« Shikaku » pour le Commodore Plus/4 ? Un jeu presque parfait.

La scène Commodore 64 est une des scènes rétroludique parmi les plus actives que je connaisse. La scène Commodore Amiga n’est pas mal non plus… Et surtout la scène pour le mal-aimé Commodore Plus/4 parvient à sortir des petits bijoux.

Un des derniers en date est un casse-tête du nom de « Shikaku », téléchargeable sur Plus/4 World. Dans ce jeu, il faut remplir la grille de carrés et de rectangle en se basant sur les chiffres imprimés dans la grille.

C’est un excellent casse-tête à la difficulté progressive. On va dire que les 15 premiers niveaux, ça va. C’est ensuite que ça se corse.

Le seul problème ? Le jeu est désespérement muet : pas le moindre son pour rythmer les actions. Cela gâche un peu le plaisir, mais ce jeu est quand même suffisamment prenant pour se battre et résoudre les 32 niveaux. J’ai fini le jeu, donc je sais que tous les tableaux, même les plus chargés sont finissables.

J’en ai profité pour enregistrer une vidéo avec l’émulateur xplus4 de Vice. La vidéo fait une dizaine de minutes et je me suis arrêté au niveau 16.

Sur ce, je vous laisse. Et pourquoi ne pas essayer ce casse-tête qui a le bon goût de proposer des codes pour commencer au dernier niveau fini, ce qui évite de se prendre la tête à nouveau 😉

En vrac’ de milieu de semaine…

Petit en vrac’ en ce dernier mercredi de juillet 2026.

Côté logiciel libre, (rétro)informatique et internet.

  • Quand l’IA est utilisée pour aider à créer un environnement de bureau, ça donne le projet Starling. Parce que pourquoi pas ?
  • la distribution basée sur Archlinux de la semaine, la MochiOS qui proposent des instantanés btrfs et des mises à jour atomiques. Parce que pourquoi pas ?
  • Vous n’aimez ni les outils GNU, ni la glibc, ni systemd ? Alors la Generatrix vous propose une distribution minimale basée la musl libc et le système d’init s6.
  • J’aime les jeux stratégiques, surtout quand il y a un mélange de dés et de cartes. C’est le cas pour « PETSCII Dungeons & Droids », téléchargeable gratuitement pour sa version Commodore Plus/4 et contre un paiement modique pour la version Commodore 64.

Côté culture ?

Rien cette fois.

Pour finir, une vidéo d’une quinzaine de minutes avec la version Commodore Plus/4 de « PETSCII Dungeons & Droids ». J’arrive jusqu’au niveau 8 en niveau de difficulté normale. Pas si mal que cela !

Sur ce, bonne fin de semaine !

En vrac’ de fin de semaine…

Petit en vrac’ en ce dernier samedi du mois de juillet 2026…

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • La distribution basée sur Archlinux de la semaine, la turcophone ShalaOS, Archlinux + KDE + thème personnalisé.
  • Si vous préférez une base Debian, la polonaise PolonOS, Debian Testing + KDE est pour vous.
  • Si vous préférez Fedora, alors la turcophone « BlazeOS » sera pour vous.
  • Si vous aimez les rogue-like avec des ennemis se déplaçant en temps réel, le projet « Maze of Malice » pour le C64 sera pour vous. Une version shareware est disponible pour évaluer le jeu.
  • Vous aimez les jeux de plateformes qui sont pixel perfect ? Alors « Adrian and a Friend in Need » pour le C64 sera pour vous.

Côté culture ?

Le groupe Ferdinant composé d’anciens membres de Rotters Damn vient de sortir le premier extrait d’un EP à sortir en janvier 2027. Son titre ? Souvenirs.

Sur ce, bonne fin de week-end !

Ah, Jiffy Dos, indispensable pour éviter d’exploser dans des colères noires…

Quand j’ai commencé à m’intéresser au rétroludique et au Commodore 64, je connaissais la réputation de lenteur du lecteur de disquettes. Il y a eu quelques cartouches dédiées comme la Epyx Fast Load ou encore la Final Cartridge 3. Je possède les deux, l’Epyx Fast Load passant par ma cartouche Kung Fu Flash 2.

Ce qui m’a permis d’apprécier des temps de chargement raccourci, même si certains rares jeux cassent les couilles si on utilise pas le kernal officiel du lecteur de disquettes. Et non, je n’ai pas fait de faute de frappe en saisissant kernal. Mais passons.

Sur les conseils de qui vous savez, j’ai fait migrer mon lecteur 1541, puis mon ordinosaure vers Jiffy Dos, les deux étant indispensables pour avoir l’accélération à son summum.

J’ai donc ensuite pris comme image disquette / disquette réelle de « Pharaoh’s Legacy » comme base de test. J’ai commencé par charger le jeu dans Vice sans la moindre aide comme l’utilisation du « warp » pour accélérer le chargement. On atteint les deux minutes. Quant à l’utilisation de la disquette officielle, la division est assez frappante. Je ne vous en dis pas plus, la vidéo ci-dessous – allez à 03:52 pour la séquence avec le vrai matériel, 05:35 pour la conclusion – parle d’elle-même.

Je dois dire que j’étais un brin dubitatif sur le gain par rapport à une Epyx Fastload… Maintenant, je ne le suis plus !

À vous de voir, mais je suis satisfait de l’amélioration en terme de temps de chargement 🙂

Confession d’un rétroludiste : les ordinosaures 16 bits, ça me laisse froid…

Ça me laisse froid de nos jours. Mais je me souviens qu’à l’époque, fin des années 1980, début des années 1990, je bavais sur les publicités de jeux qui proposaient des captures d’écran des versions pour le duo / duel Atari ST et Commodore Amiga. Je voyais des graphismes que je ne pourrai jamais avoir sur mon vieil Amstrad CPC.

Je me souviens ensuite des enfants de couples aisés – quand j’étais au lycée – qui s’échangeaient durant la pause de 10 heures des disquettes dans un premier temps pour pirater des jeux pour l’Atari ST, puis un ou deux ans plus tard, pour le Commodore Amiga. J’avoue que j’étais un peu jaloux. Les machines dont je révais étaient inabordables pour le budget familial.

On parlait de machine à au moins 3000 francs en 1989, soit environ 848€ de nos jours. Une somme non négligeable à sortir. Quant au coup des disquettes vierges en 3 pouces et demi, je ne m’en souviens pas. Mais ça devait être toujours plus abordable que la disquette 3 pouces pour mon Amstrad CPC qui coûtait 20 francs en 1989 soit 5,66€ de nos jours.

Pour mémoire, le SMIC net en 1989 était de 5000 francs environ, soit 1413€ de nos jours. On s’aperçoit facilement de l’investissement d’un ordinateur à l’époque, pire s’il était de la génération 16 bits.

Je ne nie pas que les capacités du duo Atari ST et Commodore Amiga explosaient la concurrence. Mais ils étaient inabordables pour nombre de passionnés d’informatique. Et à l’époque être passionné d’informatique, ça vous laissait une drôle d’étiquettes sur le dos.

Mais de nos jours, ces machines – j’ai eu un Commodore Amiga 1200 en 1993 – ne m’attirent plus autant. Leur scène homebrew bien qu’actives semblent l’être moins que celle du Commodore 64 par exemple. Et quand des nouveaux jeux homebrew sortent pour l’Amiga, c’est souvent pour des ordinateurs gonflés à grand coup de mémoire et de carte accélératrice.

Quant à la scène de l’Atari ST, j’avoue ne pas la connaître, donc je resterai muet ici. Et vous, les ordinosaures 16 bits vous laissent de marbre ?