Bientôt 29 ans sur Internet… Quel voyage !

Si de nos jours avoir un accès internet est devenu la norme, j’ai fait parti de la première génération d’internautes en France. Celle des années 1995 à 2000. C’est en août 1997 que nous recevons dans la boite aux lettres un courrier un peu épais. Il contient un CD pour un fournisseur d’accès à Internet. De mémoire, il s’appelait France Explorer. Aucun abonnement à payer, juste les communications, comme fera Free à partir de 1998.

Je me souviens que le premier site internet que j’ai visité, c’était celui d’Id Software qui travaillait alors sur le futur Quake 2. Ensuite, c’est assez flou. Cependant à l’époque les FAI purs ont moins de succès qu’AOL, Compuserve, MSN ou encore le français Infonie. Ce sont des services en ligne avec accès à la toile. Je me souviens encore d’AOL – popularisé par le film de Nora Ephron « You’ve got m@il », « Vous avez un mess@ge » avec Tom Hanks et Meg Ryan – et aussi de Compuserve où les utilisateurs étaient connus sous la forme d’une série de chiffres.

Ensuite, entre les rachats de FAI entre eux, l’arrivée du troublion Free et son accès gratuit à Internet – j’ai encore le courrier reçu courant 1998 dans mes archives – et d’autres comme Liberty Surf par exemple – pour les autres, ma mémoire me joue des tours – la bulle internet et ses sites mythiques comme MultiMania, Altern.org, Kelkoo, ou encore le fameux boo.com qui fut la première faillite dans le monde de ce qu’on appelait alors la Nouvelle économie, la naissance de Google comme moteur de recherche épuré, surtout aux grands noms de l’époque comme Yahoo ou Altavista, tellement de choses sont passées.

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Vieux geek, épisode 412 : 1989 et Tetris pour la Gameboy…

Oui, j’ai écrit la Gameboy, car je sous entend la console portable. En 1989, j’avais 15 ans, les hormones en furie et un caractère pourri. Je passais mes débuts d’après-midi dans la maison des jeunes de la ville où se trouvait mon lycée, et j’ai pu découvrir là-bas la joie des bornes d’arcade, avec le jeu qui m’a le plus marqué à l’époque, à savoir la version de Tetris…

J’ai développé alors pas mal d’atomes crochus avec ce jeu. Cette même année, Nintendo frappe un coup de maître dans le domaine des consoles de jeux portables avec la Gameboy, son écran vert et gris et surtout Tetris proposé par défaut comme cartouche de jeu.

Je dois dire qu’il a fallu que j’attende 2026, soit 37 longues années pour enfin vivre l’expérience de Tetris sur la console de Nintendo. Et j’avais compris pourquoi j’étais tombé amoureux de ce genre de jeux. Principes assez simples, la maîtrise nécessitant des mois, voire des années pour y arriver.

J’avais parlé en août 2021 du Tetris originel, celui développé par Alexei Pajitnov sur l’Electronica 60.

Ayant pu mettre la main récemment sur la rom de Tetris pour la Gameboy. J’en ai profité pour faire une vidéo avec l’émulateur qui va bien. Oui, ça fout un coup sur la nuque.

Je dois dire que j’ai particulièrement aimé la présence d’un deuxième mode de jeu, le niveau unique avec l’option de rajouter des lignes partiellement remplies. Sans oublier l’existence de deux musiques en supplément de la classique qu’on entend tout le temps.

Vieux geek, épisode 411 : Ah la grande époque des jeux vidéo qui ne sortaient qu’une fois finis…

Quand j’ai commencé l’informatique personnelle, en 1988, j’avais acheté quelques logiciels – ludiques ou pas – pour mon Amstrad CPC 6128. Bien entendu, il y avait les limitations des ordinateurs 8 bits, mais pour une personne qui ne connaissait presque rien en informatique à l’époque, c’était de la magie à l’état pur.

Et surtout, il y avait quelque chose de complètement différent avec les jeux des années 2020. Les équipes de développement devaient se sortir les doigts du cul pour pondre des jeux à la fois plaisant et esthétique. Mais il y a une espèce de peste, c’était les ports en provenance du ZX Spectrum sans rien modifier ou presque.

J’avais parlé des Speccy ports en janvier 2017. Et je ne sais combien de jeux ont été ainsi porté à la va-vite, juste histoire de sortir quelque chose.

En clair, les jeux sortaient quand ils étaient terminés, peu importe que ce soit de sombres merdes ou des réalisations de qualité. L’arrivée des premiers jeux à correctifs post publication, ça remonte au jeu vidéo sur le PC, vers 1992-1993. En effet, quand Doom est sorti fin 1993, il connaitra les versions 1.0, 1.1, 1.2, 1.25 (si, si c’est possible), 1.666 (en synchronisation avec Doom II), 1.7, 1.8 et 1.9. Le tout entre 1993 et 1995.

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Vieux geek, épisode 410 : Clearview de Wang, un demi MS-Windows 3.0 ?

Il est bien connu que MS-Windows n’a commencé à avoir du succès qu’avec sa version 3.0 sorti en 1990. MS-Windows 2.x dont j’ai parlé en mars 2019 avait connu quelques évolutions intéressantes, dont le fait d’avoir des fenêtres flottantes et superposables, ce qui vaudra un procès intenté par Apple.

Cependant, cela n’a pas empêché des éditeurs tiers de proposer des surcouches pour rendre l’utilisation de MS-Windows plus agréable. Parmi eux, il y a Wang qui proposa entre 1989 et 1990 son Clearview qui se rapproche vraiment de l’ergonomie générale de MS-Windows 3.0. Peut-être que des captures d’écrans avaient fuité dans des articles et Wang s’en est inspiré.

Clearview vient sur une disquette et l’installation se fait en mode graphique. D’ailleurs, dans la vidéo ci-dessous, je n’ai pas hésité à vous montrer l’installation de la surcouche qui claquait pas mal pour l’époque. Sans oublier une interface qui reprend pas mal d’éléments graphiques de ce qui fera le succès de MS-Windows 3.0 quelques mois plus tard.

Vous l’avez vu, modulo le fait que ce soit en monochrome, on retrouve des éléments intéressants. Mais on est loin par endroit de ce qui fera le succès de MS-Windows 3.0. Peut-on parler d’un MS-Windows 2.5 ? On peut le dire ainsi 🙂

Vieux geek, épisode 409 : Microsoft MS-DOS Manager, l’ancêtre du DosShell.

En mars 2020, je parlais de l’interface DosShell développée par Microsoft, le temps que MS-Windows devienne vraiment populaire. Mais DosShell n’arrivait pas de nulle part.

En effet, à l’époque de MS-DOS 3.3 – donc vers 1987-1988 – Microsoft a proposé une interface rudimentaire bien que pilotable à la souris – si on avait les bons pilotes installés – du nom de MS-DOS Manager. On avait une présentation à la Norton Commander, avec la possibilité d’avoir une ou deux colonnes où était listé les programmes, que ce soit sur disque dur ou sur disquettes.

On pouvait faire pas mal de petites choses, dont la gestion classique des fichiers (copier, coller, renommer, etc). On avait aussi accès à un MS-DOS classique – un peu comme la fonction équivalente sous MS-Windows 3.1. J’ai donc fait chauffer 86-Box – pour une raison obscure PCem refusait de se lancer – pour créer un PC XT avec un disque dur de 20 Mo (une folie à l’époque !) et avec un MS-DOS 3.3 en français.

Et j’ai enregistré la vidéo ci-dessous.

Vous l’avez vu, il y avait déjà quelques points communs avec le DosShell, même si celui-ci est plus évolué. Et je me demande combien de personnes ont utilisé le MS-DOS Manager ou le DosShell. Car côté productivité, c’était pas la joie ! Il faut dire que je n’ai connu MS-DOS qu’avec son ultime version indépendante, la 6.22.

Si vous avez utilisé MS-DOS auparavant avec le DosShell ou le MS-DOS Manager, je suis preneur en commentaires 🙂