Ah, la mode des tiling windows manager

S’il y a bien une mode qui me passe au-dessus de la tête, mais vraiment au-dessus, c’est celle des gestionnaires de fenêtres pavant, les tiling windows manager en bon anglais. Que ce soit i3 ou Sway (sa version waylandesque), Hyprland, Awesome ou encore bspwm – pour ne citer que ceux qui me viennent en mémoire immédiatement, on a l’impression de voir une multiplication des projets comme des champignons sur un bouillon de culture. J’avais déjà abordé cette course au minimalisme dans un autre article que celui-ci complète.

Autant je peux comprendre que ce sont des gestionnaires de fenêtres dont la légèreté n’est plus à prouver, autant les voir utilisés sur le dernier Ryzen 7 ou 9, core i7 ou 9, ça me fait dire qu’il y a un sacré gâchis de ressources. Du moins toute la puissance brute semble ne pas être utilisé de manière efficiente. Si cela permet de faire mieux tourner certains ogres comme Blender, pourquoi pas ?

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Y en a marre du rust !

Oui, ça faisait longtemps que Méchant Fred n’avait pas poussé une gueulante. Avouez que cela vous a manqué. Cette fois, on va parler du langage qui fait tout mieux que les autres et on finit par se demander s’il ne guérit pas des écrouelles au passage.

Oui, je sais la référence des écrouelles ne parlera pas à tout le monde, mais en gros, c’est un langage miraculeux au sens religieux du terme.

Il ne se passe pas une semaine sans qu’un projet de réécriture d’outils fondamentaux des systèmes unix et apparentés soit annoncé. Il y a bien entendu l’imposition des rust-coreutils dans la Ubuntu 26.04 LTS, des surcouches à pacman écrites en rust, que ce soit paru ou pacsea par exemple.

Mais il y a des projets ambitieux, comme le projet Servo qui veut être une réécriture complète du moteur de rendu Gecko uniquement en rust. Même s’il y a du code rust dans le coeur du navigateur Mozilla Firefox, on passe à l’étape au dessus. Et la dernière version en date – en cette fin mai début juin 2026 – c’est une 0.2 qui n’implémente pas encore correctement le Javascript. Avec une version 0.2, c’est pas étonnant, mais sans support même partiel de Javascript, on fait comment sur la toile moderne ?

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Chronique d’un ex‑enfant de la télé : comment j’ai largué le petit écran sans même m’en rendre compte…

Il fut un temps — oui, je sais, ça fait vieux con et je l’assume — où le téléviseur était le centre de gravité de mes journées. Pas seulement un meuble, pas seulement un écran. Le truc autour duquel on organisait les soirées, les repas, parfois même les devoirs. J’étais un enfant de la télé, un vrai, un pur, un qui connaissait les grilles de programmes par cœur – ou presque – et qui attendait le générique de fin comme d’autres attendent la messe du dimanche.

Et puis, comme souvent, ce qui semblait éternel a commencé à se fissurer. La rupture n’a pas été brutale. Pas de scène dramatique, pas un larmoyant « c’est fini, je te quitte ». Non. Juste une érosion, lente mais irrévocable : D’abord, j’ai commencé à rater des émissions. Ensuite, ne plus savoir le programme de la soirée. Ne plus reconnaître les animateurs et animatrices interchangeables. Et passer un ou plusieurs jours sans allumer le petit écran.

Et un matin, en passant devant l’écran éteint, j’ai réalisé que je n’avais plus changer les piles de la télécommande depuis une éternité. Le divorce était officialisé, consommé. Au profil du grand nain ternet. Quand le web est arrivé, j’ai compris qu’il allait changer pas mal de chose…

Loin du formatage du petit écran, le choix et la pluralité d’opinions revenait en force, même s’il fallait faire du tri. On était loin avec la toile de ces émissions de variété clonées les unes sur les autres. Plus de rires en boite, plus d’animateur qui pour faire rire fout des nouilles dans le slip d’un chroniqueur. Un vent de fraîcheur donc.

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L’impossible neutralité de l’utilisateur de logiciels libres… Quelle belle illusion !

Ou comment chaque choix te transforme en hérétique pour quelqu’un, quoi que tu fasses… Il y a des mythes qui font sourire :

Le Père Noël. Les licornes. Les mises à jour Windows qui ne cassent rien – quoique c’est mon expérience ici – et puis il y a le plus drôle de tous : l’utilisateur de logiciels libres neutre.

Celui qui « ne veut pas de drama », qui « utilise ce qui marche », qui « ne prend pas parti ». Mais bien sûr. Et moi je suis Richard Matthew Stallman. Dans le libre, tu es coupable avant même d’avoir installé quoi que ce soit.

Tu crois que tu peux choisir une distribution sans déclencher une guerre civile ? Bienvenue dans le monde réel.

  • Archlinux ? « Un snob qui croit que lire un wiki fait de lui un gourou. »
  • Debian ? « Un ancêtre qui pense que la stabilité, c’est rester bloqué en 2020. »
  • Gentoo ? « Un célibataire forcené qui compile pour oublier qu’il n’a presque plus de vie sociale. »
  • Ubuntu ? « Un traître vendu à Canonical, l’Empire du Mal. »
  • Fedora ? « Un agent double de Red Hat/IBM, prêt à sacrifier son chat pour un RPM propre. »

Tu n’as encore rien dit, rien fait, rien demandé. Pourtant, tu es déjà dans une case, et elle n’est jamais flatteuse. Le libre adore les guerres de tranchées. Il n’est rien sans cela.

Tu veux voir des adultes se comporter comme des enfants de 5 ans privés de dessert ? Prononce « systemd ». Tu vas assister à un spectacle fascinant : cris, larmes, citations de Lennart Poettering sorties de leur contexte, et un type qui jure qu’OpenRC « c’est l’avenir, vraiment ».

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Bientôt 29 ans sur Internet… Quel voyage !

Si de nos jours avoir un accès internet est devenu la norme, j’ai fait parti de la première génération d’internautes en France. Celle des années 1995 à 2000. C’est en août 1997 que nous recevons dans la boite aux lettres un courrier un peu épais. Il contient un CD pour un fournisseur d’accès à Internet. De mémoire, il s’appelait France Explorer. Aucun abonnement à payer, juste les communications, comme fera Free à partir de 1998.

Je me souviens que le premier site internet que j’ai visité, c’était celui d’Id Software qui travaillait alors sur le futur Quake 2. Ensuite, c’est assez flou. Cependant à l’époque les FAI purs ont moins de succès qu’AOL, Compuserve, MSN ou encore le français Infonie. Ce sont des services en ligne avec accès à la toile. Je me souviens encore d’AOL – popularisé par le film de Nora Ephron « You’ve got m@il », « Vous avez un mess@ge » avec Tom Hanks et Meg Ryan – et aussi de Compuserve où les utilisateurs étaient connus sous la forme d’une série de chiffres.

Ensuite, entre les rachats de FAI entre eux, l’arrivée du troublion Free et son accès gratuit à Internet – j’ai encore le courrier reçu courant 1998 dans mes archives – et d’autres comme Liberty Surf par exemple – pour les autres, ma mémoire me joue des tours – la bulle internet et ses sites mythiques comme MultiMania, Altern.org, Kelkoo, ou encore le fameux boo.com qui fut la première faillite dans le monde de ce qu’on appelait alors la Nouvelle économie, la naissance de Google comme moteur de recherche épuré, surtout aux grands noms de l’époque comme Yahoo ou Altavista, tellement de choses sont passées.

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