L’installateur automatisé d’Archlinux ? Si vous n’êtes pas anglophone…

Passez votre chemin. Depuis le mois d’avril 2021 – et non ce n’était pas un poisson d’avril – l’équipe d’Archlinux propose un installateur automatisé, basé sur Python. Il y a quelques jours, je parlais des installateurs automatisés pour Archlinux. Il ne manquait qu’Archinstall à l’appel.

J’ai pu le tester, et il souffre de plusieurs petits problèmes :

  1. Il est assez rigide au niveau du partitionnement.
  2. Les locales définies ne sont pas prises en compte à l’installation
  3. Le fuseau horaire entré n’est pas pris en compte par défaut

L’outil est intéressant mis à part cela, mais je dois dire que ce genre de limitations, inhérentes à des outils automatisées, sont un brin irritante. Surtout quand on doit les corriger en post-installation.

Mais le mieux, c’est une vidéo d’une vingtaine de minutes où je montre l’installateur en action… La vidéo aurait pu être plus longue, mais comme j’ai accès à la fibre optique, ça permet de limiter le temps d’installation 🙂

Que dire pour conclure : c’est pratique pour une installation à l’emporte-pièce, mais il lui manque la souplesse des autres installateurs dont j’avais parlé dans l’autre article. Ce sera sans moi pour le moment, en cas d’une installation à faire sur du matériel récupéré.

Applewin-git, le port linux d’AppleWin empaqueté pour le monde Archlinux.

Dans un article de début mai 2021, je faisais un bilan assez triste de l’émulation Apple II sous Linux.

Je concluais l’article ainsi en parlant du port effectué de main de maître par Andrea Oddetti du logiciel AppleWin :

Le port est plus que fonctionnel, dommage que la version QT – qui serait apprécier par la plupart des utilisateurs potentiels – souffre d’une telle latence. Dommage aussi qu’en mode fenêtré, les touches fléchées soient parfois non prises en compte.

Néanmoins, cela laisse un mince espoir de pouvoir se passer à terme du duo Wine et AppleWin à terme.

Le beau temps de ce mois mai – qui est franchement pourri, à peine 12° avec de la pluie – m’a donné envie de me pencher sur la possibilité d’avoir une version empaquetée de l’émulateur pour le monde Archlinuxien.

Et comme je l’avais dit :

Pour le moment, il n’y a pas de paquets sur AUR et c’est aussi bien comme cela, vu qu’il doit être bien laxatif à empaqueter comme logiciel.

Et je confirme cela. La partie la plus ennuyeuse a été de gérer les trois dépots github tiers pour qu’ils soient reconnus à la compilation. Mais j’y suis arrivé. J’ai réussi à faire fonctionner l’ensemble, aussi bien avec l’interface QT que SDL2 sous Gnome. Mes essais pour l’interface SDL2 ont échoué dans une machine virtuelle avec Xfce. Je ne sais pas pourquoi.

Mais le principal est d’avoir un port. Je l’ai donc capturé en action pour montrer qu’il y a de l’espoir pour l’émulation Apple II, même si le port QT est effroyablement lent en ce qui concerne le rendu audio via la carte Mockingboard.

Oui, le paquet n’est pas très propre, mais je ne désespère pas de faire fonctionner les sous-modules git dans la recette de compilation de l’émulateur. En tout cas, maintenant, je peux me passer du duo Wine et AppleWin pour mes besoins en émulation d’ordinosaure de la génération Apple II.

En vrac de milieu de semaine…

Un court billet, en ce milieu de semaine…

Côté informatique :

Côté culture :

Altesia, groupe de rock progressif bordelais, continue le financement participatif pour son deuxième album, prévu pour septembre 2021. Le financement s’arrêtera le 9 mai 2021.

J’ai parlé dans un article précédent du projet de rétro-ordinateur, le Commander X16. Voici donc les deux niveaux de la version shareware du port en cours du jeu « Attack of the Petscii Robots ».

Et le deuxième niveau :

C’est tout pour aujourd’hui.

Bonne fin de semaine 🙂

Quand la route de l’Enfer est pavée de bons sentiments, ça donne l’outil ArchInstall.

Dans les notes de publication du mois d’Avril 2021, Archlinux annonçait l’arrivée d’un outil d’installation automatisée, ArchInstall.

Même si officiellement il est chaudement recommandé de passer par une installation à la main, cet outil qui est encore assez jeune peut être considéré comme « canonique » par les modérateurs du forum d’Archlinux.

D’ailleurs l’outil en question a sa page dans le wiki d’Archlinux.

Mais c’est ici où les choses se gâtent rapidement et qu’on peut se dire que cet outil est trop jeune pour être intégré dans l’image officielle. En effet, voici la liste des choses qu’on ne peut pas faire avec cet outil :

  1. Choisir son partitionnement
  2. Choisir d’avoir ou pas un espace de swap
  3. Choisir son gestionnaire de démarrage
  4. Choisir comment trier les miroirs de paquets pour l’installation

Il y a aussi le fait que l’outil est muet quand il fait le tri des miroirs de paquets, ce qui donne l’impression qu’il s’est planté alors que ce n’est pas le cas. Il y aussi le fait que les locales sont peut-être demandées, mais elles ne sont pas appliquées correctement.

En clair, vous vous retrouvez avec un système en Anglais américain même si vous avez choisi une autre locale. J’ai fait une vidéo d’une quinzaine de minutes qui montrent l’engin en action et ses nombreuses limitations.

On peut dire que l’outil est très jeune, mais il est aussi très psychorigide. On est loin de la souplesse d’une installation manuelle ou encore passer par l’outil Anarchy voire prendre une EndeavourOS et lui sortir ses spécificités, car je le rappelle, EndeavourOS est une Archlinux à 99,9% comme je l’avais montré en septembre 2019.

Bref, pour le moment, fuyez cet outil qui est bien trop vert pour être considéré avec un peu de sérieux.

En vrac’ de fin de semaine

Petit en vrac’ en ce chaud début du mois d’avril 2021.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Pour finir, parlons du « Jardin des délices » de Jérome Bosch, toile très connue. Sur le cul d’un de damnés, il y a une partition… Une personne l’a déchiffré et l’a interprété.

Bon week-end 🙂