Que sont devenues les distributions GNU/Linux de 2014 au bout de 5 ans ? Épisode 5

Après le mois d’avril qui n’a pas été tendre au niveau des survivantes, le mois de mai va-t-il se montrer un peu plus clément ?

J’ai eu pas mal de chose à faire depuis début mai, mais c’est l’annonce de l’arrêt de l’Antergos – sur laquelle je reviendrai plus longuement dans un article à venir – qui me fait poster l’article un peu plus tard que prévu à l’origine.

6 articles. Tous les projets sont en vie, mis à part la mauvaise plaisanterie qu’est la Blag Linux et Antergos qui a arrêté les frais le 21 mai 2019. Donc 33% de perte, cela qui remonte la moyenne des pertes. Que nous donnera l’ensoleillé mois de juin ?

La route du logiciel libre à 100% est-elle pavée de bonnes intentions ?

Note au 18 janvier 2019 : suite à une prise de bec dans les commentaires à cause d’une fausse manipulation de ma part, je ferme ceux-ci après avoir virés les dits commentaires. Désolé, mais je n’ai pas le temps physique de gérer actuellement une nouvelle crise.


Cela fait maintenant près de 23 ans que j’ai goûté pour la première fois au monde linux. C’était via une Slackware Linux proposée avec le magazine PC-Team et son numéro 9 de janvier 1996.

Autant dire que ça date pas mal… Au fur et à mesure des années, j’ai connu les grands noms de l’époque dont une partie a survécu avec plus ou moins de succès. Depuis presque 10 ans j’utilise au quotidien Archlinux. Ce qui m’a sensibilisé au logiciel libre et à la volonté de réduire la dépendance maximale aux composants logiciels non libres.

Cependant, comme toute volonté de se libérer le plus possible, voire complètement, cette route est pavée de pas mal d’embuches. Entre 2008 et 2009, j’ai dû batailler ferme avec un circuit wifi Atheros qui n’était pas encore complètement reconnu en utilisant l’enrobeur ndiswrapper.

Au fil des années, j’ai pu me passer de la quasi-majorité des codes non-libres qui ont tourné sur mes équipements successifs, le plus gros succès ayant été l’utilisation au quotidien de Nouveau pour faire fonctionner mes cartes Nvidia successivement abandonnées par leur créateur.

Mais je n’ai toujours pas franchi le cap de l’installation du noyau linux-libre, vous savez le noyau dont les composants non-libres, spécialement les micrologiciels ont été enlevés.

Pour une simple et bonne raison : sans des micrologiciels non libres comme le microcode AMD pour mon Ryzen3 2200G, gérer correctement le GPU est une galère sans nom et j’ai dû batailler ferme pour faire supporter complètement mon GPU durant plusieurs mois. Sans le microcode non-libre, je n’imagine pas les galères que j’aurais encore dû supporter.

Sur le plan des distributions officiellement adoubées par la Free Software Foundation, les progrès ont été énormes, bien que des écueils comme la BLAG (une mauvaise idée au final vue la facilité théorique de libérer complètement une Fedora Linux vue la politique de RedHat pour les logiciels non-libres) aient existé. J’en ai d’ailleurs parlé dans cet épisode de ma série « Les distributions GNU/Linux (in)justement oubliées.

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Les distributions GNU/Linux 100% libres reconnues par la Free Software Foundation : quel bilan en cet été 2015 ? Première partie.

Fin octobre 2012, je dressais un bilan des distributions GNU/Linux 100% libre, sous la forme de 3 articles, deux parus le 30 octobre : le premier parlant de la Blag Linux et de la Dragora, le second de la gNewSense et de la Parabola GNU/Linux. Un dernier, le 31 octobre parlait de la Trisquel GNU/Linux, de la Ututo et de la Venenux. Vu la longueur de l’article, deux parties sont nécessaires. Publier la première partie de cet article le jour même de la sortie de MS-Windows 10, à savoir le 29 juillet 2015 est un clin d’oeil au parangon du logiciel privateur.

Les distributions GNU/Linux de cet article en deux parties sont celles qui collent au mieux des idéaux défendus par la Free Software Foundation. Elles font donc partie des quelques 281 distributions encore en activité indexées sur distrowatch au 27 juillet 2015. Sans oublier les 262 en attente d’indexation.

Donc, si vous ne trouvez pas votre bonheur ici en terme de distributions GNU/Linux, vous le trouverez sans problème ailleurs 🙂

Pour la Blag Linux, qui est une vaste moquerie (il suffit de voir la vitalité des listes de publications, que ce soit la liste utilisateur ou développeur qui n’a connu aucun message entre février et juin 2015), je reviendrai à ce que je disais dans un article coup de gueule d’octobre 2014 :

Et la goutte d’eau qui fait déborder le vase ? L’annonce de publication de la version qui s’avère être une… version alpha ! En clair, on est passé (capture d’écran et vidéo à l’appui) d’une version dite stable à une alpha qui est le premier stade de développement d’une distribution !

Si cela n’est pas du « on se moque du monde » en version XXXL, qu’est-ce que c’est ? Autant dire que le projet GDNewHat qui était vraiment utilisable, modulo le caricatural GNU/Icecat fourni avec la distribution s’est sabordé pour rien.

Inutile de préciser que cela disqualifie la Blag Linux et qu’il n’est pas besoin de gaspiller de l’encre électronique en plus sur ce projet qui meurt à petit feu.

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Double coup de gueule libriste : la Blag Linux et les versions LTS+1 d’ubuntu et de ses dérivées.

Oui, deux coups de gueule pour le prix d’un. Le premier concerne la Blag Linux qui me semble être une distribution où la mauvaise foi est congénitale. J’ai étrillé la distribution dans un article en date du 23 octobre 2014.

Dans l’article en question, avec capture d’écran à l’appui (et avec une capture vidéo aux alentours de la 4ième minute), on pouvait lire sur la page de l’outil de suivi qu’une version stable à venir était prévue pour le 22 octobre 2014.

Que peut-on lire maintenant ?

BLAG 200000 is available for testing. There are 32bit and 64bit isos for GNOME, LXDE, MATE, MINI and XFCE. You can contribute to the development of this release by downloading your desktop of choice, testing and providing feedback on our developers mailing list or chat with us on IRC.

Ce qu’on peut traduire par :

La BLAG 200000 est disponible pour les tests. Il y a les ISOs 32 bits et 64 bits pour GNOME, LXDE, MATE, MINI et XFCE. Vous pouvez contribuer au développement de cette version en téléchargeant votre bureau de choix, tester et fournir des retour vers nos développeurs via liste de diffusion ou discuter avec nous sur IRC.

Et la goutte d’eau qui fait déborder le vase ? L’annonce de publication de la version qui s’avère être une… version alpha ! En clair, on est passé (capture d’écran et vidéo à l’appui) d’une version dite stable à une alpha qui est le premier stade de développement d’une distribution !

Si cela n’est pas du « on se moque du monde » en version XXXL, qu’est-ce que c’est ? Autant dire que le projet GDNewHat qui était vraiment utilisable, modulo le caricatural GNU/Icecat fourni avec la distribution s’est sabordé pour rien.

Autant dire que désormais, vous n’entendrez plus parler de cette escroquerie technique qu’est la Blag Linux.

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La Blag Linux 200000, une vaste blague ?!

Il y a trois semaines de cela, j’avais parlé de la Blag Linux 200000, qui devait sortir en version stable, dixit l’outil de suivi pour le 22 octobre 2014. Ci dessous, la capture d’écran faite en ce 23 octobre 2014.

On peut clairement lire : « An upcoming stable version of BLAG-200000 will be available October 22nd, 2014. » ce qu’on peut traduire par « Une version stable à venir de la BLAG-200000 sera disponible de 22 octobre 2014 ».

Non seulement, il n’y a pas de liens directement disponibles, mais le lien de téléchargement est assez intéressant à déchiffrer, je vous la recopie ici, ainsi qu’avec une capture d’écran du 23 octobre 2014 qui prouve ce que j’avance : ftp://blag.fsf.org/200000/Live/x86_64/Testing/

Oui, testing qui en bon anglais peut être traduit par version de test. Chouette, une version de test qui était annoncé comme stable par l’outil de suivi. Mais restons optimiste, et voyons ce que donne cette version rendue disponible au 22 octobre 2014.

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BLAG Linux 200000 : un point rapide à trois semaine de la sortie de la version finale.

Dans le petit monde des distributions GNU/Linux reconnues comme libres par la Free Software Foundation, il n’y a pas grand chose de vraiment utilisable au quotidien.

En dehors des Parabola GNU/Linux (une archlinux liberée) et Trisquel (une ubuntu libérée), le reste est plus folklorique qu’autre chose. Je me tairais pas simple charité en ce qui concerne la gNewSense ou encore la Dragora GNU/Linux.

Dans un article assez récent, j’ai parlé de la fin de vie de la GDNewHat car la BLAG (pour Brixton Linux Action Group) Linux reprenait du service.

J’ai parlé de la BLAG Linux 200000 (basée sur la Fedora Linux 20) en mai 2014. Le test à l’époque se basait sur l’ISO de la version Mate. Les dépots n’avaient pas été encore activés à l’époque.

Or, avec l’arrivée de la Blag Linux 200000 pour le 22 octobre (dixit l’outil de suivi), j’en ai déduit que les dépots étaient fonctionnels. Le projet doit être quand même bien avancé, même s’il manque encore un peu de polissage et de finition graphique.

Pour varier les plaisirs, j’ai pris l’ISO de la version pre-alpha avec Gnome. J’ai créé une machine virtuelle qemu et j’y ai lancé l’ISO. Après le démarrage, c’est Gnome 3.10 qui nous accueille. Logique, c’est la version officielle de la Fedora Linux 20 à sa sortie.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f qed disk-blag.img 128G
Formatting 'disk-blag.img', fmt=qed size=137438953472 cluster_size=65536
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk-blag.img -cdrom BLAG200000-Live-CD-GNOME-Pre-Alpha-x86_64.iso -boot order=cd &

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Blag 200000 : le retour de l’ancestrale Fedora Linux libérée :)

Même si ce n’est encore qu’une pré-alpha (donc une version alpha en langage Microsoftien), la Blag (pour Brixton Linux Action Group) fait son retour en fanfare ou presque.

Il est vrai que si je n’avais pas vu sur Distrowatch la présence d’une ISO pré-alpha avec des versions Mate Desktop et Gnome, j’aurais ignoré son timide retour. La dernière version stable remonte à l’époque de la Fedora Linux… 14, sortie en novembre 2010 !

Pour mémoire, un article paru sur linuxfr à l’époque de la sortie de la Fedora Linux 14.

Un message rapide sur la liste de publications des développeurs de la Blag annonce l’arrivée de cette version, en sachant que des versions lxde et Xfce sont prévues pour juin 2014.

J’ai donc récupéré l’ISO, et j’ai utilisé mon ami Qemu pour voir où en était cette jeune préversion de la Fedora Linux 20 à la sauce libre.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f qed disk.img 128G
Formatting 'disk.img', fmt=qed size=137438953472 cluster_size=65536 table_size=0
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom BLAG200000-Live-CD-MATE-Pre-Alpha-x86_64.iso -boot order=cd &

On arrive sous un bureau Mate Desktop 1.6.2 avec un noyau linux libre 3.14 (à l’origine pour la Fedora Linux 21 ?). Ce qui est déjà pas si mal. Même si Mate Desktop 1.8.0 serait plus intéressant techniquement. Mais installons donc la Blag avant toute chose. Et c’est ici Anaconda nouvelle génération qui accueille l’utilisateur.

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