La mort annoncée de twitter… Finalement une bonne chose ?

Dans un article au vitriol, Laurent Dupin pose une question qui fait mal : « Et si Twitter disparaissait ? »

J’ai un compte sur le réseau à l’oiseau bleu depuis 5 ans et demi. En effet, j’ai ouvert ce compte en mars 2010. Il me sert essentiellement pour faire un peu de veille technique, musicale. Il me sert aussi pour voir en action la décomposition avancée d’une partie de la société pour qui la ségrégation, basée sur la couleur de peau, l’orientation sexuelle, la sexualité ou encore la confession religieuse est une des raisons de vivre…

Dire que twitter est devenu un immense égout à ciel ouvert, c’est faire un constat. Malheureux constat, faut-il dire.

Dans son article Laurent Dupin liste un certain nombre de raisons pour laquelle le réseau à l’oiseau bleu devrait disparaitre pour renaître tel un phénix : il a vieilli, il a du mal à conserver son équipe dirigeante, sa course à la monétisation, la course au nombre de suiveurs qui incite à acheter de faux suiveurs, etc…

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Critique du livre « Internet et les réseaux sociaux : que dit la loi ? »

Étant un vieux blogueur dont l’influence serait tout sauf négligeable selon certaines personnes – tiens, des rires de baleine dans la salle ? – je suis souvent contacté, aussi bien par des promoteurs d’articles sponsorisés ou apparentés qui peuvent aller voir si on peut attraper des coups de soleil sur Pluton – que par certains éditeurs pour me parler de leur produits (livre, logiciels), voire même certains groupes ou artistes.

Depuis plus d’un an et demi, je suis contacté régulièrement par le service de presse de l’éditeur Eyrolles, qui me présente rapidement des livres qui doivent sortir, avec la même question à la fin : « Souhaitez-vous découvrir le livre ? »

Presque à chaque fois, je réponds par la négative, le sujet ne me parlant pas. Je n’ai répondu que par 3 fois de manière positive. la première, c’était pour un livre sur le Raspberry Pi premier du nom en février 2014, la deuxième, c’était pour un livre concernant la création d’une boutique en ligne, sujet auquel je m’intéressais à l’époque – et qui me parle toujours – en mars 2015.

Et la troisième ? C’est plus récemment, quand un bouquin intitulé « Internet et les réseaux sociaux : que dit la loi ? ». Je tiens à remercier Marion Marin Dubuard pour m’avoir envoyé gratuitement un exemplaire. Il est disponible sur le site de l’éditeur et vaut la modique somme de 12,90€, en dehors des frais de ports.

Au moins avec cette longue introduction a le mérite de mettre les points sur les « i », je ne violerai pas l’article 20 de la LCEN (Loi pour la Confiance de l’Économie Numérique) du 21 juin 2004. Mais revenons-en au livre publié par les éditions Eyrolles.

Écrit par Fabrice Mattatia (Docteur en droit et expert en confiance numérique), ce petit ouvragee au format poche d’un peu moins de 250 pages, apparaît à première vue un peu court pour aborder un aussi vaste sujet que l’application du droit sur internet. En tout cas, il dépasse largement le simple cadre des réseaux sociaux : Facebook, Google Plus, Twitter, Diaspora*, Instagram, etc.

Il se base sur un principe juridique simple : « nemo censetur ignorare legem », qu’on peut traduire par « nul n’est censé ignorer la loi ».

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Prédictions 2014, le bilan final ;)

Le lendemain de noël 2013, je faisais un billet pour esquisser mes prédictions pour l’année qui vient de s’écouler. Après un premier bilan fin mai 2014, voici donc le bilan qu’on peut esquisser en ce dernier mois de l’année 2014.

Voyons à quel point j’ai pu ou pas me planter. Ce ne pourras être pire que les prédictions économiques 🙂

La bulle 2.0 ? Cette sale bête ne s’est pas encore décidé à éclater. Diaspora* a repris un peu de forces, surtout avec le projet framasphere* qui n’est pas si mal que cela. On est un peu moins dans le réseau de barbus pour barbus.

Côté réseaux sociaux pour professionnels, j’ai viré mon compte sur Viadeo. Quant à mon compte sur linkedin, je ne pense pas qu’il verra Noël 2015. Pour le moment, je le conserve ouvert, mais un réseau social où il faut faire chauffer la carte bleue pour avoir la moindre option un peu intéressante, bof 🙁

Pour le panier de crabe libre, euh, les distributions GNU/Linux, je disais :

Sur les distributions qui auront du mal à voir vivante la fin de l’année 2014, je pense qu’OpenMandriva fera partie du lot. La sortie aux forceps de sa version 2013.0 n’est pas un très bon signe.

Bon, je me suis planté. La OpenMandriva est encore vivante, même si son actualité n’est pas des plus vivantes. La 2014.1 est sortie en septembre 2014, et depuis rien de bien palpitant sur le blog officiel de la distribution?

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Diaspora* : je t’aime, moi non plus ?

C’est un peu la relation que j’ai avec ce réseau social alternatif. Pour la troisième fois, je me suis réinscrit, via le pod d’accès de framasoft. Et j’espère que cette fois, j’y resterais un peu plus longtemps que les fois précédentes.

Dans un article fleuve, Cyrille Borne nous annonce qu’il quitte diaspora*, je cite :

[…]
Oui vous avez bien lu c’est un échec, on a bien du monde, on a bien du contenu mais il manque ce qu’il manque toujours et j’ai l’impression que le phénomène s’accélère, il n’y a pas de codeurs. Raconter des conneries, balancer des lol cats, troller sur Microsoft, Apple Google, refaire le monde est à la portée de tout le monde, mais des événements montrent qu’il manque toujours des bras pour coder les applications libres.[…]

Je suis d’accord, diaspora* est encore un peu fruste, il n’a pas le polissage graphique et ergonomique d’un Google+ ou de l’éléphantesque réseau des Fesseurs de Caprins.

Je suis d’accord qu’il y a moins de codeurs, mais c’est une constante de ce qui fait à la fois la force et la faiblesse du logiciel libre : l’égo de ses développeurs et la possibilité de s’entendre.

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Suis-je un mauvais geek ? :)

J’avoue que j’en suis arrivé à me poser la question récemment. En lisant un article de Nikopik sur le moteur de recherche en mousse de Facebook, je me suis dit : « Merde, je ne suis plus sur Facebook depuis environ trois années, et peut-être même un peu plus. »

Est-ce que cela fait de moi un mauvais geek ? Je suis bien présent sur twitter après une période où je l’ai quitté pour aller sur le fantomatique identi.ca avant de revenir sur Twitter.

J’avoue que par moment, avec la palanquée de gamin(e)s qui balancent des insanités homophobes en jurant leurs grands dieux ne pas être homophobe (j’ai du en bloquer environ 200 en l’espace d’une année), les propos d’appels aux meurtres en raison de l’orientation sexuelle d’une personne, ça donne vraiment envie de rester sur le réseau en question.

Ouvrons une rapide parenthèse.

Sur le plan des propos homophobes, nombre de gamin(e)s qui se découvriront homosexuels, lesbiennes ou bisexuel(le)s après avoir balancé des saloperies digne des bons Français sous Vichy, feront la fortune des psychologues et autres psychiatres, mais c’est un autre sujet.

Fermons cette rapide parenthèse.

J’avoue aussi que ma présence sur les réseaux sociaux est assez classique : un compte sur Linked In, un autre sur Viadeo (qui ne me servent pas à grand chose surtout si on refuse de sortir la carte bleue), un sur Google Plus. Diaspora* ? Je dirais par simple charité que c’est l’exemple de la bonne idée gachée.

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Mes prédictions pour 2014.

Il y a un peu plus d’un an, je regardais dans ma boule de cristal informatique, pour donner mon point de vue sur ce que serait l’année 2013.

Et il y a une grosse quinzaine de jours, j’ai fait un bilan, qui n’était pas aussi mauvais que cela dans l’ensemble.

Voici donc le jeu habituel de fin d’années, qui est aussi fiable que les théories économiques actuelles le sont dans le domaine de la répartition des richesses produites.

Mes prédictions seront par ordre de pagaille, c’est encore le meilleur qui existe. Commençons par le côté économique de l’informatique.

Je pense que 2014 sera l’année qui verra la Bulle 2.0 se dégonfler. Les réseaux sociaux commencent à saturer. Surtout, il y a trop de réseaux sociaux. Ne parlons pas du fantomatique Diaspora*, ou de ce qui reste de MySpace, mais plutôt de l’éléphantesque Facebook, de Google Plus qui suit le même chemin.

Coté réseaux sociaux professionnels, il faut sortir la carte bleue pour la moindre option intéressante. Si je suis présent sur Linked In et Viadeo, c’est par pure exhaustivité, et rien d’autre au final.

Une purge va mécaniquement se produire. Surtout quand on voit les sommes folles dépensées pour racheter des boites qui ne font aucun bénéfice réel.

L’année 2014 risque d’être intéressante et de montrer que la valeur des données sur les réseaux est toute relative.

Passons maintenant à une partie plus intéressante, le panier de crabe…euh, je voulais dire les distributions GNU/Linux 😉

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L’introduction en bourse de FaceBook, début du l’explosion de la Bulle 2.0 ?

La semaine a été marquée par l’introduction en bourse de FaceBook, le réseau social qui se vante d’avoir pas loin d’un milliard de comptes (ce qui ne veut pas dire 1 milliard d’utilisateur) car je connais des personnes qui ont deux, trois ou quatre comptes ouverts. Cela ne veut pas dire aussi que tous les comptes sont actifs, car si on sort les personnes qui ouvrent un compte puis le laisse ainsi à l’air libre… Soyons généreux, et disons que 75% des comptes soient actifs au moins une fois par semaine, ce sera bien et surement assez réaliste.

Donc, on va dire que sur le milliard de compte prévu pour cette année, 750 millions le sont vraiment. Donc, cela veut dire que la capitalisation boursière actuelle (en gros une centaines de milliards de dollars) se basent sur les faits et geste de 750 millions de personnes. Soit en gros, la moitié de la population chinoise ou encore l’addition de la population européenne, de la population des Etats Unis et du Méxique.

Donc, si on fait un calcul rapide, cela voudrait dire que Facebook considèrent que chaque utilisateur vaut (100 000 000 000 / 750 000 000) = 133,33$ pour savoir que Tata Jeannine a eu la courante à cause d’un coquillage pas frais, ou la photo boutonneuse d’un djeunz… Wow ! 133$ pour des infos aussi cruciales, c’est vraiment ultra cool.

Car Facebook n’a rien inventé. Il n’a fait reprendre l’envie des personnes d’être lié en un lieu unique, en regroupant une messagerie plus ou moins instantané, la possibilité d’ajouter une photothèque, des jeux plus ou moins (d’ailleurs souvent plus que moins) soi disant gratuit. Bref, reprendre les fondements de la toile (qui existe depuis en gros 20 ans) en l’enrobant dans une belle interface auto-générée grace à du code en PHP.

En gros, Facebook est le successeur de MySpace, de Second Life, et autre mondes virtuels ou réseaux sociaux qui ont déjà existés et qui ne sont plus que l’ombre d’eux même voire qui ont mis la clé sous la porte.

D’ailleurs voire que l’action de FaceBook est resté assez stable est une preuve supplémentaire que la bulle 2.0 ne va pas tarder à nous exploser dans les doigts. Car vendre du vent comme le fait Facebook, c’est génial, sauf quand on s’aperçoit que le vent, ce n’est que de l’air, et rien d’autre.

D’ailleurs, ce qui me fait aussi penser que la bulle 2.0 va pas tarder à exploser, c’est la prise de valeur sans commune mesure du réseau social graphique Pinterest… Il est marrant de noter que ce réseau social qui fait penser à un panneau d’affichage géant était valorisé à 1/2 milliard de dollars en mars dernier… Soit 18 fois la valeur des fonds levés…

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Et si Google Plus était le Mozilla Firefox des réseaux sociaux ?

Je vais parler d’un temps que les internautes arrivés après 2004 ne peuvent pas connaitre. Lorsqu’en 2004 Mozilla Firefox arrive sur le marché, Internet Explorer règne en « tyran » sur les navigateurs depuis 2001. Sa part de marché ? Quelque chose comme 95%, laissant quelques miettes à Opera, Netscape et d’autres, histoire d’éviter de se prendre un procès pour abus de position dominante dans la tronche.

A la fin de la première guerre des navigateurs qui a vu un Netscape mourrant et un Internet Explorer triomphant (en 2001), la situation est restée stagnante, au point que Microsoft mettra 6 ans à pondre un successeur à Internet Explorer 6, intégrant des nouveautés incroyables comme la navigation par onglets… Bref, Microsoft s’était endormi sur ses lauriers, ignorant la concurrence.

Le processus serait-il en train de se répéter dans le petit monde des réseaux sociaux. Facebook et ses quelques 750 millions d’utilisateurs regardent de haut la concurrence, comme Myspace (qui était il y a 5 ans LE réseau social), qui n’a plus que 63 millions d’utilisateurs plus ou moins actifs.

En 750 millions de comptes… J’ai des connaissances qui ont plusieurs comptes facebook souvent un professionnel et un pour déconner 🙂

Les dernières innovations en date de Facebook sont franchement pompés sur le réseau de google qui – depuis son ouverture – gagne des membres. Cela ne veut pas dire que tout le monde reste. Mais qu’au moins, il y a des utilisateurs.

La force de google plus ? C’est qu’on a des cercles, qu’on peut suivre des personnes sans qu’il y ai d’obligations d’être « ami », ignorer en un clic les parasites commerciaux et autres kikoolol, le flux qui reste clair, et surtout la possibilité de récupérer ses données en un clic de souris.

Maintenant, le schéma Internet Explorer contre Mozilla Firefox va-t-il se reproduire ?

Facebook est-il trop implanté ? Ses utilisateurs fidèles au point de dénigrer la concurrence ?

Seul l’avenir nous le dira !

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