Souvenir d’un vioque, épisode 2 : Ah, les polycopiés !

Pour ce deuxième article de la série des souvenirs d’un vioque, je vais rester à l’école primaire. Il y a des objets qui ont complètement disparus : la craie – blanche ou de couleur – qu’on cassait pour éviter qu’elle ne grince sur le tableau, les fiches de lecture – dont j’ai parlé dans le premier article – les pots de colle Cléopatra et leur couvercle qui avait une espèce de tige plate qui servait à l’application de la colle sur la feuille de papiers, ou encore les ardoises à craie.

Mais ici, je vais parler d’une forme oubliée de fiches. Les polycopiés. Créés à partir d’une feuille de papier carbone, on mettait la copie dans un appareil spécifique. Ensuite, on tournait la manivelle et une impression à l’alcool arrivait.

La plupart du temps, c’était des feuilles avec de l’écriture manuscrite – pratique en cours de perdition si l’on en croit cet article de Science et Vie – le tout au format A4 avec une écriture bleu tendant vers le violet.

Des feuilles dont l’écriture s’effaçait avec le temps. Autant dire qu’il fallait rapidement faire les exercices sous peine de se retrouver avec une feuille blanche.

Je me souviens encore de l’odeur enivrante quand les polycopiés étaient fraichement sortis. C’était les ancêtres des photocopies qui sont devenues la norme. Ça n’a plus le charme du côté artisanal de ces fiches. Tout se perd !

Allez, bonne fin de journée, et désolé si vous avez connu comme moi les polycopiés et que vous vous êtes pris une dose non homéopathique de nostalgie !

Vieux geek, épisode 336 : les jeux d’arcades, immondes bouffeur de pièces…

Un article de la série vieux geek qui va se la jouer 3615 ma vie. Si vous n’avez pas la référence du 3615, c’est que vous êtes né trop tard pour avoir connu le minitel.

Je dois me plonger une bonne trentaine d’années en arrière à savoir la période 1989-1993 pour se remettre dans le contexte.

J’ai été élève au Lycée Grand-Air d’Arcachon. Lors des pauses de milieu de journée, on terminait à midi pour reprendre à 14 heures pour les plus chanceux, on allait soit à un petit bar tabac brasserie, « Le Diplomate », soit on allait à la maison des jeunes. J’ai passé de nombreuses heures de pause à cet endroit qui sentait bon les cigarettes Lucky Strike, qui résonnait des bruits des tables de babyfoot ou pour les plus geeks d’entre nous, même si on employait pas ce terme à l’époque, les bornes d’arcade. Oui, ces mangeurs de pièces.

J’ai claqué une somme astronomique dans les jeux d’arcades sans aller très loin. Les adaptations étaient souvent médiocres, surtout sur mon vieil Amstrad CPC. Quels sont les jeux que j’ai connu ? Liste non exhaustive :

  • Shinobi
  • Shadow Dancer alias Shinobi 2
  • Dragon Ninja
  • Double Dragon
  • Bubble Bobble
  • Chelnov
  • Tetris
  • Final Fight

J’ai sûrement dû en oublier un ou deux au passage. Mes 4 années de scolarité lycéenne – oui j’ai redoublé ma classe de première – m’ont permis d’en connaître autant.

À cette époque, une pièce de 10 francs (1,5 €) donnait 5 à 7 crédits. Une pièce de 5 francs (0,7€) donnait accès à 2 ou 3 crédits. Enfin, cela dépendait du réglage que les responsables de la maison des jeunes avaient décidé de mettre en place.

J’avais noté que les meilleurs sur ces bornes étaient étrangements les personnes en Terminale C ou si vous préférez S avec option maths et physique. Je n’ose pas imaginer la somme dépensée pour obtenir une telle maitrise des jeux en question.

De nos jours, les jeux d’arcades ne sont plus trop répandues, et c’est bien dommage. C’est encore un morceau de ma jeunesse qui s’en va ainsi.

Souvenirs d’un vieil internaute, épisode 4 : la suite Mozilla, ancêtre de Seamonkey.

Je vous invite à faire un bond de 20 ans dans le passé. Et même un peu plus. Nous sommes le 30 mars 1998 et ce qui devait être la base de Netscape 5 est publié en tant que logiciel libre.

Après avoir travaillé quelques mois sur le code source de Netscape 5, les développeurs de la future Mozilla Foundation (qui verra le jour en 2003) décide de se replier vers le code source de NGLayout (Next Generation Layout) qui devait servir de base à un hypothétique Netscape 6 et qui sortira en 2000 basé sur du code encore immature 🙁

Car il ne faut pas oublier qu’avant la sortie du duo Mozilla Firefox et Mozilla Thunderbird en 2004, la Mozilla Foundation propose une trousse internet avec les éléments suivants :

  • Un navigateur Web
  • Un client de courrier électronique
  • Un éditeur de pages Web
  • Un client IRC
  • Des outils de développement Web

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Souvenirs d’un vieil internaute, épisode 3 : les moniteurs de connexion.

Quand j’ai commencé à utiliser internet vers 1997, on était limité par la connexion très lente et aussi par le fait qu’on arrivait rapidement à des notes astronomiques à chaque nouvelle facture.

Jusqu’à l’arrivée des forfaits du genre 50 heures de connexion par mois comme celui proposé par Free pour 99 francs fin des années 1990 début des années 2000, forfait qui existe toujours, on ajoutait dans la trousse à outils un moniteur de connexion.

Cet outil permettait de savoir combien de temps cumulé de connexions s’était écoulés. Même si ce n’était pas des outils miracles, ça permettait d’avoir une première approximation de la douloureuse qui nous attendait dans les semaines qui suivaient.

Comme pour hamster, il me serait impossible de faire en fonctionner un, même en émulation. Je dois dire que l’arrivée d’une connexion en RNIS connue sous le nom d’itineris en France, puis mon passage à l’ADSL ont rendus ce type de logiciels obsolètes.

Si vous avez connu l’internet à l’époque de la bulle (1998-2001) les logiciels moniteurs de connexion ne vous sont pas étrangers. Et peut-être aussi familier que l’atroce chant de la porteuse pour une connexion par modem RTC.

Le fantasme du « c’était mieux avant »…

J’ai sorti récemment le 318e épisode ma série de billets « vieux geek ». Oui, 318 en l’espace de 9 ans environ. Le premier billet a été publié en août 2012.

Même si j’ai dû accidentellement sauter un ou deux épisodes dans la série, cela fait plusieurs centaines de billets que je parle de l’informatique d’avant. Qui n’était pas meilleure – car les temps de chargements de logiciels depuis une cassette ou une disquette, c’était looooooooong ! – juste différente.

Je ne regrette pas l’époque des jeux sur disquettes pour mon Amstrad CPC qui valait environ 150 francs au début des années 1990. Ajustée pour l’inflation, cela donne environ 35,50€ trois décennies plus tard.

Bref, c’était pas donné à l’époque non plus. Je suis aussi désormais à environ 810 jours – au 18 novembre 2021 – de mon cinquantième anniversaire, le 10 février 2024. Autant dire que cela va arriver très vite.

De mon surnom « Tonton Fred », il va falloir que je le change par « Vieux Fred » à un moment ou à un autre. Cependant, même si je regarde avec un brin de nostalgie les années passées – même si s’en regrette certaines – je ne suis pas enfermé dans un « c’était mieux avant » fantasmé.

Je n’ai que peu de souvenirs des années 1970 et des années 1980 jusqu’en 1982. De la première diffusion d’un certain UFO Robot Grendizer (alias Goldorak), de Captain Future (alias Capitaine Flamme), de Uchūkaizoku Kyaputen Hārokku (alias Albator 78) ou de Kyandi Kyandi (Candy) et de Ie naki ko (alias Rémy sans Famille). Même si les deux dernières séries à la suite aurait donné des envies de suicide à la personne la plus résistante mentalement, je n’en ai gardé que des bribes de souvenirs, et c’est tant mieux.

J’en ai revu certaines en tant qu’adulte – merci les réseaux de pair à pair – et je dois dire que je ne pouvais que remercier ma mémoire d’avoir fait un tri sélectif.

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