« The Key », le premier jeu point’n’click de l’Amstrad CPC.

Les jeux point’n’click ont eu leurs beaux jours sur des plateformes comme l’Atari ST, le Commodore Amiga ou encore les PCs. Des séries comme les « King Quest », « Space Quest », « Leisure Suit Larry » ou encore « Monkey Island » ont donné l’occasion à des pléthores de joueurs et de joueuses de s’arracher les cheveux par poignées entières.

C’est un genre qui est toujours développé, comme je l’avais montré dans un vieil article sur le jeu « The Third Wish » en octobre 2023.

Ce qui fait la différence avec « The Key » ? C’est que c’est le premier jeu du genre sur Amstrad CPC. Au moment où je rédige cet article, le 28 avril 2024, il n’existe qu’en espagnol. Cependant des versions anglaise et française sont prévues.

Le scénario ? Je recopie la traduction de la page officielle du jeu. Mon espagnol – dans lequel je me suis replongé récemment – étant un peu rouillé, je suis passé par deepl.

Il y a quarante ans, un événement terrible s’est produit. Les personnes impliquées l’ont dissimulé, ne laissant que des cassettes en guise de témoignage, afin qu’une telle atrocité ne soit pas oubliée et répétée à l’avenir. Aujourd’hui, nous avons trouvé l’une de ces cassettes…

Entrez dans la première aventure point and click à la troisième personne pour Amstrad CPC et résolvez les mystères de Carfax Manor tout en découvrant la terrifiante vérité.

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Les jeux d’aventure textuels et semi-graphiques, un retour en grâce ?

J’ai toujours aimé les jeux d’aventure textuels, même si la proportion de titres anglophone tourne dans les 95%. J’ai remarqué que depuis un an à 18 mois, ce genre de jeu est revenu en grâce.

Je pourrais citer des titres comme le port de « Bronx » sur le Commodore 64 et le Commodore Plus/4 – comme je l’ai évoqué dans un article « En vrac’ de fin de semaine ». Voici son longplay :

J’ai parlé courant mars 2004 du jeu « Castle Quest » que j’ai bien aimé, quoiqu’un peu court au final. J’avais enregistré un longplay du titre.

J’aurai pu citer un autre titre comme Nesterin Trail » qui est assez sympatique. Ou encore  « The Curse of Rabinstein » ou « The Ghosts of Blackwood Manor » de Stefan Vogt.

Dans le monde francophone, il serait difficile de passer à côté de l’excellent « L’ile Tristam » de Hugo Labrande.

Donc si quelqu’un vous dit que les jeux d’aventure textuel, c’est dépassé, montrez-lui cet article.

Bonnes découvertes !

Vieux geek, épisode 345 : Lindows, ou quand Linux avait une tronche à la MS-Windows…

Depuis que les distributions GNU/Linux existent, il y a toujours eu des tentatives pour proposer une ergonomie générale ressemblant à celle de MacOS – comme avec le projet PearOS que les vieux de la vieille se rappelleront ou encore ElementaryOS et CutefishOS – ou encore MS-Windows. Pour ce dernier, faire la liste serait longue et ennuyeuse.

Parmi les derniers projets dans cette catégorie, on peut citer la DGLFI Wunbuntu (la continuation de WindowsFX ?) ou encore la FreeSpire 10 proposée par PC/OpenSystems LLC.

C’est justement à cette dernière dont nous allons faire un historique rapide. Tout commence en 2002. Une entreprise du nom de Lindows Inc propose une distribution basée sur la Debian GNU/Linux de l’époque en lui mettant une interface à la Windows. Il y aura en l’espace de deux ans les versions 1.x, 2.x, 3.x et 4.x.

Microsoft voyant d’un mauvais oeil ce projet fait entendre sa voix, et les dernières versions du projet seront les 4.5 et 5.x en 2004/2005. Xandros rachetera le projet et l’abandonnera dans la foulée. Il faudra attendre 2017 pour que le projet renaissence de ses cendres avec l’intervention de PC/OpenSystems LLC qui proposera un duo Linspire (à 29,99$ la license simple en téléchargement sans support technique) et FreeSpire qui sera gratuite.

Mais revenons à Lindows. À l’époque, proposer une interface à la MS-Windows en bidouillant le KDE 3.x contemporain est une idée assez neuve. Il y avait bien eu des adaptations de fvwm pour le faire ressembler à MS-Windows 95, mais on était loin de ce que proposait Lindows.

Outre un ancêtre des « applications store » dénommé Click’n’run, on avait aussi une version revampée de la suite Mozilla, le support intégré d’Adobe Flash – et oui à l’époque Flash était incontournable – et plein de petites choses qui sont évidentes de nos jours. Cependant, il y a un hic, Lindows n’est disponible qu’en anglais.

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Le rétro-ludique, c’est bien, même si c’est parfois laxatif…

Vous avez pu le lire et le comprendre, j’adore le rétro-ludique. Je prends un plaisir non négligeable à lancer des jeux sur des ordinosaures qui sont – à cause de la mode du vintage – devenus inabordables alors qu’il y a encore 5 ans, on les trouvait pour une poignée de biftons.

Oui, je regrette de ne pas avoir pu m’équiper il y a quelques années. Si je devais avoir un exemplaire de chaque ordinosaure pour lequel je trouve des jeux qui me parlent, il me faudrait trouver :

    • Un Amstrad CPC 6128/6128+ avec son écran
    • Un ZX Spectrum
    • Un BBC Micro
    • Un Atari 800XL ou 130XE
    • Un Commodore Vic20 avec la cartouche PenUltimate 2+ pour les différentes configurations mémoire
    • Un Commodore PET 4032 ou un miniPET (qui semble être indisponibles désormais)

Et encore, je suis resté dans les principaux. Il faudrait que je trouve pour chacun un lecteur de carte SD à l’image du SD2IEC qui équipe mon Commodore 64.

Pour le côté laxatif que j’ai abordé dans le titre, quand j’ai envie de lancer des jeux sur mon vrai Commodore 64, il faut que je branche :

  1. Le cable vidéo composite entre le Commodore 64 et mon téléviseur
  2. Le cable d’alimentation électrique du Commodore 64
  3. Le SD2IEC branché sur le port cassette avec un cable connecté au port IEC
  4. Ma cartouche FinalCartridge III+ pour un chargement plus rapide des images disquettes d64
  5. Le joystick sur le port controleur 2

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Vieux geek, épisode 344 : QBasic Money Manager, l’ancêtre de Microsoft Money.

Nous sommes en 1991. Microsoft sort la version 5.0 d’une de ses vaches à lait, j’ai nommé MS-DOS. Même si MS-Windows 3.0 est sorti un an plus tôt, MS-DOS est toujours l’OS principal des PCs de l’époque. Il faudra attendre encore un an pour que MS-Windows 3.1 ne sorte.

Mais restons avec MS-DOS. Dans les programmes Basic proposés avec l’OS, on a le jeu de gorilles qui se tatannent la gueule à grand coup de bananes, il y a aussi un programme qui s’appelle money.bas. Oui, le même nom que le logiciel bien connu de Microsoft qui a commencé sa carrière en 1991 pour MS-Windows 3.0.

Il suffit d’ouvrir et de lancer le programme, avec la combinaison touche maj + F5. Et on a droit à un logiciel de gestion de finances – uniquement en anglais – qui apparait. L’écran titre est parlant… QBasic Money Manager, autant dire que l’on est dans le même ordre d’idée du logiciel qui a été développé entre 1991 et 2008 pour aider les utilisateurs à gérer leurs finances.

Mais le mieux, c’est de voir l’ensemble en action, même s’il est assez austère.

Évidemment, on est dans un logiciel simplifié et qui n’est pas aussi puissant que MS Money lui même, mais cette version est un peu un prototype de MS-Money, mais uniquement pour MS-DOS. La version de Microsoft Money sera quand même largement plus évoluée, comme vous avez pu le voir dans la vidéo.