Vieux geek, épisode 415 : Kazaa, Limewire et compagnie…

… Ou les débuts mouvementés du partage de fichiers en pair à pair. Ici, on repart dans les années 2000 à 2010. Une époque où Internet n’était pas encore devenu une vitrine commerciale géante.

Dans cette première décennie du 21e siècle, les logiciels de peer-to-peer – ou pair à pair en bon français – se multiplie. Il y a des noms célèbres, comme Kazaa, edonkey2000, emule ou encore Limewire. Ces noms parleront aux personnes qui ont connu le réseau des réseaux à cette époque. Je m’en souviens presque comme si c’était hier. Le temps passe trop vite à mon goût dans ce domaine.

Mais tous les réseaux – ou presque – dépendaient de serveurs centralisés. Ce qui était leur talon d’Achille. Ce qui a poussé à la naissance de protocoles comme Bittorrent devenu pour beaucoup de personnes synonyme d’échange de pair à pair. Ce qui a poussé aussi à la disparition de ces réseaux historiques, en parallèle de saisies de serveurs, c’est l’arrivée de loi comme celle qui a donné naissance à l’usine à spams qu’est fondamentalement Hadopi.

Il y a bien eu la saga de ThePirateBay, mais nombre de portails pour les bittorrents existent de nos jours, même si certains d’entre eux ont connu des fins en feux d’artifice. Oui, YggTorrent, je parle de toi.

Je dois dire que pour moi, Bittorrent n’est pas synonyme de partage de contenu sous droits d’auteurs, mais un protocole qui permet de récupérer des images ISO de distributions GNU/Linux pour faire mumuse avec elle par la suite en machine virtuelles.

Et vous, avez-vous connu cette période « glorieuse » des débuts du peer-to-peer ? J’avoue qu’avec le torrent, elle ne me manque pas plus que cela.

En vrac’ de milieu de semaine…

Petit en vrac’ en ce dernier mercredi de mai 2026.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • Fan des distributions rolling release ? La Rhino Linux 2026.1 basée sur la Ubuntu vient de sortir. Parce que pourquoi pas ?
  • Fan des BSDs libres ? Un projet basé sur NetBSD vient d’arriver et s’appelle NeoBSD. Plus d’infos sur le site officiel.
  • Si vous êtes passionné(e) par les OS, il y a un musée interactif du nom de « Virtual OS Museum ». Plus d’infos sur cet articles du sites des Numériques.
  • Un projet un peu fou que j’ai trouvé récemment. Une version améliorée du jeu d’aventure pour Amstrad CPC « Fugitif » dont j’ai parlé en juillet 2021 vient de sortir du nom de « Fugitif 31 » et rend le jeu « point’n’click ». Impressionnant.
  • Si vous avez aimé le classique « La guerre des mondes » de HG Wells, un jeu d’aventure à choix multiples matinée de commandes classiques en anglais vient de sortir basé sur ce livre. C’est un gros jeu pour le Commodore 64 – 6 faces de disquettes sont nécessaires pour le stocker – avec des graphismes plutôt somptueux à l’introduction de chaque partie. Le nom du jeu ? « The War of the Worlds ».

Côté culture ?

Rien cette fois.

Sur ce, bonne fin de semaine !

La chimère de la vérification de l’âge, le retour de la vengeance.

Il y a deux mois jour pour jour, au 25 mai 2026 où j’écris cet article, je publiais un état des lieux concernant les lois de vérifications de l’âge pour les services comme Facebook, Twitch, YouTube, bref tous les réseaux (a)sociaux. Bien qu’extensible sur Internet en particulier et l’obligation d’inclure dans les OS des outils permettant de vérifier qu’une personne utilisant Facebook ou autre est bien majeure.

Outre le fait que les dites lois peuvent être contourné par des outils comme le TOR Browser ou encore un VPN – et bon courage pour faire interdire l’utilisation des deux – le projet de loi Californien qui a été un des premiers avec la loi extrémiste du Brésil commence à reculer. Dans un article de Phoronix on apprend que des amendements pour prendre en compte les logiciels libre et open-source ont été proposés.

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Confession d’un rétroludiste : les ordinosaures 16 bits, ça me laisse froid…

Ça me laisse froid de nos jours. Mais je me souviens qu’à l’époque, fin des années 1980, début des années 1990, je bavais sur les publicités de jeux qui proposaient des captures d’écran des versions pour le duo / duel Atari ST et Commodore Amiga. Je voyais des graphismes que je ne pourrai jamais avoir sur mon vieil Amstrad CPC.

Je me souviens ensuite des enfants de couples aisés – quand j’étais au lycée – qui s’échangeaient durant la pause de 10 heures des disquettes dans un premier temps pour pirater des jeux pour l’Atari ST, puis un ou deux ans plus tard, pour le Commodore Amiga. J’avoue que j’étais un peu jaloux. Les machines dont je révais étaient inabordables pour le budget familial.

On parlait de machine à au moins 3000 francs en 1989, soit environ 848€ de nos jours. Une somme non négligeable à sortir. Quant au coup des disquettes vierges en 3 pouces et demi, je ne m’en souviens pas. Mais ça devait être toujours plus abordable que la disquette 3 pouces pour mon Amstrad CPC qui coûtait 20 francs en 1989 soit 5,66€ de nos jours.

Pour mémoire, le SMIC net en 1989 était de 5000 francs environ, soit 1413€ de nos jours. On s’aperçoit facilement de l’investissement d’un ordinateur à l’époque, pire s’il était de la génération 16 bits.

Je ne nie pas que les capacités du duo Atari ST et Commodore Amiga explosaient la concurrence. Mais ils étaient inabordables pour nombre de passionnés d’informatique. Et à l’époque être passionné d’informatique, ça vous laissait une drôle d’étiquettes sur le dos.

Mais de nos jours, ces machines – j’ai eu un Commodore Amiga 1200 en 1993 – ne m’attirent plus autant. Leur scène homebrew bien qu’actives semblent l’être moins que celle du Commodore 64 par exemple. Et quand des nouveaux jeux homebrew sortent pour l’Amiga, c’est souvent pour des ordinateurs gonflés à grand coup de mémoire et de carte accélératrice.

Quant à la scène de l’Atari ST, j’avoue ne pas la connaître, donc je resterai muet ici. Et vous, les ordinosaures 16 bits vous laissent de marbre ?

NuTyX en machine virtuelle, bilan final de l’expérience.

Le mois est donc passé, à deux jours près étant trop occupé le 22 mai pour publier le billet ce jour-là, et je dois dire que j’ai été plus qu’agréablement surpris par son déroulement. Il n’y a eu qu’une grosse mise à jour, celle du passage de Plasma 6.6.4 vers la version 6.6.5. Une grosse centaine de paquets qui ont pris une petite dizaine de minutes, le goulot d’étranglement étant la vitesse de récupération des paquets.

Comme je l’avais dit dans le billet bilan intermédiaire, j’ai utilisé Discover pour installer les flatpaks de Vice et de Dosbox-X. J’ai bien tenté la création de paquets natifs dans un chroot pour être certain de leurs compilations, mais je suis face à un bug à la con avec VMWare qui me casse l’outil rsync. Or celui-ci est utilisé pour les pré-requis de la construction ou la création de paquets.

L’expérience a été agréablement ennuyeuse. Aucun problème de mises à jour, aucun logiciel ne se lançant plus après une mise à jour. Le suivi noyau – qui a été mouvementé récemment avec des failles se suivant à la queue-leu-leu – est plus que correct.

Le projet est solide, plus que dans mes souvenirs qui sont assez anciens. Et maintenant que c’est devenu une rolling release, mis à part la sortie d’images ISO plus à jour de temps à autres, rien ne vient casser le train-train routinier qui s’installe avec la distribution.

C’est un projet qui donne des leçons aux dernières pourritures sorties et qui sont sur la liste d’attente de Distrowatch. En un mot comme en cent : reposant.