Mettre à jour des paquets AUR via une Archlinux sous WSL2 ? C’est possible.

WSL2 est un outil de MS-Windows 10 puis 11 qui est étonnamment puissant. En effet, l’émulation est telle que le linux installé ignore qu’il est dans un environnement et non en lien direct avec le matériel. Marrant ce fastfetch 🙂

Piqué par la curiosité – et bien qu’ayant conservé mon ancestral ordinateur portable sous Archlinux avec les dépôts testing activés – j’ai voulu voir si des opérations comme la maintenance de paquets AUR serait faisable depuis une instance WSL2.

J’ai donc commencé par récupérer mes clés ssh, qui ont été déposées dans un répertoire .ssh à la racine de l’Archlinux WSLisée. Après avoir modifié les droits – trop importants par défaut – sur le fichier qui contient la clé SSH de mon ancien compte, j’ai pu lancé un git clone suivi d’un logiciel à tester.

Dans l’Archlinux WSLisée, j’ai rajouté mc et yay, histoire de me simplifier la vie. Quant à la commande mksrcinfo, c’est un alias dans le fichier .bashrc pour la ligne de commande makepkg --printsrcinfo > .SRCINFO.

Et tout s’est bien déroulé. J’ai donc décidé d’enregistrer une courte vidéo dans laquelle je montre commment une Archlinux WSLisée tient le choc. Bon, j’ai fait une fausse manipulation dans la deuxième partie de la vidéo… Désolé pour le montage un peu sec, je n’ai pas encore l’habitude du logiciel de montage vidéo VSCD.

Bon, le principal, c’est de montrer que l’on peut faire pas mal de choses avec WSL2. Même plus que je ne le pensais au premier abord.

En vrac’ de milieu de semaine…

Petit en vrac’ en ce dernier mercredi de mars 2025.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Rien cette fois.

Sur ce, bonne fin de semaine !

Ça fait parfois du bien de rationaliser son équipement logiciel.

Jusqu’à cet après-midi, j’avais 3 OS différents sur mes 3 PCs (en comptant le eeePC). À savoir, Archlinux sur le PC fixe, Manjaro (une Tux’n’Vape gnomisée), et Void Linux, car cette dernière est des seules à supporter encore le 32 bits Intelien.

Cependant, je commençais à en avoir assez de la Manjaro – qui même si je l’avais passé sur le canal unstable – ne m’offrait pas tant de fraîcheur logicielle que ça. De plus, à ma connaissance, c’était l’ultime Manjaro Tux’n’vape encore en vie… Pas mal si on se souvient que le projet s’est arrêté en 2019.

J’ai donc fait générer une image ISO pour installer Archlinux sur le pc portable. J’ai gardé les options par défaut, même si je pense que le SSD de 64 Go va vite être limité pour son utilisation avec btrfs. Mais peu importe, j’ai installé dessus Gnome. J’ai rajouté LibreOffice et fait recompiler le duo dosbox-x-sdl2-git et vice-svn. Le strict minimum si je veux continuer à jouer rétroludique quand je suis en déplacement.

Il me reste encore quelques réglages à faire, comme rajouter l’agenda à evolution, finir de configurer LibreOffice ou encore configurer zsh, mais cela, ce sera fait au fil du temps. Ce qui compte, c’est que j’ai une installation plutôt légère et réactive. Voici donc l’obligatoire capture d’écran avec fastfetch en action.

Maintenant que cette rationalisation a eu lieu, je me demande quel sera le prochain mouvement que je ferai, informatiquement parlant concernant mon équipement logiciel. On verra ça en temps et en heure 🙂

Les archlinuxien(ne)s, maillon important de l’écosystème du logiciel libre ?

Il est de bon ton de se moquer d’Archlinux à travers un même célèbre, la courte phrase « BTW I use Arch » qu’on peut traduire par « À propos j’utilise Arch ».

Archlinuxien depuis mai 2009, j’ai connu l’époque où on configurait l’ensemble dans un fichier unique, le /etc/rc.conf, puis l’arrivée de systemd en octobre 2012, sans oublier le passage aux scripts d’installation pour lesquels j’ai maintenu des tutoriels entre 2013 et 2019. Le flambeau a été repris par Chennux.

Mais trève d’historique. Revenons-en donc à une caractéristique principale d’Archlinux, c’est la fraîcheur parfois extrême (tiens on dirait que je parle d’un chewing-gum ?) des logiciels. Un exemple récent, c’est l’arrivée du duo SDL3 et SDL2-compat. Comme je l’ai précisé dans un article du 1er février 2025, cela ne s’était pas passé sans casse.

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Expérience un mois avec Artix en machine virtuelle. Le point à mi-chemin.

Bon, à deux jours près du mi-chemin, étant donné que j’ai lancé l’expérience le 23 janvier. Mais ce n’est pas une raison pour faire un bilan rapide de l’expérience à mi-chemin de sa finition. Et si j’ai rajouté « Archlinuxeries » dans les étiquettes de l’article, c’est pour se rappeler qu’à l’origine Artix Linux s’appelait Archlinux OpenRC 🙂

Les deux installations – car j’ai rajouté une Artix Gnome – continuent de bien fonctionner. J’ai utilisé la vidéo ci-dessous pour avoir une session Gnome utilisable :

Je n’ai constaté que deux bugs avec Cinnamon. Le premier, c’est que le volume du son est toujours à zéro quand je me connecte. L’autre ? Certains paquets sont marqués comme absents de la base de données, dont xreader, la version Cinnamonnienne d’Atril, le visionneur de documents. Ça fait bizarre une telle sortie 🙂

Pour Gnome, rien à dire. Tout fonctionne très bien. La consommation mémoire est raisonnable (environ 930 Mo sur les 8 Go disponibles).

On ne sent pas la différence en ce qui concerne les systèmes d’init. OpenRC semble être aussi gourmand et aussi véloce que systemd. Ce qui prouve que la guerre qui a existé à une époque était plus idéologique que technologique.

Maintenant ? Prochain article le 23 février 2025 pour la conclusion de l’expérience.

Décidément, Archlinux par moment est un peu trop fraîche.

Il y a un peu plus de 14 ans, j’écrivais un billet plein de rancoeur. En effet, Archlinux avait été un peu rapide et était passé de Python 2 à Python 3 sans prendre trop de précaution. En 2010, Python 3 était à peine arrivé et la casse avait été flagrante. J’ai entre temps enlevé les commentaires, et je ne me souviens plus de leur contenu. Mais le plus important, c’est que le billet soit resté.

Cela s’est repassé récemment, mais avec un composant moins crucial que Python. C’est l’arrivée de SDL 3 accompagné d’une couche de compatibilité, du nom de sdl2-compat. Un peu à l’image du sdl12-compat qui permettait de faire fonctionner des logiciels en SDL 1.2 avec SDL 2.

Utilisant Archlinux avec les dépôts de tests – je sais, c’est pas bien ! – j’ai pu profiter d’une période où le paquet sdl2-compat n’était pas encore disponible pour rapporter des bugs. J’ai rapporté deux bugs qui empéchaient la compilation de l’émulateur Dosbox-X (bug 1, bug 2), et enfin un bug qui provoquent une distorsion audio dans Dosbox-X.

En dehors de Dosbox-X, j’ai rapporté un bug auprès du projet Caprice32 et un autre sur le peu actif dépôt de l’émulateur PCem. Autant dire que j’ai eu une semaine chargée côté rapport de bugs 🙂

Mais c’est la vie d’une personne qui aime à utiliser des logiciels en version de développement. Même si la plupart du temps, tout roule 🙂

Pour le problème du son de Dosbox-X, un correctif a été appliqué, et si le bug continue d’exister c’est pour apporter des informations complémentaires, comme un bug ouvert sur l’outil de suivi d’Archlinux.

L’arrivée du duo SDL 3 et sdl2-compat est un peu précoce, mais elle est moins génante que celle de Python 3 il y a bientôt 15 ans. Peut-être que les mainteneurs d’Archlinux sont devenus plus sages en vieillissant ? 🙂

Ah, la parenté entre Artix Linux et Archlinux…

Les deux distributions sont très proche, Artix Linux ayant commencé sa vie sous le nom d’Archlinux OpenRC avant de couper les ponts en ce qui concerne les paquets en provenance d’Archlinux.

Cependant, avec l’expérience en cours entamée le 23 janvier 2025, j’ai rajouté aussi une machine virtuelle Artix Linux avec Gnome. Bien qu’il n’y a plus d’images ISO avec Gnome, on peut utiliser une base Artix Linux Xfce et truander à partir de là, comme l’explique la vidéo ci-dessous.

Il me manquait deux logiciels sur l’installation d’Artix Linux Gnome pour être à égalité avec mon Archlinux Gnome. L’extension Gnome Shell Appindicator (précompilée sur Archlinux) et l’extension Gnome Shell Arch-update (disponible sur AUR).

J’ai donc récupéré la première extension via le site d’Archlinux et installé la deuxième depuis AUR. Et bien, ça fonctionne très bien. Capture d’écran à l’appui.

Ça a fonctionné car ce ne sont que des extensions pour Gnome, donc du javascript et du xml. Assez passe-partout donc. Néanmoins, on peut utiliser AUR sur Artix Linux, même si ce n’est pas franchement des plus conseillés. Les paquets binaires précompilés pour Archlinux ? À éviter comme la peste.

En tout cas que la manipulation ait fonctionné du premier coup est assez plaisant et amusant. Maintenant, il ne reste plus que 3 grosses semaines avant le bilan final de cette expérience qui a pris un peu plus d’importance qu’au départ.

En vrac’ de milieu de semaine…

Petit en vrac’ en ce quatrième mercredi de janvier 2025.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Si vous aimez le duo chant crié masculin avec chant clair féminin dans le black metal, alors le premier album du groupe Silhouhette est pour vous. Merci à Stéphane pour l’information.

Sur ce, bonne fin de semaine !

Moderniser un tant soit peu la Parabola GNU/Linux-libre, est-ce possible ?

Dans l’article que j’ai consacré à la Parabola GNU/Linux-libre, j’identifiais deux points faibles. Le premier ? Un noyau linux-libre vieux de presque 9 mois, et une version obsolète de GNU/IceCat.

Corriger le premier point a été facile. J’ai récupéré le PKGBUILD du noyau linux-libre, j’ai changé le numéro de version et j’ai viré un patch qui ne s’appliquait pas à savoir le patch « 0002-fix-Atmel-maXTouch-touchscreen-support.patch ». Ensuite, en utilisant mon processeur en limitant le nombre de coeurs à 8 (en ignorant donc les 8 fils complémentaires du Ryzen7), j’ai dû attendre une bonne quarantaine de minutes pour que le noyau Linux-libre 6.12.4 soit disponible.

Même si cela a pris du temps, c’était mieux de faire ainsi. Je craignais que faire compiler le noyau sur ma vraie Archlinux provoque des problèmes.

La compilation d’une version à jour de GNU/IceCat (le Mozilla Firefox à la sauce FSF) – c’est-à-dire compenser les 4 versions ignorées – a été plus rocambolesque. Non seulement le PKGBUILD fourni par la Parabola est une purge sans nom, je me suis replié sur le GNU/IceCat disponible sur AUR… Ce qui a entraîné – et j’ignore pourquoi – la recompilation des outils Clang/LLVM en version 17.

Pour GNU/IceCat, j’ai dû laisser tomber. La compilation du paquet AUR clang17 provoquant une saturation mémoire et un gel complet de mon installation… Même avec 16 Go de mémoire et 4 Go de swap. Même en mettant l’option MAKEFLAGS="-j1", ça sature. J’ai donc décidé de reporter aux calendes grecques la compilation de GNU/IceCat.

Je comprends un peu pourquoi le paquet de GNU/IceCat n’a pas été mis à jour depuis plusieurs mois… Si sa compilation fait planter un serveur dédié, ça calme. Mais cela n’explique pas pourquoi le noyau est si vieux, surtout que j’ai pu le faire recompiler sans problèmes. À croire que les mainteneurs de Parabola GNU/Linux-libre n’en ont en presque plus rien à faire de la distribution. Je ne pensais pas le dire un jour, mais au final la distribution libre au sens de la FSF qui tient bien la route – malgré l’âge avancée de la logithèque proposée – c’est la Trisquel GNU/Linux qui a toujours une version LTS de retard sur le projet Ubuntu qui lui sert de fondement.

Ajout à 17 h 20, le 13 décembre 2024. J’ai fini par trouver une solution pour avoir la dernière version en date de GNU/IceCat. Je suis passé par l’énorme dépôt tiers Chaotic AUR (prévu à l’origine pour la Garuda Linux) et j’ai fait installé le GNU/IceCat disponible. J’ai ensuite désactivé le dépôt.

C’est moins propre qu’une recompilation en bonne et due forme, mais je n’avais pas envie de voir mon PC recompiler un logiciel dans une machine virtuelle qui giclera pour Noël.

Que devient la Parabola GNU/Linux-libre en cette fin d’année 2024?

La Parabola GNU/linux-libre, c’est Archlinux à la sauce Free Software Foundation alias la FSF. Elle est d’ailleurs listée dans les distributions recommandées par la FSF.

Quand on va sur la page de téléchargement des images ISO pour installer la Parabola – ou la migrer depuis une Archlinux, ce qui ne fonctionne pas au moment où j’écris cet article – on s’aperçoit que les images ISO, spécialement celle en ligne de commande date de 2022. On a droit à une image ISO – qui au 11 décembre 2024 – propose un noyau linux-libre 5.17.3, sachant que noyau LTS le plus proche est un 5.15.173, dixit kernel.org.

J’ai donc récupéré l’image ISO en ligne de commande avec systemd. Pour me rafraichir la mémoire sur l’installation en ligne de commande, je me suis basé sur le travail de Chennux qui a repris le guide d’installation pour Archlinux que je proposais il y a quelques années de cela.

Vu l’âge de l’image ISO, j’ai commencé par mettre à jour les paquets archlinux-keyring et de parabola-keyring avant de commencer l’installation à la main. Sinon, j’avais des erreurs à ne plus savoir qu’en faire 🙁

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