L’IA sert à tout, même à proposer des commentaires pourris…

Sur les blogs. En effet – et c’est une tendance actuellement – à se retrouver avec des spams en bon français écrit, même parfois meilleur que celui des francophones qui échappe au détecteur de spam comme par exemple Akismet sur les blogs basés sur WordPress.

J’ai commencé à constater cela il y a environ 3 semaines. Les commentaires reprennent des infos via les articles pour pondre un commentaire souvent hors sujet, mais restant tout de même plutôt cohérent. Mais ce qui met la puce à l’oreille, c’est que c’est souvent la même adresse IP qui ressort avec des noms de domaines différents. La preuve en capture d’écran avec une IP qui serait originaire de… Singapour ! Si mes recherches sont correctes, bien entendu !


Oui, je n’ai rien masqué, pour une simple et bonne raison : c’est un robot derrière, pas des humains. Et puis, est-ce que la boite à spam me menacerait d’un procès pour une simple capture d’écran montrant leurs activités malicieuses ?

Bref, je voulais vous en parler pour montrer qu’il devient de plus en plus difficile de trier les vrais commentaires de ceux générés par une IA. Et cela, ça commence à devenir dangereux… Et plutôt chiant !

Ah, les détecteurs de textes générés par IA…

Il en existe une tripotée. Avec l’utilisation massive de l’IA pour pondre des textes de qualité croissante, il est souvent difficile de savoir ce qui a été généré par IA ou écrit par un humain qui se serait un peu excité sur son clavier. En recherchant sur Google l’expression « détecteur de texte généré par IA », j’en ai pris cinq sur la première page des résultats.

À savoir :

Le protocole de test est simple. J’ai fait générer un court article – moins de 700 mots – à Copilot en lui disant d’utiliser mon style habituel. Mais voyons ce que cela donne en vidéo.

Vous l’avez vu, la détection est partiellement dans les choux… Entre les détecteurs et les IA génératives, c’est un peu un jeu du chat et de la souris, chacun des deux camps essayant d’avancer plus vite que l’autre.

Pour conclure ? On peut dire que l’on a pas le cul sorti des ronces pour le moment. Bien entendu un test avec une douzaine de sites différents aurait été plus scientifiquement correct, mais déjà avec ce rapide test, on s’aperçoit que la détection a beaucoup de chemin à parcourir.

La chimère de la vérification de l’âge, le retour de la vengeance.

Il y a deux mois jour pour jour, au 25 mai 2026 où j’écris cet article, je publiais un état des lieux concernant les lois de vérifications de l’âge pour les services comme Facebook, Twitch, YouTube, bref tous les réseaux (a)sociaux. Bien qu’extensible sur Internet en particulier et l’obligation d’inclure dans les OS des outils permettant de vérifier qu’une personne utilisant Facebook ou autre est bien majeure.

Outre le fait que les dites lois peuvent être contourné par des outils comme le TOR Browser ou encore un VPN – et bon courage pour faire interdire l’utilisation des deux – le projet de loi Californien qui a été un des premiers avec la loi extrémiste du Brésil commence à reculer. Dans un article de Phoronix on apprend que des amendements pour prendre en compte les logiciels libre et open-source ont été proposés.

Continuer la lecture de « La chimère de la vérification de l’âge, le retour de la vengeance. »

La chimère de la vérification de l’âge dans les OS, où en est-on fin mars 2026 ?

Il y a plus de deux semaines, je me fendais d’un article qui se moquait ouvertement des lois sur la vérification de l’âge dans les OS. C’est surtout un problème pour les OS libres, à savoir les distributions GNU/Linux, les BSDs libres ou encore FreeDOS.

Je concluais l’article ainsi :

Un coup d’épée dans l’eau qui ne fera que rendre la situation encore plus imbuvable qu’elle ne l’est maintenant. Il est vrai qu’on ne peut pas accéder à du contenu pour personnes averties en utilisant un VPN ou encore le navigateur TOR… Bref, au nom de bons sentiments, des usines à gaz seront mises en place… Avant d’être abandonnées au bout de combien de temps ?

En tout cas, il n’est strictement pas question que je donne ma carte d’identité pour prouver mon âge. Et puis quoi encore ?

Depuis les annonces se sont accumulés. Dans une page de wiki sur GitHub, le détesté – par certaines communautés comme celle de Gnome ? – Brian Lunduke compile les déclarations.

Et mis à part quelques discussions pour l’implémenter du côté de Canonical, System76 (créateur de Pop!_OS et Cosmic Desktop Environment), ElementaryOS (vous savez la copie de l’os fruité) et Fedora, c’est que du non en grande pompe.

Un projet que l’on peut penser humoristique, dénommé Ageless Linux propose un script pour modifier une Debian pré-installée pour faire un doigt d’honneur aux lois concernant la vérification de l’âge.

D’ailleurs, le slogan de la Ageless Linux est bien envoyé : Software for humans of indeterminate age.

Pas besoin de traduire je pense 🙂

Les plus vénères dans l’histoire ? Archlinux32, dixit le fil twitter, pardon X de Bryan Lunduke. Et la capture d’écran qui va bien 🙂

Autant dire que c’est un vrai plaisir de voir comment le monde du libre combat à sa façon des lois discriminatoires qui seront détournées en quelques jours, au pire quelques semaines.

Bientôt 29 ans sur Internet… Quel voyage !

Si de nos jours avoir un accès internet est devenu la norme, j’ai fait parti de la première génération d’internautes en France. Celle des années 1995 à 2000. C’est en août 1997 que nous recevons dans la boite aux lettres un courrier un peu épais. Il contient un CD pour un fournisseur d’accès à Internet. De mémoire, il s’appelait France Explorer. Aucun abonnement à payer, juste les communications, comme fera Free à partir de 1998.

Je me souviens que le premier site internet que j’ai visité, c’était celui d’Id Software qui travaillait alors sur le futur Quake 2. Ensuite, c’est assez flou. Cependant à l’époque les FAI purs ont moins de succès qu’AOL, Compuserve, MSN ou encore le français Infonie. Ce sont des services en ligne avec accès à la toile. Je me souviens encore d’AOL – popularisé par le film de Nora Ephron « You’ve got m@il », « Vous avez un mess@ge » avec Tom Hanks et Meg Ryan – et aussi de Compuserve où les utilisateurs étaient connus sous la forme d’une série de chiffres.

Ensuite, entre les rachats de FAI entre eux, l’arrivée du troublion Free et son accès gratuit à Internet – j’ai encore le courrier reçu courant 1998 dans mes archives – et d’autres comme Liberty Surf par exemple – pour les autres, ma mémoire me joue des tours – la bulle internet et ses sites mythiques comme MultiMania, Altern.org, Kelkoo, ou encore le fameux boo.com qui fut la première faillite dans le monde de ce qu’on appelait alors la Nouvelle économie, la naissance de Google comme moteur de recherche épuré, surtout aux grands noms de l’époque comme Yahoo ou Altavista, tellement de choses sont passées.

Continuer la lecture de « Bientôt 29 ans sur Internet… Quel voyage ! »