Archinstall 3.0, encore un peu vert…

En ce 17 novembre 2024, Archinstall 3.0, l’installateur automatisé officiel d’Archlinux vient de franchir un nouveau cap, la version 3.0. La grosse nouveauté, c’est le passage à une interface en ncurses. Cela permet d’avoir un affichage plus fin, au prix d’une petite régression ergonomique : il est impossible – pour le moment – de faire défiler les listes page par page avec les touches page haut et page bas. On est obligé d’utiliser les touches fléchées, ce qui peut devenir rapidement ennuyeux.

J’ai appris l’existence de la nouvelle version via un article de Phoronix. Lors de quelques tests rapides, j’ai constaté la présence d’un bug critique un peu ennuyeux. Si on essaye de modifier à la main un partitionnement automatique, l’installateur se plante avec un paquet non négligeable d’erreurs en python.

En bon libriste – pour une fois que je revendique cet adjectif ! – j’ai rapporté le bug sur le dépôt github du projet. C’est le seul bug que j’ai trouvé. Il y en a peut-être d’autres, mais moins plantogènes que celui que j’ai rapporté.

Pour montrer la nouvelle version en action, j’ai utilisé l’outil archiso pour me générer une image ISO d’installation avec la version 3.0 d’Archinstall. On peut installer cette version sur une image du mois de novembre, mais c’est plus laxatif à mettre en place.

Vous avez pu le voir, l’interface a joliment été retravaillée et elle est toujours aussi agréable, malgré quelques limitations. Je n’ai pas touché aux options LVM car le gros « bêta » inscrit à côté m’a fait comprendre qu’il fallait mieux que je n’y touche pas. Donc modulo le bug de jeunesse que j’ai rapporté, Archinstall 3.0 fera ses grands débuts dans l’image ISO du mois de décembre 2024.

« Old Towers » pour la NES, un casse-tête mignon et très dur !

Je ne suis pas un grand consoleux. Je dois dire que je n’ai jamais possédé de consoles, que ce soit celles de Sega, de Nintendo, de Sony ou encore de Microsoft. J’ai toujours préféré les jeux sur ordinateurs, que ce fut sur mon Amstrad CPC 6128, sur mon Amiga 1200, ou sur les divers PCs que j’ai eu depuis mon 486 en 1995.

Cependant, je ne crache pas sur un bon petit jeu console, tant que ce n’est pas de la plateforme. Les sauts au quart de pixel près, ça me gonfle allègrement. C’est donc en regardant sur mon fil de notifications sur itch.io que je vois que Retrosouls a mis à disposition son dernier jeu en date, « Old Towers » pour la console 8 bits de Nintendo.

Cependant, quand j’ai vu le jeu, je me suis dit : « Tiens, j’ai déjà connu un jeu de ce style, mais c’était sur Commodore 64 ». En effet, en fouillant la page de Retrosouls, je suis tombé sur une publication de 2020.

Le principe du jeu est simple : aider deux frères à récupérer tous les trésors de diverses tours. Mais il y a une base incontournable : on ne peut pas s’arrêter à moins de rencontrer un obstacle. Ce qui rend le jeu plus stratégique qu’on ne pourrait le penser au premier abord. Je ne sais pas combien il y a de tours dans la version C64, mais dans la version NES, il y a 6 tours à vider pour finir le jeu.

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Les rollings en dehors de la famille Archlinux, ça donne quoi sur un mois ?

En septembre 2024, je concluais un mois de tests sur les principales distributions immuables.

Début novembre 2024, je me suis lancé dans un projet de suivi sur 6 mois de la Fedora Linux 41.

Je cherchais une nouvelle expérience, histoire d’utiliser un peu plus le potentiel de mon Ryzen7 5700G. L’idée de faire un test sur un mois de distributions rolling release en dehors de la famille Archlinux. Pratiquant au quotidien Archlinux avec Gnome sur mon PC fixe et Manjaro Gnome (canal unstable) sur mon PC portable, il ne me manquait que deux familles. La famille rpm et la famille deb.

Par famille d’Archlinux, j’inclue (liste non exhaustive) :

J’ai dû sûrement oublié une poignée de projets dont l’équipe se résume à une ou deux personnes au fond d’un garage, quelque part sur la planète.

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Décidément, itch.io est une source intarissable de petites merveilles.

Je dois dire que j’apprécie franchement le site itch.io qui permet à de nombreuses personnes d’éditer des jeux sans avoir à se prendre la tête avec un éditeur. C’est un peu l’auto-édition, mais en version vidéo ludique.

Comme toute source bien fournie, il faut savoir jouer de la recherche pour tomber sur quelques jeux qui font passer un bon petit moment. C’est via un pouet sur Mastodon du créateur qui annonçait la sortie de la version Linux. C’était une occasion en or de sauter sur ce jeu, car les point’n’click sortant pour Linux ne sont pas si nombreux que cela.

Je suis donc allé sur la page itch.io du créateur et j’ai récupéré l’archive du jeu. Celui-ci se termine en une petite heure, le temps de comprendre les énigmes qui sont somme toute logique – même si une est bien laxative – pour arriver à la fin du jeu.

J’ai donc enregistré les 10 premières minutes du jeu en vidéo.

L’anglais utilisé est abordable et l’aventure bien que courte est bien dosée en difficulté. Un jeu qui vous occupera une bonne après-midi, sans prise de tête. Après, à vous de voir 🙂

Vieux geek, épisode 362 : « Eureka! », le jeu d’aventure qui vous récompensait financièrement.

Des jeux d’aventures, qu’ils soient textuels, graphique, point’n’click ou autre, il en existe des centaines, voire des milliers. Sur la bible qu’est CASA, on dépasse les 10 000 entrées !

Il y a cependant un jeu britannique, sortit en 1984 qui a fait parler de lui, c’est « Eureka! ». Le scénario du jeu est écrit par Ian Livingstone, qui était surtout connu pour la série « Défis fantastiques » des livres-jeux dont vous êtes le héros.

Sorti pour le duo Commodore 64 – sur deux disquettes ce qui en dit beaucoup sur sa longueur – et ZX Spectrum, c’est un jeu basé en Europe, avec 5 étapes :

  • La préhistoire
  • La Rome ancienne
  • La Bretagne du roi Arthur
  • L’Allemagne durant la deuxième guerre mondiale
  • Les caraïbes modernes

Si on pouvait jouer les quatre premières parties dans l’ordre que l’on voulait, pour débloquer l’ultime partie, il fallait jouer dans l’ordre. Un peu comme Rick Dangerous II dans l’idée où le dernier monde ne se débloquait qu’à la fin des quatre premiers. Il y avait cependant un point intéressant. Domark qui éditait le jeu proposait la somme de 25 000 £. Apparemment, il y a eu une version française avec 250 000 francs à la clé (soit 77 363,86€ en comptant l’inflation), mais je ne l’ai pas trouvé dans mes recherches.

Je vais donc vous montrer le tout début du jeu en action, sachant qu’il y a plus d’une centaine d’étapes pour finir la première époque. Du moins une fois qu’on a vaincu le petit jeu d’arcade d’introduction ! Cependant, dans la version que j’ai trouvé, les jeux d’arcade étaient désactivés ?!

Pour la petite histoire, le prix fut remporté par Matthew Woodley, un grand-breton qui travailla par la suite pour Domark. Les graphismes étaient sympathiques pour 1984, la bande son digne du SID qui équipe le Commodore 64.

Avec la solution – et de la chance car on en a parfois besoin – on peut finir le jeu en une bonne heure voire une heure et demie. Peut-être que je finirai un jour le jeu par curiosité, mais c’est pas dit 🙂