action. J’ai donc installé un FreeDOS 1.3 dans VirtualBox et j’ai rajouté avec fdimples le navigateur web Arachne. J’ai ensuite lancer le script setup.bat pour le configurer avant de faire l’enregistrement de la vidéo.

Vous l’avez vu, le navigateur souffre de pas mal de limitations (pas de support https natif, ni de javascript), mais pour les vieux sites statiques, ça peut toujours donner quelques résultats intéressants. Quoiqu’il faut vraiment le vouloir pour naviguer sur internet depuis un MS-DOS ou un FreeDOS.

Tous les goûts sont dans la nature, non ? 🙂

Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 30 : Orchid Linux, une gentoo simplifiée.

J’avais promis que je ne parlerai plus de distributions GNU/Linux. J’ai presque tenu parole depuis mon départ de Youtube, en novembre 2018, soit bientôt 3 ans et demi.

Mais c’est en farfouillant le forum du blog de Seb alias Passions GNU/Linux que je suis tombé sur un fil qui a titillé ma curiosité. Un projet un peu fou – car il faut avoir un certain grain de folie douce pour proposer une « nouvelle » distribution GNU/Linux de nos jours, surtout avec la maturité des projets déjà existants dans le domaine.

Le projet en question, c’est Orchid Linux. C’est en gros une Gentoo avec une installation prémachée au niveau des environnements de bureau existants.

Ce n’est pas une distribution à part entière – dixit la poignée de personnes derrière le projet – mais un enrobage de Gentoo. En gros, pour avoir une Orchid Linux avec Gnome, au lieu de passer une bonne journée à faire compiler l’environnement, on peut avoir l’ensemble en place en une quinzaine de minutes.

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Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 29 : KolibriOS, un OS entièrement écrit en assembleur.

Dans un article vieux geek daté du 24 juillet 2021, je parlais de la démo de QNX qui tenait sur une disquette.

Dans un commentaire, Mic a parlé d’un projet d’OS qui est dérivé de MenuetOS (qui fera sûrement l’objet d’un article vieux geek dédié) qui s’appelle KalibriOS. Il a depuis longtemps dépassé la symbolique disquette en terme de taille, mais il est très complet et surtout il est d’une rapidité sans équivalent dans le monde des OS.

Ce projet est disponible sous la license GPLv2, et a une logithèque des plus fournies, même pour une version « live » qu’il est très dur d’installer sur un disque dur. Je pense même que l’installation d’une des premières Debian (celle de l’époque 1993-1996) est moins laxative.

Mais peu importe. Un OS entièrement écrit en assembleur, ça dépote pas mal, même s’il y a des ralentissement liés au côté « live » de l’ensemble.

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