La migration de Twitter vers Mastodon, une migration qui va rapidement couper court ?

Depuis quelques jours – au moment où je rédige ce billet – il y a un minuscule mouvement de migration de l’oiseau bleu vers Mastodon.

Tout a commencé avec l’histoire de rendre payant la certification de comptes sur Twitter à hauteur de 8$ par mois. Depuis l’annonce d’Elon Musk – et je vous renvoie à cet article de Clubic – des personnes se sont révoltées et ont décidé de migrer vers Mastodon. Mais pas de quoi faire perler une goutte de sueur sur le front de la direction de Twitter.

Étant sur différentes instances Mastodon depuis quelque chose comme 4 ans, c’est la deuxième fois que je vois une migration de ce style arriver. Je dois dire que je n’y crois que moyennement, car l’architecture du réseau par instances qui doivent mutuellement se suivre pour afficher les messages postés apparaitra comme bizarre à des personnes habituées à n’avoir qu’une seule instance à suivre pour se clasher – oups, je voulais dire communiquer – en toute tranquillité.

Outre l’effet de bulle des différentes instances qui peuvent avoir des politiques à l’opposé les unes des autres, Mastodon nécessite de réapprendre tout ou presque. D’où l’obligation de choisir la bonne instance dès le départ. Je suis sur Mamot, l’instance de la Quadrature du Net.

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Quand la frappadinguerie frappe, ça donne des envies bizarres…

Je dois dire qu’en ce moment, l’informatique libre m’ennuie sur certains plans. Par exemple, le développement au point mort pour dosbox-x depuis une dizaine de jours au moment où je rédige ce billet. Même avec la vraie vie qui intervient, ça commence à faire long, surtout avec 5 modifications de code en attente d’être appliquée.

Ce qui tombe mal étant donné que j’apprécie cet émulateur et que je crains qu’il ne finisse par être abandonné 🙁

La curiosité et une machine virtuelle de test plus tard, j’ai franchi le Rubicon et j’ai activé le dépot gnome-unstable sur mon Archlinux réelle pour avoir en avance Gnome 43. J’ai quand même attendu que la quasi-totalité des paquets soient disponibles avant de tenter la migration. J’ai quand même un restant de prudence 🙂

Je dois dire que pour le moment, je suis super content de l’ensemble. Bon, ça ne fait – au moment où je rédige ce billet – qu’une petite heure que Gnome 43 est installé. Je pense que la migration vers les dépôts de tests se fera d’ici la fin du mois avec une arrivée sur les dépôts stables vers le 5 ou 10 novembre.

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Gnome 42 sur Archlinux testing ? Une migration avec la casse habituelle :)

Ce matin, lors de la recherche matinale de mises à jour, j’ai eu droit à un pavé avec Gnome 42 dans le lot. Je me suis dit que j’allais avoir la casse habituelle, celle des extensions que j’utilise à savoir :

  • L’icone de notification de Pamac
  • La météo affichée à côté de l’heure
  • L’extension qui propose la zone de notification
  • L’extension gsconnect, même si je ne l’utilise pas actuellement.

Et en effet, ce furent les éléments qui ont explosés en vol, même si j’ai résolu deux problèmes, l’extension gsconnect n’étant pas une trop grosse perte pour le moment. Pour la zone de notification, j’ai juste récupéré le PKGBUILD du paquet gnome-shell-extension-appindicator.

J’ai ensuite modifié le PKGBUILD pour qu’il compile sa version 42. Une installation et un duo déconnexion et reconnexion plus tard, la zone de notification fonctionnait à nouveau.

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Et si la cause principale de la non-démocratisation du logiciel libre était lié à autre chose qu’au logiciel ?

J’ai déjà eu l’occasion d’exprimer mon point de vue sur la maturité des distributions GNU/Linux (deux parmi les plus vieilles fêteront leur 30 ans en juillet et août 2023 à savoir Slackware et Debian) ou encore sur celle des environnements de bureau, les deux principaux ayant au minimum 24 à 25 ans en cette année 2022. Oui, je parle bien du duo Gnome et Plasma.

Si on reste dans les grands noms, avec un noyau Linux récent, dans 90% des cas installer un environnement linuxien se passe sans trop de problèmes, mis à part avec Nvidia et ses pilotes qui sont parfois sources de calvitie précoce.

Avec le projet Steam Deck, Valve veut pousser à l’adoption d’une console basée sur une distribution GNU/Linux avec le support du magasin en ligne Steam. Je leur envoie tous mes voeux de réussite, mais je crains que le projet ne soit parasité par des projets pour utiliser une distribution alternative à celle proposée par défaut et ne rendent les efforts vains.

Le logiciel manque de maturité au niveau de l’ergonomie. Évidemment, travailler dans un secteur qui définit les grandes lignes d’un logiciel, comment placer les icones, que mettre dans la barre de titres, c’est pas franchement sexy.

Le monde du libre a d’excellents logiciels, mais ceux-ci parfois sont moins utilisés car l’ergonomie générale est plutôt moyenne. En dehors des gros projets comme LibreOffice par exemple, l’ergonomie, elle passe à la trappe au pire ou au mieux elle est considérée comme la cinquième roue du carrosse.

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L’émulation logicielle, justifiable uniquement sur le plan économique ?

La mode du vintage en informatique est une tendance lourde depuis plusieurs années, comme si l’informatique et ses jeux photoréalistes finissaient par lasser les joueurs et joueuses. Comme s’il y avait besoin de revenir à une période que l’on qualifie à tort de dorée et de meilleure.

Sur le plan technique et graphique, les jeux AAA modernes écrasent tout. Même si les dits jeux valent entre 20 et 60€ en moyenne. Je dois dire que j’ai pu voir quelqu’un jouer à Doom Eternal avec son rendu photoréaliste. Il est très beau, mais le côté « tomb raider » de l’ensemble m’a vite lassé. Il manquait un petit quelque chose que je ne saurai pas définir.

Vous me direz à raison que les graphismes pixelisés d’un Minecraft tranche avec les jeux modernes, comme Cyberbug… Cyberpunk 2077 🙂

Mais revenons au sujet de l’émulation. Il y a deux possibilités pour apprécier des vieux ordinateurs. Soit posséder l’ordinateur concerné – ce qui revient parfois à plusieurs centaines d’euros pour des modèles retapés et fonctionnels – soit passer par l’émulation.

Dans le premier cas, on a la vraie expérience, même si on s’équipe rapidement d’un lecteur de carte SD ou de clé USB (sd2iec pour les Commodore 8 bits, Gotek pour les Amstrad CPC par exemple) contenant les jeux au format image disque.

Qui irait utiliser directement des cassettes ou des disquettes (5 pouces 1/4, 3 pouces et demi) ? Non seulement l’âge des supports ont réduit la fiabilité, mais on n’est pas certain que le lecteur disquettes ou de cassette en question ne tombera pas en carafe.

Sans oublier l’encombrement lié au dit matériel.

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