Je ne comprends plus rien au distrohopping…

… et je dois dire que je me demande si cela ne serait pas liée à ma longue expérience en tant que Linuxien en mono-démarrage (2006 à 2025) sur mes PC fixes. Sans oublier que je continue d’utiliser Linux via Archlinux sur mon portable datant de l’époque de MS-Windows 8.x.

Archlinux qui a servi de base à ma DGLFI – faut bien savoir se moquer d’un concept que l’on a conçu – à savoir la FredoOS. J’ai connu ma période où j’allais d’une distribution à une autre, mais ça remonte à la fin des années 1990 jusqu’en 2004-2005. Autant dire que c’est une période révolue pour moi.

J’ai trouvé ma distribution fétiche et pour l’avoir utiliser durant des années sans interruption – ou presque – je lui suis resté fidèle.

Je suis tellement fidèle à Archlinux que je l’utilise avec WSL pour la maintenance de mes recettes sur AUR. Autant dire que dans mon utilisation de MS-Windows 11, je passe une bonne partie de celle-ci en ligne de commande, que ce soit avec WSL ou PowerShell… Même si j’ai un peu perdu la main dans l’emploi de cette technologie.

Dans mon en vrac’ de milieu de semaine du 14 octobre 2026, j’ai eu un commentaire de Spreed qui résume bien la situation avec les distributions avec les principales familles qui existent dans le monde des distributions GNUY/Linux.

Pour résumer :

  • Famille Debian : Debian, Ubuntu, Mint, une autre – Emmabuntüs DE ?
  • Famille RHEL : Redhat, [Rocky/Alma/CentOS], Fedora, une autre – laquelle ?
  • Famille Arch : Arch, CachyOS, EndeavourOS, une autre – Artix ou Manjaro ?
  • Famille « Autre » : Gentoo, Void, Alpine, NixOS

Comme je l’ai précisé en réponse, si on sort les distributions institutionnelles – comme la Sécurix française – ou dédiée à une langue peu parlée, et si on rajoute Slackware, on couvre 99,95% des besoins en bureautique… Et en rajoutant SteamOS, on couvre un sacré morceau en terme de ludique.

C’est pour cela que j’avais inventé il y a plus de 10 ans le principe des DGLFI pour montrer que les distributions – terme parfois galvaudé – présentées n’apportait rien au Schmilblick… Et merde, une référence que les personnes nées à partir de 1990 ne pourront pas comprendre…

Mais peu importe, ce qui compte c’est que l’offre actuelle des distribution principales / mères et des descendantes alias distributions filles suffit largement sans se lancer dans une création, même dans des projets nichesques comme les distributions orientées sécurité et hacking.

De nos jours, il est difficile de justifier du distrohopping, sauf pour le plaisir de réinstaller tous les 3 à 6 mois une distribution. Gnome / KDE / Xfce / Cinnamon / LXQt (et j’en oublie un paquet) sera le même que ce soit sur une base Archlinux, Gentoo, Slackware ou encore Debian / Ubuntu.

De nos jours, l’utilisation d’un ordinateur est essentiellement en ligne, que ce soit pour le courrier électronique, la bureautique de base comme avec Office 365 ou OnlyOffice. Quant à la retouche d’image, je ne me souviens pas d’avoir vu d’outil en ligne. Quant au jeu, avec Steam, il y a de quoi voir venir pour plusieurs années !

Si quelqu’un peut me justifier l’existence du distrohopping en dehors d’un manque de stabilité en terme de requis et d’utilisation, je suis preneur… Le vieil archlinuxien se pose parfois la question 🙂

Ah, les DGLFIs…

Ou Distribution GNU/Linux Franchement Inutile. C’est un concept plutôt ancien. En faisant des recherches sur mon compte YouTube, je me suis aperçu que j’ai forgé le concept en août 2016 avec la LuninuxOS. J’ignore si elle est toujours en vie.

Oui, j’ai pris un coup de vieux depuis, mais c’est le cas de toute personne normalement constituée. J’ai abordé le concept plusieurs fois sur le blog, sous différents angles. La lassitude liée à leur multiplication sur la liste d’attente de Distrowatch, le sentiment de trop plein qui commence enfin à s’exprimer, ou encore le fait de faire ma propre DGLFI pour m’amuser un peu avec le concept.

Récemment, j’ai mis en ligne le 80e épisode de la série – la liste est disponible sur une page dédiée – et je me suis dit : P’tain, 80 vidéos en dix ans. En gros environ 75 présentées et je ne sais combien encore en vie.

Je me demande si les personnes qui pondent de tels projets se rendent compte de la pollution que cela crée. Évidemment, la plupart des utilisateurs et utilisatrices n’installeront jamais de tels engins… Sauf à vouloir faire souffrir leur matériel, mais après tout, les coups et les douleurs… 😀

Mais j’ai comme l’impression qu’il y a désormais un mouvement en place pour dire « stop, y en a marre ». Il suffit de voir le moinsage en règle que s’est pris un journal sur trollfr… Linuxfr.org en relation avec la bretonne KemmOS. Je n’ai pas d’avis sur le projet, étant donné qu’entre moi et OpenSuSE, c’est une longue histoire de non-amour.

En tout cas, je trouve intéressant qu’un concept que j’ai mis au point il y a 10 ans commence à trouver de l’écho quelque part. Peut-être un peu trop en avance ou pas ? 🙂

Du plaisir pour l’ego d’avoir sa propre DGLFI :)

Il y a une dizaine de jours au moment où j’écris cet article, je me lançais dans l’aventure des DGLFI après en avoir présenté plus de 70 en l’espace d’une dizaine d’années. Et puis, c’était un pied de nez à la longue série de vidéos dédiées qui m’en ont fait voir de toutes les couleurs.

Je ne m’attendais pas à y prendre autant de plaisir. Un plaisir un peu honteux, mais agréable en même temps. Contrairement à la quasi totalité des DGLFI, pas d’images ISO à récupérer, à écrire sur une clé USB. Je n’ai pas le temps pour le moment de me consacrer à un installateur, surtout qu’il y a quelques paquets AUR – 4 précisément – qui font partie des finitions du projet.

Non, j’ai préféré passer par un guide sur github pour expliquer la démarche. Le guide s’est bien étoffé – et est en version 2.0 – ou 2.1 ?! – avec une page dédiée aux finitions.

Outre le fait que j’ai décidé de faire vivre cette DGLFI sur 6 mois, je la lance quotidiennement pour être certain que je n’ai pas 15 tonnes de mises à jour. Ce qui est classique quand on part d’une base Archlinux.

Et je n’ai aucun doute sur la vie de la machine virtuelle. Modulo les dépôts testing et Zsh en lieu et place de Bash, c’est la copie conforme de l’installation sur mon ordinateur portable… Qui existe depuis plusieurs mois dans sa version actuelle.

Suis-je trop confiant ? Seul l’avenir le dira…

Mon épopée informatique. Quelle évolution en 38 ans…

Je l’ai déjà abordé plusieurs fois, mais j’ai commencé à m’intéresser à l’informatique plutôt jeune, même s’il a fallu que j’attende le Noël de 1988 pour avoir mon premier ordinateur. Un Amstrad CPC 6128 avec un processeur Z80 à 3,33 Mhz et 128 Ko de mémoire vive avec son écran couleur de 14 pouces. C’est l’ordinateur que j’ai gardé le plus longtemps avant de commencer un long chemin. Et je suis revenu sur les ordinateurs 8 bits pour le rétroludique, spécialement avec un Commodore 64 de 1985.

J’ai connu la génération des ordinateurs 16 bits avec l’Amiga 1200 et son 68EC20 – une version castrée du 68020 – à 14 Mhz et une mémoire royale de 2 Mo. Soit 16 fois plus que plus que mon premier ordinateur. Pas de disque dur à l’époque.

Je passe ensuite sur PC avec un Cyrix 486DX2 à 66 Mhz et 4 Mo de mémoire avec un disque dur de 250 ou 300 Mo. Bien que le processeur soit un 32 bits, je me trimballe durant un an le duo MS-DOS 6.22 et MS-Windows 3.11 avant de gonfler mon 486 à 12 Mo pour y installer MS-Windows 95.

Les années qui suivent me voit utiliser des Pentium classiques, puis MMX. Même un Athlon XP 1700+ en 2001-2002. Je continue avec un Pentium 4 à 2,6 Ghz de mémoire vers 2003-2004 de mémoire. Quant à la capacité de mémoire, je ne m’en souviens plus, mais ça devait tourner dans les 512 Mo. Vous me corrigerez en commentaire si je me trompe.

S’en suit une période avec le MacMini première génération avec son PowerPC G4 à 1,42 Ghz… Et 512 Mo de mémoire vive, le tout sous MacOS-X 10.4 alias Tiger. Je retourne ensuite sur PC et au fil des années je passe aux processeurs 64 bits, et je me souviens d’avoir installer Ubuntu 6.10 en février 2007. C’est vieux tout ça !

Et depuis octobre 2024, j’utilise un PC basé sur un Ryzen7 5700g à 3,8 Ghz et 32 Go de mémoire vive. La vitesse d’horloge a été en gros multipliée par mille. Quant à la taille de la mémoire vive ? Sachant qu’un Mo, c’était 8 fois la taille de la mémoire de mon premier ordinateur. Pour le Go, on multiplie par 1024. Soit 8192 fois la taille de la mémoire de l’Amstrad CPC. Et si on multiplie par 32, cela donne 262144 fois plus de mémoire. C’est un chiffre tellement énorme qu’on a du mal à imaginer une telle progression.

Ça me file le vertige. Et vous ? Sur quel ordinateur avez-vous commencé ? Dites-le en commentaire. Merci !

Y a de quoi éprouver de la lassitude…

… En observant le monde des distributions GNU/Linux. Il ne se passe pas une semaine sans qu’un billet en vrac’ de milieu ou de fin de semaine n’aie une entrée du genre :

« La distribution GNU/Linux basée sur [insérer une des distributions majeures] de la semaine… »

Ce qui nous donne la liste – par ordre alphabétique – suivante :

  • Archlinux ou sa variante Artix
  • Debian ou sa variante Devuan
  • Fedora
  • Ubuntu

Il suffit d’aller sur le détesté Distrowatch pour se plonger dans l’interminable liste d’attente et tomber sur des projets qui vivront peut-être 6 mois, peut-être plus, peut-être moins.

Je disais ceci dans mon billet de prédiction pour l’année 2026 :

[…]
J’allais oublier le projet AerynOS (anciennement SerpentOS) qui connaitra son heure de gloire en 2026. Ni toutes les DGLFI qui s’ajouteront à la liste d’attente de Distrowatch.
[…]

Pas que toute soient des DGLFI, mais quand on voit pour la 8e fois un projet qui s’annonce immuable avec des mises à jour atomiques, y a de quoi être lassé. Mais laissons le temps faire son œuvre et que des projets créés par des adolescents en mal de sensations fortes disparaissent.

Sur ce, je vous laisse et je vous souhaite une bonne journée.