De la constipation mentale actuelle…

Je dois dire que depuis pas mal de temps, je constate une forme de constipation mentale. Comme si les idées ne pouvaient plus être débattues sereinement.

Comme si la moindre remarque était prise comme une agression. Comme si la moindre critique devenait automatiquement un casus belli et une obligation de traiter plus bas que terre la personne qui ose ouvrir sa grande bouche.

Comme j’ai tendance à ouvrir mon clapet et dire ce que je pense sans trop de pincettes, je suis souvent attaqué par des personnes qui – quand je leur réponds de manière posée mais franche et directe – me qualifient d’agressif, d’acariâtre voire me comparent à un déchet. Drôle de conception de la discussion.

Des personnes pour qui j’ai un seul défaut : être qui je suis et oser dire ce que je dis de manière un peu trop franche. Ce qui est un mal absolu de nos jours, il faut l’avouer.

On ne peut plus faire d’ironie. Sur des commentaires sur une vidéo youtube, j’ai osé poser la question suivante à un commentaire.

L’éthique compte-t-elle plus que l’attractivité ou l’ergonomie ? Vous avez quatre heures et deux copies double pour répondre 😀

Autant dire que la réponse de la personne en face fût de me dire que j’étais acariâtre et méprisant… L’éthique, c’est bien. Avoir des outils ergonomiques, c’est quand même mieux. Enfin, je dis cela, mais je dis rien.

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Le rachat de Github par Microsoft, signe d’une Microsoftisation rampante du logiciel libre ?

C’est officiel. Depuis la début du mois de juin 2018, Microsoft a racheté Github. Les projets libres hébergés sur l’ancien roi de l’outil git – au point d’en devenir synonyme – commence à connaître des défections : un exemple qui m’est proche, c’est la migration des projets en relation avec Manjaro Linux sur gitlab.

Des projets plus petits comme SwagArch lui a emboité le pas.

Des chiffres assez importants ont été annoncés, comme les 13 000 projets qui auraient changé d’hébergeur dans la journée du 4 juin 2018, dixit Numerama, et jusqu’à 50 000 dans la semaine englobant l’annonce du rachat.

Que Microsoft ait commencé un long jeu d’étouffement des gros projets du libre avec de WSL (Windows Subsystem for Linux) permettant de faire tourner en natif Ubuntu, Debian, SuSE Linux Enterprise Server ou encore Kali Linux depuis MS-Windows 10 16.07, est-il besoin de le prouver plus avant ?

Quand Microsoft aime une technologie qu’il n’a pas développé en interne, ça pue pour la technologie en question…

Mais cette microsoftisation du monde Linux n’est pas une nouveauté. Il faut être honnête : l’apparence générale d’un KDE ou d’un Cinnamon fait penser à l’ergonomie générale d’un MS-Windows en dehors de la période 8.x de l’OS de Redmond.

Combien de distributions propose une barre de tâches avec l’heure en bas à droite, une zone de notification et un menu jaillissant en bas à gauche ? 🙂

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Le monde du libre actuel part en couilles ? Bonus n°2 : le prétexte fallacieux du choix pour que rien ne bouge.

Je m’étais promis de ne plus faire de billets dans cette série, mais il faut parfois se faire violence.

Un des mantras que psalmodient la plupart des libristes, c’est que le libre, c’est la liberté du choix.

C’est vrai et c’est une bonne chose. Cependant, avec l’application pathologique du principe du fork – qui est une bonne chose au départ – on finit par se retrouver bloqué devant une telle tétrachiée de choix que l’on ne peut plus rien décider au final.

Avoir du choix, c’est nécessaire. Mais se retrouver avec plus de 250 ou 300 choix en terme de distributions à destination bureautique, c’est pas un brin excessif ?

On tombe dans ce que l’on appelle la loi de Hick-Hyman. On la résume ainsi : « Plus l’utilisateur à de choix, plus il prendra de temps à se décider. »

Une autre conséquence, c’est le distro-hopping. En clair, il y a tellement de choix qu’on peut changer de distributions presque chaque jour de l’année.

J’ai connu cette période durant plusieurs années. J’ai sauté de distributions en distributions. Plus j’ai fini par me poser sur Ubuntu (durant deux ans et demi) puis sur Archlinux depuis l’année 2009. J’ai trouvé une forme de stabilité bien que ce soit une rolling release.

Le problème est qu’avec le développement des réseaux sociaux que ce soit le fesseur de caprins, le fantômatique Google Plus ou encore Youtube, il est plus facile de dire tout et son contraire.

D’adorer une distribution le lundi et de la vouer aux gémonies le vendredi de la même semaine. Devenir une girouette et ne plus être crédible. Passer pour le clown de service et ridiculiser un peu plus le monde du libre qui n’en a pas vraiment besoin.

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Petite mise au point informatique :)

Une petite mise au point sur l’avant-dernier que j’ai écrit dimanche matin. Avant toute chose, je tiens à remercier les personnes qui seraient prêtes à me faire des dons de matériels ou d’argent pour m’aider informatiquement parlant. C’est très gentil et j’apprécie le geste.

Vu ma situation « administrative », je ne peux accepter aucun don monétaire car je suis dans l’obligation légale de déclarer toute somme perçue. C’est con, mais c’est ainsi.

Pour tout ce qui est matériel, je tiens à remercier les personnes qui m’ont conseillé l’occasion, mais je préfère – quand cela est possible – privilégier l’achat de matériel neuf. Surtout que je ne fais des achats informatiques lourd qu’une à deux fois par décennie…

Pour tout ce qui est machine d’assembleur, j’ai déjà eu des emmerdes avec du matériel en provenance de machines montées ainsi. Machines qui ont eu une durée de vie inférieure de moitié achetées prêtes à l’emploi. La faute à pas de chance, sûrement.

Je tiens à m’excuser si j’ai pu apparaître comme agressif, mais il y a certains points liés à mon expérience personnelle qui me font rejeter certaines options. Comme l’on dit, geek échaudé craint l’eau froide.

Encore une fois, merci aux personnes qui m’ont proposé des dons divers et variés, et parfois même un coup de main au cas où. Je vous remercie, mais je préfère ne pas vous ennuyer avec cela.

Je n’attends nullement une configuration de la mort qui tue qui me serait offerte sur un plateau en argent massif. Bien au contraire, je serai dans ce cas plus emmerdé que riche.

J’espère que l’incident est clos. Maintenant, je croise les doigts pour que ma vieille machine tiennent encore suffisamment longtemps, mais je suis conscient qu’à 7 ans passés, la machine est plus proche du cercueil que du berceau. Tout est dit.

Désolé de m’être emporté sur le billet de dimanche et d’avoir clos les commentaires un peu tôt, mais devoir répéter ad-naseaum les mêmes réponses, on finit par se lasser.

 

Chronique d’un achat informatique avorté.

Note du 20 février 2018 : commentaires clos plus tôt que prévu suite à un commentaire proposant l’appel aux dons pour m’aider à financer un achat : étant au RSA, je suis dans l’obligation légale de déclarer tout don que je peux recevoir. Donc, cela amputerait pour les 3 mois suivants le RSA que je touche. Est-ce que je dois préciser ceci encore une fois ?

Note 2 : je ne veux aucun don, que ce soit en matériel ou en argent. C’est clair ?

Cela fait facilement deux bonnes années que j’envisage de renouveller mon équipement informatique. Mon équipement principal commence à faire son âge : il est vrai qu’un Athlon64 X2-215 – un dual-core – avec 4 Go de mémoire vive, un disque dur d’un To, une carte graphique GeForce G210 et un graveur de DVD à moitié mort, ça fait rêver non ?

Ayant un budget de 350 à 400€ pour la tour seule – je ne veux pas d’un portable comme ordinateur principal – avoir une machine équipée d’un quadri-core et de 8 Go de mémoire vive tient de la quadrature du cercle.

Du moins je le pensais, jusqu’à ce que je tombe sur cette configuration lors de mes recherches : il s’agit du HP 260-102nf au prix qui rentre juste dans mon budget : 399€.

Sur le papier l’ensemble à l’air assez intéressant. Même si ce n’est qu’un Pentium J3710, il a le mérite d’être un quadri-core avec la quantité de mémoire vive qui m’intéresse. Même si les 2 To de disque dur me paraissent un peu surdimensionné au premier abord, et que j’ai quelques doutes au niveau du circuit son, je me dis que cela colle au cahier des charges que je me suis fixé.

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