Vieux Geek, épisode 235 : Arkanoid, le casse-briques des années 1980.

S’il y a un genre de jeu vidéo assez basique et pourtant prenant, c’est bien celui des casse-briques. Depuis le tout premier développé, Breakout par un certain Steve Wozniak en collaboration avec Nolan Bushnell et sorti en 1976, il y a eu de nombreux titres qui ont existé. Une franchise a particulièrement marqué les esprits, c’est Arkanoid et sa suite Revenge of Doh, les deux sorties en 1986-1987 sur borne d’arcade par Taito et portées sur la plupart des ordinateurs 8 et 16 bits de l’époque par Imagine.

Je me souviens encore du port très moyen sur Amstrad CPC – sur lequel je n’ai jamais dépassé le premier niveau – ou des ports de meilleurs qualité proche de l’arcade comme celui pour le Commodore 64.

Le scénario tient sur un ticket de métro : Suite à une attaque, le vaisseau Arkanoid est détruit. N’est rescapé que le vaisseau Vaus qui devra traverser 32 niveaux pour affronter et détruire le méchant Doh.

Oui, le scénario est simple, mais le jeu pose les bases de tous les casse-briques qui suivront : des briques qui résistent à deux chocs, d’autres sont indestructibles. Le Vaus peut voir sa taille grandir ou rétrécir, on peut récolter des lasers, devenir aimanté, bref, la panoplie qui s’est imposée comme un classique du genre.

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Souvenirs de film de SF, « Le trou noir » de 1979.

La fin des années 1970 a été marqué par un retour en grace de la Science Fiction, grandement aidé par le succès de Star Wars en 1977. Dans ce film produit par Disney qui se permet de proposer des jurons et des scènes un tant soit peu violentes, on sent qu’une époque se termine. Fini les films qui dégoulinent de bons sentiments. Ici, on a droit à un film assez sombre.

Le synopsis ? On est à la fin XXième siècle. Au coeur d’une lointaine galaxie, à bord du vaisseau d’exploration Palomino qui retourne vers la Terre, Vincent détecte la présence d’un puissant « trou noir ». Au bord du gouffre, une gigantesque station spatiale défie le trou noir. C’est l’USS Cygnus, disparut 20 ans plus tôt.

Vincent reprend le rôle du gentil robot parfois cabochard qui était celui de R2D2 dans le premier Star Wars.

Dans le rôle du grand méchant, il y a le robot rouge volant, Maximilian qui fout les chocottes à chacune de ses apparitions, chien de garde fidèle du Docteur Reihhardt, le seul humain à bord de l’USS Cygnus.

La musique d’introduction du film donne rapidement le vertige. John Narry sait inspirer de la peur et de l’inconnu avec ce rythme balançant et terriblement efficace. Le Cygnus cache bien des sombres secrets que l’équipage du Palomino découvre petit à petit pour sa plus grande horreur.

Le casting est bien fourni avec Antony Perkins et Ernest Borgnine pour ne citer les deux acteurs les plus connus. Maximilian Schell joue à la perfection le rôle du Docteur Reinhardt.

Évidemment, les effets spéciaux ont un brin vieilli, et certaines incohérences arrivent parfois dans le film, mais cela ne gâche pas outre mesure le plaisir. Même si le démarrage est un peu long, la fin est haletante et un peu… spéciale !

Pas le meilleur film de science fiction que j’ai pu voir, mais les presque 100 minutes du film passent agréablement.

À propos, j’utilise Archlinux :)

Il y a dans le monde linuxien anglophone un meme qui veut se moquer gentiment des personnes utilisant Archlinux, avec une phrase répétitive « By the way, I use Arch! » (qui est la traduction mot à mot du titre de l’article).

J’ai dit durant des années – et je le maintiens – que proposer à des personnes complètement novices une Archlinux entre les mains, c’est casse gueule à la première opération à coeur ouvert nécessaire, comme cela arrive une à deux fois par an.

J’utilise Archlinux depuis environ 11 ans, et je suis toujours aussi bien dans cette famille de distributions GNU/Linux qui correspond à ce que je cherche. Mon pc fixe tourne depuis plus de deux ans et demi avec une Archlinux pure et dure (installée avec Anarchy à l’époque, car j’étais effrayé par l’UEFI et ses subtilités).

Sur mon PC portable, un vieux Toshiba Satellite L300-2CZ (qui va sur ses 12 ans !), c’est une Manjaro Tux’n’Vape (merdre, j’ai dit le nom qu’il faut taire) Mate passée sous Gnome récemment. L’installation doit avoir dans les deux ans et fonctionne toujours comme au premier jour.

Ce qui me fait rire, c’est de voir des personnes qui n’ont même pas un an de Linux dans les jambes qui osent déclarer avoir trouvé le Saint Graal dans une distribution donnée. Que cela manque de modestie… Des personnes qui ont des distributions prêtes à l’emploi et qui aurait été incapable d’installer le moindre GNU/Linux il y a encore cinq ans.

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Les natifs du numérique sont-ils aussi les illettrés du numérique ?

Je sais déjà que le titre va faire bondir nombre de personnes de la génération Y (milieu des années 1980 jusqu’au milieu des années 1990) qui auront envie de me sortir un « OK boomer » mal placé, étant donné que je suis né pile dans la génération X, qui a succédé aux baby boomers.

Il est vrai que la génération qui n’a connu qu’un environnement numérique, elle est née avec le nouveau millénaire et qu’elle est agée au pire que d’une vingtaine d’années. Je parle des adolescents actuels, celles et ceux qui préparent leur examens de fin de secondaire ou ont été fraîchement diplomés depuis 2017-2018.

Ce qui me fait rire, c’est l’expression « natifs du numérique » comme si leur date de naissance leur donnait une connaissance infuse de tout ce qui est environnement numérique : réseaux (a)sociaux divers, écrans tactiles, ordinateurs classiques (même si on annonce leurs morts avec une régularité de pendule helvète). Comme si les personnes nées depuis l’an 2000 dès qu’elles sont en âge d’aller à l’école savent utiliser parfaitement les dits outils sans le moindre apprentissage. Ce qui est marrant… Et complètement déconnecté de la réalité.

En quoi poster des photos ou de courtes vidéos sur le dernier réseau (a)social à la mode fait de vous un expert ? Quid de la maitrise des informations qu’on laisse fuiter par accident ? Savoir se débrouiller avec un écran tactile ne fait pas de vous une personne experte en numérique, loin de là.

Est-ce qu’un gamin ou une gamine de 10 ans est capable de comprendre les implications liées à telle ou telle inscription ? Est-ce que le même gamin sera capable d’écrire un courrier électronique sans aucun apprentissage avec une main attachée dans le dos et un oeil caché ? Je ne le pense pas !

C’est pour cela que je parle d’illettrisme numérique, cette fausse impression de maitriser l’outil car on sait cliquouiller avec un doigt boudiné sur un écran au moment qui va bien à l’endroit qui va bien.

Sans oublier la simplification constante des interfaces graphiques sous prétexte de démocratisation. Oui, le point vieux con va sortir.

J’ai commencé l’informatique personnelle à la grande époque des ordinateurs 8 bits qui a connu des produits mythiques comme les ordinateurs TO et MO de Thomson, les Commodore VIC20/C64/C128, les Amstrads CPC. On avait juste une interface en mode texte – même si dès 1984-1985 avec Apple, Atari et Amiga le mode graphique apparait – où il faut se débrouiller pour lancer des programmes en utilisant des commandes cryptiques.

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Bientôt 15 ans… Dur de faire de nouveaux articles.

Il y a bientôt 15 ans, je me lançais dans une dernière tentative de création de blog. J’avais connu quelques échecs auparavant, et je dois avouer que je ne pensais pas que 15 ans plus tard l’aventure continuerait. Cependant, depuis quelques temps, en gros trois semaines à un mois, j’ai de plus en plus de mal à faire des articles.

Arriver à trouver de nouveaux sujets à traiter, cela relève de la gageure. Mon stock d’articles « vieux geeks » est à sec. La musique ? Rien ne me branche en ce moment. Je dois dire que je passe une période avec aucune envie à assouvir.

C’est quand même triste d’arriver à des périodes de vide aussi importantes. Cela s’arrêtera – je l’espère assez rapidement, car je n’ai pas eu de périodes de vide aussi prononcée depuis un sacré bout de temps. À vue de nez – drôle d’expression – je pense que je n’ai pas connue une période aussi creuse depuis environ 2 ans voire 2 ans et demi.

Je rédige donc ce rapide billet pour combler un peu le manque et aussi dans le but de relancer la machine d’une manière ou d’une autre. Cela ne veut pas dire que les articles vont se bousculer pour être publié. Je pense avoir fait le tour de tout ce que je pouvais aborder dans la catégorie vieux geeks (et avec plus de 220 ou 230 billets au compteur, c’est pas si mal).

Donc, si je brille par mon absence en ce qui concerne l’alimentation du blog, ne vous inquiétez pas. C’est juste qu’il me faut du temps pour récupérer et repartir de plus belle.

Sur ce, bonne journée !