Ah le dématérialisé vidéo-ludique, une opération bénéficiaire uniquement pour les actionnaires ?

Il y a 14 ans de cela, je critiquais la dématérialisation de la musique. À l’époque, j’avais environ 400 galettes plastifiées contre un peu plus de 700 actuellement.

Je disais entre autres :

Point faible de la dématérialisation : si le serveur est hors ligne, la musique stockée en ligne dans le…l’amour propre… La dématérialisation que l’on nous vend, c’est bien beau, mais il y a un grand danger : la perte complète du contrôle sur sa musique. Cela me rappelle des sites de location de musique qui fermèrent courant 2008…

C’est bien beau les promesses du stockage en ligne, mais avec des précédents comme MegaUpload fermé du jour au lendemain, qui dit qu’un service comme Dropbox ne sera pas fermé ou racheter par un acteur qui lui coupera les vivres ?

Oui, c’est vieux, mais c’est toujours d’actualité. Surtout dans un autre domaine, le vidéo-ludique. Il fallait vraiment vivre dans une grotte au fin fond de la Sibérie pour ne pas avoir entendu parler de la déclaration de Sony affirmant que la production de jeux physiques pour sa marque de console s’arrêtera à compter du 1er janvier 2028. Ici, je ne peux qu’approuver et reprendre le long et argumenté coup de gueule du youtubeur Conkerax qui m’a fait découvrir le rétroludique dans le monde des consoles de jeux. Le coup de gueule dure près de 40 minutes, mais les arguments sont détaillés et font mal.

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Confession d’un rétroludiste : les ordinosaures 16 bits, ça me laisse froid…

Ça me laisse froid de nos jours. Mais je me souviens qu’à l’époque, fin des années 1980, début des années 1990, je bavais sur les publicités de jeux qui proposaient des captures d’écran des versions pour le duo / duel Atari ST et Commodore Amiga. Je voyais des graphismes que je ne pourrai jamais avoir sur mon vieil Amstrad CPC.

Je me souviens ensuite des enfants de couples aisés – quand j’étais au lycée – qui s’échangeaient durant la pause de 10 heures des disquettes dans un premier temps pour pirater des jeux pour l’Atari ST, puis un ou deux ans plus tard, pour le Commodore Amiga. J’avoue que j’étais un peu jaloux. Les machines dont je révais étaient inabordables pour le budget familial.

On parlait de machine à au moins 3000 francs en 1989, soit environ 848€ de nos jours. Une somme non négligeable à sortir. Quant au coup des disquettes vierges en 3 pouces et demi, je ne m’en souviens pas. Mais ça devait être toujours plus abordable que la disquette 3 pouces pour mon Amstrad CPC qui coûtait 20 francs en 1989 soit 5,66€ de nos jours.

Pour mémoire, le SMIC net en 1989 était de 5000 francs environ, soit 1413€ de nos jours. On s’aperçoit facilement de l’investissement d’un ordinateur à l’époque, pire s’il était de la génération 16 bits.

Je ne nie pas que les capacités du duo Atari ST et Commodore Amiga explosaient la concurrence. Mais ils étaient inabordables pour nombre de passionnés d’informatique. Et à l’époque être passionné d’informatique, ça vous laissait une drôle d’étiquettes sur le dos.

Mais de nos jours, ces machines – j’ai eu un Commodore Amiga 1200 en 1993 – ne m’attirent plus autant. Leur scène homebrew bien qu’actives semblent l’être moins que celle du Commodore 64 par exemple. Et quand des nouveaux jeux homebrew sortent pour l’Amiga, c’est souvent pour des ordinateurs gonflés à grand coup de mémoire et de carte accélératrice.

Quant à la scène de l’Atari ST, j’avoue ne pas la connaître, donc je resterai muet ici. Et vous, les ordinosaures 16 bits vous laissent de marbre ?

Le rétro-ludique, c’est bien, même si c’est parfois laxatif…

Vous avez pu le lire et le comprendre, j’adore le rétro-ludique. Je prends un plaisir non négligeable à lancer des jeux sur des ordinosaures qui sont – à cause de la mode du vintage – devenus inabordables alors qu’il y a encore 5 ans, on les trouvait pour une poignée de biftons.

Oui, je regrette de ne pas avoir pu m’équiper il y a quelques années. Si je devais avoir un exemplaire de chaque ordinosaure pour lequel je trouve des jeux qui me parlent, il me faudrait trouver :

    • Un Amstrad CPC 6128/6128+ avec son écran
    • Un ZX Spectrum
    • Un BBC Micro
    • Un Atari 800XL ou 130XE
    • Un Commodore Vic20 avec la cartouche PenUltimate 2+ pour les différentes configurations mémoire
    • Un Commodore PET 4032 ou un miniPET (qui semble être indisponibles désormais)

Et encore, je suis resté dans les principaux. Il faudrait que je trouve pour chacun un lecteur de carte SD à l’image du SD2IEC qui équipe mon Commodore 64.

Pour le côté laxatif que j’ai abordé dans le titre, quand j’ai envie de lancer des jeux sur mon vrai Commodore 64, il faut que je branche :

  1. Le cable vidéo composite entre le Commodore 64 et mon téléviseur
  2. Le cable d’alimentation électrique du Commodore 64
  3. Le SD2IEC branché sur le port cassette avec un cable connecté au port IEC
  4. Ma cartouche FinalCartridge III+ pour un chargement plus rapide des images disquettes d64
  5. Le joystick sur le port controleur 2

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Ah, les concours de programmation sur ordinosaures…

Malgré les années qui passent, les ordinosaures connaissent chaque année un concours de programmation les concernant.

Que ce soit le MSXDev23 ou encore le CPCRetroDev 2023 – je ne cite que les deux premiers qui me viennent à l’esprit, c’est l’occasion de voir une vingtaine de participations à chaque fois.

C’est l’occasion d’avoir des créations pour les dits concours ou encore des ports de certains titres connus pour l’ordinosaure du concours.

Par exemple, pour le MSXDev23, il y a au moins deux entrées qui sont des ports de jeux : « Tenebra 2 » et « Attack of the Petscii Robots ».

Même s’il est plus intéressant d’avoir des nouveautés, les ports sont souvent un travail de longue haleine qui méritent de tenter leur chance au concours de programmation.

J’avoue que j’attends la fin du concours pour pouvoir tester les jeux qui m’intéressent sans forcément regarder le classement final. Il y a souvent des petits bijoux, et ce serait dommage de s’en passer.

« Attack of the Petscii Robots », un des jeux « homebrew » récents avec un nombre incroyable de ports différents ?

Ce jeu écrit par David Murray alias « The 8-bit Guy » a commencé sa carrière en janvier 2021, il y a deux ans déjà au moment où je rédige ce billet.

Déjà publiés, les liens dirigeant vers les articles qui vont bien ou encore un dépôt github comme pour le port SDL :

  1. PET
  2. Vic 20
  3. Commodore 64
  4. Apple II
  5. Atari 8 bits
  6. Commodore 128
  7. Commodore Plus 4
  8. Commodore Amiga
  9. Commodore 64 + REU
  10. ZX Spectrum
  11. Sega Megadrive
  12. Sony PSP
  13. Atari 7800
  14. Commander X16, bien que n’étant plus disponible au téléchargement au moment où je rédige l’article
  15. MS-DOS
  16. Oric 1 avec 48 Ko de mémoire vive / Oric Atmos, seule version freeware ou gratuiciel comme disent nos amis québecois
  17. SDL pour servir de base à d’autres ports

En cours de finalisation au moment où j’écris ce billet.

  1. NES
  2. Super Nintendo

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