De l’ultracrépidarianisme dans le monde linuxien…

L’ultracrépidarianisme, c’est « un comportement consistant à donner son avis sur des sujets à propos desquels on n’a pas de compétence crédible ou démontrée ». Merci wikipedia 🙂

Dans le monde linuxien, c’est assez répandu. L’exemple le plus fréquent est de parler d’une famille de logiciels, comme une distribution GNU/Linux, la pratiquer au quotidien depuis X ou Y années et considérer que l’on est à même de critiquer une autre famille.

Prenons mon propre exemple. 16 ans de mono-démarrage linuxien, dont 13 en tant qu’Archlinuxien, après 3 années dans le monde de la « debian pour être humain », j’ai nommé Ubuntu 🙂

Oui, je fais exprès de prendre cette vanne usée jusqu’à la corde concernant le duo Debian / Ubuntu. Cependant, il ne me viendrait pas à l’esprit de m’exprimer de manière hautaine sur la politique de découpage des logiciels de Debian.

J’ai horreur des logiciels découpés en plusieurs paquets du genre : binaires, documentation, en-têtes de développement, etc. Il est plus logique pour moi d’avoir un paquet tout en un.

Ce n’est pas pour autant que je vais vouer aux gémonies la Debian. Simplement, du point de vue d’une personne qui est habitué à l’absence de saucissonnage, cela est bizarre.

Peut-être que ce comportement de saucissonnage remonte à l’origine de la distribution et des connexions réseaux bien pourries des années 1990, qui obligeait à réduire au strict minimum la taille des paquets logiciels à récupérer. Pour des raisons de vitesse et de débit.

Qui n’a jamais connu le cri du modem ne pourra pas comprendre. Ce n’est bien entendu qu’une hypothèse et rien d’autre.

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La blogosphère linuxienne francophone, une machine à voyager dans le temps ?

J’ai déjà eu l’occasion de me moquer de la blogosphère et de la youtubosphère linuxienne francophone qui s’est réduite à peau de chagrin ces dernières années.

Mais je dois dire qu’en suivant certains articles récents de blogs classiques ou participatifs de voyager dans le temps et de revenir une poignée d’années en arrière. En 2018 et en 2021, j’ai écrit des articles pour se demander comment on pouvait encore justifier le saut de distributions en distributions… Surtout quand elles se ressemblent toutes plus ou moins au final.

Outre l’insatisfaction chronique qui est une des causes du distro-hopping, quand je visite les blogs que je suis via une instance de freshrss, c’est aussi une façon de voyager dans le temps. Car on retrouve la plupart du temps les mêmes distributions, installées dans une espèce de boucle sans fin : MXLinux, Ubuntu  (ou une de ses saveurs officielles), Debian, Fedora, OpenSuSE ou encore LinuxMint.

Des distributions qui pour la plupart existe depuis au moins une bonne dizaine d’années, voire plus. Debian étant la plus ancienne dans la liste et fêtant en 2022 les 28 ans de sa version 1.01. Et oui, ça remonte à 1994…

Je dois faire partie des rares personnes qui se sont stabilisées sur une distribution GNU/Linux donnée depuis plus de 10 ans. J’ai trouvé mon bonheur et mes marques sur l’élitiste ArchLinux. D’ailleurs, d’ici trois semaines – je rédige ce billet le 4 février dans la matinée – mon installation actuelle d’Archlinux soufflera sa quatrième bougie.

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En vrac’ de fin de semaine…

Minuscule en vrac’ en cette fin du mois de janvier 2022.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Alwaid, groupe de metal progressif français est dans la dernière ligne pour le financement participatif de son troisième album sur Ulule. Le financement s’arrêtera le 29 janvier 2022.

Sur ce, bon dimanche !

Depuis 16 ans sous Linux, j’ai du mal à utiliser MS-Windows.

Un des premier billets consacré à du mono-démarrage linuxien remonte à l’année 2006. Fin mai, où je publiais un article depuis une Ubuntu et après une expérience non concluente envers l’utilisation de l’OpenSuSE de l’époque en dur.

Bref, à un gros trimestre près au moment où je rédige cet article, cela fait 16 ans que je n’ai plus fait démarrer le moindre ordinateur type PC avec le MS-Windows correspondant. Sur le plan pratique, depuis septembre 2011, je n’ai plus toucher techniquement à un PC sous MS-Windows. Les quelques rares connaissances que j’ai sont désormais soit sous Mac, soit avec une distribution GNU/Linux installée par mes soins.

2011 ? À l’époque, MS-Windows 7 entame sa deuxième année commerciale, ignorant que sa durée de vie serait prolongée jusqu’à 2020 à cause des catastrophiques MS-Windows 8.x et leur ergonomie à la ramasse.

Quand j’ai besoin d’un MS-Windows, je prends 95% du temps un MS-Windows 7. Pas MS-Windows 10 ou 10.5 pardon, je voulais dire MS-Windows 11.

Pourquoi ? Moins lourd, moins d’options dans tous les sens. Pas de Cortana, pas de navigateur qui se résume à une surcouche maison à Chromium tout comme Brave, Opera, Vivaldi, bref, tout ce qui n’est pas Mozilla Firefox, ou des forks à la c.. comme PaleMoon ou encore Waterfox.

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Les jeux rétro-ludique, supérieurs sur bien des points aux jeux vidéo modernes ?

Je sais ici que certaines personnes vont froncer les sourcils en se demandant si je n’ai pas abusé de substances plus ou moins illicites. En quoi des jeux sortis dans les années 1980-1990 ou beaucoup plus récemment comme le port de « Sonic the Hedgehog » – version Sega Master System – sur Commodore 64 avec une extension mémoire de 256 Ko, ou encore l’excellent clone de Zelda (avec des combats à la Final Fantasy), j’ai nommé « Briley Witch Chronicles » (transférable sur le format Easy Flash 3) sont supérieurs à un jeu sorti sur les dernières consoles à la mode ou le dernier PC de la mort qui tue ?

Je pourrais aussi citer les scènes Atari 8 bits avec le port de « Prince Of Persia », Amstrad CPC avec un port réussi de Puzzle Bobble.

Il est vrai que je cite le haut du panier et que toutes les productions ne sont pas aussi avancées. Ce genre de jeux ont un avantage : fonctionner soit sur un émulateur, soit sur le vrai matériel modulo quelques extensions par moment. Pour les jeux tournant sous MS-DOS, rien ne vaut – si on a pas un vieux PC sous la main – l’excellent Dosbox-X dont la version 0.83.22 qui sera – ou aura été – celle de février 2022 apporte le support du Pentium 3 !

La preuve en image.

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