L’installateur automatisé d’Archlinux ? Si vous n’êtes pas anglophone…

Passez votre chemin. Depuis le mois d’avril 2021 – et non ce n’était pas un poisson d’avril – l’équipe d’Archlinux propose un installateur automatisé, basé sur Python. Il y a quelques jours, je parlais des installateurs automatisés pour Archlinux. Il ne manquait qu’Archinstall à l’appel.

J’ai pu le tester, et il souffre de plusieurs petits problèmes :

  1. Il est assez rigide au niveau du partitionnement.
  2. Les locales définies ne sont pas prises en compte à l’installation
  3. Le fuseau horaire entré n’est pas pris en compte par défaut

L’outil est intéressant mis à part cela, mais je dois dire que ce genre de limitations, inhérentes à des outils automatisées, sont un brin irritante. Surtout quand on doit les corriger en post-installation.

Mais le mieux, c’est une vidéo d’une vingtaine de minutes où je montre l’installateur en action… La vidéo aurait pu être plus longue, mais comme j’ai accès à la fibre optique, ça permet de limiter le temps d’installation 🙂

Que dire pour conclure : c’est pratique pour une installation à l’emporte-pièce, mais il lui manque la souplesse des autres installateurs dont j’avais parlé dans l’autre article. Ce sera sans moi pour le moment, en cas d’une installation à faire sur du matériel récupéré.

Vieux Geek, épisode 302 : Zork I, titre mythique des jeux d’aventures textuel.

Dans l’épisode précédent de la série vieux geek, j’ai abordé le port de Colossal Cave Adventure par Microsoft sous le nom de Microsoft Adventure.

Colossal Cave Adventure lors de sa sortie inspira 4 personnes au MIT : Tim Anderson, Marc Blank, Bruce Daniels et Dave Lebling. Ils eurent envie de développer leur propre version du jeu, en améliorant l’analyseur syntaxique mais aussi en proposant un monde énorme, avec son uniovers à part entière.

En gros, Zork se déroule dans un univers où un empire souterrain est l’élément principal. Le joueur prend le rôle d’un aventurier qui entre dans ce monde à la recherche de richesse et d’aventures. Il faut explorer le jeu et récupérer tous les trésors pour arriver à la fin de l’histoire.

Développé entre 1977 et 1979, le jeu est très vaste, prenant 1 Mo, soit des dizaines voire des centaines de fois la capacité en mémoire vive des ordinateurs de l’époque. Les créateurs veulent le publier via leur studio Infocom, ils sont obligés de diviser l’histoire en trois parties :

  1. Zork I : The Great Underground Empire (1980)
  2. Zork II : The Wizard of Frobozz (1981)
  3. Zork III : The Dungeon Master (1982)

La portabilité est assurée par le fait que le jeu se compose d’un interpréteur. Tout le scénario, les pièges, les emplacements, les objets sont stockés dans un fichier en ZIL (Zork Implementation Language).

Ainsi durant les années 1980, le jeu sera posté sur :

  1. Amiga
  2. Amstrad CPC
  3. Apple II
  4. Apple Macintosh
  5. Atari 8 bits
  6. Atari ST
  7. Commodore 64 et Plus/4
  8. CP/M
  9. MS-Dos
  10. TRS-80

J’ai dû en oublier au passage… 😉

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Vieux Geek, épisode 301 : Microsoft Adventure, les premiers pas de Microsoft dans le ludique.

Les années 1970 ont vu naître les premiers titres d’un certain nombre de genres de jeux vidéos. Que ce soit les shoot’em’up avec Space Invaders et Galaxian, les casse-briques avec Breakout, Akalabeth pour les jeux de rôles.

Il y a un genre qui a débuté sur les mainframes à cause de l’interface texte qui permettaient de contrôler les dits ordinateurs via un terminal. Ce genre, c’est le jeu d’aventure textuel. Le point de départ d’un genre qui verra au fil des années et des décennies des versions toujours plus immersives, toujours plus complexe comme l’arrivée de graphisme avec Mystery House, puis d’interfaces en pointer-cliquer, etc.

Entre 1975 et 1977, deux programmeurs Will Crowther et Don Woods vont développer sur PDP-10 ce qui est resté comme le premier jeu d’aventure du nom de « Colossal Cave Adventure ».

En 1979, une toute petite entreprise à l’époque du nom de Microsoft – qui devaient être une grosse quinzaine de personnes – était surtout connu pour son Basic qu’elle vendait à quasiment tous les fabricants d’ordinateurs, que ce soit Commodore (avec quelques petites bisbilles au passage), Atari ou encore Tandy. Et bien d’autres encore 🙂

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Que sont devenues les distributions GNU/Linux de 2016, huitième épisode, septembre 2016.

Après un mois d’août 2016 dans les clous, quel va être le bilan de septembre 2016 ?

Bilan : trois projets, tous en vie bien que Frugalware ne bouge plus trop. Comme pour le mois d’avril, on est dans un mois très creux. Facile d’arriver à 100% de survie dans ce cas.

Les installateurs automatisés pour Archlinux… Quel bilan en aout-septembre 2021 ?

Cela fait des mois – pour ne pas dire plus – que je n’ai plus parlé des installateurs pour Archlinux. Si on veut une installation légère et vivable de la distribution pour élite linuxienne, il n’y a pas franchement grand chose à se mettre sous la souris.

  1. Anarchy Installer
  2. ArchFI/ArchDI de Matmoul
  3. EndeavourOS

Et puis c’est tout. Des projets qui multiplient les images ISO comme ArcoLinux – une araignée n’y retrouverait pas ses petits – ou encore RebornOS qui continue d’utiliser CNchi sont hors sujet en ce qui concerne cet article.

Commençons par Anarchy installer. Le projet survit tant bien que mal.

Sur le gitlab, si on regarde les demandes d’ajout de code (ou pull requests), on a du code vieux de 10 mois en attente (en août/septembre 2021) ou encore une simple demande de modification de la traduction française que j’ai proposé et qui change 4 lignes n’a toujours pas été fusionnée.

Est-ce que le projet est toujours en vie ? Ça ne donne pas envie de lui laisser sa chance.

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Vieux Geek, épisode 300 : « Akalabeth, World of Doom », l’ancêtre d’Ultima.

Dans le domaine des jeux de rôle informatique des années 1980, il y a une série qui marqua, c’est bien Ultima qui publia 5 de ses 9 épisodes entre 1981 et 1988. À savoir :

  1. Ultima I: The First Age of Darkness (1981)
  2. Ultima II:The Revenge of the Enchantress (1982)
  3. Ultima III: Exodus (1983)
  4. Ultima IV: Quest of the Avatar (1985)
  5. Ultima V: Warriors of Destiny (1988)

La saga a commencé sa vie sur les ordinateurs Apple II, bien que les premiers titres furent portés sur Commodore 64, PC, Atari 8 bits (pour les 4 premiers) et ST, Amiga (à partir du troisième) principalement.

Autant dire que la saga est fortement ancrée dans cette période vidéo-ludique. Cependant, il y eut un titre précurseur, développé en 1979 et publié en 1980 par Richard Garriot via California Pacific Computer Co. À partir d’Ultima III, le jeu sera publié par Origin Systems la société de Richard Garriot.

« Akalabeth, World of Doom » est un jeu développé en Basic pour des Apple II ayant un minimum de 48 Ko de mémoire vive.

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Vieux Geek, épisode 299 : 1984, l’année du plus célèbre des casse-tête vidéoludique, Tetris !

S’il y a un titre mythique des jeux vidéos casse-tête, c’est Tetris. Ce qui le popularisa auprès du plus grand nombre, c’était sa présence avec tout achat de console GameBoy de Nintendo à partir de 1989.

Cependant, le jeu avait déjà 5 ans à l’époque. Il y avait eu une borne d’arcade de très bonne qualité. J’en avais évoqué l’existence dans un billet vieux geek de mai 2015.

Je vous conseille ce longplay pour voir à quoi ressemblait cette borne d’arcade sortie en 1988. Des versions pour micro-ordinateurs dès 1986 pour PC, et par la suite pour Amiga, Atari ST, ZX Spectrum, Commodore 64 et Amstrad CPC entre autres vers 1987-1988.

Le jeu est né en 1984, quand Alexei Pajitnov – employé à l’académie soviétique des sciences – voulut recréer sur ordinateur un jeu qu’il adorait enfant, les pentominos, des formes qu’il faut assembler. Il eut l’idée de prendre des polygones à quatre côtés. Ensuite, il se dit que ce serait bien de les entasser dans un puits, et de supprimer les lignes complètes. D’ailleurs, Tetris tient son nom du mot grec pour dire quatre, tetra.

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En vrac’ de fin de semaine

Minuscule en vrac’ en ce dernier samedi d’août 2021.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Rien, la rentrée sera je l’espère un peu plus remplie. Je dois avouer que j’attends les albums de Collapse, d’Altesia et de Persona que j’ai financé durant la première moitié de l’année 2021.

Bon fin de week-end 🙂

Vieux Geek, épisode 298 : OpenSolaris, l’essai pour faire un Solaris ouvert.

S’il y a bien un OS basé sur Unix SystemV Release 4 qui existe depuis longtemps, c’est Solaris. En septembre 1991, Sun qui avait son propre Unix, SunOS décide de partir sur une nouvelle base. C’est ainsi que Solaris voit le jour, alors qu’en toute logique il aurait s’appeler SunOS 5.x.

Sa première version sera Solaris 2.x, les versions précédentes du SunOS étant nommé rétroactivement Solaris 1.x. D’ailleurs, pour encore compliquer la numérotation, après Solaris 2.6, le 2 saute et donc Solaris 2.7 sera Solaris 7.x en 1998.

Cependant, l’OS en question est limité aux processeurs développés par SUN, les Sparc. À partir de Solaris 7.x, le support des processeurs Intel arrive et l’ensemble est tellement lent qu’on le surnomme Slowlaris 🙂

En 2000, Solaris 8 est proposé, puis Solaris 9 en 2002, et le 10 en 2005. Durant le développement de Solaris 10, SUN envisage d’ouvrir le code source de la version suivante, la 11. En 2007, SUN annonce qu’il a embauché Ian Murdock, fondateur de Debian pour mener à bien le projet « Indiana ».

Ce qui donne en mai 2008, la première version notée 2005.08. En novembre 2008, c’est au tour de la 2008.11, puis enfin en juin 2009 de la version 2009.06.

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En vrac de milieu de semaine…

Un court billet, en ce dernier mercredi d’août 2021. Pas grand chose à se mettre sous la souris en ce moment.

Côté informatique :

Côté culture :

Rien, désolé, c’est une période creuse…

Une petite vidéo dans la série « tutos à la con » pour parler d’un émulateur pour ordinateurs Atari 8 bits, Altirra :

Bonne fin de semaine 🙂

Vieux Geek, épisode 297 : Sword of Fargoal, un des premiers rogue-like des Commodore Vic20 et C64.

Dans l’épisode 296, j’évoquais le premier Rogue et sa version commerciale. Cependant, les jeux d’exploration de donjons n’avaient pas attendu Rogue pour devenir une réalité. Dans une vidéo du 26 août 2020, Robin de la chaine « 8-Bit Show And Tell » parlait d’un pré-rogue-like de 1979 développé sur le Commodore PET avec le Basic 2.0 qu’il corrigea pour le rendre compatible avec le Basic 4.0.

Cependant, ce n’était pas le seul jeu pour PET à être un pré-rogue-like écrit en Basic. Entre 1979 et 1981, Jeff McCord développa un jeu en Basic pour le Commodore PET, dénommé GammaQuest II.

Contacté par Epyx, il accepta de développer une version pour le Commodore Vic20, qui changea de nom pour devenir « Sword of Fargoal ». Comme pour Rogue, le joueur n’a qu’un but : récupérer l’épée de Fargoal, enfuie au plus profond du donjon.

Les niveaux sont générés à la volée, que ce soit en descente ou en remontée. On y retrouve le principe PMT (Portes, Monstres, Trésor) de Rogue.

Devant la taille du jeu, un Commodore Vic20 nu ne suffit pas. Il faut augmenter la taille de la mémoire au maximum et donc monter à 28Ko de mémoire vive… Le jeu étant en Basic, il n’est pas foudre de guerre…

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Attack of the Petscii Robots ? Au tour des Atari 8 bits de s’occuper des robots ennuyeux:)

Le jeu « Attack of the Petscii Robots » vient de connaître l’officialisation de son sixième port après :

  1. Le Commodore PET, version d’origine
  2. Le Commodore Vic20
  3. Le Commodore 64
  4. L’Apple II, dont j’ai parlé en avril 2021
  5. Un port pour le Commander X16 en cours de conception, cf la vidéo ci-dessous

Le sixième port pour la ligne des ordinateurs Atari 8 bits avec un support pour les Atari 800, 800XL, 1200XL, 130XE et XEGS. Donc, tout Atari 8 bits avec au minimum 48 Ko de mémoire vive.

J’avais déjà pu bêta testé la version Apple II du jeu et quand David Murray m’a envoyé la première version de test – une RC1 – je me suis mis en quête d’un émulateur potable. Je me suis vite aperçu que cette série d’ordinateurs était vraiment oubliée. Il n’y a que deux émulateurs potables : Altirra pour MS-Windows et Atari 800 pour le côté multiplateforme.

Je me suis donc replié sur la deuxième option. La partie la plus ennuyeuse a été de trouver des ROMs officielles pour assurer la meilleure compatibilité possible. Par chance, on peut récupérer les dites ROMs facilement dans la section téléchargement du site de l’émulateur Atari800.

Après avoir configuré l’émulateur pour qu’il prenne en compte les ROMs et mettre un affichage en double taille, j’ai pu commencer les tests.

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Mate-Desktop 1.26, 18 mois d’attendre pour pas grand chose visible au final ?

En tant qu’ancien utilisateur de Mate-Desktop, j’attendais par curiosité l’arrivée de la version 1.26 qui se faisait attendre depuis au moins février-mars de cette année.

Elle est finalement sortie en août 2021, soit 18 mois jour pour jour après la version 1.24.

Les notes de publications sont copieuses, mais les nouveautés vraiment visibles ne sont pas franchement très nombreuses.

On sent dès le départ que la majorité du travail a été effectué dans les tripes de l’environnement. La première entrée donne le ton : Atril (le lecteur de PDF), le moniteur système, Pluma (l’éditeur de texte), Mate Terminal et d’autres composants fonctionnent avec Wayland !

Pluma s’est largement complexifié avec l’ajout des pluma-plugins qui permettent d’avoir un Emacs allegé à la sauce Mate-Desktop 🙂

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L’émulateur Vice, il devient quoi ?

Vice, c’est un des émulateurs parmi les plus complets dans le monde de la rétro-informatique, en dehors de l’émulateur de machines d’arcade Mame.

Vice, pour « Versatile Commodore Emulator » qu’on peut traduire par émulateur Commodore versatile, c’est la possibilité de reproduire le fonctionnement des ordinateurs suivants :

  1. Le Commodore Pet (1977-1982)
  2. Le Commodore Vic 20 (1980-1985)
  3. Le Commodore 64/64C (1982-1994)
  4. Le Commodore SX64 (1984-1986)
  5. Les Commodore Plus4/16/116 (1984-1985)
  6. Le Commodore 128 (1985-1989)

Et il doit me manquer encore une ou deux références. Sans oublier l’émulation des lecteurs de disquettes, de cassettes, certaines extensions mémoire… Bref, c’est le couteau suisse de l’émulation pour les ordinateurs Commodore 8 bits au point qu’il sert de base à la couche logicielle des projets comme les :

Même si la version de Vice utilisée semble être un brin vieille… Dixit le github de RetroGames Ltd…

L’émulateur a un rythme de publication plutôt lent, à savoir une version majeure par an. La denière version majeure est sortie en décembre 2020.

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