Vieux geek, épisode 411 : Ah la grande époque des jeux vidéo qui ne sortaient qu’une fois finis…

Quand j’ai commencé l’informatique personnelle, en 1988, j’avais acheté quelques logiciels – ludiques ou pas – pour mon Amstrad CPC 6128. Bien entendu, il y avait les limitations des ordinateurs 8 bits, mais pour une personne qui ne connaissait presque rien en informatique à l’époque, c’était de la magie à l’état pur.

Et surtout, il y avait quelque chose de complètement différent avec les jeux des années 2020. Les équipes de développement devaient se sortir les doigts du cul pour pondre des jeux à la fois plaisant et esthétique. Mais il y a une espèce de peste, c’était les ports en provenance du ZX Spectrum sans rien modifier ou presque.

J’avais parlé des Speccy ports en janvier 2017. Et je ne sais combien de jeux ont été ainsi porté à la va-vite, juste histoire de sortir quelque chose.

En clair, les jeux sortaient quand ils étaient terminés, peu importe que ce soit de sombres merdes ou des réalisations de qualité. L’arrivée des premiers jeux à correctifs post publication, ça remonte au jeu vidéo sur le PC, vers 1992-1993. En effet, quand Doom est sorti fin 1993, il connaitra les versions 1.0, 1.1, 1.2, 1.25 (si, si c’est possible), 1.666 (en synchronisation avec Doom II), 1.7, 1.8 et 1.9. Le tout entre 1993 et 1995.

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Vieux geek, épisode 410 : Clearview de Wang, un demi MS-Windows 3.0 ?

Il est bien connu que MS-Windows n’a commencé à avoir du succès qu’avec sa version 3.0 sorti en 1990. MS-Windows 2.x dont j’ai parlé en mars 2019 avait connu quelques évolutions intéressantes, dont le fait d’avoir des fenêtres flottantes et superposables, ce qui vaudra un procès intenté par Apple.

Cependant, cela n’a pas empêché des éditeurs tiers de proposer des surcouches pour rendre l’utilisation de MS-Windows plus agréable. Parmi eux, il y a Wang qui proposa entre 1989 et 1990 son Clearview qui se rapproche vraiment de l’ergonomie générale de MS-Windows 3.0. Peut-être que des captures d’écrans avaient fuité dans des articles et Wang s’en est inspiré.

Clearview vient sur une disquette et l’installation se fait en mode graphique. D’ailleurs, dans la vidéo ci-dessous, je n’ai pas hésité à vous montrer l’installation de la surcouche qui claquait pas mal pour l’époque. Sans oublier une interface qui reprend pas mal d’éléments graphiques de ce qui fera le succès de MS-Windows 3.0 quelques mois plus tard.

Vous l’avez vu, modulo le fait que ce soit en monochrome, on retrouve des éléments intéressants. Mais on est loin par endroit de ce qui fera le succès de MS-Windows 3.0. Peut-on parler d’un MS-Windows 2.5 ? On peut le dire ainsi 🙂

Vieux geek, épisode 409 : Microsoft MS-DOS Manager, l’ancêtre du DosShell.

En mars 2020, je parlais de l’interface DosShell développée par Microsoft, le temps que MS-Windows devienne vraiment populaire. Mais DosShell n’arrivait pas de nulle part.

En effet, à l’époque de MS-DOS 3.3 – donc vers 1987-1988 – Microsoft a proposé une interface rudimentaire bien que pilotable à la souris – si on avait les bons pilotes installés – du nom de MS-DOS Manager. On avait une présentation à la Norton Commander, avec la possibilité d’avoir une ou deux colonnes où était listé les programmes, que ce soit sur disque dur ou sur disquettes.

On pouvait faire pas mal de petites choses, dont la gestion classique des fichiers (copier, coller, renommer, etc). On avait aussi accès à un MS-DOS classique – un peu comme la fonction équivalente sous MS-Windows 3.1. J’ai donc fait chauffer 86-Box – pour une raison obscure PCem refusait de se lancer – pour créer un PC XT avec un disque dur de 20 Mo (une folie à l’époque !) et avec un MS-DOS 3.3 en français.

Et j’ai enregistré la vidéo ci-dessous.

Vous l’avez vu, il y avait déjà quelques points communs avec le DosShell, même si celui-ci est plus évolué. Et je me demande combien de personnes ont utilisé le MS-DOS Manager ou le DosShell. Car côté productivité, c’était pas la joie ! Il faut dire que je n’ai connu MS-DOS qu’avec son ultime version indépendante, la 6.22.

Si vous avez utilisé MS-DOS auparavant avec le DosShell ou le MS-DOS Manager, je suis preneur en commentaires 🙂

Ah, le chargement des jeux depuis les cassettes… Toute une époque.

Je dois dire que j’ai « échappé » à ce genre de jeux avec mon premier ordinateur qui était un Amstrad CPC 6128, donc avec des disquettes 3 pouces.

Je considérai – à tort ou à raison – que le chargement par cassette, ça prenait 7 ou 8 minutes, que c’était aussi un peu moins fiable que les disquettes. Il est vrai que quand mon ordinateur principal était le 8 bits d’Amstrad, j’appréciais la vitesse du lecteur de disquettes.

Il m’a fallu attendre de tomber dans le chaudron magique du Commodore 64 pour envisager de me procurer des jeux sur cassettes. Outre le fait que cela supporte les auteurs, ça permet d’avoir les médias d’époque, avec leurs avantages et inconvénient.

J’ignore si cela était répandu, mais certains jeux sur cassettes – la majorité ? – utilisaient des accélérateurs de chargement pour grapiller de précieuses secondes, voire minutes pour les jeux les plus gourmands.

Il y a aussi des technologies un peu plus « moderne » comme le Turbo Tape pour accélérer le chargement. Mais ce n’est pas le sujet de cet article. Peut-être que cela sera présenté durant un live avec Baba Orhum ? On verra bien. Mais pour vous montrer que le chargement depuis une cassette n’est pas aussi rébarbatif que la légende veut bien le laisser entendre, j’ai enregistré deux vidéos depuis mon téléphone portable. Une pour montrer le chargement Vegetables Deluxe et l’autre avec l’excellent ROGUEish.

J’espère vous avoir montré que le chargement cassette n’est pas si horrible que cela.

Sur ce, bonne journée !

Être branché rétroludique, ça nécessite de parfois utiliser des composants ou équipements modernes.

Dans l’idéal, le rétroludique se joue sur l’ordinosaure ou consolausore dédié, avec les manettes ou joystick d’époque, et si possible avec les périphériques d’époque.

Orienté rétroludique Commodore 64 sur le tard – je n’ai jamais eu cet ordinateur étant adolescent – j’ai bénéficié d’un don pour le C64 « boite à pain » que j’utilise régulièrement. J’ai évoqué dans un billet publié le 16 janvier 2026 que suite à la défaillance du SID équipant mon C64, je me suis replié sur l’option Swinsid qui – si elle est intéressante – souffre de problèmes de compatibilité avec certains jeux.

J’adore le Quickshot que j’ai pu me procurer, mais pour certains jeux, ce n’est pas l’idéal. C’est ainsi qu’est arrivé dans mon équipement rétroludique un gamepad CX78+ – dont le joystick est amovible – officiellement dédié aux consoles Atari 2600/2600+/7800. Mais comme Atari avait établi un standard avec son port DB9, la plupart des ordinosaures des années 1980 sont compatibles.

J’ai pu le tester sur quelques jeux – j’en ai plus de 80 en stock – et c’est un vrai plaisir à l’utilisation. Pour l’excellent « Rise of Babylon » – dont j’ai parlé le 28 janvier 2026 – c’était un vrai bonheur à l’utilisation. Captures d’écran à l’appui 🙂

Et oui, mon score n’est pas extraordinaire, il est honnête 🙂

Par contre, pour « Quarx », j’ai été obligé de démonter la manette qui est trop sensible, pour jouer uniquement au pad. Ou simplement je dois nécessiter un peu plus d’entrainement pour éviter les fausses manipulations.

J’ai aussi testé « Shift » et « Vegetables Deluxe ». J’ai loin d’avoir tout tester, je me garde cela pour d’autres sessions de jeux 🙂

Si vous cherchez un gamepad pour votre ordinosaure – sous réserve de compabilité – le CX78+ sera pour vous. Il existe aussi une version sans fil, mais je préfère le filaire. Les goûts et les couleurs… 😀

Sur ce, je vous laisse.