Le soft hopping, un argument fallacieux pour « justifier » l’utilisation de logiciels abandonnés en amont ?

J’adore les commentaires de mon blog, surtout quand ils sont critiques, qu’ils m’accusent de jouer sur le mots et autres argumentations qui sentent bon le souffre 🙂

Dans un commentaire, j’ai appris l’existence d’un néologisme qui est à mes yeux une justification pour l’utilisation de logiciels abandonnés en amont que l’on trouve souvent sur les distributions fixed releases plutôt conservatrices. Je tiens à remercier Palatino pour le terme exprimé dans le commentaire suivant que je cite intégralement.

Après le « distro-hopping, expression d’une insatisfaction chronique ? », le « soft-hopping », ou la nécessité d’avoir toujours la dernière version du logiciel, que ce soit utile ou pas.

Je rejoins le commentaire de dec: « Tu fais tjrs la course aux dernières versions même si elle ne t’apporte rien dans l’absolue ».

Je dois dire que ce commentaire a été source d’une réflexion que je vous livre ici. Je tiens à préciser que je ne pense pas avoir toujours raison. Si c’était le cas, cela ferait longtemps que je me serai lancé en politique pour décrocher le cocotier, à savoir le fauteuil de président de la République.

Sur le plan pratique, avoir un logiciel supporté par l’équipe de développement, cela permet plusieurs choses, entre autres :

  1. avoir une forte certitude que les bugs que l’on peut rencontré à l’utilisation seront corrigés
  2. avoir la possibilité de rapporter un bug sans se faire envoyer paître par les développeurs avec l’argument du « on ne supporte plus cette version, démerdez-vous ! » exprimée de manière plus diplomatique
  3. être à peu près certain que les failles potentielles de sécurité dévoilées seront prises en compte
  4. en cas de nécessaire compatibilité avec des formats fermés d’avoir un meilleur support avec le monde extérieur

Il est évident que certains logiciels sont parfois un peu frais et que ça peut merder. Mais entre un logiciel un peu trop frais et un qui ressemble à une momie en voie de fossilisation, il y a un juste milieu à trouver, non ? 🙂

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Des logiciels victimes de l’évolution technologique : Synaptic et Brisk-menu, deux exemples parmi d’autres.

En allant sur le blog de Seb alias « Passion GNU/linux », je suis tombé sur un billet écrit le premier avril 2019 qui me semblait au premier abord avoir une odeur marine. Mais en lisant le contenu, je me suis aperçu que ce n’est pas franchement le cas.

Pour résumer, les mainteneurs de la Debian GNU/Linux ayant des emmerdes importantes avec Synaptic ont décidé de le retirer de la version principale, à savoir la saveur GNOME pour processeurs AMD/Intel.

La principale raison invoquée ? L’impossibilité de lancer Synaptic avec Wayland. Bug ouvert en 2016. De mémoire, Gnome propose d’utiliser la session Wayland par défaut depuis… Gnome 3.22 avec la Fedora 25. Même s’il a fallu bien attendre encore une ou deux versions pour être tranquille. Donc on va dire Gnome 3.26, ce qui remonte à septembre 2017…

Bref, même avec un cycle de vie de deux ans, il était prévisible que Synaptic soit un jour avec la tête sur le billot. Pour information, le code n’a plus évolué depuis… début 2017, dixit la page launchpad du projet.

Autant dire que le logiciel est plutôt au ralenti depuis environ deux ans. Mais ce ne sera sûrement pas le seul logiciel qui risque de souffrir d’une popularisation croissante de Wayland, que ce soit avec Gnome ou d’autres environnements. Je pense aussi à OBS Studio ou encore Simple Screen Recorder.

Ce n’est pas parce qu’un outil fonctionne qu’il ne faut pas adapter son code aux nouveautés qui interviendront tôt ou tard. Après, cela dépend de la qualité du code du dit logiciel.

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Les installateurs conviviaux pour Archlinux, c’est la fête du slip à la taille XXL ?

Étant un  vieil utilisateur d’Archlinux – j’ai commencé à utiliser la distribution GNU/Linux qui est devenu synonyme d’OS en mise à jour en flux constant, largement avant que Microsoft ne reprenne ce principe pour son espiogiciel géant MS-Windows 10.

En octobre 2014, j’exprimais tout le bien que je pensais de cette idée d’un installateur graphique pour Archlinux. J’ai depuis décidé de revoir un peu ma position, en la modérant très légèrement, même si je considère que cela cache le côté « technique » de la Archlinux.

Je tiens que pour écrire ce billet, j’avais besoin d’un album bien couillu, j’ai nommé « My Arms, Your Hearse » (« Mes bras, ton corbillard », tout un programme) d’Opeth sorti en 1998, l’album le plus dur de la discographie du groupe avec « Deliverance ». Fermons cette parenthèse rapide.

Pour mémoire, l’expression « fête du slip » désigne : un comportement sans-gêne, une situation qui dégénère ou devient absurde, un relâchement total. Merci au Wiktionnaire pour la définition.

Il y a deux méthodes principales pour installer une Archlinux. La traditionnelle, qui veut qu’on utilise les scripts d’installation. C’est la plus longue, et celle qui laisse le plus de maîtrise à l’utilisateur. C’est celle aussi qui demande le plus de connaissances.

Mais elle est considéré comme rébarbative, ce que je comprends aisément. Même si je propose régulièrement des tutoriels, je peux comprendre que des personnes voulant passer à Archlinux préfère avoir quelque chose de plus automatisé à se mettre sous la souris.

C’est ici que le bât blesse. C’est une fête du slip monstrueuse, car on trouve tout et n’importe quoi.

Un des premiers projets d’installateurs conviviaux dont je me souvienne, c’est le projet jadis connu sous le nom de CinnArch dont je parlais en août 2012, devenu depuis l’Antergos, dont le dernier billet que j’ai fait dessus n’était pas des plus tendres. C’était en décembre 2014. Faudra que je vois si des progrès ont été fait sur la NumixOS, car c’est plus une vitrine commerciale pour ce jeu d’icones qu’autre chose.

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En vrac’ rapide et libre.

En cette veille de vendredi 13, un petit en vrac’ rapide et libre.

Voila, c’est tout pour aujourd’hui !

Evo/Lution Linux, quelle évolution !

En avril 2014, j’étrillais la Evo/Lution, car ce n’était pas très reluisant à voir. Huit mois plus tard, le projet est reparti sur le bon pied, et après avoir abandonné l’installateur graphique au profit d’un installateur texte, nous propose en cette fin d’année 2014 une nouvelle ISO stable. L’ISO avec l’installateur 0.4.12 étant sortie le 14 décembre 2014.

J’ai donc récupéré l’ISO, et je l’ai installé directement en vidéo pour vous montrer le tout en action. Car après tout, Evo/Lution est un live avec installateur et non une distribution à part entière. La vidéo est un peu longue (40 minutes environ, mais elle est complète).

Mis à part l’obligation d’installer Cups, LibreOffice ou Mozilla Firefox à la main, ainsi que de devoir faire 3 ou 4 manipulations en ligne de commande, j’avoue que c’est le genre d’outil qui permet de gagner un temps monstre. Tenant à ce qui me sert de cheveux, je n’ai pas tenté une installation en UEFI.

Donc, si vous n’avez pas envie d’utiliser les tutoriels que je vous propose ou encore de suivre le wiki pour installer une Archlinux, cette méta-distribution vous sera bien utile. Autant dire que c’est un outil que je suivrais de très près en 2015.

Mes prédictions pour 2015… Autant se ridiculiser (ou pas) en beauté :)

Maintenant que le jour le plus attendu et le plus décevant de l’année est passé, je me livre comme chaque année au petit jeu des prédictions pour l’année 2015. Après le petit jeu effectué en 2014 avec un bilan pas trop mauvais, voici donc mes prédictions qui ne seront pas pires que celles des experts autoproclamés.

Commençons par la trollosphère du logiciel libre, pardon, le petit monde des distributions GNU/Linux. Pour moi, comme cela a pu être dit dans cet article anglophone de DataMation sur la diminution de nombre de distributions existantes, 2015 sera une année où une forme de rationalisation se fera encore plus sentir. Nombre de projets mettront la clé sous la porte, et ce ne sera pas une grande perte.

D’ailleurs, en un an, on est passé de 77 à 67 distributions basées sur Ubuntu et encore vivantes. Ce qui fait 23,50% des distributions indexées et encore vivantes. Soit près de 3 points de moins en un an…

Au contraire, une diminution permettra de rassembler les ressources éparpillés dans des projets complètement inutiles et déjà plus ou moins mort. Au risque de me faire traiter d’oiseau de mauvaise augure, je pense que Micro-R OS ou encore la PeachOSI ne verront pas le réveillon de Noël 2015.

Ainsi que certains projets, comme Chromixium (qui se veut être un clone de ChromiumOS) ou la Xubuntu revampée pour ressembler à MS-Windows 8.x, la Likemoresoft Cotton x64. Sans oublier la Devuan que je considère être l’avatar ultime de cette inutile et contre-productive guerre intestine des systèmes d’initialisation.

Sur le plan des distributions sérieuses, ce sera une année charnière pour au moins deux distributions : EvolveOS et Manjaro Linux. Pour EvolveOS, pour savoir si le projet arrive à se maintenir à flot et proposer des version bétas à destination des utilisateurs. Pour Manjaro Linux, c’est surtout l’arrivée de la nouvelle génération d’installateur graphique, « Calamares » pour la génération 0.9.x de la distribution qui va être un quite ou double pour cette Archlinux rationalisée.

Toujours pour le petit monde archlinuxien, je dois dire que je ne donne pas cher de l’Antergos, et qu’un projet comme Evo/Lution a de forte chance de prendre sa place.

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Evo/Lution ? Pourquoi un tel gachis de bande passante avec un projet… pas très utile au final ?

Oui, je sais, le titre est racoleur, mais cela est bien le cas. Mais avant de passer aux hostilités, expliquons ce qu’est la Evo/Lution.

ArchLinux est une distribution connue pour être assez élitiste dans la mesure où son installation demande de connaitre un minimum de ligne de commande et de savoir lire de la documentation… 🙂

Il y a des projets qui travaillent sur une ArchLinux plus humaine, et je peux citer l’excellente Manjaro Linux par exemple. Il existe cependant des projets qui promettent d’installer ArchLinux directement en mode graphique sans passer par un doctorat en ligne de commande. La plus célèbre ? Antergos anciennement connue sous le nom de Cinnarch.

La dernière fois que j’ai parlé de la Antergos, ce n’était pas en terme très positif, mais d’énormes progrès ont été fait depuis, au point que Manjaro Linux utilise une version de CnChi (l’installateur de la Antergos) pour la phase d’installation.

Mais vous connaissez le monde du libre, c’est celui des égos surdimensionnés. Il n’y a pas malheureusement que des Richard Matthew Stallman, Theo De Raadt, Linus Torvalds pour ne citer que trois grands noms du domaine. Il y a aussi des personnes qui veulent encore et toujours réinventer la roue. C’est le cas avec le créateur de la Evo/Lution.

Et pour l’égo surdimensionné, je vous conseille de lire la fin de l’article, ça vaut son pesant de… pop corn.

Je tiens à remercier La Vache Libre pour m’avoir informer de l’existence de ce projet.

Ce n’est pas une distribution installable, c’est un installateur live avec une configuration à rebuter les plus courageux testeurs. Tout au long, on a l’impression que la règle est simple : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? J’ai récupéré l’ISO la plus récente, à savoir la 09.11, et je l’ai testé dans une machine virtuelle.

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Comment j’ai apporté ma petit pierre à l’édifice… euh à Gnome 3.2.

En l’espace de deux jours, j’ai pu apporter ma petite pierre à l’édifice, et permettre aux codeurs de Gnome 3.2 de corriger un bug génant.

Tout commence hier, alors que je décide de faire mumuse avec l’agenda (calendrier ?) de Gnome 3.2, en clair, l’outil agenda d’Evolution.

Alors que j’avais pu sans trop de problème rajouter mon compte google agenda (que je gère aussi en parallèle avec l’extension lighting de Mozilla Thunderbird), au moment de la synchronisation, je me fais envoyer sur les roses, avec un message assez cryptique.


Impossible d'ouvrir le calendrier : Le code d'état HTTP renvoyé (6) est inattendu (Erreur lors de la lecture de données du connecteur TLS : The TLS connection was non-properly terminated.)

Je poste alors un commentaire sur le fil dédié du forum Archlinux. Ionut Biru (alias Wonder) m’oriente alors vers un bug déjà connu. La source du problème a été identifiée, mais manque de chance, le problème en question, concernant GNU TLS n’a pas été rapporté auprès des codeurs.

Après quelques péripéties, j’en informe les codeurs de GNU TLS, via le rapport de bug 107802.

Après une manipulation effectuée, il s’avère que le bug n’est pas dans GNU TLS, mais dans Evolution. Retour donc à la case départ. J’ouvre donc un rapport de bug sur l’outil de suivi de Gnome avec les infos du codeur de GNU TLS.

Finalement, le bug n’était pas dans Evolution, mais au fur et à mesure que les développeurs se sont refilés le problème dans le logiciel glib-networking. Après avoir eu un patch – que j’ai réussi à faire intégrer et vérifié, j’ai prévenu les codeurs qui ont intégré le patch. Reste à avoir le paquet à jour dans le dépot gnome-unstable, désormais.

Et c’est agréable d’avoir des affichages comme celui-ci… Surtout quand on a tendance à être un peu tête en l’air, comme c’est mon cas en ce moment 🙁

Agenda de Gnome 3.2 en actionComme quoi, le logiciel libre est vraiment intéressant… Car on peut participer de manière puissante, même en étant infoutu de rédiger le moindre petit programme en langage C !

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