Vieux Geek, épisode 314 : OS/2 Warp 4, l’ultime tentative connue d’IBM pour répandre son OS.

Dans l’épisode précédent de la série vieux geek, je parlais d’OS/2 2.x. En septembre 1996, IBM tente une dernière fois de se faire sa place au soleil et sort OS/2 Warp 4 connu sous le nom de code de Merlin.

L’article paraissant le 29 septembre 2021, c’est un peu un article pour les 25 ans d’OS/2 Warp 4.0, celui ayant été publié le 24 septembre 1996, dixit IBM 🙂

MS-Windows 95 est sur le marché depuis une grosse année. IBM sait que c’est sa dernière chance pour qu’OS/2 se propage et il mise tout sur un WorkPlace Shell retravaillé, sur Java et sur le réseau. Le gros point faible d’OS/2, à savoir sa gourmandise en ressources est présente.

Il faut au minimum un 486 DX à 33 Mhz, 12 à 16 Mo de mémoire au minimum. Si on veut utiliser la fonction de dictée vocale, c’est au minimum un Pentium à 100 Mhz avec 8 à 12 Mo en plus, dixit Big Blue.

Par contre côté disque dur, n’essayez pas de lui proposer une capacité supérieure à 2 Go… Ça gueulera rapidement. Bien qu’il soit disponible dans plusieurs lantgues, je n’ai pas réussi à trouver une image ISO en français 🙁

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Vieux Geek, épisode 262 : « Vinyl Goddess from Mars », la suite non officielle de « Jill of the Jungle ».

Dans l’épisode 252 de la série vieux geek, je parlais du très dur et très bon « Jill of the Jungle » sorti chez Epic Megagames en 1992.

Nous sommes en 1995, et le studio Six Pound Sledge via Union Logic sort un jeu de plateforme qui ressemble vraiment à « Jill of the Jungle », car il en reprend certains principes :

  • Des vies infinies pour continuer la partie tant qu’on veut… En gros, tant que les nerfs ne craquent pas…
  • Une héroïne qui affronte des dizaines d’ennemis tous plus bizarres les uns que les autres
  • Trois épisodes, dont deux payants.

Développé par Jason Struck et Mark Lewis comme la suite de « Jill of the Jungle », il fut accueilli fraîchement par Epic et les développeurs se tournèrent vers Union Logic pour publier le jeu.

Le scénario tient sur un ticket de métro :

« Nous sommes en l’an 200 milliards. Vinyl se rend à une convention intergalactique de films de série B, lorsque son vaisseau spatial est frappé par une pluie de météorites. Elle s’écrase sur une planète inconnue et pleine de dangers. »

Le premier épisode, celui de la version shareware s’intitule « Forest of Olds » (La forêt des vieux). Les deux épisodes payants s’appellent « Cavern of Chaos » (Caverne du chaos) et « The Return » (Le retour).

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Vieux Geek, épisode 260 : Impossible Mission sur Commodore 64, un des premiers jeux de plateformes-aventure.

Au début des années 1980, l’informatique personnelle commence à devenir une réalité. Même si l’année 1977 et sa trinité ont été marquantes, le krach du jeu vidéo de 1983 permet à l’ordinateur qui est plus versatile, pouvant servir de base pour jouer ou faire ses comptes, de se développer.

En 1984, outre la sortie du premier MacIntosh d’Apple, il y a un titre vidéoludique proposé sur le Commodore 64 qui montre que ce petit ordinateur en a dans les tripes. Je parle bien entendu de « Impossible Mission » d’Epyx.

On a droit à un jeu de plateformes classique avec un côté aventure à cause des énigmes qu’il faut résoudre pour arriver à la fin du jeu. Le scénario est bateau et tient presque sur un ticket de métro : on joue le rôle d’un agent secret qui doit empêcher le professeur Elvin Atombender de pirater les ordinateurs de la sécurité nationale. Un grand classique avec le savant fou voulant réduire la planète en cendres donc.

Le jeu a plusieurs particularités :

  1. Les niveaux sont générés aléatoirement. Les parties sont donc différentes à chaque fois.
  2. Les effets sonores sont numérisés. On a droit à quelques phrases aussi, ce qui est impressionnant pour 1984.
  3. On a 6 heures de jeu pour arriver à la fin, en sachant que chaque chute ou électrocution rajoute 10 minutes au compteur.

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Vieux Geek, épisode 259 : Mystery House, l’ancêtre des jeux d’aventures graphique.

Il y a plusieurs genres de jeux vidéo que j’aime : les FPS (Doom, Quake, Duke Nukem 3D…), les jeux d’énigmes (sauf quand il y a des épreuves musicales), les RTS (assez récemment grace à « Planet X3 » de David Murray alias The 8 Bit Guy), ou encore les jeux d’aventures.

Mon adolesence a été bercée par des classiques de l’Amstrad CPC comme « Sram », « Sram II »« Orphée, Voyage aux enfers » ou encore « L’île » du regretté Alain Massoumipour, Poum dans les colonnes du mythique magazine Amstrad Cent Pour Cent.

Si le genre a vraiment explosé en 1984 avec la sortie du premier épisode de la longue saga King Quest (7 épisodes sauf oubli de ma part), ce n’était pas cependant le premier à sortir. En 1980, Sierra publie son premier titre, un jeu d’aventure « graphique » scénarisé par Roberta Williams et développé par son époux, Ken Williams.

Jusqu’en 1980, les jeux d’aventure sont purement textuels. Il y a Colossal Cave développé en 1975-1976, et la série des Zork qui fera la fortune d’Infocom.

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Vieux Geek, épisode 252 : Jill of the Jungle, Lara Croft avant l’heure ?

Dans les clichés des jeux vidéos, il y a le prince charmant qui va sauver sa princesse des griffes d’un grand méchant pas beau. C’est le scénario de la série des Super Mario, entre autres.

Si on demande quel est le premier personnage féminin dans le domaine à être au centre de l’action, un grand nombre de personnes répondra Lara Croft ou dira Tomb Raider. Il est vrai que Lara Croft en 1996 avec ses deux pistolets en imposait pas mal.

Un précédent avait eu lieu quelques années plus tôt. En 1992, Epic MegaGames sort le premier volet d’une trilogie de jeu de plateformes, « Jill of the Jungle ».

On y joue le rôle de Jill, une amazone qui doit parcourir une quinzaine de niveaux – dans le premier épisode – pour secourir son prince charmant qui est dans les ennuis jusqu’au cou.

Comme pour le premier Doom, c’est le principe du shareware – ou partagiciel – qui est utilisé ici. Les deux épisodes suivant s’intitulent « Jill Goes Underground » et « Jill Saves the Prince ». Titre qu’on peut traduire par « Jill descend sous terre » et « Jill sauve le prince ».

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Vieux Geek, épisode 248 : Rescue Rover, un casse-tête développé par id Software.

Dans un article précédent, j’évoquais les premiers jeux publiés par les deux John, Carmack et Romero, publié dans le cadre de l’offre Gamer’s Edge de Softdisk. Quand id Software est né, un contrat liait le jeune studio à Softdisk. Ils devaient leur fournir un certain nombre de titres, et le casse tête « Rescue Rover » sortit en 1991 en faisait partie.

L’histoire est simple : le chien Rover se fait kidnapper régulièrement par des robots. On doit le récupérer en résolvant des niveaux de plus en plus complexe, proposant des lasers qu’il faut diriger, des caisses à pousser, des clés à récupérer, le tout sans se faire prendre par les robots qui peuplent le niveau.

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Vieux Geek, épisode 229 : Les Amstrad PC 1512 et 1640

Amstrad est connu en informatique pour sa gamme d’Amstrad CPC et CPC+, ordinateurs mythiques sur lequel nombre de personnes ont commencé. J’en fais partie. J’ai déjà eu l’occasion de nombreuses fois sur le blog de parler d’Amstrad dans des billets vieux geeks ou encore à l’occasion de sorties comme celle de « The Shadows of Sergoth » en 2018.

Mais Amstrad a aussi proposé des ordinateurs compatibles PC. Le standard commençait à prendre son envol, et en 1986-1987, deux modèles vont sortir : les PC 1512 et 1640. Respectivement équipés de 512 et 640 Ko de mémoire vive, ils utilisaient un 8086 à 7 ou 8 Mhz (un monstre de puissance en comparaison du 8088 à 4,77 Mhz du premier IBM PC en 1981). Ils proposaient un ou deux lecteurs de disquettes en 5,25 pouces d’une capacité de 360 Ko.

Autant dire des monstres pour l’époque. À la différence des nombreux clones de PC de l’époque, en plus de MS-DOS 3.2, ils utilisaient GEM 2.0 comme interface graphique. Souvenez-vous qu’en 1985 MS-Windows 1.0 sortait. Autant dire que tout pouvait être mieux que le produit de Microsoft.

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Vieux Geek, épisode 226 : Bloodwych, un premier Dungeon Master pour ordinateurs 8 et 16 bits…

Avoir un jeu à la Dungeon Master, c’est un grand avantage pour un OS ou pour une marque d’ordinateurs précis. S’il a fallu attendre 2018 pour voir arriver l’excellent « The Shadow of Sergoth », ce n’était cependant pas la première tentative de proposer un clone de Dungeon Master sur Amstrad CPC et aussi sur C64 et même ZX Spectrum !

En 1989, Bloodwych sort. Développé par Image Works, il est disponible pour Amiga, Atari ST, MS-DOS, Amstrad CPC et C64. C’est la version CPC que j’ai connu. On peut y jouer seul ou à deux indépendamment. On dirige une équipe de 4 personnages à choisir dans les 4 couleurs du jeu de cartes : Pique pour les combattants, carreaux pour les assassins, trèfle pour les magiciens, et coeur pour les aventuriers.

L’histoire ? On est le champion de Trazere qui doit recruter trois autres champions pour s’enfoncer dans le donjon labyrinthique de Zendick pour lui régler son compte. Du grand classique donc.

Le jeu est très complet, on a droit à une trentaine de sorts pour les personnages, on peut faire dormir les personnages, jouer la diplomatie, et plein d’autres choses. Complet et complexe je dirais. J’ai donc fait un aperçu rapide de ce jeu en version Amstrad CPC et C64, trouvant cette dernière un peu plus fine graphiquement parlant.

Il y a bien entendu des défauts : on sent que le jeu a été développé pour la souris et au clavier, c’est une galère sans nom à gérer. C’est assez beau pour du 8 bits, même si je trouve les graphismes de l’Amstrad CPC un peu trop carré. L’excellent « The Shadows of Sergoth », bien que mono-joueur s’en tire mieux ici.

Je n’ai pas accroché à Bloodwych, mais il n’est pas impossible que ce soit lié au fait que je ne suis pas un super fan des jeux de rôles compliqués 🙂

Vieux Geek, épisode 218 : ACDSee95 pour MS-Windows 95

Dans l’épisode 217 de la série vieux geek, je parlais d’un outil de visionnage d’images, Graphics Workshop. Tandis que je préparais la vidéo, je me suis souvenu d’un de ses concurrents au nom qui sent bon le kangourou, ACDSee… Oui, il est difficile de ne pas penser au groupe de hard rock australien où le mythique Bon Scott posait sa voix sur « Highway to Hell »…

Tout comme Graphics Workshop, ACDSee – qui a commencé sa carrière sur MS-Windows 3.1 mais que je n’ai connu qu’à compter de MS-Windows 95 – propose de visionner et de gérer vos images. Le logiciel existe toujours en 2020, et c’est une autre usine à flatulences…

J’ai cependant énormément utilisé ACDSee en remplacement de Graphics Workshop quand j’ai migré de MS-Windows 3.1 vers 95. En faisant mes recherches, je suis tombé sur la version 1.0 en 32 bits, alias ACDSee 95. Et comme pour Graphics Workshop, j’ai eu droit à une version avec un licence prête à l’emploi. Je sais, c’est pas bien !

Avec mon ami PCEm, j’ai créé une machine virtuelle avec un MS-Windows 95 de première génération et j’ai lancé la vidéo pour montrer ACDSee en action.

Comme vous avez pu le voir, le logiciel lourdingue et obligatoirement connecté de 2020 était en 1996 un outil qui respirait la légèreté et les fonctionnalités de base suffisaient largement. On sent que Graphics Workshop était le concurrent principal, surtout à cause du logo d’ACDSee.

Depuis, d’autres logiciels comme XNView ou IrfanView ont pris le relais, pour le plus grand bonheur des utilisateurs 🙂

Vieux Geek, épisode 217 : Graphics Workshop 1.x pour MS-Windows 3.x.

Durant de nombreuses années, MS-Windows a été un OS assez peu fourni en outils avancés. Il a fallu attendre MS-Windows 3.1 pour avoir un lecteur multimédia basique, je ne sais plus quelle version pour avoir un outil de capture d’écran minimal. Cela a été aussi le cas pour tout ce qui est manipulation et visionnage d’images.

Quand j’ai utilisé MS-Windows 3.1 durant quelques mois, entre 1995 et 1996, j’ai utilisé un outil du nom de Graphics Workshop pour visionner mes images et faire de la retouche plus que basique. L’outil, né à la fin des années 1980 ou au début des années 1990 – j’ai un doute – existe toujours en 2020 et est devenu une sacrée usine à gaz… pardon, une usine à flatulence.

Tout comme l’installateur était d’une simplicité monstrueuse : un simple répertoire copié sur le disque dur d’installation 🙂

Cependant la première génération, la série des 1.1 (qui a existé aussi pour MS-Windows 95) n’était pas si surchargé que cela, surtout pour un partagiciel (ou shareware) à 40$ la licence.

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Vieux Geek, épisode 203 : GLQuake, une claque visuelle :)

Quand Quake est sorti à la fin du printemps 1996, c’était un exploit technique : c’était le premier FPS entièrement en 3D. Contrairement au déjanté et historique Duke Nukem 3D, id Software avait réussi son pari : mettre à Quake ce que Doom avait mis à Wolfenstein 3D, une monumentale claque dans la tronche.

Cependant, quand il sort en juin 1996, l’accélération est uniquement logicielle, faite par le processeur central. Autant dire que c’est assez moche, avec des résolutions qui commence par du 320×240 et qui arrive à peine à du 640×480… Si on aime les diaporamas, mêmes sur les Pentium les plus rapides de l’époque, du genre à 200 Mhz, sans le MMX qui arrivera début 1997 et dont j’ai parlé dans l’épisode sur le jeu POD.

Par chance pour id Software et les autres studios de développement, les premières cartes accélératrices 3D arrivent et la première reine, c’est la série des Voodoo 1 et 2 de 3Dfx, dont j’ai parlé dans un article d’avril 2013.

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Vieux Geek, épisode 196 : Internet Explorer 5 pour Unix, le cadeau empoisonné de Microsoft pour Sun !

Dans l’épisode 195 de la série « Vieux Geek », je parlais de Spyglass Mosaic, origine du premier Internet Explorer. Celui-ci a eu une longue carrière, sa version IE 11 étant sorti en 2013 pour MS-Windows 7 et suivant. Il a aussi existé pour MS-Windows 10, soit 20 ans après sa version 1.0.

Il a aussi existé sur MacOS, sa dernière version ayant été la 5.2.3 pour MacOS-X 10.3 Panther en 2003. Cependant, une saveur moins connue a existé entre 1999 et 2001, pour les versions 4 et 5 du navigateur internet. Une déclinaison pour Unix. Non pas Linux, mais pour HP-UX et Solaris, à l’époque un produit de Sun Microsystems.

Même si Microsoft avait abandonné le développement d’un unix avec Xenix, le but était de pouvoir marquer des points dans la première guerre des navigateurs contre Netscape. En 1996, quand l’idée est lancé, Netscape est encore plus que largement dominant, et tout ce qui peut être grapillé contre lui est une bonne idée.

En cherchant un peu, j’ai pu trouvé un Solaris de l’époque (un 7.0 pour processeurs Sparc) avec un guide d’installation qui va bien, ainsi que l’archive de l’ultime version de Microsoft Internet Explorer pour Unix, le 5.0. La version 4.0 est sortie en 1998, la 5.0 en 1999 et l’ultime qui contenait un service pack en 2001. Le code était – à ce que j’ai pu lire – basée sur le moteur trident, donc le même que celui du navigateur pour MS-Windows.

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