Coffee Linux, ce qu’il ne faut pas faire avec une Archlinux…

Note préliminaire : j’aurai pu faire un épisode des pitreries du libre mais j’ai préféré rester par écrit, je pense qu’avec une telle production je me serai retrouver à balancer des jurons durant toute la vidéo, et ce n’est pas très bon pour mon estomac 🙂

C’est un énième projet d’installateur pour Archlinux qui semble avoir mieux compris Archlinux que les développeurs de la distribution, je cite le github officiel :

The standard installation script for a standard Arch Linux is kinda broken, and incomplete to assembe an actually functional environment.

Ce qui donne traduit :

Les scripts d’installation standard pour une Archlinux standard sont un peu cassés, et incomplets pour assembler un environnement vraiment fonctionnel.

Déjà avec ArchInstall, l’outil en python on obtient une Archlinux de bonne qualité niveau installation. Loin de ce projet qui utilise un installateur sous la forme d’une série de scripts bash qui a de nombreux défauts :

  1. Pas de choix de langue lors du processus d’installation. On se retrouve avec un système directement en anglais.
  2. Aucune détection du support cible pour installer la distribution.
  3. Les mots de passe sont affichés en clair lors de leurs saisies.
  4. Aucune utilisation de l’option –needed avec pacman ce qui fait que certains paquets sont réinstallés plusieurs fois.
  5. Il y a apparemment du choix dans les environnements de bureau proposés, sauf que ce sont souvent des variantes proches les unes des autres.
  6. Pas de choix du fuseau horaire.
  7. Il installe yay et pamac sans rien demander à la personne qui l’utilise.
  8. Il demande à la fin si l’installation s’est bien déroulée… Il se passe quoi si on dit non ?

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En vrac’ de milieu de semaine…

Petit en vrac’ en ce deuxième mercredi de décembre 2023.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Rien cette fois ci !

Sur ce, bonne fin de semaine !

Mate Desktop, il en est où deux ans après la sortie de sa version 1.26 ?

En août 2021, Mate Desktop 1.26 pointait le bout de son museau. Depuis, une révision mineure, la 1.26.1 est sortie. Cependant, côté version majeure, rien n’a bougé.

Mate Desktop 1.28 se fait franchement attendre. En allant sur le dépôt du code source de la version de développement 1.27, j’ai pu constater que certains paquets de code source n’ont pas été mis à jour depuis… novembre 2022. Soit une année complète ! Du moins, c’est le cas au 6 décembre 2023, moment où je rédige le présent article. Cf la capture d’écran ci-dessous.

Dans les paquets accusant un an de retard côté rafraichissement, en ce 6 décembre 2023, on peut citer Atril (le visionneur de documents), Engrampa (l’archiveur/désarchiveur), les outils de Mate ou encore Pluma (le bloc notes).

J’aurai très bien pu recompiler Mate Desktop 1.27.x comme jadis je l’avais fait pour Mate Desktop 1.25, mais j’ai senti que la vieillesse de certains paquets de code source serait source d’ennuis.

Il est à noter qu’Archlinux a déjà importé certains paquets de Mate Desktop 1.27, à savoir :

Ce ne sont pas des logiciels critiques, mais leur présence pour tous les utilisateurs de Mate Desktop sur Archlinux tend à montrer que les mainteneurs d’Archlinux en ont eu un peu assez et ont récupéré les dits paquets pour s’adapter à des composants logiciels récents.

Pourquoi un tel retard ? Sauf erreur de ma part – et vous me corrigerez en commentaires – c’est la même équipe qui gère à la fois Mate Desktop et Ubuntu Mate. Ce qui fait sûrement une charge de travail non négligeable.

J’espère simplement que l’équipe de Mate Desktop va pouvoir rattraper son retard et proposer une version 1.28 pour l’année 2024… Et qui sait, avec un début de support de Wayland comme le laisse penser ce dépôt github ?

En vrac’ de milieu de semaine…

Petit en vrac’ en ce premier mercredi de décembre 2023.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

    • L’hiver, période de migration, n’est-ce pas ? C’est le cas pour Archlinux qui a abandonné son ancien outil de suivi de bugs pour utiliser celui de gitlab. Voici les notes de publication en anglais.
    • La DGLFI de la semaine : La Starbuntu basée sur Ubuntu, avec Openbox et le gestionnaire de fichiers ROX Filer. Encore une distribution dont les spécificités se résumerait à une dizaine de pages d’un document en pdf.
    • Toujours dans le domaine des distributions proposant un environnement basé sur Openbox, je demande la Mabox Linux 23.12.
    • Prenez une dose de rogue-like, des instructions qui passent par un jeu de cartes, mélangez-le tout. Vous aurez RogueBot pour le Commodore 64.
    • Pour les fans de jeux d’aventures textuels n’ayant pas peur de l’anglais, je demande « The Ghosts of Blackwood Manor » de Stefan Vogt, disponible sur une vingtaine d’ordinateurs différents.

     

  • Côté culture ?

    Vous avez souffert mille morts en cours de français à cause de l’orthographe. Cette conférence TEDx vous mettra du baume au cœur.

    Sur ce, bonne fin de semaine !

Rapporter des bugs, c’est bien…

…Ne pas se précipiter pour le faire, c’est encore mieux. Cela fait 17 ans que je suis en mono-démarrage linuxien, à l’époque avec la Ubuntu 6.06 LTS après une semaine sous OpenSuSE 10.1 à l’époque. J’ai donc eu l’occasion au fil de ces années de rapporter des bugs.

Le problème avec les outils de suivi des bugs, en anglais bugtracker, c’est qu’ils sont remplis de rapports de bugs en double, triple, quadruple voire quintuple exemplaire. En effet, dans la précipitation, on oublie de vérifier si le bug a été rapporté… Outre le fait que cela encombre et pollue le bugtracker, ça complique la vie des développeurs qui essaye de trier les bugs pour corriger ce qui a été rapporté.

J’ai appris avec le temps qu’il fallait faire attention et ne pas agir précipitamment. J’ai eu un bug étrange avec mercurial et le code source de développement de Mozilla Firefox et de Mozilla Thunderbird.

En effet, quand je tapais la commande hg --verbose pull -u pour récupérer les nouveautés s’il y en a de disponible, j’avais droit à ce long message d’erreurs avec mercurial 6.6.

$ hg –verbose pull -u
Traceback (most recent call last):
File « /usr/lib/python3.11/site-packages/mercurial/dispatch.py », line 466, in _callcatch
return scmutil.callcatch(ui, func)
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
File « /usr/lib/python3.11/site-packages/mercurial/scmutil.py », line 152, in callcatch
return func()
^^^^^^
[environ 60 lignes d’erreurs plus loin]

File « /usr/lib/python3.11/site-packages/mercurial/extensions.py », line 613, in wrap
return wrapper(origfn, *args, **kwargs)
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
File « /usr/lib/python3.11/site-packages/hgext/fsmonitor/__init__.py », line 747, in wrapdirstate
if hasattr(self, b’_fsmonitorstate’):
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
TypeError: attribute name must be string, not ‘bytes’

J’avais d’abord pensé à un bug du côté de Mozilla, mais sur le bugzilla, rien de bien probant en utilisant la recherche par mots clés.

J’ai ensuite pensé à un bug du côté de mercurial 6.6. En utilisant l’outil AUR downgrade, j’ai rétrogradé la version de mercurial à la 6.5.2. Et d’un seul coup, tout a fonctionné comme prévu.

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