Vieux geek, épisode 422 : Ah les télécartes !

Une fois n’est pas coutume, je ne vais pas parler d’informatique dans la série vieux geek, mais plutôt d’un élément qui a fait partie de la vie courante des enfants de la génération X, et aussi peut-être de la génération Y. Cet élément n’est pas très grand, de la même taille que les cartes bleues ou encore nos cartes vitale. C’était les télécartes.

Comme le nom l’indique, c’était des cartes qu’on utilisait avec les cabines de téléphone publiques en remplacement de la monnaie que l’on gardait précieusement pour téléphoner depuis l’extérieur. Indispensable quand on ne voulait pas être espionné par le reste de la famille quand on contactait un être proche.

Avant l’époque des téléphones portables qui ne devinrent abordables sur le plan des forfaits qu’avec l’arrivée de Free Mobile qui révolutionna les factures d’avant 2012. Je me souviens encore des forfaits avec une heure de communication par mois et une trentaines de SMS pour une trentaine d’euros. Oui, c’était une douille monumentale au final.

Mais revenons à nos cartes plastifiées. Le temps était décompté en unités. Soit 50, soit 120. On pourrait penser que l’unité correspondait à une minute de communication. Mais non. Cela dépendait de la distance du coup de fil, du fait qu’on soit en heures creuses ou pleines principalement. On regardait alors sur l’écran à cristaux liquides le solde d’unités restantes.

Qui n’a jamais écourté une conversation en disant « Je suis obligé de te quitter, j’ai bientôt plus d’unités », même si c’était faux ? Ou encore se faire rappeler au numéro indiqué au dessus du téléphone public, histoire de conserver les unités un peu plus longtemps ?

C’est finalement l’arrivée des téléphones portables – qu’ils soient à touches et clapets ou tactiles – qui a mis fin à l’épopée des télécartes. Toute une partie de la fin de mon adolescence et celle de mes premières années en tant qu’adulte. Et oui, ça commence à piquer maintenant !

Souvenir d’un vioque, épisode 5 : AAD, ADD et DDD, les sigles du début de la popularisation des CD audio.

Même si les CD audios remontent au début des années 1980, 1982 avec un album de Billy Joel, ils n’ont vraiment commencé à se populariser au début des années 1990. Entre temps, les vinyles puis les cassettes dominaient le marché de la musique enregistrée.

Mais pendant plusieurs années, sur la jacquette on trouvait un sigle de 3 lettres. La première concernait la capture du son. La deuxième, le mixage et la dernière la fabrication du CD lui même. On avait A pour analogique et D pour numérique, tiré de l’anglais digital.

On avait donc 3 options par qualité croissante :

  • AAD
  • ADD
  • DDD

Est-il besoin de s’étendre plus ? On se retrouvait parfois avec des CDs à peine meilleurs qu’un vinyle de bonne qualité. Cependant les sigles ont bien vite disparu. Je ne me souviens pas les avoir vu sur des CDs achetés au delà de 1996. Autant dire que c’était un vague souvenir qui m’est revenu en pensant à mes premiers CD… Toute une époque bien révolue, donc !

Vieux geek, épisode 348 : ah, les easter eggs de MS-Windows dans les années 1990.

Les easter egg en informatique, ce sont des fonctionnalités cachées qui la plupart du temps permet de connaitre qui est à l’origine de quel produit. Un site très fourni sur les easter eggs se trouve à l’adresse https://eeggs.com/

Dans les années 1990, les développeurs de Microsoft ont en mis partout, que ce soit dans MS-Windows ou dans les outils bureautiques, voire le navigateur internet. La pratique a été officiellement interdite chez Microsoft à compter de 2002. Dommage 🙁

Dans le cadre de ce court article, je vais parler des easter eggs concernant MS-Windows 3.1, MS-Windows 95 et 98.

Ce sont ceux que j’ai connu entre 1995 et 1999. Si l’easter egg de MS-Windows 3.1x est assez simple à trouver, celui de MS-Windows 95 est des plus capricieux. Celui de MS-Windows 98 est le plus avancé et aussi le plus multimédia des trois.

J’ai donc enregistrer une vidéo qui montre les easter eggs en action, même si celui de MS-Windows 95 m’a envoyé paître.

Vous l’avez vu – et merci youtube pour l’easter egg de MS-Windows 95 – c’était sûrement les parties les mieux codées de l’ensemble. Cela aurait été bête qu’un easter egg ne provoque un écran bleu de la mort.

Quant à l’easter egg bonus dans la vidéo, il ne faut pas oublier qu’à compter de MS-Windows 98, Internet Explorer faisait partie de l’OS, dixit Microsoft !

En vrac’ de veille de Noël…

Petit en vrac’ en cette veille de Noël – du moins au moment où j’écris l’article – le 24 décembre 2023.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • Pour les fans d’Ubuntu lourdement revampée, je demande la ZorinOS 17.
  • Dans le petit monde des distributions en rolling release, je demande celle basée sur Ubuntu, la Rhino Linux 2023.4.
  • Dans le petit monde des virtualiseurs, je demande Qemu 8.2.0.
  • L’internet des années 1990 vous manque ? Le site ALTEXXANET sera pour vous une bouffée de nostalgie.

Côté culture ?

Une petite vidéo qui parle de mon top 5 rétroludique pour l’année 2023. Oui, il n’y a quasiment que du Commodore, c’est ainsi !

Sur ce, bon week-end !

Vieux geek, épisode 342 : ARJ, l’archiveur des années 1990.

Depuis les débuts de l’informatique, on archive et compresse des données, quelque soit le type : texte, image, son, etc.

Au fil des années, il y a eu des archiveurs qui ont marqué leur époque. L’archiveur roi des années 1990, c’était ARJ qui offrait une compression plus poussée que le grand classique zip de PKZip.

Pour la petite anecdote, c’est avec une archive arj multi-volume – traduire plus de deux disquettes – que j’avais récupéré à l’époque de mon service militaire un certain économiseur d’écran, « Johnny Castaway », dont j’ai parlé dans le billet n°243 de la série vieux geeks, en décembre 2020.

ARJ ? Archiver by Robert Jung. Il existe toujours le site arjsoftware.com où on peut récupérer la dernière version en ligne de commande (sortie en 2012(??), la version 2.86) et la version pour MS-Windows, ARJ32 en version 3.20 qui apporte le support de MS-Windows 7 et 8.

L’archiveur était aussi puissant que complexe au niveau de sa ligne de commande. Mais le mieux est de vous le montrer en action.

Vous avez pu voir que les commandes et options sont plutôt nombreuses et sentent bon la grande époque du MS-DOS tout puissant. On aurait presque l’impression d’être devant des outils GNU de coreutils, pour les linuxien(ne)s qui lisent l’article.