Ah la saga Antergos NeXT / Pulsar Linux qui part dans tous les sens…

Car la saga en vaut la chandelle. Tout commence le 12 juin avec une brève sur Distrowatch comme quoi le projet Antergos abandonné en 2019 revenait à la vie.

Ni une, ni deux, le lendemain, je récupère la première image ISO dont l’installateur ne démarre pas. J’en avais profité pour pousser une gueulante quant à la proposition d’image ISO finie à la pisse frelatée de coureur cycliste professionnel.

J’apprends peu après qu’un ancien d’Antergos a fait les gros yeux et que le projet devient alors Pulsar Linux. Merci à 9to5 Linux pour l’info…

Puis ce matin, en allant sur les dépôts du projet Pulsar Linux, je constate que ceux-ci sont archivés. L’explication est simple… Quoique trouver quelque chose de simple dans cette saga, faut se lever tôt.

Le projet vient de renaître sous le nom d’Antergos NeXT avec l’accord d’un des développeurs – Dustin Falgout – de l’ancien projet en se basant sur le duo Artix Linux – anciennement connue sous le nom d’Archlinux OpenRC – et Calamares, le tout chapeauté par KDE. Pour le moment, il n’y a pas d’image ISO officiellement disponible, juste un guide à suivre.

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« Chrome Horizon » pour le Commodore 64, jeu ou grosse démo technique ?

Pour commencer, un aveu : je ne suis pas à la base un amoureux des shmups. Il faut dire que j’ai été traumatisé par des jeux comme « 1942 » ou encore « Slap Fight » sur mon Amstrad CPC à la fin des années 1980.

C’est quand j’ai entendu parlé d’un shmup en développement et développé en langage C via l’outil Oscar64 que j’ai levé un sourcil de curiosité.

Le nom du jeu ? « Chrome Horizon ». Outre des ennemis plutôt massifs, et un scrolling parallaxe de toute beauté, c’est le genre de production que l’on s’attend à voir être codé en assembleur plutôt que dans un langage de plus haut niveau. Certains jeux pour C64 sont même développés en basic, comme certains jeux d’aventures textuels qui n’ont pas besoin non plus d’une vélocité extrême.

La version finale est sortie en cette fin juin 2026. J’ai profité de l’offre à prix réduit pour récupérer le jeu. Il est assez court, avec 4 niveaux, mais comme c’est le travail d’une personne seule, aussi bien pour le code, que pour les graphismes et la musique, on ne va pas faire la fine gueule.

C’est un jeu assez court, mais il reste néanmoins agréable à jouer. Si vous ne l’avez pas encore testé, alors ne regardez pas la vidéo d’une partie complète du jeu.

Évidemment, on est loin de titres plus monstrueux comme « R-Type », mais la prouesse mérite d’être souligné. Et au final, est-ce un jeu complet ou une grosse démo technique ? J’hésite vraiment entre les deux options.

L’IA a encore pas mal de progrès à faire, surtout dans le domaine musical.

Par curiosité, il y a une poignée de semaines, je me suis inscrit sur le service « Suno » qui permet de générer via IA musiques et paroles. J’en suis à 5 titres créés, que ce soit du métal progressif, du rock progressif ou plus simplement du heavy metal inspirées années 1980. Voici ma page.

Autant la musique est au point, autant les paroles… C’est surtout le cas sur la piste « Empty Chair River » (orienté rock progressif) où il est question de plantation de haricots… Si, si, je cite :  » Your mother still plants / Two rows of beans ».

Ce n’est pas pire que la plupart des chansons anglaises qui n’ont pas grand sens une fois traduite en français. Une grosse plateforme comme Bandcamp déclare en toute simplicité que les « musiques et audios générés partiellement ou complètement par de l’IA sont interdites ».

Je ne suis qu’un utilisateur de base de Suno et je n’ai nullement l’intention de publier un album avec les pistes générées par Suno. Mais l’expérience est intéressante à effectuer.

En vrac’ de milieu de semaine…

Petit en vrac’ en ce dernier mercredi de juin 2026.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • La distribution basée sur Debian de la semaine. Prenez une Debian 12 (pourquoi ?!) avec Plasma. Vous aurez la brésilienne tflinux. Parce que pourquoi pas ?
  • La distribution basée sur Archlinux de la semaine. C’est la Velox Linux qui propose une session KDE, le dépôt chaotic-aur et des dépôts tiers. Voila, voila, voila…
  • Attention ça va faire mal. La Steam Machine de Valve est annoncée avec un prix de départ de… 1039€, dixit Next… Merci la bulle de l’IA pour le prix imbécilement élevé des composants mémoires.
  • Le jeu rétro mignon de la semaine. Prenez le principe du snake où on doit récupérer des récompenses qui font grandir le serpent. Ajoutez-y un peu de stratégie pour récupérer la bonne récompense au bon moment pour éviter de se bloquer et vous aurez « Gravity Snake » pour le Commodore 64.

Côté culture ?

Fan de black metal instrumental et un brin atmosphérique ? L’album « Bipolarium » de NORMANDIE DEPRESSION sera pour vous. Sympa, mais à éviter en cas de passage à vide.

Sur ce, bonne fin de semaine !

Vieux geek, épisode 417 : VisiOn, la première interface graphique pour l’IBM PC.

Certaines personnes pensent que la première interface graphique pour l’IBM PC a été MS-Windows 1.0.1 en 1985, dont j’ai parlé dans un article vieux geek en mars 2019.

Cependant, Microsoft avait été devancé par une entreprise du nom de VisiCorp qui a sorti dès 1983 avec un produit du nom de Visi On. Cependant l’ensemble est gourmand : il faut au minimum 512 Ko de mémoire vive et un disque dur de 5 Mo minimum. Pour mémoire, MS-Windows 1.0.1 ne réclamera que 320 Ko de mémoire et 720 Ko d’espace disque.

Une légende veut qu’un jour Bill Gates tomba sur Visi On lors du Comdex de 1982 et eut une trouille monstrueuse : il n’avait pas de produit concurrent à proposer. C’est ainsi que naitra le projet « Interface Manager » devenu par la suite MS-Windows.

On est au début de l’interface graphique pour PC. Le premier Amiga ne sortit qu’en 1985, tout comme le premier Atari ST. La seule interface graphique « grand public », c’est le horriblement couteux Lisa d’Apple. Le MacIntosh ne sortira que début 1984.

L’ergonomie est spéciale. Les menus d’actions sont en bas des fenêtres et non en haut. Pour éviter un procès de la part d’Apple ? On peut utiliser une souris à deux boutons. Le bouton gauche pour sélectionner, le bouton droit pour faire défiler les textes non lisibles autrement.

J’ai donc fait chauffer mon ami OBS Studio et j’ai capturé Visi On 1.x que j’ai récupéré chez WinWorldPC.

Vous l’avez vu, sur certains plans, on a déjà des bonnes bases. Il est cependant dommage que l’on ne puisse pas contrôler à la souris l’emplacement des fenêtres, même si la fonctionnalité de redimensionnement est intéressante. Cependant, c’est une GUI gourmande. J’ai apprécié le tutoriel, les options plutôt complètes et l’aide en ligne toujours disponible. Sans oublier la puissance du Visi On Word qui pave le chemin de mastodonte comme MS-Word ou WordPerfect. Un peu primitif, mais tellement prometteur.