Vieux geek, épisode 365 : OS/2 Warp Connect, une version oubliée d’OS/2.

Entre 1987 et 2001, IBM a proposé – d’abord en duo avec Microsoft, puis seul à partir d’OS/2 2.0 – son successeur graphique entièrement en 32 bits à MS-DOS. Cependant, la vague MS-Windows 95 l’a balayé. En août 2015, je parlais d’OS/2 Warp 3, le première version à peu près utilisable, surtout après s’être habitué à l’interface orientée objet sortie en 1994.

Comme je le précisais dans l’article, deux versions étaient disponibles. Je me cite avec 10 ans d’écart :

Quand OS/2 Warp 3.0 sort en octobre 1994, il y a deux versions : la « bleue » et la « rouge ». La rouge rajoutait le support de MS-Windows 3.1 dans l’OS d’IBM.

Cependant, avant la sortie d’OS/2 Warp 4 en 1996, que j’ai abordé en septembre 2021, il y a eu une version intermédiaire, la Warp Connect qui outre le fait qu’elle intégrait le support natif de MS-Windows via l’outil Win-OS/2. Comme le prouve cette capture d’écran ci-dessous.

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Vieux geek, épisode 364 : Les années 2000, grande époque de la documentation éparpillée façon puzzle.

Si j’ai retenu une chose de la première décennie du 21e siècle, c’est que quand on recherchait de la documentation, spécialement pour les distributions GNU/Linux, c’était la mouise la plus totale. Chaque distribution un tant soit peu sérieuse conservait précieusement une section sur son site à apporter de l’aide en ligne… Ce qui était pratique quand on avait un problème de réseau à éliminer. Mis à part conserver un double démarrage avec le MS-Windows de l’époque, vouloir être en simple démarrage relevait du parcours du combattant.

Tout comme la configuration de XFree86 et son outil en ligne de commande. Qui à l’époque n’a jamais craint d’entrer des mauvais paramètres au niveau de l’affichage sous peine d’endommager son moniteur, cathodique durant ses années. Ou encore comment configurer le son, une fois qu’on avait résolu les problèmes de réseaux et d’affichage.

Je me souviens des versions de Wine à l’époque qui se limitait souvent à un support du 32 bits de Microsoft des plus rudimentaires.

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Vieux geek, épisode 363 : 1987 et le PS/2 d’IBM, une tentative ratée d’IBM…

… Pour reprendre le contrôle du monde PC. En 1981, IBM lance le PC, basée sur une architecture ouverte mis à part un composant crucial, le BIOS. Compaq sera un des premiers à écrire une implémentation du BIOS pour son premier compatible PC, en partant de la feuille blanche pour éviter des ennuis judiciaires.

Au fil des années 1980, les PC XT puis AT améliorent le premier PC. Cependant, vers 1986-1987, IBM n’est plus le fournisseur attitré d’ordinateurs compatibles PC. Ils décident alors de proposer un nouveau standard, le PS/2 pour Personal System 2. Le but d’IBM est de reprendre le contrôle sur le monde des PC.

IBM développe alors un port spécifique, le MCA pour Micro Channel Architecture pour les cartes d’extensions des ordinateurs. Compaq – toujours lui – réagira en mettant au point le format EISA compatible avec les cartes ISA qui composaient les PCs de l’époque. L’utilisation du port MCA était liée à une licence achetée auprès d’IBM, autant dire que le port en question n’a pas vraiment connu de succès. À trop vouloir verrouiller des standards ouverts auparavant, on finit par se casser les dents.

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Le rétroludique ne se limite pas aux Commodore et autres Atari 8 bits…

… Ou encore l’Apple II, les Amstrad CPC ou encore les ZX Spectrum et autres ordinateurs Thomson. Non, il y a des ordinateurs moins connus, par exemple les Alice 32/90 ou encore plus nichesque, les Vectors et Hectors de Micronique.

Ce sont des ordinateurs du début des années 1980 qui n’ont pas eu la reconnaissance qu’ils méritaient. Cependant, sur itch.io, on tombe parfois sur des concours de programmation pour de tels ordinosaures, ce sont les « Retro Programmers United for Obscure Systems » qu’on peut traduire par « Les rétro-progammeurs unis pour des systèmes obscurs ».

Le dernier concours en date – du moins au 21 novembre 2024 – c’est pour les ordinateurs de Micronique. Sur la page dédiée, il y a 9 titres, mais seulement 6 ont des jeux récupérables, que ce soit sous la forme d’une image K7 ou d’une capture mémoire.

Il y a de tout : shoot’em’up, clone de Docteur Mario, pendu, jeu de courses ou encore un clone de nonogram.

Pour vous montrer mes jeux préférés, je suis passé par ma machine virtuelle MS-Windows 11 (un Tiny 11 qui se porte bien, merci pour lui) car l’émulateur VBHector ne passe pas bien sous Wine 🙁

Vous l’avez vu, il y a un peu de tout, bien que les contributions furent simples, étant souvent muettes, ce qui est dommage, surtout qu’un circuit son dédié existent dans les ordinosaures de Micronique. Je dois dire que mon préféré, c’est le jeu de pendu, tout simple mais il fait le taf, et c’est ce qu’on lui demande.

Je me demande quel sera le prochain ordinosaure concerné, les précédents concours ayant eu pour cible le Philips VG-5000, l’Exelvision EXL-100, l’Aquarius de Mattel, le Lynx et les Alice 32/90. Bah, il doit rester suffisamment d’ordinosaures oubliés pour proposer un autre concours de programmation 🙂

Vieux geek, épisode 362 : « Eureka! », le jeu d’aventure qui vous récompensait financièrement.

Des jeux d’aventures, qu’ils soient textuels, graphique, point’n’click ou autre, il en existe des centaines, voire des milliers. Sur la bible qu’est CASA, on dépasse les 10 000 entrées !

Il y a cependant un jeu britannique, sortit en 1984 qui a fait parler de lui, c’est « Eureka! ». Le scénario du jeu est écrit par Ian Livingstone, qui était surtout connu pour la série « Défis fantastiques » des livres-jeux dont vous êtes le héros.

Sorti pour le duo Commodore 64 – sur deux disquettes ce qui en dit beaucoup sur sa longueur – et ZX Spectrum, c’est un jeu basé en Europe, avec 5 étapes :

  • La préhistoire
  • La Rome ancienne
  • La Bretagne du roi Arthur
  • L’Allemagne durant la deuxième guerre mondiale
  • Les caraïbes modernes

Si on pouvait jouer les quatre premières parties dans l’ordre que l’on voulait, pour débloquer l’ultime partie, il fallait jouer dans l’ordre. Un peu comme Rick Dangerous II dans l’idée où le dernier monde ne se débloquait qu’à la fin des quatre premiers. Il y avait cependant un point intéressant. Domark qui éditait le jeu proposait la somme de 25 000 £. Apparemment, il y a eu une version française avec 250 000 francs à la clé (soit 77 363,86€ en comptant l’inflation), mais je ne l’ai pas trouvé dans mes recherches.

Je vais donc vous montrer le tout début du jeu en action, sachant qu’il y a plus d’une centaine d’étapes pour finir la première époque. Du moins une fois qu’on a vaincu le petit jeu d’arcade d’introduction ! Cependant, dans la version que j’ai trouvé, les jeux d’arcade étaient désactivés ?!

Pour la petite histoire, le prix fut remporté par Matthew Woodley, un grand-breton qui travailla par la suite pour Domark. Les graphismes étaient sympathiques pour 1984, la bande son digne du SID qui équipe le Commodore 64.

Avec la solution – et de la chance car on en a parfois besoin – on peut finir le jeu en une bonne heure voire une heure et demie. Peut-être que je finirai un jour le jeu par curiosité, mais c’est pas dit 🙂