Vieux Geek, épisode 264 : Rick Dangerous, ou quand Prince of Persia rencontre Indiana Jones.

Nous sommes en 1989, et un tout jeune studio du nom de Core Design (qui lancera la franchise Tomb Raider en 1996) propose un jeu de plateformes d’une dureté sans nom : j’ai nommé Rick Dangerous.

Sorti sur Amiga, Amstrad CPC, Atari ST, Commodore 64, MS-Dos, MSX2 et ZX Spectrum, c’est un jeu qui nécessite de connaitre par coeur chaque niveau. En effet, on commence le jeu avec 6 vies, 6 bombes et 6 balles. On peut récupérer des munitions, mais pour les vies, je ne me souviens pas si elles augmentent avec le score.

Il y a quatre mondes à visiter :

  1. L’amérique du Sud
  2. Égypte
  3. Le chateau Schwarzendumpf
  4. La base de missile

Ce qui rend le jeu ultra difficile, c’est que l’on perd une vie dès qu’on tombe dans un piège ou qu’un ennemi nous touche. C’est pour cela qu’il faut connaitre les niveaux par coeur, un peu comme dans Prince Of Persia, sauf qu’il n’y a pas de temps limité pour finir le jeu.

J’ai connu uniquement le jeu sur CPC, et je me souviens d’un titre qui m’a fait m’arracher les cheveux par poignées entières et qui m’a fait plusieurs fois éteindre mon vieux CPC de rage.

J’ai décidé cependant de montrer la version Commodore 64 du jeu qui est semble un brin plus complète que la version Amstrad CPC.

Vous avez pu le voir, c’est un jeu d’une dureté redoutable. J’ai pu voir un longplay de la version améliorée pour la gamme Amstrad CPC+ et qui ressemble pas mal à la version Commodore 64. Vous allez comprendre à quel point ce jeu est une purge.

Une suite sera développée et sortira en 1990, sortant pour les mêmes plateformes mis à part le MSX2. Il était encore plus dur que le premier volet, mais il y avait un truc en plus. Un monde supplémentaire que l’on ne pouvait débloquer qu’à condition d’avoir fini les quatre autres mondes dans l’ordre.

Inutile de dire que je n’y ai jamais touché 🙂

En vrac’ de fin de semaine

Petit en vrac’ en cet ultime samedi du mois de mars 2021.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

  • Le groupe de post-rock « Collapse » continue sa campagne de financement participatif qui court jusqu’au 8 avril 2021 pour leur quatrième album, « Ἀνάγκη ».
  • Petite piqûre de rappel : Carline Van Roos avec son projet solo Aythis publiera son nouvel album le 2 avril, « Secrets from Below ». Je l’ai eu en avance, l’ayant précommandé, et c’est de la bonne !

Bon week-end 🙂

Vieux Geek, épisode 263 : Another World d’Éric Chahi, un monstre de l’action-aventure.

L’année 1991 tire à sa fin quand en novembre un studio français du nom de Delphine Software balance une bombe avec un jeu d’action-aventure sur Atari ST et Amiga, « Another World ».

Développé durant plusieurs années par Éric Chahi sur un Atari ST, il a la particularité d’être entièrement en rendu vectoriel. Ce qui permet d’avoir des graphismes souples et légers.

Éric Chahi déclarera s’être inspiré de Dragon’s Lair pour le côté aventure, et de titres comme Karaketa de Jordan Mechner (sorti en 1984 sur Apple II) ou encore d’Impossible Mission (sorti en 1984 sur Commodore 64) pour les mécaniques du jeu.

En effet, on peut trouver une interview sur un site dont voici un extrait parlant. C’est Éric Chahi qui s’exprime ici :

[…]
Je voulais projeter le joueur dans un univers extra-terrestre, décalé et crédible. C’est sur cette base que j’ai élaboré l’introduction sans penser précisément au déroulement une fois dans l’autre monde, car de toute façon la cassure avec le réel serait nette… Je réservais les mécaniques de jeu pour plus tard même si je pensais déjà à un jeu 2D entre « Karateka » et « Impossible Mission ».
[…]

Il y a aussi un excellent reportage sur l’histoire du jeu, la partie technique intéressante commençant aux alentours de 10 minutes 15 :

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Vieux Geek, épisode 262 : « Vinyl Goddess from Mars », la suite non officielle de « Jill of the Jungle ».

Dans l’épisode 252 de la série vieux geek, je parlais du très dur et très bon « Jill of the Jungle » sorti chez Epic Megagames en 1992.

Nous sommes en 1995, et le studio Six Pound Sledge via Union Logic sort un jeu de plateforme qui ressemble vraiment à « Jill of the Jungle », car il en reprend certains principes :

  • Des vies infinies pour continuer la partie tant qu’on veut… En gros, tant que les nerfs ne craquent pas…
  • Une héroïne qui affronte des dizaines d’ennemis tous plus bizarres les uns que les autres
  • Trois épisodes, dont deux payants.

Développé par Jason Struck et Mark Lewis comme la suite de « Jill of the Jungle », il fut accueilli fraîchement par Epic et les développeurs se tournèrent vers Union Logic pour publier le jeu.

Le scénario tient sur un ticket de métro :

« Nous sommes en l’an 200 milliards. Vinyl se rend à une convention intergalactique de films de série B, lorsque son vaisseau spatial est frappé par une pluie de météorites. Elle s’écrase sur une planète inconnue et pleine de dangers. »

Le premier épisode, celui de la version shareware s’intitule « Forest of Olds » (La forêt des vieux). Les deux épisodes payants s’appellent « Cavern of Chaos » (Caverne du chaos) et « The Return » (Le retour).

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Vieux Geek, épisode 261 : Prince of Persia, le jeu de plateformes-aventure mythique.

Dans le précédent épisode, je parlais du jeu « Impossible Mission » pour Commodore 64. 5 ans plus tard, en 1989 sortait un titre mythique du genre plateformes-aventure, « Prince of Persia ».

Jordan Mechner sort en 1989 un jeu qu’il a développé durant près de 4 ans, basé sur le monde des Mille-et-une nuits, où on joue le rôle d’un prisonnier qui a une heure pour délivrer sa bien aimé des griffes du méchant Jaffar.

Oui, le scénario tient lui aussi sur un ticket de métro, mais c’est le mélange des énigmes à résoudre, des pièges vicieux et du temps limité qui font de ce titre un classique du domaine. Le jeu sera porté sur MS-Dos, Atari, Amiga, Amstrad CPC entre 1989 et 1991.

Cependant, la version d’origine était sorti sur un ordinateur vieillissant, l’Apple II datant de 1977 et ayant connu un certain nombre de variantes jusqu’en 1988. J’ai donc récupéré une version du jeu pour Apple II, et en utilisant AppleWin, j’ai pu faire revivre le jeu d’origine.

Désolé, le son du micro est un peu bas.

Évidemment, l’environnement sonore est limité, mais les graphismes et la fluidité de l’ensemble en font une version à découvrir. Comme vous l’avez constaté, je suis plutôt médiocre en ce qui concerne ce jeu, mais j’ai été bluffé par sa beauté sur la canonique machine d’Apple.

Je vais être honnête et la seul fois que j’ai vu la fin du jeu, c’était sur un « longplay ». Il faut connaître par coeur les niveaux pour finir le jeu dans la limite d’une heure.

Jordan Mechner avait fait un travail de titan sur le jeu. Le code source de la version originale en code assmbleur 6502 a été libéré par Jordan Mechner en 2012 et est consultable sur un dépôt github.