L’IA s’incruste partout, même dans les créations rétroludiques.

Je ne suis pas un hyper fan de l’IA, même si j’apprécie parfois ses capacités de synthèse pour quand j’ai la flemme de fouiller un peu partout sur la toile pour trouver des infos précises. Mais j’ai aussi remarqué que de plus en plus de créations sur le site indépendant itch.io incluait de l’IA soit pour coder les jeux, soit pour créer des images d’illustration par exemple.

Il est vrai que quand on est piètre dessinateur, on peut considérer l’utilisation de l’IA pour générer des images et des sprites au bon format, ça aide pas mal. Idem si on est piètre musicien. Cela peut dépanner, mais il faudrait quand même éviter les créations 100% IA… Surtout quand on demande une modique somme pour obtenir le jeu complet.

Par exemple, le jeu de réflexion « Sixies » annonce que de l’IA a été utilisé pour le code et les graphismes. C’est un peu dommage, mais au moins, l’honnêteté est respecté. Comme aucune somme n’est demandée, ça passe mieux.

Il y a des projets qui ont été épinglés et qui ont dû renoncer à demander de l’argent. Un exemple ? Le shoot’em’up « Nebula Vector ». Il est quand même inquiétant de voir que le vibe coding touche aussi le rétroludique. Si le résultat donne des jeux comme « Sixies », pourquoi pas. Mais des « Nebula Vector », bof, quoi.

On verra bien à l’usure, mais je crains le pire dans ce domaine. J’espère juste me tromper.

En vrac’ de milieu de semaine…

Petit en vrac’ en ce premier mercredi de septembre 2026.

Côté logiciel libre, (rétro)informatique et internet.

  • La distribution basée sur Debian de la semaine. L’hispanophone RisingOS, une base Debian 13 avec Xfce.
  • La deuxième distribution basée sur Debian de la semaine, une base avec Xfce du nom de Hyggshi OS.
  • La distribution basée sur Archlinux de la semaine, la « vArch-OS », une base Archlinux avec KDE. Elle vise elle aussi un public hispanophone.
  • Toujours sur base Archlinux, je demande la version Titan Nova d’EndeavourOS.
  • Dans la série « Tiens, c’est toujours en vie », je demande la version 0.4.16 de ReactOS, la réécriture de MS-Windows en logiciel libre.
  • Dans la série « Les jeux créés avec de l’IA », je demande le rogue like minimaliste « Delve of Die! » pour le Commodore 64.
  • Vous aimez les jeux de bastons ? Alors « Five Fists of Anger » pour le Commodore Vic20 et une extension mémoire de 24 Ko est pour vous.

Côté culture ?

Rien cette fois.

Sur ce, bonne fin de semaine !

Confession d’un rétro-joueur : les genres de jeux que je n’aime pas.

Plongé depuis plusieurs années dans le rétroludique, il y a des genres qui m’ont toujours donné de l’urticaire. Lesquels ? Les voici par ordre d’arrivée.

Premier genre, les jeux de plateformes au pixel près.

Encore les jeux de plateformes, ça peut aller. Je peux y toucher de temps à autres, mais quand on doit sauter au pixel près pour atteindre un autre étage ou éviter un ennemi qui veut vous transformer en chair à saucisse, c’est non, merci. Je laisse cela aux fans de ce genre.

Deuxième genre, le shoot’em’up.

Qu’ils soient en défilement horizontal ou vertical, les shmup – c’est plus rapide à écrire – ont rapidement tendance à me mettre des petits paquets sous le menton… Entre les vagues d’attaques plus ou moins vaches, les boulettes qui arrivent par dizaine et qui demande des réflexes inhumains pour les éviter, et les boss toujours plus gros, c’est un gentil non merci.

Troisième genre, les jeux en 3D isométrique.

Les jeux en 3D isométrique utilise une vue 3D, mais avec un angle de 45° ce qui donne une vue en cube. Dans ce genre de jeux, on trouve de nombreux titres dont « Crafton et Xunk », « Knight Lore », « Heads over Heels ». Voici un capture d’écran du mythique « Knight Lore » sur le ZX Spectrum.

C’est plus parlant qu’un long texte, non ?

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« Sixies » pour le Commodore 64 : un jeu à la 2048 avec des dés.

J’ai eu l’occasion de tomber sur un petit jeu sans prétention encore en développement pour le Commodore 64, dénommé « Sixies ». Il reprend le principe de base du 2048. Vous ne vous souvenez pas de ce jeu qui a eu sa période de gloire il y a quelques années ?

Si deux cases avec le même chiffre fusionnait, le chiffre indiqué montait d’un cran, en se basant sur la séquence : 1, 2, 4, 8, 16, 32, 64, 128, 256, 512, 1024 et 2048. Soit 12 étapes.

Pour « Sixies », c’est plus simple. Il faut arriver jusqu’au six, en sachant qu’il faut au minimum 3 dés de même valeur, que ce soit horizontalement, verticalement ou sous forme d’un angle droit. Principe simple, mais hautement difficile à maîtriser.

Même si le jeu est encore en développement, sa version actuelle est plus que jouable. Il lui manque quelques musiques, seul les effets sonores sont implémentés. Pour vous montrer le jeu en action, j’ai enregistré une vidéo avec Vice. Et je dois dire que j’ai été étonné d’arriver aussi loin. Sûrement un coup de chance qui ne se reproduira pas.

Simple à comprendre, difficile à maitriser, que demander de plus d’un jeu de réflexion où on peut prendre son temps pour poser chaque pièce ou duo de pièces. En tout cas, en ce qui me concerne, c’est 100% réussi 🙂

« Shikaku » pour le Commodore Plus/4 ? Un jeu presque parfait.

La scène Commodore 64 est une des scènes rétroludique parmi les plus actives que je connaisse. La scène Commodore Amiga n’est pas mal non plus… Et surtout la scène pour le mal-aimé Commodore Plus/4 parvient à sortir des petits bijoux.

Un des derniers en date est un casse-tête du nom de « Shikaku », téléchargeable sur Plus/4 World. Dans ce jeu, il faut remplir la grille de carrés et de rectangle en se basant sur les chiffres imprimés dans la grille.

C’est un excellent casse-tête à la difficulté progressive. On va dire que les 15 premiers niveaux, ça va. C’est ensuite que ça se corse.

Le seul problème ? Le jeu est désespérement muet : pas le moindre son pour rythmer les actions. Cela gâche un peu le plaisir, mais ce jeu est quand même suffisamment prenant pour se battre et résoudre les 32 niveaux. J’ai fini le jeu, donc je sais que tous les tableaux, même les plus chargés sont finissables.

J’en ai profité pour enregistrer une vidéo avec l’émulateur xplus4 de Vice. La vidéo fait une dizaine de minutes et je me suis arrêté au niveau 16.

Sur ce, je vous laisse. Et pourquoi ne pas essayer ce casse-tête qui a le bon goût de proposer des codes pour commencer au dernier niveau fini, ce qui évite de se prendre la tête à nouveau 😉