Heureusement qu’il y a des personnes sérieuses dans le monde du logiciel libre :)

J’ai l’habitude de me moquer des travers du monde du logiciel libre, avec les dérives comme la dictature du choix, les distributions GNU/Linux redondantes et / ou inutiles, certains forks à la con comme pour Audacity.

Il y a une dizaine de jours – au moment où je rédige cet article – je parlais d’une série de bugs que j’avais rapporté. La semaine était tellement orientée bugs, qu’un deuxième article avait vu le jour.

J’ai pu apprécier le sérieux de certains développeurs ou d’équipes de développement qui ne prennent pas les problèmes par dessus la jambe. Ça fait toujours plaisir.

Prenons donc les bugs un par un.

Le bug avec Xorg 1.20.12 ? Il est en cours de résolution. Il y avait plusieurs couches à appliquer. Autant dire que le bug est virtuellement corrigé.

Le bug de compilation dans Qemu ? Corrigé lui aussi, même si un autre bug rend l’utilisation du duo qemu 6.1 en cours de finition et VirtualManager un brin laxatif 🙁

Pour finir le premier billet qui parlait de la semaine à bug, le problème rencontré pour la compilation de Vice semble être lié à gcc 11.1.x. Heureusement que clang existe pour le remplacer !

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Y a pas à dire… Il y a des semaines à bugs…

Il y a des semaines qui commencent en fanfare sur le plan informatique. Celle qui a commencé le 12 juillet est une semaine qui va être bien chargée côté bugs rapportés sur les différents projets que j’utilise au quotidien.

Aveu préliminaire : j’utilise pas mal de logiciels en version de développement, il est donc normal que je sois face à des bugs. Pour être plus clair, oui, je cherche la merde.

Tout a commencé dimanche 11 juillet dans l’après-midi. En voulant mettre en place une machine virtuelle avec EndeavourOS à l’intérieur, je m’aperçois de la présence de plantages avec LightDM. En fouillant sur l’outil de suivi de bugs d’Archlinux, je tombe sur une entrée qui colle à mon problème.

Je finis par trouver le bug correspondant sur l’outil de suivi de Xorg, et après avoir recherché le code responsable, je trouve l’ajout qui semble être responsable du merdier.

Premier bug de la semaine en voie d’avancement pour la correction. Le deuxième est plus marrant, car on pourrait parler de bug en cascade. Je m’explique.

Je suis utilisateur et mainteneur sur AUR de qemu-git, la version de développement de Qemu qui est un peu la version 100% libre de VirtualBox. Oui, je sais que les puristes vont sortir les torches et préparer le bûcher pour m’y faire cuire comme une merguez, mais c’est pour l’image.

Aux alentours du 7 juillet, j’avais rapporté un bug de compilation qui faisait que le processus s’arrêtait très tôt. Un correctif a été créé et ajouté dans un lot d’autres correctifs. Pour le moment, tout allait bien. Mais non.

Je tente donc lundi après-midi de faire compiler une nouvelle version de développement pour voir si le code ajouté est correct. C’est le cas, mais j’ai droit à un nouveau plantage plutôt tardif du processus de compilation.

J’ai donc ouvert un autre bug dans la foulée… On parie que le correctif pour ce problème fera exploser en vol une nouvelle fois la compilation ?

J’ai aussi parlé rapidement d’un bug que j’ai découvert dans la version de développement de Dosbox-X, mais je vous renvoie à l’article correspondant.

Déjà 4 bugs, et on est que mardi matin… Mais quand on aime, on ne compte pas.

Ce matin, je voulais faire compiler le code de développement de l’émulateur Vice (Commodore PET, Vic20, C64/128, Plus4) et j’ai eu droit à un autre bug de compilation.

Un cinquième bug, le quatrième que j’ai ouvert en l’espace de moins de 36 heures, rédigeant ce billet vers 10 h 00 du matin.

Sur le forum d’EndeavourOS, j’ai pris comme « surnom » sur ma fiche un humoristique « Bugman approved! ». À croire qu’en ce moment, ça me colle bien à la peau !

Combien de distributions GNU/Linux vont suivre le chemin du dodo avant une prise de conscience nécessaire du danger de démultiplier à l’infini leur nombre ?

Il y a plusieurs facteurs qui me font penser que ce qui est à la fois la force et la faiblesse du monde linuxien est en train de faire des ravages.

Non, je ne parle pas du fork compulsif qui n’apporte rien au schmiblick. Je me suis déjà pris suffisamment de volée de bois vert de la part de personnes qui considéraient que je mettais en doute le principe même du fork, alors que je ne critiquais que son utilisation abusive.

Non, je pense surtout à l’éparpillement des utilisateurs suite à un nombre toujours croissant de distributions GNU/Linux, qui connaissent une croissance largement plus rapide que le nombre d’utilisateurs potentiels.

Depuis plusieurs années, j’ai parlé de distributions GNU/Linux plus ou moins étranges qui nous ont parfois quittés avec pertes et fracas. On peut citer la SolusOS (dont l’article sur la mort de la distribution avait été un grand moment de solitude et d’incompréhension), la ColorwheelOS ou la fruitée PearOS parmi les grands noms des distributions mortes au combat.

Le problème était et reste la petitesse des équipes derrière nombre de distributions. La communauté créée autour des distributions, même si elle fait preuve de bonne volonté ne s’implique pas toujours, et quand il faut faire des tests pour assurer un minimum de qualité lors de la sortie d’une ISO finale, les bras manquent.

L’exemple récent du bug vicieux de la KaOS est symptomatique de la fragmentation à l’extrême des distributions GNU/Linux, et des conséquences que cela entraine. Des bugs vicieux et assez difficile à reproduire se retrouve dans la version finale et sarcle la réputation de la distribution.

Autre symptôme, c’est l’appel à l’aide qu’a lancé l’équipe de la Mageia, dont j’ai pris connaissance via le blog d’Andre Ani, qui recherche des volontaires dans sa communauté pour avoir un minimum de contrôle qualité sur les mises à jour de sa distribution. Nul besoin d’avoir un niveau bac+5 en informatique pour aider dans ce cas, mais de savoir rapporter des bugs quand on les voit.

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PureOS Gnome 1.0 2010 : pas vraiment au point ou c’est qemu/kvm qui est bugué à mort ?

PureOS, c’est une version francisée et simplifiée de la Debian GNU/Linux testing. Récupérable via bittorrent, elle permet d’avoir directement un système en français. Après avoir récupéré l’image ISO via freetorrent, je l’ai lancé dans une machine virtuelle classique : 1,5 GiO de mémoire vive, 32 GiO de disque :

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f raw disk-pure.img 32G
Formatting 'disk-pure.img', fmt=raw size=34359738368
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm32 -hda disk-pure.img -cdrom PureOS_Gnome_10_2010_FR.iso -boot d &

kvm32 étant un alias pour :

qemu -enable-kvm -localtime -soundhw all -k fr -m 1500 -net user -net nic,model=rtl8139

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2 bugs à la c** en une semaine sur ma Frugalware-current…

En l’espace de quelques jours, j’ai été confronté à deux bugs à la c** sur ma Frugalware Linux, en version current. Je connais les « risques et les joies » d’une distribution en rolling-release, donc c’est assez normal que cela arrive. Mais je dois être comme Cyrille Borne, je dois attirer les bugs 😉

Et les deux sont suite à des mises à jours majeures de paquets. Le premier, le bug 4145 concerne un bug lié au passage à xorg-server 1.7.6 qui tue purement et simplement la composition sous Xorg avec le pilote propriétaire Nvidia. Après avoir rapporté le bug et posté un message sur le forum francophone de la Frugalware, je ne suis pas le seul à être apparemment concerné.

Ce n’est pas trop ennuyeux dans l’absolu, mais  quand on est devenu accroc aux fenêtres molles de Compiz-Fusion

L’autre bug que j’ai rapporté est cependant plus handicapant, car il empêche purement et simplement d’imprimer quoique ce soit avec mon imprimante HP PhotoSmart C3180. C’est le bug 4148. Devant imprimer un document, j’ai alors essayé de lancer l’outil HP-Toolbox, mais rien ne s’affichait. En lançant l’outil en ligne de commande, j’ai droit à ceci :


fred@frugalware:~$ hp-toolbox &
[1] 32677
fred@frugalware:~$ Traceback (most recent call last):
File "/usr/bin/hp-toolbox", line 39, in
from base import status, tui, module
File "/usr/share/hplip/base/status.py", line 40, in
import hpmudext
ImportError: libnetsnmp.so.15: cannot open shared object file: No such file or directory

Un fichier manquant ? En rétrogradant le paquet net-snmp, comme par miracle, l’outil HP-Toolbox est redevenu fonctionnel…

C’est quand même étrange qu’un bug aussi gros que celui-ci soit passé inaperçu durant près d’une semaine, car le paquet net-snmp fautif a été mis en ligne le 14 mars

Au moins, les bugs ont été signalés, on verra le temps qui sera mis pour les faire disparaître 😉

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