Vieux Geek, épisode 172 : Magnaram de Quaterdeck, le compresseur de mémoire à peu près fonctionnel ?

Ah, la mémoire vive. Cela a été longtemps le talon d’Achille des ordinateurs. Dans un des premiers articles de la série vieux geek écrit en août 2012, je me moquais gentiment des outils magiques qui promettaient d’augmenter la taille de la mémoire vive disponible sans passer par l’ajout de mémoire en dur.

C’était la plupart du temps des outils aux résultats peu convaincants. Rien ne pouvait vraiment améliorer la situation, mis à part rajouter ou remplacer une ou plusieurs barrettes de mémoire vive. Cependant, un outil de compression de mémoire à peu près fonctionnel a existé. Ce fut Magnaram de Quaterdeck qui exista dans les années 1995-1996.

C’est via WinWorld PC que j’ai pu mettre la main sur l’ultime version de ce compresseur de mémoire – et de fichier d’échange – qui est sorti en 1996 sous le nom de MagnaRam 97.

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En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac…

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

C’est tout pour aujourd’hui !

Bon week-end 🙂

Ah, les « abus et facilités » de langage dans la vie courante…

Avant de penser que je vais me lancer dans des grandes digressions linguistiques, je tiens à préciser que je vais uniquement parler dans cet article des abus de langage les plus courants. Ceux qui tiennent de figures de style classique comme l’antonomase (utilisation d’un nom propre ou d’une marque pour désigner un objet comme le frigo qui est l’abréviation de la marque Frigidaire pour le réfrigérateur), les métonymies (utilisation d’un mot pour désigner une idée) ou sa variante la synecdoque.

Dans un article dont j’ai été obligé de clore les commentaires prématurément car cela partait en arachides, il y a un abus de langage, on pourrait dire une synecdoque – à moins que ce soit une métonymie ? – où le sigle BSD était mal interprété.

Dans le domaine informatique, quand on dit BSD, on pense immédiatement à des systèmes d’exploitations à la Unix qui reprennent des normes développées par l’université de Berkeley à la fin des années 1970 et durant les années 1980. Berkeley prit Unix V6, lui rajouta une trousse d’outils qui devint connu sous le nom de Berkeley Software Distribution, qu’on peut traduire par Distribution de logiciels de Berkeley. D’une trousse à outils, on est arrivé à la 4ème génération à un système d’exploitation à part entière.

Les BSD libres actuels que ce soit NetBSD dont est tiré OpenBSD et FreeBSD ont tous pour origine le port pour ordinateur à base de processeur Intel 386 du code de 4BSD.

Donc par abus ou plutôt facilité de langage, même s’il ne doit plus rester plus grand chose du code du BSD d’origine dont le développement s’est arrêté en 1995, les OS que sont FreeBSD, NetBSD, OpenBSD n’usurpent en rien le nom de l’université et en sont la survivance.

Mais prenons un autre exemple. Si vous voyez une voiture de la marque Peugeot avec un 208 sur le coffre, vous allez dire quoi quand vous en parlerez à quelqu’un d’autre : « J’ai vu une Peugeot 208 » ou « J’ai vu une 208 » ?

Je penche pour la deuxième hypothèse, car la marque est sous-entendue dans ce cas. De même pour les personnes nées jusqu’au milieu des années 1980 qui ont connu les magnétoscopes, elles en parleront en utilisant le terme de VHS, une création d’une entreprise du nom de JVC.

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Clevermind, le casse-tête pour Amstrad CPC qui vous fera détester les coccinelles.

J’ai eu l’occasion de le dire plusieurs fois, j’admire la puissance de la scène Amstrad CPC plus d’un quart de siècle après la fin de la production des ordinateurs 8 bits.

En 2018, le sublime « The Shadow of Sergoth » est sorti. Kukulcan qui s’occupe du site CPC-Power est aussi un programmeur et a décidé de proposer un casse-tête au principe assez basique : Clevermind. On y joue le rôle d’une coccinelle qui a faim et qui doit manger toutes les feuilles d’un niveau.

Kukulcan s’est amusé à pondre des niveaux plus sadiques les uns que les autres… Et il y a 50 niveaux à franchir. J’ai été bêta-testeur des premières versions et je dois dire que le jeu a vraiment évolué depuis la première version de développement que j’ai reçu. Zisquier sur sa chaine youtube y a consacré deux ou trois vidéos, basé sur une version bêta avancée du jeu.

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Vieux Geek, épisode 171 : Daikatana, quand John Romero rate un FPS…

John Romero est un nom mythique dans le domaine du FPS. On lui doit le premier épisode de Doom et d’autres niveaux aussi, une partie des niveaux de Doom 2, et l’excellent Sigil sorti en 2018 pour les 25 ans du premier Doom.

En 1996, après la sortie de Quake, il quitte plus ou moins diplomatiquement id Software pour fonder Ion Storm en compagnie d’un autre ancien d’id Software, Tom Hall. Le studio commence le développement d’un FPS basé sur le moteur de Quake 2, Daikatana.

Celui-ci devait sorti pour Noël 1997, il ne sortira qu’en avril 2000. Outre le fait qu’il est dépassé technologiquement – Quake 3 Arena, Half Life et Unreal sont passés par là – mais le jeu est chiant au possible, bien qu’il propose pas mal de choses intéressantes.

Son scénario est un brin alambiqué : on doit retrouver un grand méchant qui a balancé une épée magique, le Daikatana. Cette épée a le pouvoir de faire voyager dans le temps… Bref, on se demande si à la sortie du jeu, il restait de la moquette chez Ion Storm.

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