Un trop plein de distributions GNU/Linux tue-t-il le port d’applications tierces ?

Outre le fait que certaines personnes vont hurler au titre franchement « putassier », il faut dire que le bilan des distributions GNU/Linux indexées sur Distrowatch depuis 2002 est tout sauf des plus réjouissants.

En dehors du classement de curiosité de distrowatch qui n’a aucune valeur statistiques – étant donné qu’aucune distribution ou presque ne téléphone à la maison et qu’une page vue ne veut pas dire un téléchargement ou une installation – la seule statistique vraiment fiable, c’est celui d’indexation de distrowatch qui ne compte que les distributions ayant été prise en compte par l’équipe du site.

C’est sans compter les dizaines voire les centaines de distributions qui sont restées sur la liste d’attentes et mortes entre temps…

Prenons donc la première gazette de chaque année depuis 2004. Même si le site existe depuis 2002, les gazettes n’ont commencé que courant 2003. Voici donc le nombre de distributions indéxées, abandonnées, dans le coma (rajouté courant 2009) au début de chaque année depuis 2004 :

Si on regarde la dernière gazette au moment où j’écris cet article, celle du 19 novembre 2018, on a droit à en se basant sur le trio total, mortes, coma : 895, 536, 56.

Soit déjà 13 distributions de plus qui sont mortes en l’espace de 11 mois et demi. On peut penser qu’une ou deux de plus nous quitterons d’ici début janvier 2019.

J’ai donc compilé les données dans une feuille de tableur LibreOffice Calc et voici donc le résultat en mode graphique.

Continuer la lecture de « Un trop plein de distributions GNU/Linux tue-t-il le port d’applications tierces ? »

Linux plus compliqué que MS-Windows ? Vraiment ? :)

Linux – dans le sens distribution GNU/Linux – est associé à l’image d’un OS complexe à utiliser, bourré de ligne de commande, imbuvable et réservés aux geeks les plus asociaux qui existent.

Il est vrai que si l’on parle de distributions comme Gentoo, Slackware, NuTyX ou Archlinux – que je vous recommande d’installer à la main sans passer par des installateurs simplificateurs comme Antergos, RebornOS, Anarchy – on colle à fond au cliché en question.

Cependant, il faut savoir raison garder et ne pas oublier que depuis 2004, des sociétés comme Canonical ont décidé de casser cette image et de la balancer à la poubelle. Avec plus ou moins de succès, mais on peut très bien utiliser une distribution à orientation grand public sans avoir à se taper cette maudite ligne de commande qui fout la trouille.

Prenez des distributions comme la LinuxMint ou la Manjaro et la ligne de commande, vous n’y toucherez presque jamais. Mais il n’y a pas que cela. On dit souvent que Linux est complexe à configurer.

Si on veut. En regardant une vidéo de Thomas Cyrix intitulée « 10 choses que j’aimerais dire à MICROSOFT – Jetons-leur des Tomates Pourries ! ft. Léo TechMaker » j’ai vu un passage qui m’a fait exploser de rire, la création d’un compte utilisateur… Où on voit que Microsoft fait volontairement du complexe pour embrouiller les utilisateurs et utilisatrices qui ne veulent qu’une chose : utiliser leur ordinateur comme un outil.

Il m’est venu une idée : pourquoi ne pas voir comment se comporte les deux ou trois premières distributions au classement de curiosité de distrowatch pour créer un premier compte utilisateur. Et de comparer avec la création d’un compte sur une installation fraichement terminée de MS-Windows 10.

Au 23 novembre 2018, le top 3 du classement de curiosité de distrowatch est le suivant :

  1. Manjaro Linux (la fille d’Archlinux)
  2. LinuxMint (base ubuntu avec Cinnamon, Mate-Desktop ou Xfce)
  3. ElementaryOS (base ubuntu avec Pantheon)

Donc deux installateurs différents : Calamares pour Manjaro, Ubiquity pour LinuxMint et ElementaryOS. Donc autant prendre sur le plan technique la Manjaro et la LinuxMint.

Continuer la lecture de « Linux plus compliqué que MS-Windows ? Vraiment ? 🙂 »

« Persona », premier album de François Merlin… Du post-rock français comme je l’aime !

Comme je l’avais dit dans l’article consacré au nouvel opus de KesakoO, voici donc un autre article musical, consacré au premier album de François Merlin. Compositeur et interprète spécialisé post-rock, il m’avait contacté pour me parler de son premier album que j’ai eu l’occasion d’écouter et d’apprécier en avant première.

Ayant acheté une version numérique de l’album – en attendant sa version physique – voici donc un petit article pour vous le présenter plus en détail sur Persona.

Je dois le dire, j’apprécie le post-rock français que j’ai découvert il y a de nombreuses années avec les orléanais de Have The Moskovik.

L’album malgré son nombre important de pistes ne fait qu’un peu plus de 33 minutes. On est loin de l’image de l’album de post-rock avec des pistes dépassant les 7 voire 8 minutes. Ici on est dans le « on fait court et costaud » ce qui n’est pas plus mal.

Continuer la lecture de « « Persona », premier album de François Merlin… Du post-rock français comme je l’aime ! »

« In my head », le nouvel album de KesakoO.

En attendant un article qui sera publié après celui-ci et qui sera aussi musical, commençons avec KesakoO. J’en ai déjà parlé lors de ses précédentes créations, en octobre 2017 avec l’EP « Noctis » (dans un article consacré à ma découverte du trip-hop) ou bien avant avec « Merysland ». Quand j’écris cet article, en novembre 2018, Kesakoo continue le financement participatif d’une version physique de l’album dont je vais vous parler dans cet article.

Donc, en ce mois de novembre 2018, KesakoO remet une couche avec son nouvel album, « In my head », au prix modique de 5€ au format numérique sur Bandcamp.

L’album est assez court, un peu plus de 27 minutes pour 7 pistes. Ce qui fait qu’on change régulièrement d’ambiance. On commence avec la piste éponyme.

Continuer la lecture de « « In my head », le nouvel album de KesakoO. »

Ah, les dépots tiers pour Archlinux et sa famille…

Un petit article sur un problème qui touche les distributions dans leur entiereté, même si je prends le prisme Archlinuxien, et que je pourrai en prendre un autre. Comme je l’ai dit dans un article du 16 novembre 2018, la guerre des distributions, c’est de la… Bref !

Je l’ai déjà exprimé plus d’une fois, il faut éviter comme la peste les dépôts tiers. Si c’est souvent essentiel pour contourner les limites de certaines distributions fixed release, c’est parfois inutile voire contre-productif pour les distributions en rolling-release comme Archlinux ou sa fille Manjaro Linux.

J’ai déjà critiqué par ailleurs les installateurs simplificateurs pour Archlinux qui ont tendance à utiliser des dépôts tiers. Je parlais d’une forme de malédiction les touchant, et même si Anarchy Linux semblait avoir repris du poil de la bête, c’est reparti dans les choux actuellement avec un github de nouveau au ralenti. Mais j’y reviendrais plus loin.

Le problème est que parfois le dépôt tiers s’impose sur les dépôts officiels avec les risques de conflits de paquets que cela peut entrainer. Un dépôt tiers, c’est à mettre en oeuvre après les dépôts officiels. Point final !

Oui, je parle ici de la célèbre Antergos jadis connue sous le nom de CinnArch qui n’a toujours pas stabilisé son installateur qui existe depuis le début du projet en 2012, et qui laisse penser que ce sera le GNU/Hurd dans ce domaine 🙂

S’il n’y avait que cela et l’émétique thème numix ainsi qu’un LightDM pas franchement léger, ce serait bien. Mais c’est après avoir vu le bug suivant sur le dépôt gitlab de Pamac que j’ai décidé d’alerter l’équipe d’Antergos. En effet, et ce n’est pas un trucage, le dépôt tiers imposé propose… Pamac 6.4.0 alors que la version 7.3.0 est sortie la veille de la date de rédaction de l’article que vous lisez.

Continuer la lecture de « Ah, les dépots tiers pour Archlinux et sa famille… »