Un aperçu de Mate Desktop 1.10 sur Archlinux ?

En février 2015, j’avais écrit un article sur les futures versions de Xfce et de Mate Desktop. Après la sortie de Xfce 4.12.0 fin février 2015, il ne manquait plus que Mate Desktop 1.10.

Bien qu’il ne soit pas encore officiellement sorti au moment où je rédige cet article, le 12 mai 2015, les paquets pour l’installer sur Archlinux sont disponible sur le dépot community-staging. En gros le niveau qui précède les dépots de tests d’Archlinux. Du hautement explosif, donc, déconseillé sous peine de se retrouver avec une Archlinux inutilisable. Vous êtes prévenus.

Mais comme je suis un peu fou furieux, j’ai voulu avoir un premier aperçu de la nouvelle version de Mate-Desktop.

Comme la feuille de route de la version 1.10 est presque complétée, la migration vers gtk3 étant désormais repoussée à Mate Desktop 1.12, j’ai pris mon courage à deux mains. J’ai créé une machine virtuelle dans VirtualBox pour avoir un aperçu de Mate Desktop 1.10. Parmi les grosses nouveautés visibles au premier coup d’oeil : l’abandon de la calculatrice Mate et des outils systèmes de Mate.

La première étape a été d’installer une Archlinux avec Xorg et les dépôts testing activés. J’ai pris mon tutoriel du mois de mai 2015 comme base. J’ai juste rajouté Mozilla Firefox, LibreOffice avec les traductions françaises. J’ai commencé par installer Mate Desktop pour éviter les conflits potentiels.

Une fois l’installation terminée, j’ai activé les dépots staging et community-staging pour obtenir Mate-Desktop 1.10.

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L’auto-édition : vraie opportunité ou piège à con(ne)s ?

Depuis quelques années, l’auto-édition dans le domaine de l’écrit a le vent dans les voiles. Que ce soit via des plateformes comme celle que propose Amazon, In Libro Veritas, Atramenta ou encore Lulu, il n’y a jamais eu autant de publications écrites.

Évidemment, comme partout, quand l’auto-édition arrive, il faut savoir trier le bon grain de l’ivraie. Cela m’a permis de découvrir principalement – honneurs aux dames – des auteur(e)s comme : Isabelle Rozenn-Mari, Christelle Morizé, Anna Khazan. Pour ces messieurs ? Jérome Dumont, Wendall Utroi, Xavier Delgado, Philippe Saimbert ou encore Didier Acker.

Il faut cependant ne pas oublier que l’auto-édition est du pain béni pour les maisons d’édition classique. Cela leur permet de faire leur marché, de voir les auteur(e)s qui arrivent à bien vendre.

On peut prendre ici l’exemple d’Alice Quinn qui est désormais signée par une major de l’édition papier et qui profite ainsi de la puissance de feu médiatique qui en découle, et les « facilités » en terme de correction, de mise en page, de relecture. Tout ce qu’un(e) auteur(e) auto-édité doit faire par soi-même.

Dans un billet coup de gueule récent, Agnès de Destination Passions disait ce qu’elle pensait des auteur(e)s incapables de sortir du « mode promotion » de leurs oeuvres, oubliant le reste du monde. Je cite un passage du billet en question qui est parlant selon moi :

Je profite donc de cet article pour pousser un gros coup de gueule contre certains auteurs qui ne savent rien faire d’autre que se regarder le nombril et gonfler un peu le torse au moindre propos positif les concernant. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce genre d’auteur est plus fréquent qu’on le croit et quand vous regardez dans l’autoédition, c’est une invasion.
[…]
Qu’espèrent-ils tous ces nombrilistes de la capsule ? Que toute personne avec laquelle ils rentrent en contact se mettra à genoux devant eux et se précipitera sur leur prose ? Moi j’en ai rien à foutre de leur prose ficelée de façon intestinale et qui ne vous vaudra qu’une bonne visite chez le toubib. Pourquoi s’acharner si certains en ont rien à faire de ce que vous pensez de leur crotte ? Es-ce utile de dépenser de l’énergie à faire de nombreux emails aux uns et aux autres pour les informer de telle ou telle chose avec au passage quelques petits conseils d’”amis” ? Ils ne semblent avoir rien compris et un seul conseil s’impose pour eux : retourner à la case départ et tout réapprendre à l’exception des cas désespérés…

C’est une attaque violente et pourtant très réaliste du petit monde de l’auto-édition. Quoique la version musicale de l’auto-édition n’est pas meilleure. Je dois dire que j’adore Bandcamp, et que c’est devenu ma source principale d’approvisionnement en terme de musique. Mais pour un album que je présente sur le blog, j’aurais dû écouter dix sombres bouses pour trouver une pépite.

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Les distributions semi-rolling release : un format « casse-gueule » ?

Il y a deux grands types de distributions GNU/Linux. Les distributions à publication en flux constant (alias rolling release) qui proposent régulièrement des images ISOs d’installation (généralement sur un rythme mensuel) et les distributions à dates déterminées, qui partent du principe du développement qui est gelé à une date donnée, puis stabilisé pour donner une version publique.

Dans la catégorie des rollings, on peut citer principalement : Archlinux et sa soeur jumelle libre Parabola GNU/linux, la NumixOS Antergos, la Manjaro Linux (qui est une rolling avec une période de temporisation), le duo Gentoo Linux / Funtoo Linux, la KaOS ou encore la Chakra.

Dans la catégorie des « dates déterminées », principalement : Debian GNU/Linux (et sa floppée toujours croissante de descendantes, dont la famille basée sur Ubuntu), Fedora Linux, Slackware Linux, Mageia ou encore OpenSuSE.

Il existe une catégorie qui a le cul entre deux chaises, ce sont les semi-rolling. Elle propose souvent une base définie, n’évoluant qu’au strict minimum (correctif de sécurité notamment), et propose une couche supérieure (environnement et logiciels finaux) en évolution lente mais constante, souvent via le biais de pack cumulatifs de mise à jour.

Ici, on trouve des distributions comme la LMDE, ou encore la SolydXK. Une variante est d’avoir une version rolling pure et dure en version de développement et une ISO stable de chez stable à intervalle plus ou moins régulier. C’est par exemple le cas d’une distribution qui n’a jamais su se vendre malgré son potentiel et ses qualités, j’ai nommé la Frugalware Linux.

Ce modèle atypique est cependant en équilibre instable. On ne peut pas garder éternellement la même base, même en corrigeant les inévitables failles de sécurité sans mettre à mal à terme la fiabilité de l’ensemble.

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Règlement de compte à Linux Corral, dernière partie : Quand on me parle d’innovation dans le monde des interfaces graphiques…

…J’explose de rire. C’est vrai, depuis l’arrivée des interfaces graphiques utilisateurs dans le monde de la micro-informatique, les développeurs de nouvelles interfaces promettent une révolution lié à l’innovation. Il faut rester honnête. Rien de vraiment nouveau n’a été inventé depuis l’époque de NeXT, sauf avec l’arrivée des écrans tactiles où on manipule l’interface avec les doigts et non plus avec une souris.

Mis à part les écrans tactiles, depuis la fin des années 1980, on peaufine plus qu’on innove. Dès les années 1970, Xerox avec son ordinateur prototype Alto en 1973 a posé les bases de l’interface graphique utilisateur.

Une célèbre démo avait été faite par les chercheurs de Xerox à la toute jeune Apple Computer qui vendaient alors des Apple II par camions entiers.

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Règlement de compte à Linux Corral, deuxième partie : Pourquoi utiliser une machine virtuelle pour tester des distributions GNU/Linux.

Deuxième article de cette petite série de mises au point, entamée le 24 avril 2015. Avant que je ne claque temporairement la porte par lassitude, une remarque qui revient souvent est : « c’est pas bon, c’est pas un test en dur, ça vaut rien ! »

Je peux admettre cette remarque, cependant, il faut prendre en compte un fait précis. Il est « techniquement » impossible de faire un test en dur qui soit vraiment exhaustif.

Pourquoi ? Il n’y a pas de machine idéale qui représente toutes les machines. Si on prend l’ensemble micro-processeurs (CPUs), circuits graphiques, on arrive à quoi ? En se limitant aux marques principales, on a deux types de CPUs (Intel et AMD), trois marques de circuits graphiques (Intel, Nvidia et ATI).

Donc, on aurait besoin au minimum de machines équipées avec :

  1. Un CPU Intel avec un circuit graphique Intel
  2. Un CPU Intel avec un circuit graphique Nvidia
  3. Un CPU Intel avec un circuit graphique ATI
  4. Un CPU AMD avec un circuit graphique Nvidia
  5. Un CPU AMD avec un circuit graphique ATI

5 possibilités. J’ai enlevé l’improbable CPU AMD et circuit graphique Intel. Ensuite, il faudrait voir la marque de la carte mère : Asus, MSI, Gigabyte, autre ? Ensuite, quel circuit ethernet ? Quelle circuit sonore ? Avec ou sans wifi ? Un disque dur ou un SSD ? Quelle quantité de mémoire vive ? Avec ou sans lecteur optique ? Bios ou UEFI ?

On arrive à une bonne cinquantaine au minimum de machines si on veut balayer un tant soit peu l’existant. On va me dire que je suis un obsédé de Distrowatch, mais un des rédacteurs teste des distributions sur une semaine entre une machine virtuelle et sa machine de test qui est la suivante, je copie-colle l’information d’une gazette récente :

* Processor: Dual-core 2.8GHz AMD A4-3420 APU
* Storage: 500GB Hitachi hard drive
* Memory: 6GB of RAM
* Networking: Realtek RTL8111 wired network card
* Display: AMD Radeon HD 6410D video card

Quid des résultats sur une machine à base d’Intel, avec un circuit réseau différent, une quantité de ram plus petite ou plus grande ? Ou avec un circuit vidéo différent ?

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