Du plaisir pour l’ego d’avoir sa propre DGLFI :)

Il y a une dizaine de jours au moment où j’écris cet article, je me lançais dans l’aventure des DGLFI après en avoir présenté plus de 70 en l’espace d’une dizaine d’années. Et puis, c’était un pied de nez à la longue série de vidéos dédiées qui m’en ont fait voir de toutes les couleurs.

Je ne m’attendais pas à y prendre autant de plaisir. Un plaisir un peu honteux, mais agréable en même temps. Contrairement à la quasi totalité des DGLFI, pas d’images ISO à récupérer, à écrire sur une clé USB. Je n’ai pas le temps pour le moment de me consacrer à un installateur, surtout qu’il y a quelques paquets AUR – 4 précisément – qui font partie des finitions du projet.

Non, j’ai préféré passer par un guide sur github pour expliquer la démarche. Le guide s’est bien étoffé – et est en version 2.0 – ou 2.1 ?! – avec une page dédiée aux finitions.

Outre le fait que j’ai décidé de faire vivre cette DGLFI sur 6 mois, je la lance quotidiennement pour être certain que je n’ai pas 15 tonnes de mises à jour. Ce qui est classique quand on part d’une base Archlinux.

Et je n’ai aucun doute sur la vie de la machine virtuelle. Modulo les dépôts testing et Zsh en lieu et place de Bash, c’est la copie conforme de l’installation sur mon ordinateur portable… Qui existe depuis plusieurs mois dans sa version actuelle.

Suis-je trop confiant ? Seul l’avenir le dira…

Mon épopée informatique. Quelle évolution en 38 ans…

Je l’ai déjà abordé plusieurs fois, mais j’ai commencé à m’intéresser à l’informatique plutôt jeune, même s’il a fallu que j’attende le Noël de 1988 pour avoir mon premier ordinateur. Un Amstrad CPC 6128 avec un processeur Z80 à 3,33 Mhz et 128 Ko de mémoire vive avec son écran couleur de 14 pouces. C’est l’ordinateur que j’ai gardé le plus longtemps avant de commencer un long chemin. Et je suis revenu sur les ordinateurs 8 bits pour le rétroludique, spécialement avec un Commodore 64 de 1985.

J’ai connu la génération des ordinateurs 16 bits avec l’Amiga 1200 et son 68EC20 – une version castrée du 68020 – à 14 Mhz et une mémoire royale de 2 Mo. Soit 16 fois plus que plus que mon premier ordinateur. Pas de disque dur à l’époque.

Je passe ensuite sur PC avec un Cyrix 486DX2 à 66 Mhz et 4 Mo de mémoire avec un disque dur de 250 ou 300 Mo. Bien que le processeur soit un 32 bits, je me trimballe durant un an le duo MS-DOS 6.22 et MS-Windows 3.11 avant de gonfler mon 486 à 12 Mo pour y installer MS-Windows 95.

Les années qui suivent me voit utiliser des Pentium classiques, puis MMX. Même un Athlon XP 1700+ en 2001-2002. Je continue avec un Pentium 4 à 2,6 Ghz de mémoire vers 2003-2004 de mémoire. Quant à la capacité de mémoire, je ne m’en souviens plus, mais ça devait tourner dans les 512 Mo. Vous me corrigerez en commentaire si je me trompe.

S’en suit une période avec le MacMini première génération avec son PowerPC G4 à 1,42 Ghz… Et 512 Mo de mémoire vive, le tout sous MacOS-X 10.4 alias Tiger. Je retourne ensuite sur PC et au fil des années je passe aux processeurs 64 bits, et je me souviens d’avoir installer Ubuntu 6.10 en février 2007. C’est vieux tout ça !

Et depuis octobre 2024, j’utilise un PC basé sur un Ryzen7 5700g à 3,8 Ghz et 32 Go de mémoire vive. La vitesse d’horloge a été en gros multipliée par mille. Quant à la taille de la mémoire vive ? Sachant qu’un Mo, c’était 8 fois la taille de la mémoire de mon premier ordinateur. Pour le Go, on multiplie par 1024. Soit 8192 fois la taille de la mémoire de l’Amstrad CPC. Et si on multiplie par 32, cela donne 262144 fois plus de mémoire. C’est un chiffre tellement énorme qu’on a du mal à imaginer une telle progression.

Ça me file le vertige. Et vous ? Sur quel ordinateur avez-vous commencé ? Dites-le en commentaire. Merci !

Y a de quoi éprouver de la lassitude…

… En observant le monde des distributions GNU/Linux. Il ne se passe pas une semaine sans qu’un billet en vrac’ de milieu ou de fin de semaine n’aie une entrée du genre :

« La distribution GNU/Linux basée sur [insérer une des distributions majeures] de la semaine… »

Ce qui nous donne la liste – par ordre alphabétique – suivante :

  • Archlinux ou sa variante Artix
  • Debian ou sa variante Devuan
  • Fedora
  • Ubuntu

Il suffit d’aller sur le détesté Distrowatch pour se plonger dans l’interminable liste d’attente et tomber sur des projets qui vivront peut-être 6 mois, peut-être plus, peut-être moins.

Je disais ceci dans mon billet de prédiction pour l’année 2026 :

[…]
J’allais oublier le projet AerynOS (anciennement SerpentOS) qui connaitra son heure de gloire en 2026. Ni toutes les DGLFI qui s’ajouteront à la liste d’attente de Distrowatch.
[…]

Pas que toute soient des DGLFI, mais quand on voit pour la 8e fois un projet qui s’annonce immuable avec des mises à jour atomiques, y a de quoi être lassé. Mais laissons le temps faire son œuvre et que des projets créés par des adolescents en mal de sensations fortes disparaissent.

Sur ce, je vous laisse et je vous souhaite une bonne journée.

Ah, la mode des tiling windows manager

S’il y a bien une mode qui me passe au-dessus de la tête, mais vraiment au-dessus, c’est celle des gestionnaires de fenêtres pavant, les tiling windows manager en bon anglais. Que ce soit i3 ou Sway (sa version waylandesque), Hyprland, Awesome ou encore bspwm – pour ne citer que ceux qui me viennent en mémoire immédiatement, on a l’impression de voir une multiplication des projets comme des champignons sur un bouillon de culture. J’avais déjà abordé cette course au minimalisme dans un autre article que celui-ci complète.

Autant je peux comprendre que ce sont des gestionnaires de fenêtres dont la légèreté n’est plus à prouver, autant les voir utilisés sur le dernier Ryzen 7 ou 9, core i7 ou 9, ça me fait dire qu’il y a un sacré gâchis de ressources. Du moins toute la puissance brute semble ne pas être utilisé de manière efficiente. Si cela permet de faire mieux tourner certains ogres comme Blender, pourquoi pas ?

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Y en a marre du rust !

Oui, ça faisait longtemps que Méchant Fred n’avait pas poussé une gueulante. Avouez que cela vous a manqué. Cette fois, on va parler du langage qui fait tout mieux que les autres et on finit par se demander s’il ne guérit pas des écrouelles au passage.

Oui, je sais la référence des écrouelles ne parlera pas à tout le monde, mais en gros, c’est un langage miraculeux au sens religieux du terme.

Il ne se passe pas une semaine sans qu’un projet de réécriture d’outils fondamentaux des systèmes unix et apparentés soit annoncé. Il y a bien entendu l’imposition des rust-coreutils dans la Ubuntu 26.04 LTS, des surcouches à pacman écrites en rust, que ce soit paru ou pacsea par exemple.

Mais il y a des projets ambitieux, comme le projet Servo qui veut être une réécriture complète du moteur de rendu Gecko uniquement en rust. Même s’il y a du code rust dans le coeur du navigateur Mozilla Firefox, on passe à l’étape au dessus. Et la dernière version en date – en cette fin mai début juin 2026 – c’est une 0.2 qui n’implémente pas encore correctement le Javascript. Avec une version 0.2, c’est pas étonnant, mais sans support même partiel de Javascript, on fait comment sur la toile moderne ?

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