Le talon d’Achille des distributions GNU/Linux fixed release, les montées en version ?

Je n’ai pas envie dans cet article de relancer le débat sans fin des distributions fixed contre rolling. Chaque camp sortira ses arguments avec plus ou moins de mauvaise foi ou d’hypocrisie. Ma position est la suivante sur l’utilisation des deux modèles :

  • Postes de collectivités, grands comptes, serveurs = distribution fixed.
  • Poste de l’utilisateur « lambda » avec une connexion solide = distribution rolling temporisée.

Il faut dire que deux articles récents de Sébastien sur ses malheurs avec la montée en version de la Mageia 6 vers la Mageia 7 ne font qu’apporter de l’eau à mon moulin. Dans le premier article, il raconte ses déboires en voulant migrer une Mageia 6 Gnome vers une 7 chez une connaissance.

Dans le deuxième article, il fait un bilan amer de la migration en comprenant l’intérêt que l’on peut porter au modèle rolling, tout en conservant comme base de prédilection des fixed, et pour lui Debian.

Sur ce plan là, je considère qu’il est dans l’erreur sur le long terme. Sans être dans la course à la dernière version de chaque logiciels, c’est toujours mieux – dans l’idéal – d’avoir des outils encore supportés par leurs créateurs en amont.

Il cite aussi une vidéo d’Adrien D alias Linuxtricks qui racontent ses mésaventures sur une Mageia Gnome. Dans le cas de la vidéo et des articles de Sébastien, on a le même environnement. Le même passage par la ligne de commande. On ignore par contre si la Mageia sur laquelle Sébastien s’est cassée les dents était ou pas modifiée de partout avec des dépôts tiers par exemple.

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En vrac’ de milieu de semaine…

Un petit billet en ce mercredi hivernal.

  • Elle est enfin sortie, la Manjaro Linux 19.0… Même s’il y a des conneries monumentales comme l’ajout du support des snaps et autres flatpaks, elle a le mérite d’exister.
  • La LinuxMint Debian Edition 4.0 beta est enfin sortie, basée sur Debian Buster. Pas trop de retard pour une fois par rapport à sa base !
  • Dans la série des distributions GNU/Linux bizarre, je demande la GoboLinux 0.17 alpha, vous savez, celle qui jette à la poubelle l’arborescence d’unix pour cloner cette de MS-Windows…
  • La DGLFI de la semaine, la Releax OS apparemment créée depuis une feuille blanche.
  • La clownesque MakuluLinux est disponible dans une nouvelle version, la 2020 « Lindoz ». Youpi !

Côté culture :

  • Si vous aimez le rock progressif à la Steven Wilson ou celui proposé par Opeth depuis l’album Heritage, les créations des bordelais d’Altesia seront votre tasse de thé.
  • Sept ans après le premier album, Camille Feral a sorti en décembre 2019 le deuxième opus des Fantomes Courtois sous le titre « Monseigneur l’astre solaire ». De l’acoustique pour les fans de mélodies que l’on aurait pu entendre au 18e siècle 🙂

Puisqu’il faut rire du logiciel libre et de ses délires, voici l’épisode 7 des tutos à la con de Tonton Fred :

Bonne fin de journée ! 🙂

Vieux Geek, épisode 175 : KDE 2, une version majeure et presque oubliée de KDE…

Si le premier KDE en 1998 a été une grosse révolution dans le monde bureautique libre, la version 2.0 sorti en 2000 est un peu la version oubliée de l’environnement. Moins connu que la génération 3.x qui continue via le projet Trinity Desktop Environment, et la génération 4.x avec le nichesque Katana Desktop Environment.

Ce n’était pas pourtant une version mineure car nombre d’outils sont nés à cette époque : Konqueror et son moteur KHTML dont la lointaine descendance s’appelle Webkit – et un courrier électronique de 2003 le prouve – et Blink, mais aussi les premiers pas de la suite KOffice.

En fouillant dans les notes de publication de KDE 2.0, on tombe sur des noms célèbres, dont un certain Gaël Duval qui fonda en 1998 une boite du nom de Mandrakesoft. On trouve aussi le président de Caldera (dont la distribution OpenLinux a été un grand nom des années 2000-2003) ou encore un responsable de Corel qui a l’époque proposait sa distribution, la Corel Linux, vendue par la suite à Xandros.

Si on en croit les notes de publications, c’est aussi l’arrivée des KIO pour accéder de manière transparente à de nombreux protocoles réseaux (http, ftp, imap, nfs ou samba). Autant dire que ce fut une version importante.

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Sic transit gloria mundi… De l’inertie et des dogmes dans le monde du logiciel libre.

Désolé pour la partie du titre en latin. On peut traduire rapidement la citation en latin ainsi : « Ainsi passe la gloire du monde ». Historiquement, c’est lié à l’intronisation du souverain pontife dont une tradition abolie avec l’arrivée de Jean Paul 1er en 1978 sur le trône de Saint Pierre.

Un moine se présentait devant le nouveau pape, brûlait une mèche d’étoupe en disant : « Sancte Pater, sic transit gloria mundi. » Pour lui rappeler que rien n’est éternel et que le dogmatisme est l’ennemi de la réalité.

Vous me direz, quel rapport avec le monde du libre ? Simplement que j’ai rarement connu un monde aussi enfermé dans les dogmes que celui du logiciel libre. Que ce soit sur l’utilisation de tel partitionnement, de tel outil d’empaquetage.

Dans un article intéressant, Sébastien parle de l’acharnement thérapeutique sur l’outil apt-rpm utilisé par des projets comme PCLinuxOS et AltLinux.

Dans le domaine des distributions pour geeks et geekettes, il y a des projets plutôt nichesques qui sont arc-boutés sur leurs dogmes. Il y a bien entendu la NuTyX et son refus du partitionnement séparé concernant le répertoire /home. J’ai parlé en vidéo d’une manière humoristique de ce genre de dogme via sa distribution cousine, la Yaolinux qui est une NuTyX systemd-isée.

On va me dire que je m’acharne sur la NuTyX, mais non. Je ne fais que montrer ce qui est proposé, rien de plus, rien de moins. Comme disait Vladimir Ilitch Oulianov, « Les faits sont têtus ».

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En vrac’ de fin de semaine…

En cette Saint Valentin 2020, vrac’ons un brin 🙂

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Pour finir, mon dernier « C’est trolldi, c’est permis » où je m’amuse avec la vénérable et sacralisée Debian GNU/Linux.

Bon week-end 🙂