Le fantasme du « c’était mieux avant »…

J’ai sorti récemment le 318e épisode ma série de billets « vieux geek ». Oui, 318 en l’espace de 9 ans environ. Le premier billet a été publié en août 2012.

Même si j’ai dû accidentellement sauter un ou deux épisodes dans la série, cela fait plusieurs centaines de billets que je parle de l’informatique d’avant. Qui n’était pas meilleure – car les temps de chargements de logiciels depuis une cassette ou une disquette, c’était looooooooong ! – juste différente.

Je ne regrette pas l’époque des jeux sur disquettes pour mon Amstrad CPC qui valait environ 150 francs au début des années 1990. Ajustée pour l’inflation, cela donne environ 35,50€ trois décennies plus tard.

Bref, c’était pas donné à l’époque non plus. Je suis aussi désormais à environ 810 jours – au 18 novembre 2021 – de mon cinquantième anniversaire, le 10 février 2024. Autant dire que cela va arriver très vite.

De mon surnom « Tonton Fred », il va falloir que je le change par « Vieux Fred » à un moment ou à un autre. Cependant, même si je regarde avec un brin de nostalgie les années passées – même si s’en regrette certaines – je ne suis pas enfermé dans un « c’était mieux avant » fantasmé.

Je n’ai que peu de souvenirs des années 1970 et des années 1980 jusqu’en 1982. De la première diffusion d’un certain UFO Robot Grendizer (alias Goldorak), de Captain Future (alias Capitaine Flamme), de Uchūkaizoku Kyaputen Hārokku (alias Albator 78) ou de Kyandi Kyandi (Candy) et de Ie naki ko (alias Rémy sans Famille). Même si les deux dernières séries à la suite aurait donné des envies de suicide à la personne la plus résistante mentalement, je n’en ai gardé que des bribes de souvenirs, et c’est tant mieux.

J’en ai revu certaines en tant qu’adulte – merci les réseaux de pair à pair – et je dois dire que je ne pouvais que remercier ma mémoire d’avoir fait un tri sélectif.

Je ne regrette pas non plus les musiques de mon enfance, polluées par les oeuvres de Chantal de Guerre alias Chantal Goya. Vous parlez d’un cadeau empoisonné. Je ne regrette pas non plus mon adolescence au début des années 1990. Ni même mon brevet d’aptitude au chomage, pardon, je voulais dire mon Bac économique et social obtenu en juin 1993.

Je l’ai déjà expliqué aussi que je ne regrette pas mes premières années dans le monde du logiciel libre. Des magazines que j’achetais par paquet de six chaque mois pour me tenir au courant des dernières nouveautés. De l’époque de la première bulle internet et de ses factures téléphoniques astronomiques et sa connexion par modem qui explosait les tympans.

Si je parle de l’ancienne informatique, de vieilles séries qui parfois étaient sortie de ma mémoire, c’est juste pour évoquer une époque différente, pas forcément meilleure ni pire.

Il faut savoir vivre avec son temps. C’est tout.

3 réflexions sur « Le fantasme du « c’était mieux avant »… »

  1. À la place de « vieux Fred » il ne serait pas plus sympa d’utiliser « Papy Fred »?
    Après, comme souvent, OK pour tout le reste du post et surtout pour « Il faut savoir vivre avec son temps. C’est tout. »
    Ciao

  2. Certaines choses étaient mieux avant, mais ont fini par périmer et c’est très bien comme ça. Certaines sont toujours là mais ont mal évolué et il faut faire avec (ou, mieux encore, s’en passer si possible).

    « La nostalgie, c’est comme les coups de soleil : ça fait pas mal pendant, ça fait mal le soir.»
    [Pierre Desproges]

Les commentaires sont fermés.

Vous pouvez surfer l’esprit libre, il n’y a ni trackeurs ni cookies sur ce site. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer