25 ans plus tard, quels sont les matériels et logiciels non-ludiques qui ont marqué 1996 ?

Ce billet est la suite de celui où je m’intéressais aux jeux du monde PC qui avaient été marquants en 1996.

Encore une fois, c’est un fourre-tout de ce qui m’a marqué il y a 25 ans, ou qui est né il y a 25 ans. Il y aura forcément des trous et des oublis, mais je ne prétends pas à l’exaustivité, loin de là. Je vais essayer de rester chronologique, même si la liste mélangera allègrement du matériel et du logiciel non-ludique.

Janvier : une petite boite du nom de Macromedia lance son nouveau logiciel, Flash. Entreprise qui sera rachetée par Adobe en 2005.

Février : Cyrix sort les 6×86 PR150+ (qui tournait à 120 Mhz) et PR166+ (qui tournait à 133 Mhz) pour concurrencer les processeurs Intel Pentium de l’époque. Le PR200+ (qui tournait à 166 Mhz sort en juin 1996. Mais ils souffraient d’une unité de calculs à virgule flottante pourrie 🙁

Mars :

  • Netscape Navigator 2.0 sort. Je me souviens de l’avoir vu vendu en kit avec un magazine à l’époque 🙂
  • De son côté AMD sort la série des K5 pour concurrencer le Pentium d’Intel avec des fréquences de 75 et 90 Mhz. Un processeur avec une fréquence de 100 Mhz, le K5 133 sortira en octobre 1996.

Juillet :

  • le noyau Linux 2.0 sort et apporte enfin le support des modules chargés à la demande. Plus besoin de compiler le noyau pour rajouter le support d’un matériel précis ! Le 3.0 sortira 15 ans plus tard, en juillet 2011.
  • Première publication d’un BSD libre, OpenBSD 1.2.
  • Microsoft publie MS-Windows NT 4.0, qui sera le père de NT 5.0 alias MS-Windows 2000 et le grand-père de NT 5.1 alias MS-Window XP

Août :

  • La version OSR2 de MS-Windows 95 est rendu disponible. Uniquement disponible en version OEM (en clair pour les fabriquants de PC), il y a le rajout de la Fat32, d’Internet Explorer 3 et de DirectX 2.0
  • Internet Explorer 3.0, le premier vraiment utilisable est rendu disponible.
  • Sortie de Netscape Navigator 3.0

Septembre : IBM sort OS/2 Warp 4, un des derniers représentants de cet OS.

Octobre :

  • Sortie de la première carte avec les circuits Voodoo 1 de 3Dfx, l’Orchid Righteous 3D.
  • Lancement d’un projet d’environnement de bureau, le Kool Desktop Environment, plus connu sous le nom de KDE.

Novembre :

  • Une petite association de promotion du logiciel libre, l’APRIL voit le jour.
  • Une des premières messagerie instantanée voit le jour, publié par Mirabilis racheté en 1998 par AOL, ICQ pour I seek you = je te cherche

Décembre : Apple annonce le rachat de NeXT et NeXTStep. C’est le retour de Steve Jobs chez Apple.

Pour les produits et projets dont je n’ai pas trouvé de date précise :

  • Olivier Fourdan propose la première version de Xfce
  • Sergey Brin et Larry Page fond un futur monstre, Google
  • Microsoft propose sa première souris optique à roulette, l’Intellimouse

Je suis d’accord que pour Apple, c’était obligatoire d’en parler, même si je n’ai un Mac que quelques années plus tard. Mais je dois dire que je ne pensais pas que Flash qui a été mis à mort en ce mois de janvier 2021 avait si longtemps existé !

Quels sont les logiciels et matériels sortis ou nés en 1996 vous ont marqué ? Je tiens à préciser que le MMX n’est sorti qu’en 1997, tout comme les premiers Pentium II. Comme cela, il n’y aura pas de commentaires disant que j’ai oublié ces deux produits d’Intel.

La « mort annoncée » de ublock origin pour Google Chrome, une opportunité déjà ratée pour Mozilla Firefox ?

C’est le genre de nouvelles à laquelle on pouvait plutôt s’attendre. C’est via mastodon que j’ai eu vent de l’information. Le développeur de uBlock Origin s’est vu rejeté par Google et deux fois de suite la validation d’une future version de son extension qui permet de naviguer sur la toile sans craindre un cancer de la rétine. En effet, cette extension bloque les publicités…

Un article sur developpez.com explique les détails techniques de l’histoire qui laisse penser que Google a envie de tuer une extension dangereuse pour son modèle économique : celui de la publicité.

Avec un navigateur qui monopolise à lui seul facilement les trois quarts des visites sur la toile, on imagine l’impact d’une telle extension. Même si le problème à l’origine du rejet de l’extension semble avoir été corrigé, ce n’est qu’une question de temps avant que Google ne trouve un autre moyen de la tuer en douce.

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Au revoir, Google plus et merci pour le poisson.

C’est donc officiel. Après bien des fausses annonces, Google annonce que la prise sera / aura été débranchée en août 2019.

Le réseau social alternatif développé par Google sur les cendres de Google Wave, aura donc vécu un peu de plus de 8 ans. J’ai été utilisateur du réseau depuis le début, mais je ne pensais que Google déciderait de le sabrer en prenant comme prétexte une faille de sécurité.

Ne dit-on pas que quand on veut noyer son chien qu’il est enragé ? Cela me semble bien être le cas.

En novembre 2017, je faisais le point sur mes 3 ans de présence sur diaspora*, et même si j’ai été moins présent sur le pod proposé par framasoft, j’ai commencé à constater l’arrivée de certains contacts de Google Plus.

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Prédictions 2014 : un premier bilan.

Comme promis dans le billet du mois de décembre 2013 consacrées aux prédictions pour 2014, un premier bilan.

La Bulle 2.0 continue de gonfler, et on continue de déclamer haut et fort que Google Plus est un village fantôme. L’épisode du départ d’un de ses membres fondateurs n’a pas vraiment aider dans l’histoire.

De plus, quand on voit l’histoire de Flappy Bird et des sommes récoltées par son auteur (50 000$ quotidien), on se dit que la Bulle 2.0 continue de gonfler. La question reste : jusqu’à quand ?

Pour le panier de crabes le monde des distributions GNU/Linux à destination du bureau, je confirme certaines de mes idées.

Je disais en décembre 2013 :

Une autre erreur à terme est, selon moi, la lente transformation de Cinnamon en environnement de bureau complet. Car si on sort les outils de Gnome, comme Totem, Brasero ou encore Rhythmbox et Gedit, Cinnamon est bien vide.

La Linux Mint qui maintient le gestionnaire de fenêtre (Cinnamon) et le gestionnaire de fichiers (Nemo dérivé de Nautilus), pourra-t-elle créer des propres versions de ses logiciels, quitte à prendre les outils Gnome pour les transformer à sa sauce ? Et surtout est-ce souhaitable et viable à long terme ? Je me le demande vraiment.

La sortie de la Linux Mint 17 (basée sur Ubuntu 14.04 LTS) semble prendre ce chemin, même si c’est à moitié avoué. Il est vrai que de décider que les 3 version suivantes de la Linux Mint resteront basées sur la Ubuntu 14.04 LTS n’est pas une volonté d’avoir une base pour étendre les outils liés à Cinnamon.

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Le suicide collectif, c’est à la mode ?

Avec l’approche du 21 décembre 2012, je donne d’ailleurs rendez-vous aux fanatiques de l’apocalypse le 22 décembre pour les voir se déféquer dessus de honte, le suicide collectif semble être à la mode.

Quelques exemples récents. Les MVNOs, cache-sexe des opérateurs historiques multiplient les erreurs de communications, continuant de prendre leurs utilisateurs pour des moutons à tondre.

NRJ Mobile a fait fort récemment
. Tellement fort que j’ai du aller me soulager la vessie tellement que j’avais un fou rire.

En gros, déjà faut se lier poings et pieds à un opérateur durant un ou deux ans. Mais le plus marrant, c’est le forfait « libre consommation », digne des débuts d’internet en France, l’époque du RTC, où on déboursait une somme fixe pour payer l’accès au réseau, avec les communications en plus. Et qui avait chamboulé tout cela en 1998 ? Allez, un indice, janvier 2012, téléphonie mobile 🙂

Prenons le cas d’une personne qui consommerait 15 minutes par mois et une dizaine de SMS, avec un engagement de deux ans. Cela lui reviendrait mensuellement, hors portable à :

5 € + (15*0.38 €) + (15*0.10 €) = 12,20 € soit sur deux ans : 292,8 €

Et avec un engagement d’un an ? Mensuellement :

7 € + (15*0.38 €) + (15*0.10 €) = 14,20 € soit au bout d’un an : 170,40 €

Ce qui fait quand même un peu cher.

Et si on prend le forfait Free Mobile à 2 €, à savoir 1 h + 60 SMS, et même en rajoutant les 40 SMS supplémentaires, on arrive à 2,40 € par mois, sans abonnement. NRJ Mobile le propose à ses clients, mais pour 14,99 € avec deux années d’engagement.

Et que dire des forfaits Joe Mobile ?

10 € par mois pour 2 heures et SMS, MMS illimités ? Voyons, reprenons ce bon vieux Free Mobile : 1 heure de hors forfait voix, 3 €. Et il faudrait consommer 500 SMS en hors forfait pour arriver à 10 € par mois, non ?

On va dire que je suis un fanboy de Free Mobile, mais à ses personnes je dirais : jeter un oeil au coût de vos forfaits jusqu’en décembre 2011.

Autre suicide dans les grandes largeurs, celui de la presse papier qui veut taxer le grand méchant Google. Après le retrait volontaire de la presse brésilienne de l’outil d’actualités du moteur de recherche c’est une union sacrée entre les journaux français, italien, allemands de vouloir faire cracher au bassinet Google pour une reprise d’article, donc d’utilisations de lien avec un chapeau, comme jadis l’avait tenté la presse belge.

Non seulement, c’est suicidaire au vu de la puissance de frappe de Google, mais c’est le monde à l’envers. Si les sites officiels des journaux ont des visites, ce n’est pas, en grosse partie, grâce à des moteurs de recherches comme Google, Bing ou encore Yahoo ?

La presse française est en train de mordre la main qui la nourrit sur le plan numérique. Je pense que la réplique de Google sera simple : plus aucun lien. Et quand les sites en question verront leur audience s’effronder, et donc les recette publicitaires liées, ils n’auront plus qu’un choix ; la queue entre les pattes, ils devront aller à Canossa et devront demander à Google de revenir sur la suppression du référencement.

Ca risque d’être marrant à voir, tiens !

Bon vendredi.