Katana Desktop Environment, une continuation « castrée » de KDE 4 ?

Si KDE 3.5.x a le Trinity Desktop Environment comme continuation, KDE SC 4, donc la dernière version fut la 4.14.3 en novembre 2014.

Depuis, un développeur au pseudo de Fluxer a décidé de reprendre le code de QT4 et de KDE SC 4 pour le faire survivre. Comme c’est précisé sur la page GitHub officielle, « Katana is fork of KDE Software Distribution with emphasis on efficiency. »

Traduction rapide : « Katana est un fork du KDE Software Distribution avec une orientation sur l’efficience ». Car il faut dire que les logiciels empaquetés – que ce soit pour Debian, Archlinux ou FreeBSD offre une expérience plutôt fruste de l’ensemble.

De plus, les traductions ne sont supportées que pour Debian. Ce qui est un peu ennuyeux. La compilation ? Je l’ai effectué dans mon instance WSL2 qui fonctionne avec une Archlinux. Les paquets et l’ordre de compilation ?

  1. katie-git, la continuation de QT4
  2. Ariya Icons
  3. Katalibs
  4. Katana Workspace
  5. Katana ExtraApps

Le tout a demandé un petit quart d’heure. Ensuite, j’ai mis les paquets créés sur une clé USB. En partant d’une Archlinux avec Xfce, j’ai fait recopier l’ensemble et fait installer le tout avec un petit sudo pacman -U *.

Après avoir purgé Xfce 4 et ses dépendances, j’ai fait redémarrer l’ensemble pour que le Katana Desktop Environment puisse être le seul installé.

Vous l’avez vu, c’est vraiment une version en cours de développement. Il y a parfois des crashes, et il est dommage que les traductions soient incomplètes. Mais c’est un projet qu’il sera intéressant de suivre pour savoir où il va, et dans quel état il se trouve.

Sur ce, bonne journée !

Sonic DE, la « dewaylandisation » de Plasma ?

Jusqu’à récemment, je n’avais jamais entendu parlé de Sonic DE. Autant que je connaissais la continuation du code de KDE 3.5 sous le nom de Trinity Desktop Environment, celle de KDE 4 avec le projet Katana DE qui semble encore être actif en ce 19 mars 2026 où je rédige ce billet, autant Sonic DE m’était complètement inconnu.

Son but est simple : préserver et améliorer le code de KDE pour X11, que ce soit avec le vieillissant Xorg ou le fringant XLibre. Et il ne forke qu’une partie des programmes, à savoir Kwin (sous le nom de Sonic Win), des composants Plasma Workspace, et propose un thème spécifique pour l’environnement et SDDM.

Et comme pour de nombreux projets libres, on peut en trouver des traces sur le dépôt communautaire AUR.

Sonic DE, ordre de compilation, en se basant sur le métapaquet sonicde-meta pour la liste.

  1. sonic-screen-Library
  2. sonic-win
  3. sonic-workspace
  4. sonic-x11-session
  5. sonic-desktop-interface
  6. sonic-silver-sddm
  7. sonic-silver-theme
  8. sonic-system-info

On part d’une base Archlinux, avec pacman-contrib, base-devel, Xorg et yay pour se simplifier la vie lors de la récupération des recettes d’AUR.

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De Gnome vers KDE, récit d’une migration sans trop de casse.

D’aussi loin que je puisse me souvenir, j’ai toujours utilisé des environnements utilisant GTK, que ce soit Gnome 2.x, 3.x, 40 et suivants, Xfce ou encore Mate. J’avais bien fait une escapade de quelques semaines sous KDE 4.3 en 2009. Donc, ça faisait 17 ans – en arrondissant – que j’étais resté dans la même famille.

Mais pourquoi migrer après tant d’années ? D’un côté, la lassitude de Gnome, la trop grande légereté de Xfce et le développement ralenti de Mate ont été des facteurs qui sont entrer en ligne de compte. Pas que je n’aime plus Gnome, mais son ergonomie commence à me lasser. Les restrictions constamment appliquées, les limites de Nautilus, ou encore le fait qu’il faille jouer des extensions pour avoir quelque chose de vraiment utilisable – quoique je n’abusais pas des extensions justement ! – m’ont lassé.

Autre point, sur les machines virtuelles que je garde pour des expériences plus ou moins long terme, que ce soit la NixOS unstable, la Mageia 10 alpha ou encore la Chimera Linux, dans les trois cas je me suis dirigé vers KDE. Et pour les images ISO que je teste, dans 75% des cas, c’est Plasma qui est installé.

Donc il était logique que je passe mon portable un peu poussif à cause d’un disque dur mécanique – j’ai bien un SSD, mais après avoir démonté 16 vis, j’ai été coincé par le lecteur optique qui se mettait en travers de mon chemin – de Gnome vers Plasma.

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On peut très bien être libriste à visage humain et utiliser MS-Windows 11 en parallèle de Linux.

C’est mon cas. Dans 6 semaines – au moment où je rédige ce billet le 14 février 2026 – cela fera un an que j’ai migré mon PC fixe d’Archlinux vers MS-Windows 11. Comme je l’avais expliqué à l’époque, c’est pour des raisons d’ordre professionnel que j’ai fait la migration.

Donc depuis plus de 10 mois, j’utilise sans trop de problèmes et avec une importante logithèque libre une installation de MS-Windows 11 écrémée grâce à Tiny11. Je n’ai eu qu’un seul bug chiant durant cette année : une très courte période où quand on utilisait le thème sombre de MS-Windows 11, on avait un rapide flash blanc dans l’explorateur de fichiers. Bug résolu en l’espace de quelques jours.

Oui, je sais, il y a eu une faille de sécurité dans le bloc notes de MS-Windows, mais encore faut-il ouvrir un fichier markdown créé pour l’occasion. Autant dire que même si la sévérité est importante, la mise en œuvre est parfois un peu chiante. Faille corrigée dans le patch tuesday de février 2026, sorti le 11 février.

Donc mis à part les personnes ne sachant pas qu’est une mise à jour et pourquoi l’appliquer, on est tranquille.

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Ah, le moutonisme dans le monde du logiciel libre…

Et plus précisément dans le petit monde des distributions GNU/Linux. Il y a toujours eu de effets de mode, souvenez-vous il y a quelques années la mode du flat pour les icones… Ou encore de la période où tous les « designers » ne juraient que par Numix et ses variante… Ou encore les distributions immuables plus récemment.

Ce sont bien entendu les premiers exemples qui me viennent à l’esprit. En ce moment, une des modes, c’est le duo Hyprland (un gestionnaire de fenêtres pour Wayland) avec Archlinux.

Depuis qu’Omarchy a ouvert la voie à ce duo, les projets y ressemblant commencent à pululer comme des bactéries dans un bouillon de culture.

Sur le détesté Distrowatch, j’ai pu trouver une dizaine de projets proposant le duo Arch + Hyprland, Omarchy incluse. Bon, toutes ne sont pas aussi « réduite » à ce duo, mais il commence à prendre de l’importance.

Autant que je peux comprendre que nombre de projets utilisent soit Cinnamon, soit Xfce, soit Plasma pour draguer les utilisateurs de MS-Windows… Mais ce n’est pas dans la cible d’Hyprland.

Si vous avez une explication pour cette floraison de projets avec Hyprland, je suis preneur. Merci ! Car mis à part se prendre pour un h4ck3rz, je ne vois pas vraiment.