Vieux Geek, épisode 190 : Mandrake Linux 5.1, première d’une longue lignée.

Dans l’épisode 189 de la série Vieux Geek, je parlais de la Kheops Linux 97. Moins d’un an après cette distribution, Gaël Duval propose une distribution dont il ignore que sa descendance continuera à exister 22 ans plus tard, la Mandrake Linux 5.1. Prenant comme base une RedHat Linux 5.1, il lui rajoute le tout jeune environnement KDE 1.0.

Il faut dire les choses comme elles sont. Durant une grosse douzaine d’années, en gros entre 1997 et 2009-2010, le monde Linux bouillonne d’innovations et chaque nouvelle distribution apporte son lot de nouveauté. Mandrake frappe fort en proposant KDE 1.0, comme Canonical mettra un grand coup en 2004 avec la Ubuntu 4.10 qui synthétisa les idées précédemment développées en les rendant plus accessibles.

Mais revenons à la Mandrake Linux, dont j’ai pu trouver la version 5.1 via archive.org. Vu son âge, la faire fonctionner dans un émulateur n’était pas des plus simples. L’installation est encore rustique, l’installateur graphique qu’utilise indirectement la Mageia 7 ne naissant que vers 1999-2000. On est donc confronté à un installateur texte, dont voici quelques captures d’écran.

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Vieux Geek, épisode 189 : Linux Kheops 97 ou quand Xfce n’était qu’un lanceur d’applications à la CDE…

J’ai commencé à m’intéresser à Linux et son doux monde vers 1996-1997. Avant l’arrivée de la première Mandrake en 1998, qui me résiste encore en terme de virtualisation, installer une distribution GNU/Linux, cela tenait du parcours du combattant. Les grands noms de l’époque, c’était RedHat, Debian ou encore Slackware. Oui, déjà !

Une petite entreprise connu sous le nom des « Logiciels du Soleil » (rachetée par RedHat en l’an 2000, dixit ce vieux journal de Linuxfr.org) lance un projet basé sur Slackware, la Kheops Linux. Je dois dire que c’est une des distributions que j’ai acheté à l’époque. Car oui, à cette époque lointaine – il y a près de 25 ans – il fallait acheter une distribution avant de l’utiliser. Il faut dire que télécharger une distribution avec une connexion RTC dont la vitesse de pointe était de 3 ou 4 Ko/s, ça donnait pas franchement envie.

En fouillant le site Abandonware Magazine à la recherche de cette distribution qui m’avait marqué à l’époque, je suis tombé sur le CD-ROM n°55 du magazine Windows News qui proposait une version « complète » de la Kheops Linux 97, basée sur la Slackware Linux 3.3, sortie en juin 1997.

Ses morceaux de choix, c’étaient le noyau Linux 2.0.30, et surtout une des premières versions d’un outil devenu un environnement de bureau par la suite, Xfce !

L’installation n’a pas été une partie de plaisir. Non seulement, il m’a fallu créer deux disquettes de démarrage, une dite « boot » pour démarrer et l’autre « root » qui contenait l’environnement minimal pour lancer l’installateur.

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En vrac’ d’un dimanche de Pâques confiné.

Troisième billet en vrac’ depuis le début du confinement lié au covid-19… Et ce ne sera sûrement pas le dernier.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Pour finir, une vidéo positive sur le monde du logiciel libre, comme quoi, il m’arrive d’en faire parfois !

Bon week-end prolongé 🙂

Puisqu’on doit tous mourir, rions des projets parasites du monde du logiciel libre.

On va me dire que je radote, que je ferai mieux de passer à autre chose. Mais je dois dire que le confinement imposé sur une partie de la planète à cause du Covid19 me permet de tomber sur des projets parasites au sens biologique du terme : « un organisme qui vit aux dépens d’un autre organisme vivant. »

Dans le monde du logiciel libre qui érige le fork ou embranchement logiciel comme principe inviolable et indépassable – et tant pis pour les utilisations abusives ! – on tombe sur des excréments bien gluants comme Glimpse (le fork éthique de GIMP) ou encore des navigateurs dont le principe est un « c’était mieux avant » comme Palemoon.

J’ai parlé à longueur d’années des distributions GNU/Linux qui se reproduisaient comme des lapins sans qu’une utilité flagrante justifie leur existence, ce que j’ai résumé sous l’acronyme de DGLFI : Distribution GNU/Linux Franchement Inutile. Des projets basés dans environ 80% des cas sur Ubuntu.

Car il faut dire que la famille officielle Ubuntu s’est bien agrandie depuis la première Ubuntu en 2004. Il y a eu en l’espace de 16 ans :

  1. Kubuntu, dès avril 2005
  2. Xubuntu, dès juin 2006
  3. Edubuntu, entre octobre 2005 et février 2016
  4. Lubuntu, dès avril 2010
  5. Ubuntu Mate, dès octobre 2014
  6. Ubuntu Budgie, dès novembre 2016

On a eu aussi la Ubuntu Gnome qui a refusionné avec le projet principal quand celui-ci est retourné sur Gnome Shell en lieu et place d’Unity. J’ai dû oublier un ou deux projets officiels, mais on approche de la dizaine de saveurs officielles. Il y a deux versions dont l’utilité est très faible – à l’image de la saveur Budgie, à savoir :

  1. La Cinnamon Remix, donc un clone de LinuxMint.
  2. La Ubuntu Deepin Desktop remix… Il est vrai que la distribution du même nom n’est pas la plateforme idéale pour le dit environnement !

Bref, deux projets dont l’utilité est nulle au sens mathématique du terme. On pourra aussi rajouter pour rire des projets comme Calam-Arch-Installer qui est une copie mal fignolée d’EndeavourOS ou encore le projet Garuda Linux que j’ai étrillé dans la vidéo ci-après.

Comme j’ai l’habitude de le dire, « Errare humanum est, perseverare libristum est ». Si cela amuse des personnes de perdre du temps dans des projets qui n’ont aucun avenir au lieu d’aider des projets utiles, c’est leur choix. Mais qu’elles ne viennent pas se plaindre si le monde du logiciel libre ne perce pas.

Je ne crois plus depuis longtemps à une quelconque percée du libre dans le monde bureautique et les abus dont je parle avec humour désormais en sont une preuve 🙂

Allez, bonne journée malgré tout !

En vrac’ en direct du confinement, épisode 2

Un petit en vrac’ pour un confinement qui est bien parti pour durer au moins 6 semaines, le deuxième à mi-chemin de la fin… Avec un peu de chance !

Côté informatique et internet ?

Côté culture ?

C’est tout pour aujourd’hui. Bon courage !