Confession d’un rétroludiste : les ordinosaures 16 bits, ça me laisse froid…

Ça me laisse froid de nos jours. Mais je me souviens qu’à l’époque, fin des années 1980, début des années 1990, je bavais sur les publicités de jeux qui proposaient des captures d’écran des versions pour le duo / duel Atari ST et Commodore Amiga. Je voyais des graphismes que je ne pourrai jamais avoir sur mon vieil Amstrad CPC.

Je me souviens ensuite des enfants de couples aisés – quand j’étais au lycée – qui s’échangeaient durant la pause de 10 heures des disquettes dans un premier temps pour pirater des jeux pour l’Atari ST, puis un ou deux ans plus tard, pour le Commodore Amiga. J’avoue que j’étais un peu jaloux. Les machines dont je révais étaient inabordables pour le budget familial.

On parlait de machine à au moins 3000 francs en 1989, soit environ 848€ de nos jours. Une somme non négligeable à sortir. Quant au coup des disquettes vierges en 3 pouces et demi, je ne m’en souviens pas. Mais ça devait être toujours plus abordable que la disquette 3 pouces pour mon Amstrad CPC qui coûtait 20 francs en 1989 soit 5,66€ de nos jours.

Pour mémoire, le SMIC net en 1989 était de 5000 francs environ, soit 1413€ de nos jours. On s’aperçoit facilement de l’investissement d’un ordinateur à l’époque, pire s’il était de la génération 16 bits.

Je ne nie pas que les capacités du duo Atari ST et Commodore Amiga explosaient la concurrence. Mais ils étaient inabordables pour nombre de passionnés d’informatique. Et à l’époque être passionné d’informatique, ça vous laissait une drôle d’étiquettes sur le dos.

Mais de nos jours, ces machines – j’ai eu un Commodore Amiga 1200 en 1993 – ne m’attirent plus autant. Leur scène homebrew bien qu’actives semblent l’être moins que celle du Commodore 64 par exemple. Et quand des nouveaux jeux homebrew sortent pour l’Amiga, c’est souvent pour des ordinateurs gonflés à grand coup de mémoire et de carte accélératrice.

Quant à la scène de l’Atari ST, j’avoue ne pas la connaître, donc je resterai muet ici. Et vous, les ordinosaures 16 bits vous laissent de marbre ?

En vrac’ de milieu de semaine…

En vrac’ moyen en ce troisième mercredi de mai 2026.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • La distribution basée sur Debian GNU/Linux de la semaine. La polonaise CookieOS avec au choix des sessions personnalisées de Gnome, Plasma et Xfce.
  • La distribution basée sur Linux Mint de la semaine. La viet-namienne CaramOS.
  • Debian vers de sortir la cinquième révision de la Debian GNU/Linux Trixie alias 13.5.
  • Le projet Mageia vient d’annoncer la sortie de la version release candidate 1 de la Mageia 10. Pour les utilisateurs et utilisatrices de Mageia, l’attente de la version 10 touche à sa fin. Notes de publication.
  • Ainsi que la sortie de la quatorzième révision de la Debian GNU/Linux Bookworm alias la Debian GNU/Linux 12.14.
  • Fan de BSDs libres ? Alors la sortie de la OpenBSD 7.9 vous ravira.
  • Si vous aimez les jeux de gestion de cités en tour par tour, la suite de l’excellent jeu « Rise of Babylon » pourle Commodore 64 vient de sortir sous le nom de « Pharaoh’s Legacy » toujours sur l’ordinosaure de Commodore. En plus de la ville, vous devrez gérer votre héritage et votre pyramide. Bonne chance !

Côté culture ?

Rien cette fois.

Sur ce, bonne fin de semaine !

« Evil Spirit », un jeu d’aventure-action de bon niveau pour le Commodore 64.

Alors que je récoltais tranquillement mon courrier électronique ce matin dans mon Mozilla Thunderbird, j’ai appris l’existence de la dernière création de Windigo Productions – qui ont proposé l’excellent « Rise of Babylon » – « Evil Spirit ». Un jeu d’aventure en 4 chapitres plus un prologue tutoriel pour apprendre le maniement de l’interface graphique.

Le jeu se joue entièrement au joystick, avec une interface à base d’icones, me faisant un peu penser à des titres comme « Zombie » d’Ubi Soft. Outre l’aventure classique où on doit récolter des objets à combiner parfois pour résoudre des énigmes plus ou moins tordues.

Il y a des périodes de combats, ce qui donne un côté plus dynamique à l’aventure où on est plongé. Et si le total de points de vie atteint zéro, on perd. Par chance, il y a deux emplacements pour les sauvegardes, histoire de ne pas perdre la progression entamée.

Il sera indispensable de faire une carte pour se retrouver dans le labyrinthe qu’est le jeu. Mais voici donc le prologue qui sert aussi de tutoriel capturé en vidéo.

Pour le moment, je ne suis pas allé beaucoup plus loin. Pour les amateurs de versions physiques, il y a une version en disquette 5 pouces 1/4, en disquette 3 pouces 1/2 et en cartouche. J’ignore si je prendrais une version physique, et si c’est le cas, ce sera la disquette 5 pouces 1/4, plus abordable financièrement parlant.

Sur ce, je vous laisse, je retourne essayer d’avancer dans le jeu !

Ah, le port oublié du jeu « Attack of the Petscii Robots »… Celui pour la NES !

Le jeu « Attack of the Petscii Robots » est connu pour ses nombreux ports (près d’une vingtaine, dont les 2/3 qui sont payants). Il y a cependant deux ports qui manquent à l’appel. Un pour l’Apple IIgs (qui n’a pas été très loin selon les informations que j’en ai eu) et celui pour la console 8 bits de Nintendo, j’ai nommé la NES.

Ce deuxième port était quasiment terminé quand il a été arrêté. Le code source a été publié depuis sur Github et il est facile de récupérer une rom compilée avec les données – qui elles restent commerciales – pour une utilisation dans Fceux ou pour les plus aventuriers sur une vrai NES.

Comme pour le port Atari 8 bits, la zone de jeux est en blanc, gris et noir. Cependant les objets et les clés sont en couleurs, ce qui sauve la mise. Il y a pas mal de raccourcis de boutons étant donné le peu de boutons disponibles sur une manette NES d’origine.

J’ai donc lancé mon ami FCEUX pour pouvoir montrer rapidement le jeu en action.

Vous avez pu le voir, modulo le bouton start qui déconne parfois – un bug de ma manette clone de celle de la SNES en USB – on est très proche d’une version quasiment terminé. Bon, je ne suis pas trop branché consolosaures, donc j’ai un peu galéré pour avoir tous les raccourcis et savoir les utiliser d’une manière relativement fluide.

C’est un port qui mérite qu’on s’y arrête, car malgré tout il en vaut la peine.

En vrac’ de milieu de semaine…

Petit en vrac’ en ce dernier mercredi de février 2026.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • La base Debian de la semaine, avec Openbox et Tint2. Son nom « Deadbang ». Le plus marrant ? Sur la page du projet, on lit cela : « Please do not submit this project to DistroWatch »… Devinez où je l’ai trouvé 😀
  • Si vous aimez les jeux à la difficulté punitive, alors le port pour ordinateurs Commodore Aga (1200 et 4000) de « Ghosts’n’Goblins » sera pour vous.
  • Si vous aimez les jeux à la Sokoban, alors « Tony Do It » pour les ordinateurs Atari 8 bits sera pour vous.

Côté culture ?

Rien cette fois-ci.

Une vidéo des « Tutos à la con de Tonton Fred », consacrée à Archlinux et Plasma…

Sur ce, bonne fin de semaine !