Souvenir d’un vioque, épisode 2 : Ah, les polycopiés !

Pour ce deuxième article de la série des souvenirs d’un vioque, je vais rester à l’école primaire. Il y a des objets qui ont complètement disparus : la craie – blanche ou de couleur – qu’on cassait pour éviter qu’elle ne grince sur le tableau, les fiches de lecture – dont j’ai parlé dans le premier article – les pots de colle Cléopatra et leur couvercle qui avait une espèce de tige plate qui servait à l’application de la colle sur la feuille de papiers, ou encore les ardoises à craie.

Mais ici, je vais parler d’une forme oubliée de fiches. Les polycopiés. Créés à partir d’une feuille de papier carbone, on mettait la copie dans un appareil spécifique. Ensuite, on tournait la manivelle et une impression à l’alcool arrivait.

La plupart du temps, c’était des feuilles avec de l’écriture manuscrite – pratique en cours de perdition si l’on en croit cet article de Science et Vie – le tout au format A4 avec une écriture bleu tendant vers le violet.

Des feuilles dont l’écriture s’effaçait avec le temps. Autant dire qu’il fallait rapidement faire les exercices sous peine de se retrouver avec une feuille blanche.

Je me souviens encore de l’odeur enivrante quand les polycopiés étaient fraichement sortis. C’était les ancêtres des photocopies qui sont devenues la norme. Ça n’a plus le charme du côté artisanal de ces fiches. Tout se perd !

Allez, bonne fin de journée, et désolé si vous avez connu comme moi les polycopiés et que vous vous êtes pris une dose non homéopathique de nostalgie !

Souvenir d’un vioque, épisode 1 : les fiches de lecture à l’école primaire.

Alors que je marchais tranquillement, il m’est revenu en mémoire un souvenir d’école. Ce devait être en CM1, donc pour moi l’année scolaire 1983-1984, à l’école Gambetta dans la ville dites des 7 ports, Gujan-Mestras en Gironde. Je n’ai que peu de souvenirs de l’école primaire, mais celui-ci est resté vivace.

À l’époque, une fois par semaine, on avait des fiches à lire, de différentes couleurs en fonction de l’avancement dans l’apprentissage de la lecture. Le premier niveau, c’était les fiches rose. Ensuite venait les fiches bleues, puis les plus recherchées, les fiches jaunes. Ces dernières proposaient des extraits de bande dessinées. Pour des enfants de 9 ou 10 ans, c’était le Graal à atteindre.

Je ne me souviens pas l’avoir atteint, malheureusement. Ce qui ne m’a pas empêché par la suite de me plonger dans la lecture, même si depuis quelques mois, je n’arrive plus à ouvrir un livre sans m’ennuyer ferme. Comme quoi. Mais je sens encore l’odeur du carton, et je me revois en train de lire une fiche sur le métier de nez dans l’industrie du parfum. Un sujet un peu mature pour des gosses à mon âge, mais c’était simplifié pour que la compréhension en soit meilleure.

J’ignore si une quarantaine d’années après mon passage en CM1, ce genre de fiches existe encore. Mais cela serait bien étonnant !

Et vous, si vous avez la cinquantaine plus ou moins bien tassée, avez-vous connu ces instruments pédagogiques ?

Dans les années 1980, le français dans les jeux vidéos…

…C’était pas la joie. Activité principalement anglophone, 95% des jeux vidéos, quelle que soit la plateforme concernée, c’était en anglais et c’est ainsi que nombre de personnes de ma génération (la génération X) ont eu un premier contact avec l’anglais.

Un contact peu orthodoxe, mais un premier contact quand même. Dans un article récent, je parlais des efforts de Micro Application pour proposer une logithèque en français.

Cependant, la traduction était faite à la truelle et à la va-vite en se disant que les enfants – qui étaient les cibles primaires des dits jeux – ne les finiraient pas en mettant une difficulté monstrueuse.

Un peu à l’image des jeux espagnols sur l’Amstrad CPC. Qui a fini « Game Over » de Dynamic Software à l’époque ? Je dois dire que je n’ai jamais vu plus que la moitié de la première partie.

Bref, les éditeurs comptaient sur la dite difficulté pour se rassurer sur le fait que personne ou presque ne verrait la fin. Ce qui leur permettait de prendre quelques facilités avec la traduction.

Un exemple, c’est le jeu « Le voyageur du temps » sur le Commodore 64 publié par Radar Soft à l’origine avant d’être adapté pour le public francophone par Micro Application. On a droit à un « éclaire torche » au lieu d’un plus logique « allume torche »… Faut pas chercher à comprendre !

Mais le mieux est de voir la solution complète du jeu que j’avais traduit sur la fiche CASA en parlant de la solution anglophone. Et je peux vous dire que cela a été une longue et douloureuse épreuve, surtout quand la traduction française n’avait rien à voir ou presque avec la version anglaise.

Bon, depuis la loi Toubon de 1994, il faut proposer au minimum un manuel en français si le jeu ne ne peut pas l’être. Même Doom 2 avec une traduction française partielle… Si ça existe… La preuve en vidéo !

Bon des progrès ont été faits depuis les années 1980, mais vu le point de départ, ce n’était pas trop dur pour obtenir des améliorations.

On ne devrait pas revoir les séries des années 1980…

…surtout celle plus ou moins inspirées science-fiction, ou encore celles qui avaient pour héros un engin motorisé. Je parle ici des séries en images réelles, pas celle d’animation où le massacre serait encore pire.

Non, ici je pense à des séries comme K2000 (« Knight Rider » en VO avec Kitt), Supercopter (« Airwolf » en VO et ses nombreuses scènes de maquettes filmées pour les combats), ou encore de Tonnerre Mécanique (« Street Hawk » en VO).

J’avais déjà abordé la série dans un article de juillet 2016 consacré aux mini-séries des années 1980.

Dans une crise de nostalgie mal placée – comme toute crise de ce genre – j’ai réussi à voir l’épisode pilote… Et mes souvenirs de la série s’en sont pris plein la tronche.

Outre le fait que piloter une moto à 300 mph (ou 483 Km/h) tient du techniquement impossible, certains effets spéciaux comme les sauts font penser à du montage fait à la va-vite pour compléter la scène.

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Vieux Geek, épisode 322 : Ah, les manuels d’utilisation en informatique dans les années 1980…

Dans notre époque du tout dématérialisé et de la recherche pour tout et n’importe quoi, les manuels d’utilisation ont perdu tout intérêt. Pourquoi se trimballer un manuel papier de plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de pages, hein, pourquoi ?

Ce n’était cependant pas le cas avec les ordinosaures des années 1980, spécialement la génération des ordinateurs 8 bits, avec des ordinateurs mythiques comme les Amstrad CPC, Commodore 64/128 ou encore les ZX Spectrum.

Oui, je me suis limité aux principaux ordinateurs de l’époque où j’ai commencé à m’intéresser à l’informatique, vers 1988.

Je me souviens encore du pavé qu’était le manuel utilisateur de l’Amstrad CPC 6128. Je ne sais combien de fois je me suis amusé à taper les listings en fin de manuel. Il y avait – de mémoire – un casse brique, un jeu de bombardier, un clone de Pong ou encore un jeu où on était Arsène Lupin. Pour le côté sérieux, un logiciel de gestion de base de données primitif.

On était loin des manuels actuels – quand ils existent – et qui se résume à trois pauvres pages qui ressemblent à du papier hygiénique sur lequel le texte est écrit tellement petit qu’il faut presque un microscope électronique pour les lire.

En fouillant sur la toile, j’ai pu trouver des numérisations des manuels de programmation et d’utilisateur du Commodore 64. Bien que le Basic 2.0 fourni avec était plutôt incomplet en ce qui concerne la gestion du son, des graphismes et des couleurs (parfois), les listings proposés étaient décortiqués et on savait pourquoi telle commande POKE (qui écrit une valeur dans la mémoire vive) était utilisée.

Avec les deux bouquins on pouvait arriver à faire des programmes Basic avancés, bien que plus lent que le langage machine utilisé par la plupart des logiciels.

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