Le monde de la rétro-informatique n’est pas uniquement peuplés de profiteurs…

Au mois de mai 2021, je sortais un article pour exprimer mon exaspération par rapport au prix des ordinosaures qui étaient ridicules tellement qu’il était élevé. Que ce soit sur eBay ou sur LeBonCoin, les prix relevant presque de l’arnaque sont monnaie courantes.

Comme je le disais dans l’article de mai 2021 :

[…]
Je cherche l’exotisme technique et donc un Commodore 64.

Recherche qui restera sans le moindre doute du domaine du rêve, faute de finances et d’une offre raisonnable… De plus, comme l’émulation de cette machine est de haute qualité, ça permet d’éviter de se ruiner 🙂
[…]

Je pensais que posséder un Commodore 64 – que ce soit la version d’origine dite « huche à pain » ou la version modernisée sortie après le Commodore 128 – resterait du domaine du rêve.

Cela fut le cas jusqu’à un message instantané envoyé début novembre 2021 par un membre du groupe Facebook « Attack of the Petscii Robots » qui me proposera de me faire parvenir un Commodore 64 « huche à pain » fabriqué en 1985 pour me remercier de ma participation quasi-quotidienne au groupe. Je répondis positivement et j’eus la surprise une semaine plus tard de voir débarquer dans son carton un Commodore 64 nu.

En effet, le donateur m’indiqua qu’il fallait mieux ne pas trop compter sur l’alimentation d’origine. Il me conseilla l’offre de C64PSU qui me permit d’avoir pour 40€ une alimentation neuve… Qui ne risquerait pas de griller l’ordinosaure – ce qui me faciliterait franchement le transit intestinal, faut-il le préciser.

J’achetais ensuite un cable vidéo pour la sortie composite pour une dizaine d’euros. Je comptais me prendre un sd2iec (émulateur de disquettes basé sur une carte SD) depuis la boutique en ligne « The Future was 8bit », mais j’ai préféré prendre un autre modèle qui était environ 10€ moins cher que celui proposé par défaut.

En effet, 42,99£/50,47€ nu (sans carte SD), 51,98£/61,03€ avec une carte SD de 8 Go, énorme quand on sait qu’une image disquette C64 ça pèse 170 Ko environ, ça pique un peu. Le modèle Faszination de base avec un carte SD de 16 Mo – ce qui me suffit largement ! – fera largement l’affaire. En rajoutant l’adaptateur pour manette SNES, à moi « Attack of the Petscii Robots » grandeur nature ! Ça aura une autre gueule que sur Vice, c’est certain 🙂

Le seul truc qui va me manquer, une fois reçu le sd2iec ? Un joystick au format DB9. Autant dire que je vais fouiller les tréfonds des sites d’annonces pour trouver le bâton de joie à prix raisonnable 🙂

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Vieux Geek, épisode 321 : ah, les jeux sur cassette des années 1980 !

Dans l’histoire du jeu vidéo sur ordinateur personnel des années 1980, il y a eu trois grandes périodes : les jeux sur cartouches (Atari 8 bits, Commodore Vic20/C64, les Thomson 8 Bits comme le MO5 ou le TO6).

Il y a eu ensuite les cassettes (Vic20/C64, Amstrad 464/464 Plus, les Thomson MO5/TO7, les ZX Spectrum de Sinclair) et les disquettes (C64/128, Amstrad 664/6128/6128 Plus, les derniers Atari 8 bits comme le 130 XE).

J’ai eu la chance – et le bonheur – de ne connaitre que les jeux sur disquettes, avec un format bizarre, le 3 pouces alors que la concurrence utilisait soit du 5,25 pouces, soit du 3,5 pouces.

Cependant, depuis que j’ai commencé à m’intéresser à la scène Commodore 8 bits, j’ai pu trouver des jeux au format tap/t64 et j’ai vite compris pourquoi la disquette a été rapidement accepté dans certaines régions de la planète.

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« Tenebra », ou il est prouvé qu’il n’y a pas besoin de graphismes de la mort qui tue pour faire un titre prenant.

Je l’ai déjà dit plusieurs fois, j’adore la vitalité des scènes ludiques des ordinosaures (Atari, Amstrad CPC, Commodore ou Apple 8 bits). En me baladant sur Facebook – je sais, c’est mal d’y être ! – je suis tombé sur l’annonce de la sortie d’une démo d’un jeu mélangeant des ingrédients de Rogue-like (les donjons, torches et autres clés) et de l’action-réflexion.

Ce jeu s’appelle « Tenebra » et sa démo propose 8 niveaux à la difficulté croissante sachant que l’explorateur que l’on incarne a un gros point faible : il a peur du noir et refusera de se déplacer dans une zone non éclairée par sa torche.

Ajoutez à cela des passages qu’on ne peut emprunter que les mains vides, des objets qu’il faut faire chauffer – en sacrifiant une torche – pour ouvrir des portes verrouillées autrement et vous obtiendrez un casse-tête digne de ce nom.

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En vrac de milieu de semaine…

Un très court billet, pour ce maussade mercredi de décembre.

Côté informatique :

Côté culture :

Alwaid, groupe de metal progressif français continue le financement participatif de son troisième album sur Ulule. Le financement s’arrêtera le 3 janvier 2022.

Bonne fin de semaine 🙂

Vieux Geek, épisode 320 : QEMM, le gestionnaire de mémoire vive sous MS-DOS.

J’ai déjà eu l’occasion de parler des optimiseurs de mémoire vive qui compressait les données en mémoire, histoire d’en maximiser l’utilisation. C’était le cas en novembre 2019 avec Magnaram de Quaterdeck.

Mais ce n’était pas le coup d’essai de Quaterdeck dans le domaine. Depuis 1990, il proposait un outil pour optimiser l’utilisation de la mémoire vive avec un outil du nom de Quaterdeck. Si la dernière version de l’outil, la 9 rajoutait le support de MS-Windows 95, la dernière version à fonctionner uniquement sous MS-DOS fut la 8, sortie en 1995 qui contenait aussi une version de l’outil Magnaram.

Quand on jouait sous MS-DOS, avant l’arrivée d’outils comme DOS4GW pour gérer la mémoire vive directement, il fallait jongler avec les fichiers config.sys et autoexec.bat pour coller aux pré-requis en terme de mémoire conventionnelle (les 640 premiers Ko), la mémoire UMA (qui contenait les 384 Ko nécessaire pour atteindre le premier Mo), la mémoire étendue, etc…

On pouvait utiliser des outils basiques comme memmaker fournit avec MS-DOS, mais on arrivait rapidement à des limites. Memmaker était utilisé faute de mieux.

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