Fin de vie de Microsoft Windows XP : retour du syndrome 631 ?

Après une longue vie, prolongée par la fiasco de Microsoft Windows Vista, Microsoft Windows XP va s’éteindre début avril 2014. Et nous verrons revenir le syndrôme du 631, celui qui avait déjà frappé à l’époque du fiasco de Microsoft Windows Vista.

631 ? Simplement la répartition de la population des personnes utilisant Microsoft Windows XP dans les options principales de migration :

  • 6 sur 10 migreront vers une version plus récente de Microsoft Windows, soit vers la version 7 si leur machine est assez puissante, soit vers la version 8.x en achetant une nouvelle machine
  • 3 sur 10 casseront leurs tirelires et iront voir chez Apple
  • 1 sur 10 ira voir du coté des OS alternatifs

Même si depuis 8 ans, des progrès énormes ont été accomplis du côté du libre, il souffre encore d’une image tenace : celle d’un monde pour fondus d’informatique, où rien ne fonctionne aussi bien sur le plan logiciel que matériel, à la logithèque faible (c’est vrai qu’il n’y a pas 14,5 millions de « zippeurs » comme pour Microsoft Windows), et qui demande de se griller la moitié des neurones à la moindre opération.

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Retour de pause… Et mise au point.

Après cinq jours de pause plus que bienvenus, j’ouvre de nouveaux les vannes du blog. Mais avant toute chose, je voudrais éclaircir quelques points.

Si je maintiens les commentaires ouverts durant une semaine après la publication du billet, c’est à une seule condition : que le contenu du commentaire, même s’il est en désaccord avec le contenu du billet, doit rester dans les limites de la politesse.

En clair, tout commentaire contenant des propos injurieux, attaquant sous la ceinture, ou juste bête et méchant seront flingués à vue.

Vous êtes prévenus. Inutile de pleurer par la suite. J’ai été trop coulant avec certains commentaires qui ont mis le feu aux poudres.

J’avoue que j’ai récemment perdu patience. J’aurais dû rester calme, mais j’avoue que certains commentaires ont été la goutte d’eau qui a fait débordé le vase.

Je ne reviendrais plus sur la politique du fork compulsif comme je l’ai fait dans les billets qui ont précédés la pause. Apparemment, c’est un sujet ultra-sensible. Autant parler de contraception avec un extrémiste religieux, ou jongler avec de la nitroglycérine. La fin n’est pas des plus joyeuses.

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Philosophie à 0,02 € : Certains développeurs de logiciels libres oublient-ils qu’il y a des utilisateurs ?

Suite à deux articles, l’un sur la démultiplication des distributions GNU/Linux disponibles, l’autre sur les risques du fork compulsif, j’en viens à me demander – en gaspillant de precieuses ressources si j’en crois certains esprits chagrins, si on n’assiste pas au final à un combat stérile entre une partie des développeurs et les utilisateurs « finaux ».

Pour la énième fois, je vais devoir m’expliquer, car il n’y a pas pire sourd que la personne qui se masque les oreilles.

Je ne suis pas contre le fork, mais contre son application compulsive qui finit par desservir le logiciel libre.

C’est bien beau de proposer le énième gestionnaire de paquets pour la beauté du geste, mais pourquoi ne pas aider à améliorer l’existant ? Simple question, hein. Je ne suis pas développeur mais juste un utilisateur qui apprécierait de voir son gestionnaire de paquet être amélioré.

Idem pour les gestionnaires de fenêtres, les outils du genre archiveurs, lecteur audio et / ou vidéo, implémentation libre de cette immondice technologie qu’est Flash, bref des outils que l’utilisateur final emploiera régulièrement.

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Critiquer le gaspillage des ressources dans le logiciel libre, un crime de lèse-majesté ?

Dans un article au titre volontairement provocateur, j’ai osé exprimer un point de vue alternatif sur la santé du logiciel libre, à savoir que la démultiplication des distributions GNU/Linux, et que la politique du « fork comme on va pisser » est suicidaire à terme.

Cela m’a valu une volée de bois verts, dont les commentaires sont allés jusqu’à l’insulte et l’attaque ad-hominem. Je commence à avoir le cuir tanné, et l’habitude de l’abus du pseudonymat dans ce cas précis.

Donc, il faut fermer sa bouche, et laisser le logiciel libre être coulé par les égos de développeurs surdimensionnés qui croient que rien n’existait avant eux ? Que des pistes abandonnées l’ont été sans raison ? Que « tout va très bien, Madame la Marquise », même si c’est le contraire qui se produit en réalité ?

Je le répèterais encore, dussè-je me faire traîter de « nul » faisant preuve d’une « incompétence technique » ou autre noms d’oiseaux de ce style.

Je vais expliquer une nouvelle (et dernière ?) fois mon point de vue. Qui se résume ainsi :

  1. Oui, il y a trop de distributions non spécialisées qui existent et qui s’annihilent.
  2. Oui, cela est un gâchis de ressources que de produire une distribution GNU/Linux qui clamsera dans les 6 mois ou un an.
  3. Oui, on pourra dire que je me limite à la critique. Mais je sais très bien que je n’ai ni le temps, ni l’envie de pondre une distribution GNU/Linux.
  4. Le logiciel libre est en train de se vider des chargeurs d’AK-47 dans le pied en n’arrivant pas à réguler l’envie de forker comme on va pisser.
  5. Oui, le fork est dans l’ADN du logiciel libre, mais trop de fork tue le fork !

Maintenant, cela vous déplaît ? Vous m’en voyez désolé. Si vous considérez que tout va bien dans le logiciel libre actuel, tant mieux pour vous. C’est tout le contraire à mon humble avis.

Oui, je suis un pauvre casse-bonbon qui n’a jamais pondu de distribution, mais qui aide les utilisateurs, en leur faisant découvrir des distributions, en proposant des trucs et astuces. En apportant mes humbles connaissances sur des forums spécialisés comme ManjaroFr ou Terre-des-Tux ou encore en maintenant des logiciels sur AUR.

Je suis loin d’être l’incompétent technique que certaines personnes planquées derrière leur pseudonymat s’amuse à décrire ! Que les personnes en question montre leurs proses ou leurs créations.

Je terminerais avec la phrase de Pierre Auguste Caron dit Beaumarchais : « Sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur »

Quand donc les créateurs de distributions GNU/Linux vont-ils arrêter de se comporter en adolescents boutonneux et sexuellement immatures ?

Désolé pour le côté excessif du titre, mais c’est l’expression de ma lassitude par rapport au comportement irresponsable d’une partie des créateurs de distributions.

Un commentaire récent auquel j’ai très gentiment répondu m’a fait comprendre que j’étais un vieux con, qui ne comprenait pas l’importance  primordiale de proposer une nouvelle distribution GNU/Linux qui aurait été produite comme une pollution nocturne après un rêve un peu trop osé.

Je cite le morceau en question, vous pourrez lire en entier le commentaire en suivant le lien :

Avoir la responsabilité du choix est la corrolaire de la liberté. Vive la liberté ! Et vive le choix !

Ainsi, parmi la multitude de raisons qui me pousseraient peut-être un jour à monter ma propre distribution, il y aura par exemple l’ego, parce que je serai fier de montrer à tous que j’ai MA distro, le divertissement, ou encore le besoin d’indépendance… Bref, tout ce qui fait que nous pouvons aujourd’hui profiter du moindre logiciel libre.

C’est ici le noeud, non je ne pensais pas à l’appellation grivoise d’une partie des organes génitaux masculins, du problème.

La responsabilité du choix… C’est beau comme Aragon qui parlait de Staline. Bref…

Mais cette vision paranoïaque pour ne pas dire extrémiste est incompatible avec les ressources du logiciel libre. J’ai de nombreuses fois critiqués cette croyance qu’on peut mieux faire que l’autre.

C’est vrai si on s’appelle Linus Torvalds, Theo de Raadt, Richard Matthew Stallman, Eric S. Raymond, Hans Reiser ou encore Patrick Volkerding. Pour ne citer que les plus célèbres.

Autant dire une minorité des développeurs.

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Vsido, la distribution Debian GNU/Linux Sid inutile ? L’exemple même du gaspillage de ressources ?

J’ai appris l’existence d’une distribution GNU/Linux du nom de Vsido, via un article sur la communauté linux de Google+.

En fouillant le site officiel de la distribution, on apprend qu’elle est basée sur la Debian GNU/Linux Sid, le gestionnaire de fenêtre FluxBox (dont le développement est très lent, aucun ajout de code depuis août 2013…), lxpanel pour l’affichage des panneaux, gmusicbrowser, Filezilla, Xchat, IceWeasel (Mozilla Firefox à la sauce Debian GNU/Linux) et quelques autres petits outils.

Bref, un sacré jeu de mécano, dont on peut se poser la question de la solidité.

Elle propose un environnement léger, ressemblant un peu à celui de la Viperr sur le principe. Mais j’avoue qu’après avoir testé rapidement la distribution, je ne lui trouve aucun intérêt pratique.

Je vous laisse quelques captures d’écran pour vous montrer à quoi ressemble la distribution, car le but de l’article n’est pas d’en parler outre mesure. Mais du phénomène sous-jacent liée à l’existence de ce type de distributions.

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2014, année de l’explosion de la bulle 2.0 ?

J’ai revu récemment l’excellent documentaire sur la bulle internet des années 2000-2001, produit par 13ième Rue en 2007, « Quand l’internet fait des bulles« . La deuxième partie du documentaire monte la folie de ce qu’on appellait jadis la « nouvelle économie« .

Une citation célèbre de Rockfeller résumait bien la situation, quand tout le monde voulait s’enrichir via la nouvelle économie : « J’ai vendu toutes mes actions en 1929 quand mon chauffeur m’a demandé ce qu’il fallait acheter » (John Davidson Rockfeller).

Et la deuxième partie :

Si je parle de cet excellent documentaire, c’est que l’aventure Snapchat (l’application d’échange de photos à durée de vie éphémère, 10 secondes maximum) est l’exemple parfait d’une bulle 2.0 qui risque de péter à la gueule de l’économie d’ici quelques mois. On retrouve les mêmes ingrédients : chiffre d’affaire minuscule par rapport à la valorisation estimée, rejet des offres d’achat, course aux fonds.

En effet, un article de ZDNet sur le refus de l’offre de Facebook de 1 puis 3 milliards est assez croustillant dans les détails.

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L’arrivée de Free Mobile dans la 4G : une arme à double tranchant ?

L’annonce faite par Free Mobile aujourd’hui vient de dynamiter l’offre 4G des trois grands.

Outre le fait que le prix ne change pas, 20 Go sont proposés sous réserve d’appareil compatible et d’avoir activé l’option adéquate dans le compte client. Ce qui est somme toute logique, car comment un téléphone uniquement compatible 3G / 3G+ deviendrait d’un coup de baguette magique compatible 4G ?

Voici ce qu’on peut lire sur le site de Free Mobile :

Ce service 4G est disponible sous couverture réseau mobile 4G de Free aux conditions suivantes :

disposer d’un téléphone mobile compatible 4G
avoir activé le service 4G dans l’espace abonné

Ce volume de 20Go de données est dès lors valable sous couverture réseau mobile 4G de Free mais également sous couverture 3G en France métropolitaine.

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Vouloir des distributions GNU/Linux 64 bits uniquement en 64 bits, un combat d’arrière-garde ?

Depuis que j’utilise des distributions GNU/linux 64 bits en dur sur mes machines (quand j’en ai la possibilité), c’est à dire depuis environ 7 ans, bientôt 8. Le premier article où je parlais vers une migration vers une distribution GNU/Linux 64 bits, c’était à l’époque de la Ubuntu Edgy Eft… Alias 6.10 🙂

Au début, il fallait jouer avec des enrobeurs comme nspluginwrapper pour des greffons non libres comme Adobe Flash pour être tranquille. Il y a deux ans, à quelques semaines près, je rédigeais un billet un brin optimiste.

Cependant, les distributions qui se disent 64 bits en oubliant de préciser que pour certains logiciels, dans 99,9% des cas non libres, elles doivent rajouter une couche 32 bits plus ou moins épaisse.

Il est vrai qu’au fil des années et des billets, j’ai écrit des billets trempés dans l’acide sulfurique, comme à l’époque où je disais que la distribution au caméléon était la première distributions 48 bits !

Les logiciels non-libres qui justifie l’emploi d’une couche plus ou moins épaisse de bibliothèques 32 bits ? On peut les résumer principalement à deux grands noms : Skype et Steam.

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Non, mon blog n’est pas à vendre : le retour.

J’ai eu envie de pousser cette gueulante suite à la réception d’une offre d’affiliation. Je l’ai capturé en anonymisant les détails qui permettrait de remonter sur l’offre en question.

On me propose simplement de transformer mon blog de manière ou plus dissimulé en vitrine commerciale. En clair, acheter partiellement mon contenu via un retour sur les ventes potentiellement effectuées.

Inutile de préciser que cette offre va partir chez /dev/null avec un plaisir non dissimulée, car non, pour la énième fois, mon blog n’est pas à vendre. Cyrille Borne dans un article du 17 novembre 2013 l’a bien expliqué :

En 2013 lancer un blog pour être célèbre, pour gagner de l’argent, j’entends un blog traditionnel qui n’est ni basé sur le porno ni sur le Warez n’est pas simple, en fait même lancer un blog en 2008 c’était déjà trop tard, c’est triste.

Il cite aussi un excellent billet de Xavier alias Maniatux, qui reprend ma pensée en tout point, surtout avec une conclusion bien cinglante qui fait remonter la polémique arrivée au moment de l’affaire du free adgate. Sans oublier un excellent article de PC Inpact à l’époque.

Il faut être bien clair : on ne fait pas un blog pour devenir célèbre ou gagner de l’argent, sinon c’est l’échec assuré. Ceux qui essayent de vivre de leur blog tournent au blog-poubelle, avec des articles sponsorisés, de la publicité partout et la perte de leur authenticité.[…]En conclusion ne bloguez que si vous aimez ça et êtes motivés. Ne prostituez pas votre blog pour faire plus d’audience.

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