De Gnome vers KDE, récit d’une migration sans trop de casse.

D’aussi loin que je puisse me souvenir, j’ai toujours utilisé des environnements utilisant GTK, que ce soit Gnome 2.x, 3.x, 40 et suivants, Xfce ou encore Mate. J’avais bien fait une escapade de quelques semaines sous KDE 4.3 en 2009. Donc, ça faisait 17 ans – en arrondissant – que j’étais resté dans la même famille.

Mais pourquoi migrer après tant d’années ? D’un côté, la lassitude de Gnome, la trop grande légereté de Xfce et le développement ralenti de Mate ont été des facteurs qui sont entrer en ligne de compte. Pas que je n’aime plus Gnome, mais son ergonomie commence à me lasser. Les restrictions constamment appliquées, les limites de Nautilus, ou encore le fait qu’il faille jouer des extensions pour avoir quelque chose de vraiment utilisable – quoique je n’abusais pas des extensions justement ! – m’ont lassé.

Autre point, sur les machines virtuelles que je garde pour des expériences plus ou moins long terme, que ce soit la NixOS unstable, la Mageia 10 alpha ou encore la Chimera Linux, dans les trois cas je me suis dirigé vers KDE. Et pour les images ISO que je teste, dans 75% des cas, c’est Plasma qui est installé.

Donc il était logique que je passe mon portable un peu poussif à cause d’un disque dur mécanique – j’ai bien un SSD, mais après avoir démonté 16 vis, j’ai été coincé par le lecteur optique qui se mettait en travers de mon chemin – de Gnome vers Plasma.

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On peut très bien être libriste à visage humain et utiliser MS-Windows 11 en parallèle de Linux.

C’est mon cas. Dans 6 semaines – au moment où je rédige ce billet le 14 février 2026 – cela fera un an que j’ai migré mon PC fixe d’Archlinux vers MS-Windows 11. Comme je l’avais expliqué à l’époque, c’est pour des raisons d’ordre professionnel que j’ai fait la migration.

Donc depuis plus de 10 mois, j’utilise sans trop de problèmes et avec une importante logithèque libre une installation de MS-Windows 11 écrémée grâce à Tiny11. Je n’ai eu qu’un seul bug chiant durant cette année : une très courte période où quand on utilisait le thème sombre de MS-Windows 11, on avait un rapide flash blanc dans l’explorateur de fichiers. Bug résolu en l’espace de quelques jours.

Oui, je sais, il y a eu une faille de sécurité dans le bloc notes de MS-Windows, mais encore faut-il ouvrir un fichier markdown créé pour l’occasion. Autant dire que même si la sévérité est importante, la mise en œuvre est parfois un peu chiante. Faille corrigée dans le patch tuesday de février 2026, sorti le 11 février.

Donc mis à part les personnes ne sachant pas qu’est une mise à jour et pourquoi l’appliquer, on est tranquille.

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GNU Guix 1.5.0 : trop de libreries tue le libre ?

GNU Guix, c’est NixOS revampé par la FSF. D’ailleurs, Guix est dérivée d’une ancienne version de Nix, remplaçant le yaml du fichier /etc/nix/configuration.nix par du Scheme, vous savez le langage qui multiplie les parenthèses sans fin…

Origine commune si j’en crois les quelques sources que j’ai pu consulter. Je peux donc très bien me planter ici. Restons donc prudent.

Après avoir récupéré l’image ISO de la version 1.5.0, j’ai lancé l’installateur en mode semi-textuel qui fonctionne très bien. J’ai surtout esquisser un sourire d’incompréhension quand j’ai vu que dans les choix de noyaux, il y a le duo GNU Hurd 32 et 64 bits. Je vous laisse apprécier la surprise avec la capture d’écran ci-dessous.

À l’étape suivante, celle du choix du gestionnaire de fenêtres ou d’environnement de bureau, je me suis retourné vers Mate Desktop. J’ai aussi activé Cups et OpenSSH. Ça peut toujours servir. Il est à noter que le système d’init est spécifique, un certain GNU Sheperd. Parce que pourquoi pas ? 🙂

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Pourquoi cette course au minimalisme dans le domaine des interfaces graphiques ?

J’ai remarqué depuis quelques temps dans le monde des distributions GNU/Linux, une course au minimalisme, que ce soit la logithèque installée, ou encore un gestionnaire de fenêtres comme Openbox (pour X11) et Hyprland et Labwc (pour Wayland).

Il y a des projets comme Omarchy (Archlinux + Hyprland), ou encore Ubuntu Sway Remix pour ne citer que les deux premiers projets qui me viennent à l’esprit.

On peut comprendre que certaines personnes soient lassées de monstres comme Gnome ou encore KDE. Et qu’il y ait une recherche de légèreté pour retrouver quelque chose qui ne mette pas plus de 30 secondes à démarrer.

Il est vrai aussi qu’avec les prix frappadingues de la mémoire vive en ce moment – merci l’IA ! – on soit tenté de rechercher du minimalisme, pour économiser quelques précieux mégaoctets en mémoire.

Je n’ai personnellement jamais accroché à ces gestionnaires de fenêtres minimalistes. Outre le fait que les traductions sont souvent bancales. Autant des logiciels en anglais ne me dérange pas, mais le gestionnaire de fenêtres en anglais avec les répertoires utilisateurs aussi en anglais, ça me chatouille un peu. Et l’obligation de choisir chacun des composants de sa logithèque, ça me gonfle rapidement.

D’ailleurs, pour les personnes hurlant à la mort par rapport à un temps de chargement trop long, j’ai un médicament : lancer un jeu Commodore 64 depuis son magnétophone dédié ou depuis son lecteur de disquettes sans accélérateurs de chargement… Ça calmera les plus énervés 🙂

Enfin je dis ça… Mais je dis rien 🙂

Mon top 5 des distributions GNU/Linux en cette fin d’année 2025.

Je me suis dit qu’il serait intéressant de partager ma liste de distributions préférées dans la jungle de celles-ci.

Numéro 5 : Artix Linux

N’en ayant rien à faire de la guerre des inits, je dois avouer que l’ancienne Archlinux OpenRC a su bien s’en tirer au fil des années. Bien que Gnome soit désormais abandonné, il reste suffisamment d’autres options pour trouver son bonheur. Seul hic ? Certaines éditions sont parfois vieilles de plusieur mois, ce qui veut dire que les mises à jour en post-installation se mesureront en dizaines, voire en centaines.

Numéro 4 : Emmabuntüs DE

Cette dérivée de la Debian GNU/Linux trouve grâce à mes yeux pour une simple et bonne raison : elle est utile, surtout pour recycler du vieux matériel. Même si elle est parfois un peu surchargée, elle n’en est pas moins complète… Et utilisable facilement.

Numéro 3 : EndeavourOS

Encore le monde Archlinux. On ne se refait pas ! Ce qui était à l’origine un installateur a petit à petit migré vers le statut d’une distribution à part entière avec quelques logiciels maison pour simplifier la vie des personnes qui l’utilise au quotidien.

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